20 octobre 2009
L’art d’accommoder les restes/IRIST
SEMINAIRE
de RECHERCHE 2009-2010
Jean-Christophe
Weber
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L’art d’accommoder
les restes (suite)
Le
diagnostic proposé l’an dernier était pessimiste. Depuis la situation a empiré.
C’est sans coup férir que qualiticiens, évaluateurs, et bureaucrates de tout
poil ont envahi ce qui dans le paysage de la médecine avait échappé à la
logique du profit. On voit alors fleurir le discours managérial dans la
bouche de cliniciens, non pour le subvertir, mais pour l’ânonner comme on se
surprend à fredonner une ritournelle qui nous a marabouté l’esprit.
Autre slogan repris en boucle : le fondement sur les preuves, dont
l’omniprésence défigure l’idéal de la rigueur scientifique en imprécation
totalitaire : « EBM » sous peine d’être disqualifié.
Parallèlement le plaisir de soigner déserterait les troupes.
Côté
patient, c’est une autre chanson qui insiste : y a t-il encore un médecin
que je puisse appeler mon médecin ? Les généralistes
en ville sont encore nombreux à tenir bon. Mais l’hôpital a presque lâché
prise : application de conduites à tenir, recours aux avis d’experts,
confusion soins/recherche, décision en comités... Division des tâches,
dispersion du soin. Tous ces outils sont au service de l’excellence, de la
performance. Soit. Mais ce qui ne performe plus, c’est la réponse à la
demande. Le véhicule est perfectionné, mais son usage courant semble hors
d’atteinte des malades.
Comment
rendre à l'usage profane les dispositifs qui nous subjectivent ? Quelle urgence
y'a t'il à ne pas les laisser entre des mains soi-disant expertes ? C’est le
sens général de nos explorations, qui visent à dégager les linéaments d’une technê
médicale en phase avec son temps (la nostalgie n’est pas de mise), et aussi
avec ce qui fait cas, à savoir un drôle de mélange : du corps pas
sans parole, du besoin pas sans désir, de la raison pas sans trébuchements.
JC Weber
Modalités
pratiques :
Les
séances du séminaire auront lieu le mardi de 16h à 18h :
les mardi 10
novembre 2009, 15 décembre 2009, 19 janvier 2010, 23 février 2010, 23 mars
2010, 11 mai 2010, 15 juin 2010, a priori dans la salle dite « de
l’annexe », au CEERE (ancien Institut d'anatomie pathologique / enceinte
de l'hôpital civil de Strasbourg).
Le séminaire
est ouvert à toute personne souhaitant mettre au travail ces
interrogations. Il fait partie des séminaires proposés aux étudiants du master
Ethique Vie Normes et Société et du master Etudes Sociales des Sciences et des
Technologies.
On s’inscrit
par mail à cette adresse : jean-christophe.weber@chru-strasbourg.fr
19 octobre 2009
L'extrême

SÉMINAIRE INTERARTS DE PARIS
Programme
2009-2010 – jeudi 9h 30 -12h 30 en Sorbonne
Centre
Panthéon – Salle 216
(Entrée
par le 12 place du Panthéon, 75231, Paris Cedex 05)
*Exceptionnellement
les 26 novembre et 10 décembre :
Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle - Maison de la Recherche, 4 rue des
Irlandais, 75005, salle du rdc
(RER Luxembourg, métro : Maubert-Mutualité,
bus : 84 ou 89 [arrêt Panthéon])
« L'EXTRÊME »
26
Novembre* : Murielle GAGNEBIN (Paris
III) & Marc JIMENEZ (Paris I) : Ouverture du séminaire
Stéphane
DUMAS (Paris 1) : Expériences des limites
Présidente
de séance : Danièle Pistone (Paris IV)
10
Décembre* : Éliane CHIRON (Paris
I) : L’Extrême du « je », le centre du labyrinthe, l’extrémité
du doigt
Ophélie
HERNANDEZ (Paris III) : ) : Lorsque l'extrême se fait informe: trauma
et irreprésentable
Présidente
de séance :
Murielle Gagnebin (Paris III)
07 Janvier : François SOULAGES (Paris
VIII) : L’esthétique et l’extrême
Sébastien
RONGIER (Paris I) : Au bout de l’image, la relève des morts
Président
de séance : Jean-Pierre Sag (Paris I)
04 Février : Bernard
ANDRIEU (Nancy I) : L’extrémité
du corps
Julien MILLY (Paris III) : L’extrême amoureux dans le cinéma contemporain
Présidente
de séance :
Murielle Gagnebin (Paris III)
18
Février : Jean-Louis
LEUTRAT (Paris III) : Histoires du cinéma, film extrême
Claude
AMEY (Paris VIII) : De
l’extrême au possible
Président
de séance : Marc
Jimenez (Paris I)
18 Mars : Jenny
CHAN (Lyon II) : L’extrême
comme processus dynamique de l’Inquiétante étrangeté
Patrick
BARRES (Toulouse) : Paysages de
l’errance, paysages de l’extrême : sur les traces de
Michael
Heizer, une poussière dans l’œil
Présidente de séance :
Murielle Gagnebin (Paris III)
08 Avril : Danièle
PISTONE (Paris IV) : Contre toute attente : la réception de l’extrême artistique
Amandine
DESSOLIER (Paris I) : L’extrême, stratégie incontournable de l’art
Président de séance : Marc Jimenez (Paris I)
06
Mai : Jean-Yves
BOSSEUR (CNRS) : La
quête des extrêmes dans le langage musical contemporain
Agnès
MINAZZOLI (CNRS) : La
limite et l’extrême : folie et déraison selon Montaigne
Présidente de séance : Danièle Pistone
(Paris IV)

Comité scientifique – Paris I :
Éliane Chiron, Marc Jimenez –
Paris III :
Murielle Gagnebin, Jean-Louis Leutrat – Paris
IV : Georges Molinié, Danièle Pistone –
Paris VIII : Suzanne
Liandrat-Guigues, François Soulages, Philippe Tancelin
Les actes de ces séminaires sont publiés dans la collection
« L’Université
des arts »,
Éditions Klincksieck-Les Belles
Lettres, 36 rue de Fleurus, 75006 Paris
(Directeur de la publication : Marc
Jimenez)

14 octobre 2009
Subjectivation et Appareillage des corps
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|
COMPTER AVEC LE CORPS : L'ART DE DEVENIR MONSTRUEUX Olivia Campaignolle - Art et communication LES ARCHÉTYPES DE L'IMAGE PHOTOMÉCHANIQUE Marion Delage de Luget - Philosophie L'objectif de ce séminaire est de repenser la place du corps dans le processus de subjectivation à la lumière de la théorie des appareils développée par J.-L. Déotte. Nous chercherons ainsi à repenser la subjectivation dans une perspective esthétique, et non métaphysique comme peut sembler y inviter la philosophie classique du sujet, en nous interrogeant sur les normes de visibilité des corps.
Problématique Judith
Butler met le corps au centre de sa conception de la subjectivation.
Elle suggère que la manière même dont le sujet advient, sa
subjectivation, est indissociable d’une certaine posture et
organisation de son corps. Celle-ci le rend visible à la place qu’il
est censé occuper. Si le sujet tel que le conçoit Descartes est
essentiellement métaphysique, il semble ainsi que cette conception soit
insuffisante. Même si l’on considère que le modèle de production du
sujet est celui de la perspective (Déotte), cette subjectivationpeut
sembler indissociable de la position physique de l’individu subjectivé
devant le tableau. Le fait que le point de fuite en tant que
matériellement tracé dans le tableau définisse le point du sujet par
lequel la singularité est accaparée, dans la mesure où le destinataire
a déjà sa place dans le tableau avant même de l’avoir vu, suggère que
le sujet ne devient sujet qu’en même temps qu’il prend une certaine
posture. De la même manière, que ce soit la marque sur le corps de
l’autre qui préside à la prise de conscience de soi dans la dialectique
hégélienne du maître et de l’esclave, l’incorporation nécessaire à
l’apparition du moi chez Freud, ou le retournement physique de
l’interpellé chez Althusser, la production du sujet semble dépendre
d’une certaine organisation du corps. Dans la mesure où un appareil, tel que le conçoit J.-L. Déotte, est la condition de l’apparaître
en ce qu’il permet d’inscrire l’événement et le prépare à apparaître
pour nous en lui donnant une certaine forme légale, il semble bien que
l’existence du corps, et donc le processus de subjectivation lui-même
en ceci qu’il n’est pas que production d’une subjectivité mais
également d’un corps, dépende d’un tel appareil. Que le sujet soit
visible semble en effet dépendre d’un agencement de son corps selon une
certaine loi, de sa synthèse qui l’organise selon des catégories qui le
rendent visible. Il s’agit bien d’une mise en forme du sensible selon
une certaine logique pour qu’il soit intelligible. Sans un certain
appareil, ce qui nous apparaît ne saurait apparaître car cela ne serait
pas organisé selon nos formes pures de la sensibilité. Le
corps, en ce qu’il est surface d’inscription des normes de visibilité
(formes pures de notre sensibilité) et qu’il s’inscrit en vertu de
cette inscription à sa place dans une communauté, semble bien dépendre
d’un tel appareillage produisant l’apparaître selon une
certaine cosmétique, c’est-à-dire introduisant une certaine structure
par laquelle certaines choses apparaîtront et d’autres pas.
Notre hypothèse est qu’à chacune des fonctions que prend un individu
dans sa vie sociale (sexué, travailleur, citoyen, spectateur...)
correspond une certaine production de son corps qui l’inscrit à cette
place. Il n’apparaît en effet jamais dans le champ social sans un corps
visible, et apparaît toujours selon certaines normes qui définissent sa
visibilité. Un certain nombre de contraintes s’appliquent sur les corps
et les modèlent, les organisent pour les rendre visibles – qu’elles
soient spatiales (l’organisation spatiale politique), techniques
(l’ergonomie) ou culturelles (les normes de représentation du cinéma
hollywoodien). Il semble ainsi qu’il y ait plusieurs stratégies
possibles pour produire un corps et que ce corps soit lui-même
multiple, correspondant aux différentes subjectivités que l’individu
doit prendre dans sa vie sociale. Le fait qu’elles s’articulent dans
une même société, dans un monde commun, et que le sujet multiple qui en
résulte puisse jouir d’une certaine continuité justement comme sujet
multiple et non comme multiplicité de sujets, montre bien qu’il s’agit
de possibilités d’un même mode de visibilité. En effet, dans la mesure
où un appareil est l’instrument de l’édification d’un monde commun,
l’existence d’une communauté suppose que ses membres partagent les
mêmes normes d’organisation de la visibilité et d’ordonnancement,
c’est-à-dire qu’ils partagent un même mode d’apparaître. Il
nous faudra étudier pour elle-même chacune de ces possibilités pour
voir en quoi elle actualise une possibilité propre et à chaque fois
différente d’un même mode de visibilité et d’une même temporalité. Cela
pourra nous permettre d’observer des facettes différentes de ce mode
commun et de comprendre ainsi en quoi elles sont irréductibles. Cette multiplicité synchronique, révélée par le jeu plastique du body art
qui fait cohabiter plusieurs identités sur un même corps, brouille le
statut même du sujet en tant qu’il est censé, à l’instar du sujet
cartésien, être toujours semblable à lui-même. La multiplication des
stratégies de subjectivation, même dans le cadre d’un appareil unique,
ne peut en effet que produire un sujet qui a du mal à se considérer
dans un espace-temps homogène et posé une fois pour toutes. Il faudra
en ce sens étudier et analyser l’articulation entre ces stratégies et
déterminer la nature du sujet qui résulte d’un tel appareillage. Il
s’agira de comprendre comment cet appareil enchaîne ses différentes
stratégies à la manière dont peuvent s’enchaîner des régimes de phrases (Lyotard) entre lesquels il n’y aurait pas de différent,
sans pour autant qu’il s’agisse d’une succession prévisible et
homogène, et sans que ne soit absolument perdu le régime suspendu dans
sa présentation par celui qui suit. Si, comme le suggère J. Butler, chaque réitération et resubjectivation est l’occasion d’un décalage par rapport au résultat escompté, une telle conception pourra ouvrir la voie à l’existence d’autres corps qui ne seraient pas parfaitement visibles. Ils ne seraient pas organisés exactement comme ils devraient l’être, compte tenu de la stratégie de l’appareil dont ils dépendent (par exemple dans le décalage qui a lieu par rapport à la production psychiatrique du corps de l’autiste dans la structure mise en place par F. Deligny, ou les corps d’Orlan et Ron Athey dans les arts plastiques). En effet, dans la mesure où un appareil génère une sensibilité particulière, il ne peut se saisir de tout. Il laisse de côté un certain nombre de choses qui lui échappent, qu’il ne rend pas visibles et n’inscrit pas. Il s’agira ainsi d’observer ce qui échappe à la capacité de synthèse de l’appareil, que l’on ne peut percevoir que quand ce quelque chose qui arrive sans qu’on ne puisse l’inscrire se mélange avec du rendu visible, lors de réitérations ratées. Nous chercherons à comprendre ces décalages et ces ratés dans l’organisation de la visibilité, produisant non pas vraiment des corps non-vus, mais des corps difficilement visibles. Il s’agit de tenter de définir l’appareil qui nous intéresse ici, non seulement par ce qu’il produit et rend visible, mais par ce qu’il oublie et qui se révèle parfois en interférant dans la production des corps pour donner lieu à ces organisations floues. Nous étudierons ainsi les décalages possibles des modes de production de ces corps, en relation avec la subjectivation de sujets ne trouvant pas exactement leur place dans les fonctions socialement prédéfinies. Il s’agira de voir dans quelle mesure les normes de productibilité et de visibilité des corps peuvent être constamment remises en cause par un certain nombre de corps, non immédiatement reconnaissables et non-normaux, tout en étant produits par les différentes stratégies normales. Un des enjeux de notre réflexion sera donc, parallèlement à la critique que fait J. Butler des identités contestataires, d’étudier la signification de ces décalages ouvrant de nouvelles possibilités, non pas contre l’appareil mais malgré lui. À travers un tel travail, il s’agira de voir en quoi l’existence même des corps est problématique. Nous ferons en ce sens une étude généalogique de ce qui fait qu’un corps est un corps, ainsi qu’une typologie non définitive des stratégies produisant la pluralité synchronique du corps, indissociable de celle de la subjectivité.
Organisation, logistique et diffusion Dans cette perspective, nous concevons ce travail comme s’orientant selon trois axes inter reliés, qui peuvent constituer un programme d’analyse pour chaque type de corps que nous aurons à étudier : -visibilité culturelle des corps (normes symboliques et de présentation artistique) -inscriptibilité des corps dans et par leurs relations à leur milieu (inclusion dans un espace par rapport à d’autres corps) -possibilités de productibilité de corps non immédiatement reconnaissables. Il s’agira d’établir un cadre théorique permettant de comprendre les processus à l’œuvre et les possibilités de décalage dans l’application des normes d’existence des corps. L’objectif et la méthodologie de notre recherche sera, à partir de l’étude circonstanciée des différentes stratégies en jeu et des différents corps ainsi produits, de travailler dans une démarche d’études culturelles croisant à la fois différents champs d’études et différentes méthodologies. Les différents corps que nous étudierons l’ont déjà été dans des perspectives et des champs différents. Il nous faudra voir comment articuler ces perspectives. Il s’agit donc de tenter de définir une grille d’intelligibilité fonctionnelle les intégrant au-delà des cas précis pour lesquels elles ont été forgées. La progression de notre recherche sera basée sur ce constat de la multiplicité des corps. Nous consacrerons un volume horaire de 6 à 12 heures à un certain nombre d’organisations du corps qui nous semblent particulièrement pertinentes. Cela nous permettra d’étudier la typologie des approches et des stratégies rendant chaque corps visible, ainsi que de comprendre le fonctionnement de l’appareil qui les sous-tend et les articule. Nous étudierons tour à tour le corps sexué, le corps politique, le corps travailleur, le corps spectateur et visiteur, le corps éduqué et le corps inhumain. Chaque thème sera traité selon les trois axes définis et illustré par la projection d’un film (par exemple : Ivan le Terrible de Sergeï Eisenstein). Sur la base de ce premier travail, organisé sur 12 mois, il s’agira par la suite de dégager de manière plus systématique les caractéristiques de l’appareil actualisées de ces différentes manières. Cette seconde étape de notre recherche, qui pourrait se dérouler sur les 12 mois suivants, ne sera possible que dans la mesure où la première aura réussi à dégager de manière suffisamment pertinente ces processus. Son organisation dépendra donc du bilan de ce premier moment. C’est pourquoi nous laissons ouverte la suite de notre recherche. À travers cette progression, notre ambition sera d’élargir et de multiplier les perspectives sur chacun de ses objets en réunissant une équipe pluridisciplinaire. L’organisation de ce séminaire est l’occasion de mettre en place un groupe de recherche réunissant autour de notre thématique des doctorants, enseignants et artistes venant d’horizons divers : philosophie, études cinématographique et plastique, anthropologie, histoire, sciences de l’éducation, psychanalyse, infographie, littérature. Il s’agit de confronter les différentes perspectives ouvertes par ces différents champs et d’organiser le débat ainsi ouvert dans la durée. Une telle organisation pourra être l’occasion de faire dialoguer ces différents champs au-delà des cloisonnements universitaires. Nous ne tenterons pas de réduire ces différentes positions les unes aux autres. Au contraire, ces différentes approches peuvent permettre de dégager un champ méthodologique et conceptuel large. Il s’agit de tenter de faire travailler ensemble des conceptualisations sans rapport entre elles mais cherchant toutes à penser cette relation entre incorporation et subjectivation dans leurs champs particuliers. Il
s’agira, dans cette perspective, d’organiser notre travail dans la
durée pour valoriser et maintenir la dynamique de ce dialogue. Le
soutien de la MSH Paris Nord donnerait l’opportunité à notre équipe,
provenant d’universités différentes et travaillant dans des domaines et
lieux différents, de se rencontrer et de travailler dans un cadre
propice au développement de sa recherche. La tenue régulière d’un
séminaire constituerait le cadre formel de ces rencontres dont la
vocation est de construire en commun un ensemble théorique hétérogène.
Un tel séminaire nous permettrait également de confronter notre
approche et notre travail à des intervenants extérieurs – professeurs
(B. Ogilvie), artistes (M. Caro) – qui viendraient nous proposer leurs
éclairages sur des points précis en relation avec notre thème de
recherche. Nous pourrons également accueillir des étudiants extérieurs
(du premier au troisième cycle) venant de divers champs disciplinaires.
Les résultats de ces réflexions croisées auront vocation à êtres diffusés, notamment sur Internet. Nous mettrons en ligne les actes de nos séances. Parallèlement aux activités spécifiques du séminaire, nous essayerons également de publier des articles sur les problématiques du groupe de recherche ainsi formé. Ces travaux se feront sur la base des recherches des membres du groupe autour duquel s’articulera le séminaire, à côté de leurs travaux individuels de recherche sur leurs problématiques propres (notamment pour les doctorants). La mise à disposition des infrastructures de la MSH Paris Nord serait ainsi l’occasion de développer et de diffuser notre recherche
Bibliographie indicative W. Benjamin J. Butler P. Comar C. Dejours G. Deleuze J.-L. Déotte G. Didi-Huberman M. Douglas U. Ecco (dir.) M. Foucault, D. Haraway H.-P. Jeudy T. de Lauretis J.-F. Lyotard Y. Michaud L. Pearl J. Rancière P. Schilder
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08 octobre 2009
Ethiques empirique


CERSES, UMR 8137
(CNRS, Université de Paris Descartes)
Séminaire
2009-2010
APPROCHES EMPIRIQUES DE
L’ETHIQUE
Université Paris
Descartes
45, rue des
Saints-Pères
organisé par Marta
Spranzi
(en collaboration
avec Catherine Dekeuwer et Valérie
Gateau)
Plusieurs travaux
récents dans le domaine de la philosophie morale ont thématisé l’importance
d’intégrer la dimension empirique à toute démarche normative. Cette intégration
peut prendre des formes différentes – des simples résultats d’observations
singulières, aux données recueillies par des études quantitatives et
qualitatives de terrains, jusqu’à la réalisation de véritables expériences
scientifiques censées tester les intuitions morales communes, dans une approche
« naturaliste » de l’éthique. Les sciences sociales (sociologie, droit,
psychologie, anthropologie, économie, etc.) contribuent donc de plus en plus à
l’élaboration d’un champs de travail interdisciplinaire consacré à
l’ « éthique » dans lequel la dimension philosophique est sans cesse mise à
l’épreuve, complétée et élargie. A partir de conférence de personnes invitées
nous souhaitons réfléchir d'une part aux différentes façons possibles d'intégrer
(ou de ne pas intégrer!) la dimension empirique dans la réflexion éthique, et,
d'autre part, à la manière de concevoir l'éthique à partir de différentes
sciences humaines et sociales. Chaque intervention portera sur une étude de cas
particulière, et permettra en même temps une réflexion méthodologique et
théorique sur la question générale des « approches empiriques de
l’éthique ».
CALENDRIER
DES SEANCES
Mercredi
14 octobre (13h30-16h00) salle des thèses bâtiment
Jacob
Séance
de présentation et de discussion: « La
philosophie face aux données empiriques : quelle interaction
possible ? »
Marta
Spranzi, Maître de conférences
d’histoire et philosophie des sciences à l’Université de Versailles
St-Quentin-en-Yvelines,
CERSES
Catherine
Dekeuwer, Maître de conférences
de philosophie à l’université de Lyon II Jean Moulin, chercheur associé au
CERSES
Valérie
Gateau, chercheur associé au
CERSES
Vendredi
27 novembre (10h00-12h30)
salle
Leduc
"Les
Etats généraux de la bioéthique en France: une analyse des questionnements en
bioéthique à partir des discours de citoyens sur les forums
internet"
Florence
Quinche la Haute Ecole
Pédagogique
(Débat
introduit par Bernard Reber
)
Vendredi
18 décembre (10h00-12h30)
salle des thèses bâtiment
Jacob
« Les
maximes de l’action dans une institution financière coopérative : quel rôle
pour l’enquête
empirique ? »
Alain
Anquetil, Professeur d’éthique
des affaires à l’ESSCA (Angers), chercheur associé au
CERSES
(Débat
introduit par Edwige
Rude-Antoine)
Mercredi
20 janvier (13h30-16h00)
salle de conférences
R229
« Why
empirical social
choice ? »
Erik
Schokkaert, Professeur
d’économie, Université Catholique de Louvain
(Débat
introduit par Marc
Fleurbaey)
Vendredi
12 février
(13h30-16h00)
« Les
implications troublantes de la psychologie
morale »
Edouard
Machery, Professeur de
philosophie des la psychologie au département d’histoire et de philosophie des
sciences, University of
Pittsburgh
(Débat
introduit par Catherine
Dekeuwer)
Mercredi
10 mars (13h30-16h00)
"Une théorie
empirique de la justice
sociale"
Michel
Forsé, sociologue, Directeur
de recherches au CNRS (Centre Maurice Halbwachs)
(Débat
introduit par Speranta
Dumitru)
Mardi
13 avril
Séance
de travail commun avec le Centre de Recherche en Ethique de l’Université de
Montréal : horaires et communications à définir
(Débat
introduit pas Simone
Bateman)
Jeudi
20 mai
(13h30-16h00)
« L’éthique
de la psychanalyse entre savoir et
vérité »
Alain
Vanier, psychanalyste,
psychiatre, professeur à l'université Paris-Diderot, directeur du centre de
recherche "psychanalyse et
médecine"
(Débat introduit par
Gérard Rabinovitch)
Vendredi 18 juin
(13h30-16h00)
"Moral
Psychology in Practice: Lessons from Alzheimer's Disease and the ‘Terrible
Twos’"
Agnieszka
Jaworska, Professeur de
philosophie, University of California at Riverside
(Débat
introduit par Marta
Spranzi)
Maître de
Conférences, Université de Versailles
CERSES,
CNRS-Université Paris Descartes
CEC, Hôpital
Cochin
01.47.07.99.54
06.61.52.95.05
e-mail:
marta.spranzi@club.fr
05 octobre 2009
Le corps régulé. Du biologique au culturel
Le corps régulé. Du biologique au culturel
Coordination :
RENAUDET Isabelle
Problématique Le précédent quadriennal comportait déjà un groupe dont les travaux
étaient consacrés à une anthropologie historique du corps. Le groupe Le corps régulé souhaite continuer à travailler sur le corps pour au moins quatre raisons : Trois axes de recherche principaux seront envisagés Le corps civilisé : dans la lignée des recherches ouvertes
par Norbert Elias et largement débattues depuis, nous étudierons la
question des contraintes et des usages du corps. Il s’agira
d’identifier et de replacer dans le temps et l’espace social les normes
corporelles et leurs producteurs, de mesurer leur degré d’application,
d’appropriation ou de détournement, voire de rejet. La question du corps chrétien fera l’objet d’un questionnement
particulier : dans la lignée des travaux pionniers de Marcel Bernos (et
de Michel Despland au Canada) il nous paraît en effet utile de
réexaminer sans l’a priori de sédimentations historiques parfois
schématiques les positions théoriques et pratiques des catholiques et
protestants à l’égard de divers aspects des rapports au corps, les
grands textes et les normes qui les sous-tendent et les représentations
collectives promues en particulier par la littérature pieuse ou morale,
ainsi que l’iconographie religieuse. Cette étude des formes de régulation du corps ne se limitera pas
toutefois à une histoire des normes. À travers l’étude du corps senti ou vécu
(Alain Corbin), nous voudrions également tenter de restituer
historiquement, à partir des représentations superposées du corps
issues des différents savoirs le concernant, les perceptions et les
degrés de conscience du corps à un moment, un lieu, un statut social
donné ; les formes, les seuils et les interprétations de la souffrance
ou du plaisir. Le deuxième axe de recherche portera sur l’étude des Acteurs et pratiques de soin en Méditerranée.
Il s’agira, en relation avec un certain nombre de partenaires locaux
(Comité d’histoire de la Sécurité sociale, Conservatoire et Musée du
Patrimoine médical de Marseille, Bibliothèque interuniversitaire de la
Timone, Archives départementales des Bouches-du-Rhône) de s’intéresser
aux multiples formes de soin et d’assistance dans notre région et plus
largement dans l’Europe méditerranéenne, à travers les « médiateurs » lato sensu
(Olivier Faure) de la médicalisation et les institutions. L’objectif, à
terme, est de dresser un tableau de la médicalisation de l’espace
méridional. Cette étude portera aussi sur les modalités de transfert de
savoirs, les collaborations et les échanges liés à la médecine, à
l’hygiène et à l’assistance dans l’espace méditerranéen, notamment
hispanique. Elle s’intéressera également aux particularités de l’espace
méridional en matière d’épidémiologie, de pathologies, de topographies
médicales, de thérapeutiques et de structures d’assistance et de soin
(thermalisme, climatothérapie, héliothérapie). Enfin, un troisième axe de recherche portera sur Les usages du corps mort :
dans une démarche d’anthropologie historique, nous voudrions
reconstituer sur la longue durée, et en étroite articulation avec le
présent, le statut et le traitement du cadavre, qu’il s’agisse de ses
usages « ordinaires » ou de ses usages dans des circonstances
exceptionnelles (épidémies ou guerres, par exemple). L’objectif est de
mesurer les représentations qui s’affrontent autour du corps privé de
vie : réification contre sacralisation, conservation contre
destruction, etc. Une telle recherche suppose, plus encore peut-être
que les précédentes, de pratiquer la pluridisciplinarité. Elle se
construira donc en relation avec des anthropologues, des sociologues,
des légistes, mais aussi des acteurs de la société civile (médecins,
infirmières, thanatopracteurs, etc.). NB : cet axe fera également l’objet d’un projet ANR et son degré de développement reste soumis au succès de ce projet. Programme d’activités Le groupe fonctionnera sur la base d’un séminaire mensuel
et d’une journée d’études annuelle, qui viendront s’ajouter aux séances
communes du programme. Dans les deux cas, seront sollicités des membres
du groupe mais aussi des intervenants extérieurs, pour présenter leurs
recherches et en débattre. http://telemme.mmsh.univ-aix.fr
04 octobre 2009
VERS UN SUJET NORMALISE ?


The Jack Tilton/Anna Kustera Gallery is pleased to present an exhibition of new paintings by Jeff Sonhouse from November 22nd through December 21st, 2002. Sonhouse’s latest work consists of portraiture. These figurative works portray fictitious persons, while also highlighting the uses of “masks” as subject material. Sonhouse’s covering over of, to use Sirman’s words, “historical black bodies” is meant to include social aspects of contemporary African American identity (especially as fictions) as well as classical and modern forms of portraiture. The paintings in this exhibition vary in relief and material, content and color, pattern and identity.

Au nom du groupe de travail qui
anime le séminaire "Que sommes-nous aujourd'hui en ce monde qui est le nôtre?",
séminaire qui forme l'ossature d'un programme de recherche hébergé par la maison
des sciences de l'homme d'alsace (MiSHA) et intitulé "MEDECINE SCIENCES ET
SOCIETE, VERS UN SUJET NORMALISE?",
j'ai le plaisir de vous adresser
l'annonce de la prochaine manifestation du
séminaire.
Le vendredi 23 octobre 2009 à 17h,
Bernard
Ancori
Vous trouverez en pièce jointe
l'argument qu'il propose.
Le samedi 24 octobre de 10 à 12h,
nous prolongerons le débat.
L'autre pièce jointe rappelle le
projet global du séminaire.
Bien
cordialement,
Jean-Christophe
Weber
Professeur de médecine interne - Médecin des
Hôpitaux
Chercheur à l'IRIST
Tél : +33 (0)3 69 55 10 12 (hôpital)
Tél 2
: +33 (0)3 68 85 39 62 (laboratoire)
Fax : +33 (0)3 69 55 18 34
jean-christophe.weber@chru-strasbourg.fr
02 octobre 2009
Qu'est ce que le cinéma ?
Certains liens pourront intéresser vos étudiants, qui trouveront aussi en ligne une cinquantaine d'anciens articles, même si je ne suis plus forcément en accord avec les plus anciens d'entre eux :
http://perso.numericable.fr/laurent.jullier/LJ/TEL.html
Qu’est-ce
que le cinéma ?
Séminaire de recherche interdisciplinaire
proposé par Laurent
Creton, Laurent Jullier et Raphaëlle Moine
INHA, 2 rue Vivienne, Paris 2e.
Programme 2009-2010
Lundi 19 octobre 2009 de 18 h. à 20 h45, salle Vasari
SEANCE INAUGURALE
Invités : Linda Williams, professeur
d’études filmiques et de rhétorique à l’université de Californie, Berkeley :
« On Errol Morris's Standard
Operating Procedure”
Lundi 26 octobre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Glorious
Basterd : Quentin Tarantino et la politique de l'identité »
Invité : Maxime Cervulle, chercheur à
l’université de Paris I Panthéon Sorbonne (LETA)
Lundi 16 novembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« Penser la
sociologie des publics de cinéma »
Invité : Emmanuel Ethis, professeur à
l’université d’Avignon et des Pays du Vaucluse
Lundi 23 novembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Approches culturelles de la représentation des corps ».
Invitées : Adrienne
Boutang (allocataire à Paris III) « Du teen movie au drame psychologique, la mise en scène du malaise dans
les scènes sexuelles ». Pascale Fakhry
(chercheuse à Paris III) “Le corps féminin et les personnages-types du film
d’horreur gore dans Ginger Snaps.
Mardi 15 décembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Peiresc
« Christianisme et communisme populaires, ou John Ford à Longwy »
Invité : Fabrice Montebello, professeur à
l’université Paul Verlaine, Metz
Lundi 1er
février 2010 de 18 h. à 20
h., salle Benjamin
« Métissages
théoriques dans le champ des études
cinématographiques ». Invités :
Barbara Laborde (doctorante à Paris III) « Les présupposés de l’analyse
filmique au lycée ». Alexis Blanchet
(chercheur à Paris X) “Cinéma et jeu vidéo”.
Lundi 8 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« Les images de la procréation dans les films de science-fiction ».
Invitée : Marika
Moisseeff, ethnologue au CNRS,
Laboratoire d'anthropologie sociale.
Lundi 22 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« Médiacultures »
Invité : Éric Maigret, professeur à
l’université Paris III Sorbonne Nouvelle
Lundi 29 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Exile and
Exchange: Writing Transnational European Film History »
Invité : Alastair Phillips, associate
professor à l’université de Warwick
Lundi 12 avril 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
« La
monstruosité dans le cinéma fantastique et le cinéma pornographique »
Invités : Eric Dufour (professeur à
l’Université de Grenoble) et Julien Servois (philosophe)
Lundi 17 mai 2010 de 18 h. à 20 h., salle Vasari
« Reconstruire et comprendre les positions historiques des théories classiques du cinéma »
Invité : Margrit
Tröhler, professeure à l’université de Zürich
Lundi 7 juin 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin
01 octobre 2009
Quelles normes pour le corps ?

6eme
Séminaire
d’Histoire des sciences et de
philosophie du corps
sous la
direction de Bernard
Andrieu Alexandre
Klein
ACCORPS
Equipe
Associée au LHSP UMR 7117 CNRS-Nancy Université
« Quelles normes pour
le corps ? »
Dans
l’amphithéâtre du Muséum-Aquarium de Nancy
17h00-19h00
7
octobre 09 : Alexandre Klein
4
novembre 09 : Antoinette
Rouvroy
27 novembre 09 :
Fabienne Martin-Juchat (Pr. Sciences de la communication, Université de
Grenoble) : « Le corps affectif comme média »
2
décembre 09 : Julien Biaudet Nancy 2
6
janvier 10 Jean Christophe Weber CHU
Strasbourg
3 février 10
Thomas Riot
3 mars 10 (avec le
Totem) : Marie Hélène Bourcier (Lille3 et EHESS) : A propos de
Queer Studies
3
7 avril
10 : Jérôme Beauchez (Laboratoire Modys – UMR 5264
Université Jean Monnet St
Etienne) :
« L'empreinte du poing dans la manufacture de soi: pour
une anthropologie du corps pugilistique »
5 mai 10 (à la faculté
du sport) :
Guillaume Richard (Faculté du sport, UHP Nancy Université) Management du
sport : sur l’innovation sportive et le développement d’activités
nouvelles.
11 juin
10 : séance
spéciale à 18h00 à la Librairie l’Autre Rive avec François Félix,
Bernard
Andrieu Alexandre Klein
11 septembre 2009
Corps et matérialité en sciences sociales.
Chers collègues,
Nous avons le plaisir de vous communiquer, en deux
exemplaires , le programme annuel du séminaire "Corps et Sciences Sociales", une
présentation critiques d'ouvrages récents en présence de leurs auteurs. La
première séance a lieu le vendredi 2 octobre à la MSH, 54 bd Raspail, 75006,
Paris, salle 214, et aura pour objet :
Corps et matérialité en sciences
sociales.
(1). 2 octobre,
salle 215 : Culture matérielle et Corps
Marie-Pierre Julien, Céline
Rosselin, La culture matérielle, Paris, La découverte, coll. Repères,
2005.
Mélanie Roustan, Sous l’emprise des objets ? Culture matérielle et
autonomie, Paris, L’Harmattan, 2007.
Avec retour sur J.-P.Warnier,
Construire la culture matérielle. L’homme qui pensait avec les doigts,
Paris, PUF, 1999 et Approches de la culture matérielle. Corps à corps avec
l'objet, Paris, l'Harmattan, 1999.
Lecteurs : Jean-Luc Jamard et Olivier
Martin
_________________________________________________________________________________________
Programme annuel du séminaire :
-
« Corps » et sciences sociales -
Présentation critique d’ouvrages
en
présence de leurs auteurs
2009 / 2010
Florence Bellivier (professeur de droit,
université Paris 10)
Dominique Memmi (directrice de recherche en
science politique et sociologie, CNRS)
le vendredi de 9 h à 11
h
Entrée libre et gratuite
Ce
séminaire vise à rendre raison de la floraison saisissante depuis le milieu des
années 90 en histoire, sociologie, anthropologie, science politique, d’ouvrages
consacrés aux questions du corps, de la santé, de l’administration du vivant.
Elle incite à inventorier, par delà singularités apparentes et spécificités
disciplinaires, les pensés et impensés communs à cette humeur du temps si
soucieuse du destin du corps et du biologique. Ce séminaire se tient sous
l’égide conjointe de la MSH-Paris Nord et du PRI « Médecine, santé et sciences
sociales » de la Fondation MSH-Paris et est intégré dans deux masters de
l’EHESS.
D’octobre
à mars : à la MSH Paris, 54 Bd Raspail, 75006
A.-
Corps et matérialité en sciences sociales.
(1). 2 octobre, salle
215 : Culture matérielle et Corps
Marie-Pierre Julien, Céline Rosselin,
La culture matérielle, Paris, La découverte, coll. Repères,
2005.
Mélanie Roustan, Sous l’emprise des objets ? Culture matérielle et
autonomie, Paris, L’Harmattan, 2007.
Avec retour sur J.-P.Warnier,
Construire la culture matérielle. L’homme qui pensait avec les doigts,
Paris, PUF, 1999 et Approches de la culture matérielle. Corps à corps avec
l'objet, Paris, l'Harmattan, 1999.
Lecteurs : Jean-Luc Jamard et Olivier
Martin
(2).13 novembre, salle 215 : Matérialité du corps et
genre
Judith Butler (hors la
présence de l’auteur), Ces corps qui comptent. De la matérialité et
des limites discursives du sexe, Paris, Éditeur : Amsterdam, 2009 (trad.
Charlotte Nordmann)
Lecteurs : Delphine Naudier et Geneviève Pruvost
(3). 4
décembre, salle 214 : Le corps, la bioéthique et le législateur
Bernard
Edelman, Ni chose ni personne, le corps humain en question, Paris Herman éditeur, 2009.
Sylviane Agacinsky, Corps en miettes, Paris,
Flammarion, 2009.
En complément : Revue Droits, numéro spécial
« Bioéthique » à paraître.
Lecteurs : Victor Zagury et Florence Bellivier
B.-
Corps et Histoire
(4).
8 janvier, salle 214 : Le corps comme objet d’histoire
Jacques Le Goff,
Nicolas Truong, Une histoire du corps au Moyen-Age, Paris, Liana Levi,
2003.
Alain Corbin, « Le corps…
enfin ! », L’Histoire, 331, numéro anniversaire : 30 ans qui ont
changé l’histoire, mai 2008, pp. 24-27.
Yannik Ripa, « L’histoire du
corps, un puzzle en construction », Histoire de l’éducation, 37, 1988,
pp. 47-54 .
Rafael
Mandressi, « Le corps et l’histoire, de l’oubli aux représentations », in D.
Memmi, D. Guillo, O. Martin, La tentation du corps dans les sciences sociales
françaises, Paris, Ed. EHESS, coll. Cas de figure, oct. 2009.
Lecteurs : Stéphane Audouin-Rouzeau et Lucia Katz
(5). 25 février, salle 215
: Le Moi-peau et son histoire
Pascal Ory, L’invention du bronzage.
Essai d’une histoire culturelle, Paris, Complexe, 2008.
Bernard Andrieu,
Bronzage. Une petite histoire du soleil et de la peau, Paris, CNRS
Éditions, 2008 avec retour sur Le Moi-peau.
Lecteurs : Kasdi Zheira et Baptiste Brossard
De
mars à juin, à la MSH Paris Nord (adresse infra)
(6).
12 mars, salle de conférence :
Histoire des cosmétiques
Catherine Lanoë , La poudre et le fard.
Une histoire des cosmétiques de la Renaissance aux Lumières, Seyssel, Champ
Vallon, 2008, avec retour sur :« Les techniques de blanchiment du visage à
l’époque moderne », Communications, 81, 2007, dirigé par Thierry Pillon
et Georges Vigarello, Corps et techniques, p. 107-120 ; « Images, masques
et visages. Production et consommation des cosmétiques à Paris sous l’Ancien
Régime », Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, 55, 2008, p.
7-27.
Lecteur : Mélanie Roustan
(7). 2 avril, salle de
conférence : Histoire des gestes.
Anne-Claude Ambroise-Rendu,
Fabrice d’Almeida et Nicole Edelman, (éd.), Des gestes en histoire. Formes et
significations des gestualités médicale, guerrière et politique, Paris, S.
Arslan, 2006.
Avec retour sur : Jean-Claude Schmitt, La raison des gestes
dans l’Occident médiéval, Paris, Gallimard, 1990.
Lecteurs : Sébastien
Lemerle et Anthony Billaud
(8). 7 mai,
salle de conférence : La mort politique
Emmanuel Fureix, La
France des larmes. Deuils politiques à l'âge romantique (1814- 1840 Paris,
Champ Vallon, 2009 (préface d’Alain Corbin).
Evelyne Cohen, André Rauch, « Le
corps souverain sous la Cinquième République. Les funérailles télévisées du
général de Gaulle et de François Mitterrand », Vingtième Siècle, 88,
2005, pp.77-93.
Lecteurs : Magali Molinié et Pierre-Yves
Baudot
(9). 11 juin, salle de conférence : Le corps des
puissants
Stanis Perez, La santé de Louis XIV : une biohistoire du
Roi-Soleil, Seyssel, Champ Vallon, 2007.
Sylvène Édouard, Le corps
d’une reine. Histoire singulière d’Élisabeth de Valois (1546-1568), Rennes,
Presses Universitaires de Rennes, 2009.
Lecteurs : Sébastien Lemerle et Marie-Karine Schaub
Maison des Sciences de
l’Homme Paris Nord , 4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis
93210
Saint-Denis, RER B (Direction Roissy CDG, station La Plaine Stade de
France, compter 20mn de Châtelet-Les-Halles à la MSH).
Contacts : Anais
Paly 01 55 93 93 13
Organisatrices scientifiques :
Florence Bellivier, Dominique Memmi,
07 septembre 2009
Les frontières du vivant
Vendredi 11 septembre 2009 | Villejuif (94801)
Les frontières du vivant ; biologie, agriculture et médecine depuis 1945
L'embryon et la circulation des savoirs, des normes et des outils à la frontière humain - animal
Boundaries of Life – Biology, agriculture and medicine from 1945 on
The embryo and the circulations of knowledge, tools and norms accross the human –animal boundary
Publié le vendredi 04 septembre 2009 par Delphine Cavallo
Résumé
Recent developments in biology have resulted in the emergence of practices (xenografts, cloning …) and entities (stem-cells, “humanized” animal models, human-animal chimeras, …) that challenge and question the human – animal boundary. This workshop aims at analyzing how the human – animal boundary is performed and (re)defined by suchpractices, but also by the sets of rules (from laws to “best” or local practices) that govern their use.
Annonce
IFRIS Seminar
Jean-Paul Gaudillière (CERMES, INSERM-EHESS) and Pierre-Benoit Joly (INRA /SenS)
2nd meeting : “The embryo and the circulations of knowledge, tools and norms accross the human –animal boundary”
Organizers : Martin Rémondet, Laurence Esterle.
Contact : remondet@inra-ifris.org
Date : 11 september 2009, from 10a.m. to 5.30pm
Location : Cermes
7, rue Guy Môquet
94801 Villejuif
More information on the location
Recent developments in biology have resulted in the emergence of practices (xenografts, cloning …) and entities (stem-cells, “humanized” animal models, human-animal chimeras, …) that challenge and question the human – animal boundary. This evolution is grounded in concepts and tools (notably developed in molecular biology) that encompass a unified, trans-specific vision of life. But it is also based on older frames of cooperation – in the fields of embryology and embryo technologies, of the reproduction sciences more generally – that made possible the transfer of tools and techniques developed for animals to human biology and biomedicine.
Different disciplinary perspectives (political science, sociology, STS, history of science) have been associated with scattered attempts at characterizing this circulation, questioning the governance of those entities, the techniques used to define them, the way current policies (re)frame the human-animal distinction and the specificities of the human species. Bringing together these approaches, this workshop aims at exploring different types of questions associated with past and present uses of the embryo.
The workshop aims at analyzing how the human – animal boundary is performed and (re)defined by biotechnological practices, but also by the sets of rules (from laws to “best” or local practices) that govern their use. The second aim is to question the specificity of contemporary practices: recent conceptual and technical developments point towards radical challenges to the human-animal distinction (xenografts, hybrids and “humanized” animals ) whose characteristics, specificities and novelty deserve further analysis. In a more historical perspective, the third objective of the seminar is to re-situate contemporary practices within (or in contrast to …) existing networks and configurations that governed the circulation of embryo and reproduction technologies from animals to humans.
Programme :
10h-13h – “Practices at the Human-Animal Boundary” Session
Nick Hopwood: Rethinking the history of the mammalian embryo between the farm and the clinic.
Martin Rémondet : Animal cloning between fundamental research and reproductive technology.
Lene Koch : Modeling pigs and humans in contemporary biological and biomedical research.
14h-17h30 - “Politics and governance at the Human-Animal Boundary” Session
Gisela Badura : Crossing species boundaries – chimeras and the normativity of science
Philippe Brunet: Pouvoir travailler en laboratoire : tensions éthico-normatives sur les cellules
souches embryonnaires humaines.
Boris Auray : the European regulation of stem cells.
Conclusive remarks : Jean-Paul Gaudillière.
Lieu
- Villejuif (94801) (Cermes - 7, rue Guy Môquet)
Date
- vendredi 11 septembre 2009
Contact
-
Martin Rémondet
courriel : remondet (at) inra-ifris [point] orgMartin Rémondet
IFRIS - Unité INRA / SENS (Sciences en Société)
Bâtiment du Bois de l'étang
5, Boulevard Descartes
77420 Champs sur Marne
Source de l'information
-
Martin Rémondet
courriel : remondet (at) inra-ifris [point] org
Pour citer cette annonce
« Les frontières du vivant ; biologie, agriculture et médecine depuis 1945 », Journée d'étude, Calenda, publié le vendredi 04 septembre 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle14309.html
