Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

20 octobre 2009

L’art d’accommoder les restes/IRIST

SEMINAIRE de RECHERCHE 2009-2010

Jean-Christophe Weber

 

 

 
 

 

 

L’art d’accommoder les restes (suite)

 

 

Le diagnostic proposé l’an dernier était pessimiste. Depuis la situation a empiré. C’est sans coup férir que qualiticiens, évaluateurs, et bureaucrates de tout poil ont envahi ce qui dans le paysage de la médecine avait échappé à la logique du profit. On voit alors fleurir le discours managérial dans la bouche de cliniciens, non pour le subvertir, mais pour l’ânonner comme on se surprend à fredonner une ritournelle qui nous a marabouté l’esprit. Autre slogan repris en boucle : le fondement sur les preuves, dont l’omniprésence défigure l’idéal de la rigueur scientifique en imprécation totalitaire : « EBM » sous peine d’être disqualifié. Parallèlement le plaisir de soigner déserterait les troupes.

Côté patient, c’est une autre chanson qui insiste : y a t-il encore un médecin que je puisse appeler mon médecin ? Les généralistes en ville sont encore nombreux à tenir bon. Mais l’hôpital a presque lâché prise : application de conduites à tenir, recours aux avis d’experts, confusion soins/recherche, décision en comités... Division des tâches, dispersion du soin. Tous ces outils sont au service de l’excellence, de la performance. Soit. Mais ce qui ne performe plus, c’est la réponse à la demande. Le véhicule est perfectionné, mais son usage courant semble hors d’atteinte des malades.

Comment rendre à l'usage profane les dispositifs qui nous subjectivent ? Quelle urgence y'a t'il à ne pas les laisser entre des mains soi-disant expertes ? C’est le sens général de nos explorations, qui visent à dégager les linéaments d’une technê médicale en phase avec son temps (la nostalgie n’est pas de mise), et aussi avec ce qui fait cas, à savoir un drôle de mélange : du corps pas sans parole, du besoin pas sans désir, de la raison pas sans trébuchements.

 

JC Weber

 

Modalités pratiques :

Les séances du séminaire auront lieu le mardi de 16h à 18h :
les mardi 10 novembre 2009, 15 décembre 2009, 19 janvier 2010, 23 février 2010, 23 mars 2010, 11 mai 2010, 15 juin 2010, a priori dans la salle dite « de l’annexe », au CEERE (ancien Institut d'anatomie pathologique / enceinte de l'hôpital civil de Strasbourg).

 

Le séminaire est ouvert à toute personne souhaitant mettre au travail ces interrogations. Il fait partie des séminaires proposés aux étudiants du master Ethique Vie Normes et Société et du master Etudes Sociales des Sciences et des Technologies.

On s’inscrit par mail à cette adresse : jean-christophe.weber@chru-strasbourg.fr

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19 octobre 2009

L'extrême

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SÉMINAIRE INTERARTS DE PARIS

 

Programme 2009-2010 – jeudi 9h 30 -12h 30 en Sorbonne

Centre Panthéon – Salle 216

(Entrée par le 12 place du Panthéon, 75231, Paris Cedex 05)

*Exceptionnellement les 26 novembre et 10 décembre : Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle - Maison de la Recherche, 4 rue des Irlandais, 75005, salle du rdc
(RER Luxembourg, métro : Maubert-Mutualité, bus : 84 ou 89 [arrêt Panthéon])

 

 
« L'EXTRÊME »

 

 

 

 

 

26 Novembre* :  Murielle GAGNEBIN (Paris III) & Marc JIMENEZ (Paris I) : Ouverture du séminaire

 Stéphane DUMAS (Paris 1) : Expériences des limites

Présidente de séance : Danièle Pistone (Paris IV)

 

10 Décembre* :  Éliane CHIRON (Paris I) : L’Extrême du «  je », le centre du labyrinthe, l’extrémité du doigt

 Ophélie HERNANDEZ (Paris III) : ) : Lorsque l'extrême se fait informe: trauma et irreprésentable

Présidente de séance : Murielle Gagnebin (Paris III)

 

07 Janvier :   François SOULAGES (Paris VIII) : L’esthétique et l’extrême

 Sébastien RONGIER (Paris I) : Au bout de l’image, la relève des morts

 Président de séance : Jean-Pierre Sag (Paris I)

 

04 Février : Bernard ANDRIEU (Nancy I) : L’extrémité du corps

 Julien MILLY (Paris III) : L’extrême amoureux dans le cinéma contemporain 

Présidente de séance : Murielle Gagnebin (Paris III)

 

18 Février :  Jean-Louis LEUTRAT (Paris III) : Histoires du cinéma, film extrême

 Claude AMEY (Paris VIII) : De l’extrême au possible

 Président de séance : Marc Jimenez (Paris I)

 

18 Mars :  Jenny CHAN (Lyon II) : L’extrême comme processus dynamique de l’Inquiétante étrangeté 

 Patrick BARRES (Toulouse) : Paysages de l’errance, paysages de l’extrême : sur les traces de

 Michael Heizer, une poussière dans l’œil

Présidente de séance : Murielle Gagnebin (Paris III)

 

08 Avril : Danièle PISTONE (Paris IV) : Contre toute attente : la réception de l’extrême artistique

 Amandine DESSOLIER (Paris I) : L’extrême, stratégie incontournable de l’art

 Président de séance : Marc Jimenez (Paris I)

 

06 Mai : Jean-Yves BOSSEUR (CNRS) : La quête des extrêmes dans le langage musical contemporain

  Agnès MINAZZOLI (CNRS) : La limite et l’extrême : folie et déraison selon Montaigne

 Présidente de séance : Danièle Pistone (Paris IV)

 

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Comité scientifique  Paris I : Éliane Chiron, Marc Jimenez 

Paris III : Murielle Gagnebin, Jean-Louis Leutrat  Paris IV : Georges Molinié, Danièle Pistone 

Paris VIII : Suzanne Liandrat-Guigues, François Soulages, Philippe Tancelin

 

Les actes de ces séminaires sont publiés dans la collection « L’Université des arts »,
Éditions Klincksieck-Les Belles Lettres, 36 rue de Fleurus, 75006 Paris
(Directeur de la publication : Marc Jimenez)

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14 octobre 2009

Subjectivation et Appareillage des corps

                          
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COMPTER AVEC LE CORPS :
            SUBJECTIVATION ET APPAREILLAGE DES CORPS

         

L'ART DE DEVENIR MONSTRUEUX

Olivia Campaignolle - Art et communication

LES ARCHÉTYPES DE L'IMAGE PHOTOMÉCHANIQUE

Marion Delage de Luget - Philosophie

         

L'objectif de ce séminaire est de repenser la place du corps dans le processus de subjectivation à la lumière de la théorie des appareils développée par J.-L. Déotte. Nous chercherons ainsi à repenser la subjectivation dans une perspective esthétique, et non métaphysique comme peut sembler y inviter la philosophie classique du sujet, en nous interrogeant sur les normes de visibilité des corps.

         

 

         

Problématique

         

Judith Butler met le corps au centre de sa conception de la subjectivation. Elle suggère que la manière même dont le sujet advient, sa subjectivation, est indissociable d’une certaine posture et organisation de son corps. Celle-ci le rend visible à la place qu’il est censé occuper. Si le sujet tel que le conçoit Descartes est essentiellement métaphysique, il semble ainsi que cette conception soit insuffisante. Même si l’on considère que le modèle de production du sujet est celui de la perspective (Déotte), cette subjectivationpeut sembler indissociable de la position physique de l’individu subjectivé devant le tableau. Le fait que le point de fuite en tant que matériellement tracé dans le tableau définisse le point du sujet par lequel la singularité est accaparée, dans la mesure où le destinataire a déjà sa place dans le tableau avant même de l’avoir vu, suggère que le sujet ne devient sujet qu’en même temps qu’il prend une certaine posture. De la même manière, que ce soit la marque sur le corps de l’autre qui préside à la prise de conscience de soi dans la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave, l’incorporation nécessaire à l’apparition du moi chez Freud, ou le retournement physique de l’interpellé chez Althusser, la production du sujet semble dépendre d’une certaine organisation du corps.
Le corps serait donc produit comme corps reconnu d’un sujet, en même temps que le sujet est produit comme subjectivité. Le corps serait organisé, dans la mesure où il inscrit les normes qui le rendent visible, c’est-à-dire où il se présente à travers un certain nombre de catégories en dehors desquelles il ne serait pas visible. Un ensemble de contraintes s’inscrivent sur lui et le produisent comme visible et reconnaissable à une place ou à une fonction donnée. De cette manière, il s’inscrit à sa place avec les autres corps pour constituer leur communauté, dans laquelle les singularités s’exposent les unes aux autres selon certaines normes qui les rendent visibles. Dans cette perspective, nous nous proposons d’examiner dans quelle mesure l’existence même du sujet est fonction d’un certain appareillage du corps.

         

Dans la mesure où un appareil, tel que le conçoit J.-L. Déotte, est la condition de l’apparaître en ce qu’il permet d’inscrire l’événement et le prépare à apparaître pour nous en lui donnant une certaine forme légale, il semble bien que l’existence du corps, et donc le processus de subjectivation lui-même en ceci qu’il n’est pas que production d’une subjectivité mais également d’un corps, dépende d’un tel appareil. Que le sujet soit visible semble en effet dépendre d’un agencement de son corps selon une certaine loi, de sa synthèse qui l’organise selon des catégories qui le rendent visible. Il s’agit bien d’une mise en forme du sensible selon une certaine logique pour qu’il soit intelligible. Sans un certain appareil, ce qui nous apparaît ne saurait apparaître car cela ne serait pas organisé selon nos formes pures de la sensibilité. Le corps, en ce qu’il est surface d’inscription des normes de visibilité (formes pures de notre sensibilité) et qu’il s’inscrit en vertu de cette inscription à sa place dans une communauté, semble bien dépendre d’un tel appareillage produisant l’apparaître selon une certaine cosmétique, c’est-à-dire introduisant une certaine structure par laquelle certaines choses apparaîtront et d’autres pas.
Il semble ainsi qu’il n’y ait pas de rapport brut au corps, mais toujours à travers la médiation d’un certain appareillage qui le rend visible et le fait ainsi exister pour nous. À la limite, un corps qui ne serait pas ainsi organisé n’existerait pas pour nous. Le sujet trouverait donc dans cet appareillage sa condition ontologique. À partir de là, nous nous proposons d’observer ces processus de subjectivation pour comprendre et définir ce lien avec un certain appareil, qui en est la condition et dont il faudra déterminer les caractéristiques.

         

Notre hypothèse est qu’à chacune des fonctions que prend un individu dans sa vie sociale (sexué, travailleur, citoyen, spectateur...) correspond une certaine production de son corps qui l’inscrit à cette place. Il n’apparaît en effet jamais dans le champ social sans un corps visible, et apparaît toujours selon certaines normes qui définissent sa visibilité. Un certain nombre de contraintes s’appliquent sur les corps et les modèlent, les organisent pour les rendre visibles – qu’elles soient spatiales (l’organisation spatiale politique), techniques (l’ergonomie) ou culturelles (les normes de représentation du cinéma hollywoodien). Il semble ainsi qu’il y ait plusieurs stratégies possibles pour produire un corps et que ce corps soit lui-même multiple, correspondant aux différentes subjectivités que l’individu doit prendre dans sa vie sociale. Le fait qu’elles s’articulent dans une même société, dans un monde commun, et que le sujet multiple qui en résulte puisse jouir d’une certaine continuité justement comme sujet multiple et non comme multiplicité de sujets, montre bien qu’il s’agit de possibilités d’un même mode de visibilité. En effet, dans la mesure où un appareil est l’instrument de l’édification d’un monde commun, l’existence d’une communauté suppose que ses membres partagent les mêmes normes d’organisation de la visibilité et d’ordonnancement, c’est-à-dire qu’ils partagent un même mode d’apparaître.
Chacune de ces stratégies semble actualiser une possibilité de l’appareil qui préside à l’organisation des corps, au sens où chaque œuvre d’une même époque actualise une possibilité d’un appareil comme autant de productions qui, si elles obéissent à un même modèle de visibilité, ouvrent chacune une possibilité originale. De la même manière, si ces stratégies sont déployées pour actualiser des possibilités d’un même appareil, elles doivent être des visions différentes d’une même temporalité fondamentale. Cependant, si chacune de ces stratégies est unique et originale, c’est qu’elle redéploie cette temporalité de manière originale. Chacune produirait donc une organisation et une localisation des corps selon un temps hétérogène à celui des autres, sans qu’il n’y ait pour autant de différent (Lyotard) entre eux. Elles appartiennent à la même époque et au même monde sans être réductibles les unes aux autres.

         

Il nous faudra étudier pour elle-même chacune de ces possibilités pour voir en quoi elle actualise une possibilité propre et à chaque fois différente d’un même mode de visibilité et d’une même temporalité. Cela pourra nous permettre d’observer des facettes différentes de ce mode commun et de comprendre ainsi en quoi elles sont irréductibles.
             
Une telle conception présuppose que le corps n’est pas donné une fois pour toutes. Il se ferait et se déferait selon les fonctions qu’occupent le sujet et la multitude synchronique de ses identités. Le corps sexué n’est pas le même que le corps travailleur, et le passage de l’un à l’autre nécessite la réitération de la production du corps selon des normes et des technologies différentes. Selon la fonction qu’il occupe, il prendrait telle ou telle organisation, se soumettrait à telle ou telle stratégie de l’appareil et suspendrait les autres non alors actualisées. Ces autres organisations ne semblent en effet pas pour autant devoir être perdues, car le sujet semble pouvoir les retrouver avec une certaine continuité quand il reprend la fonction correspondante. Le corps doit donc se réitérer à chaque fois de manière différentielle pour être ce qu’il est.

         

Cette multiplicité synchronique, révélée par le jeu plastique du body art qui fait cohabiter plusieurs identités sur un même corps, brouille le statut même du sujet en tant qu’il est censé, à l’instar du sujet cartésien, être toujours semblable à lui-même. La multiplication des stratégies de subjectivation, même dans le cadre d’un appareil unique, ne peut en effet que produire un sujet qui a du mal à se considérer dans un espace-temps homogène et posé une fois pour toutes. Il faudra en ce sens étudier et analyser l’articulation entre ces stratégies et déterminer la nature du sujet qui résulte d’un tel appareillage. Il s’agira de comprendre comment cet appareil enchaîne ses différentes stratégies à la manière dont peuvent s’enchaîner des régimes de phrases (Lyotard) entre lesquels il n’y aurait pas de différent, sans pour autant qu’il s’agisse d’une succession prévisible et homogène, et sans que ne soit absolument perdu le régime suspendu dans sa présentation par celui qui suit.
Cette possibilité d’un corps apparaissant comme une concression synchronique peut sembler correspondre à ce que J. Butler appelle la performativité du sujet, qui lui permet d’être un sujet multiple. Nous chercherons à voir s’il est possible de parler dans le même sens d’une performativité du corps et de définir ainsi l’appareil aux multiples stratégies que nous nous proposons d’étudier.

         

Si, comme le suggère J. Butler, chaque réitération et resubjectivation est l’occasion d’un décalage par rapport au résultat escompté, une telle conception pourra ouvrir la voie à l’existence d’autres corps qui ne seraient pas parfaitement visibles. Ils ne seraient pas organisés exactement comme ils devraient l’être, compte tenu de la stratégie de l’appareil dont ils dépendent (par exemple dans le décalage qui a lieu par rapport à la production psychiatrique du corps de l’autiste dans la structure mise en place par F. Deligny, ou les corps d’Orlan et Ron Athey dans les arts plastiques). En effet, dans la mesure où un appareil génère une sensibilité particulière, il ne peut se saisir de tout. Il laisse de côté un certain nombre de choses qui lui échappent, qu’il ne rend pas visibles et n’inscrit pas. Il s’agira ainsi d’observer ce qui échappe à la capacité de synthèse de l’appareil, que l’on ne peut percevoir que quand ce quelque chose qui arrive sans qu’on ne puisse l’inscrire se mélange avec du rendu visible, lors de réitérations ratées.

         

Nous chercherons à comprendre ces décalages et ces ratés dans l’organisation de la visibilité, produisant non pas vraiment des corps non-vus, mais des corps difficilement visibles. Il s’agit de tenter de définir l’appareil qui nous intéresse ici, non seulement par ce qu’il produit et rend visible, mais par ce qu’il oublie et qui se révèle parfois en interférant dans la production des corps pour donner lieu à ces organisations floues. Nous étudierons ainsi les décalages possibles des modes de production de ces corps, en relation avec la subjectivation de sujets ne trouvant pas exactement leur place dans les fonctions socialement prédéfinies. Il s’agira de voir dans quelle mesure les normes de productibilité et de visibilité des corps peuvent être constamment remises en cause par un certain nombre de corps, non immédiatement reconnaissables et non-normaux, tout en étant produits par les différentes stratégies normales. Un des enjeux de notre réflexion sera donc, parallèlement à la critique que fait J. Butler des identités contestataires, d’étudier la signification de ces décalages ouvrant de nouvelles possibilités, non pas contre l’appareil mais malgré lui.

         

À travers un tel travail, il s’agira de voir en quoi l’existence même des corps est problématique. Nous ferons en ce sens une étude généalogique de ce qui fait qu’un corps est un corps, ainsi qu’une typologie non définitive des stratégies produisant la pluralité synchronique du corps, indissociable de celle de la subjectivité.

         

 

         

 

         

 

         

Organisation, logistique et diffusion

         

Dans cette perspective, nous concevons ce travail comme s’orientant selon trois axes inter reliés, qui peuvent constituer un programme d’analyse pour chaque type de corps que nous aurons à étudier : -visibilité culturelle des corps (normes symboliques et de présentation artistique) -inscriptibilité des corps dans et par leurs relations à leur milieu (inclusion dans un espace par rapport à d’autres corps) -possibilités de productibilité de corps non immédiatement reconnaissables.

         

Il s’agira d’établir un cadre théorique permettant de comprendre les processus à l’œuvre et les possibilités de décalage dans l’application des normes d’existence des corps. L’objectif et la méthodologie de notre recherche sera, à partir de l’étude circonstanciée des différentes stratégies en jeu et des différents corps ainsi produits, de travailler dans une démarche d’études culturelles croisant à la fois différents champs d’études et différentes méthodologies.

         

Les différents corps que nous étudierons l’ont déjà été dans des perspectives et des champs différents. Il nous faudra voir comment articuler ces perspectives. Il s’agit donc de tenter de définir une grille d’intelligibilité fonctionnelle les intégrant au-delà des cas précis pour lesquels elles ont été forgées.

         

La progression de notre recherche sera basée sur ce constat de la multiplicité des corps. Nous consacrerons un volume horaire de 6 à 12 heures à un certain nombre d’organisations du corps qui nous semblent particulièrement pertinentes. Cela nous permettra d’étudier la typologie des approches et des stratégies rendant chaque corps visible, ainsi que de comprendre le fonctionnement de l’appareil qui les sous-tend et les articule. Nous étudierons tour à tour le corps sexué, le corps politique, le corps travailleur, le corps spectateur et visiteur, le corps éduqué et le corps inhumain. Chaque thème sera traité selon les trois axes définis et illustré par la projection d’un film (par exemple : Ivan le Terrible de Sergeï Eisenstein). Sur la base de ce premier travail, organisé sur 12 mois, il s’agira par la suite de dégager de manière plus systématique les caractéristiques de l’appareil actualisées de ces différentes manières. Cette seconde étape de notre recherche, qui pourrait se dérouler sur les 12 mois suivants, ne sera possible que dans la mesure où la première aura réussi à dégager de manière suffisamment pertinente ces processus. Son organisation dépendra donc du bilan de ce premier moment. C’est pourquoi nous laissons ouverte la suite de notre recherche.

         

À travers cette progression, notre ambition sera d’élargir et de multiplier les perspectives sur chacun de ses objets en réunissant une équipe pluridisciplinaire. L’organisation de ce séminaire est l’occasion de mettre en place un groupe de recherche réunissant autour de notre thématique des doctorants, enseignants et artistes venant d’horizons divers : philosophie, études cinématographique et plastique, anthropologie, histoire, sciences de l’éducation, psychanalyse, infographie, littérature. Il s’agit de confronter les différentes perspectives ouvertes par ces différents champs et d’organiser le débat ainsi ouvert dans la durée. Une telle organisation pourra être l’occasion de faire dialoguer ces différents champs au-delà des cloisonnements universitaires. Nous ne tenterons pas de réduire ces différentes positions les unes aux autres. Au contraire, ces différentes approches peuvent permettre de dégager un champ méthodologique et conceptuel large. Il s’agit de tenter de faire travailler ensemble des conceptualisations sans rapport entre elles mais cherchant toutes à penser cette relation entre incorporation et subjectivation dans leurs champs particuliers.

         

Il s’agira, dans cette perspective, d’organiser notre travail dans la durée pour valoriser et maintenir la dynamique de ce dialogue. Le soutien de la MSH Paris Nord donnerait l’opportunité à notre équipe, provenant d’universités différentes et travaillant dans des domaines et lieux différents, de se rencontrer et de travailler dans un cadre propice au développement de sa recherche. La tenue régulière d’un séminaire constituerait le cadre formel de ces rencontres dont la vocation est de construire en commun un ensemble théorique hétérogène. Un tel séminaire nous permettrait également de confronter notre approche et notre travail à des intervenants extérieurs – professeurs (B. Ogilvie), artistes (M. Caro) – qui viendraient nous proposer leurs éclairages sur des points précis en relation avec notre thème de recherche. Nous pourrons également accueillir des étudiants extérieurs (du premier au troisième cycle) venant de divers champs disciplinaires.
Sur ce dernier point, il nous faudra prendre contact avec, d’une part, certains départements (philosophie, études féminines, sciences de l’éducation) et l’école doctorale Pratiques et Théorie du Sens de Paris VIII, et d’autre part, avec les milieux culturels et associatifs queer dont les problématiques croisent les nôtres. Nous pourrons ainsi proposer des séances de notre séminaire centrées sur leurs propres intérêts ou des manifestations spécifiques pouvant s’intégrer à notre programme de recherche. Notre ambition est de nous inscrire ainsi dans une dynamique sociale, de nous rapprocher des acteurs des différents domaines étudiés.

         

Les résultats de ces réflexions croisées auront vocation à êtres diffusés, notamment sur Internet. Nous mettrons en ligne les actes de nos séances. Parallèlement aux activités spécifiques du séminaire, nous essayerons également de publier des articles sur les problématiques du groupe de recherche ainsi formé. Ces travaux se feront sur la base des recherches des membres du groupe autour duquel s’articulera le séminaire, à côté de leurs travaux individuels de recherche sur leurs problématiques propres (notamment pour les doctorants). La mise à disposition des infrastructures de la MSH Paris Nord serait ainsi l’occasion de développer et de diffuser notre recherche

         

 

         

 

         

         

Bibliographie indicative 

         

W. Benjamin
            Œuvres (3 vol.), Gallimard, 2000

         

J. Butler
            Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité, La Découverte, 2005
            La Vie psychique du pouvoir, Léo Scheer, 2002
            Le récit de soi, PUF, 2007
            Boddies that Matters. On the Discursive Limits of Sex, Routledge, 1993, trad. : Ces corps qui comptent, Amsterdam, 2009

         

P. Comar
            Les images du corps, Gallimard, 1993

         

C. Dejours
            Le corps d’abord, Payot, 2003
            avec R. Debray et P. Fédida, Psychopathologie de l’expérience du corps, Dunod, 2005

         

G. Deleuze
            L’Anti-œdipe. Capitalisme et schizophrénie 1, Editions de Minuit, 1972
            Mille plateaux. Capitalisme et schizophrénie 2, Editions de Minuit, 1980

         

J.-L. Déotte
            L’époque des appareils, Léo Scheer, 2004
            Qu’est-ce qu’un appareil ? Benjamin, Lyotard, Rancière, L’Harmattan, 2007
            (dir.) Appareils et intermédialité, L’Harmattan, 2007

         

G. Didi-Huberman
            Ouvrir Vénus, nudité, rêve, cruauté, Gallimard, 1999
            Devant le temps, Editions de Minuit, 2000

         

M. Douglas
            De la souillure. Essai sur les notions de pollution et de tabou, La découverte, 2001

         

U. Ecco (dir.)
            Histoire de la Beauté, Flammarion, 2004
            Histoire de la Laideur, Flammarion, 2007

         

M. Foucault,
            Surveiller et punir, Gallimard, 1993
            Histoire de la sexualité 1. La volonté de savoir, Gallimard, 1994
            Dits et écrits (2 vol.), Gallimard, 2001

         

D. Haraway
            Manifeste cyborg et autres Essais : Science-Fiction-Féminisme, Exils Editeur, 2007

         

H.-P. Jeudy
            Le corps comme objet d’art, Armand Colin, 1998

         

T. de Lauretis
            Alice doesn’t. Feminism, Semiotics, Cinema, Indiana University Press, 1984

         

J.-F. Lyotard
            Le différent, Editions de Minuit, 1984
            Discours, figure, Klincksieck, 2002

         

Y. Michaud
            L’art à l’état gazeux, Editions Stock, 2003

         

L. Pearl
            Corps, art et société. Chimère et utopie, L’Harmattan, 1998
            Corps, sexe et art. Dimension symbolique, L’Harmattan, 2001
            Que veut la foule ? Art et représentation, L’Harmattan, 2005

         

J. Rancière
            La mésentente, Galilée, 1995
            Le destin des images, La Fabrique, 2003
            Malaise dans l’esthétique, Galilée, 2004

         

P. Schilder
            L’image du corps, Gallimard, 1980

                   

 

         

 

         

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08 octobre 2009

Ethiques empirique

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http://cerses.shs.univ-paris5.fr/IMG/jpg/Bioethique_copie.jpg


CERSES, UMR 8137 (CNRS, Université de Paris Descartes)

Séminaire 2009-2010

 

 

 APPROCHES EMPIRIQUES DE L’ETHIQUE

 

Université Paris Descartes

45, rue des Saints-Pères

 

 

organisé par Marta Spranzi

(en collaboration avec Catherine Dekeuwer et Valérie Gateau)

 

 

Plusieurs travaux récents dans le domaine de la philosophie morale ont thématisé l’importance d’intégrer la dimension empirique à toute démarche normative. Cette intégration peut prendre des formes différentes – des simples résultats d’observations singulières, aux données recueillies par des études quantitatives et qualitatives de terrains, jusqu’à la réalisation de véritables expériences scientifiques censées tester les intuitions morales communes, dans une approche « naturaliste » de l’éthique. Les sciences sociales (sociologie, droit, psychologie, anthropologie, économie, etc.) contribuent donc de plus en plus à l’élaboration d’un champs de travail interdisciplinaire consacré à l’ « éthique » dans lequel la dimension philosophique est sans cesse mise à l’épreuve, complétée et élargie. A partir de conférence de personnes invitées nous souhaitons réfléchir d'une part aux différentes façons possibles d'intégrer (ou de ne pas intégrer!) la dimension empirique dans la réflexion éthique, et, d'autre part, à la manière  de concevoir l'éthique à partir de différentes sciences humaines et sociales. Chaque intervention portera sur une étude de cas particulière,  et permettra en même temps une réflexion méthodologique et théorique sur la question générale des « approches empiriques de l’éthique ».

 

CALENDRIER DES SEANCES

 

Mercredi 14 octobre  (13h30-16h00) salle des thèses bâtiment Jacob

Séance de présentation et de discussion: « La philosophie face aux données empiriques : quelle interaction possible ? »

 

Marta Spranzi, Maître de conférences d’histoire et philosophie des sciences à l’Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines, CERSES

Catherine Dekeuwer, Maître de conférences de philosophie à l’université de Lyon II Jean Moulin, chercheur associé au CERSES

Valérie Gateau, chercheur associé au CERSES

 

Vendredi 27 novembre (10h00-12h30) salle Leduc

"Les Etats généraux de la bioéthique en France: une analyse des questionnements en bioéthique à partir des discours de citoyens sur les forums internet"

 

Florence Quinche

, Professeur formateur, en éthique des médias et des nouvelles technologies, à

la Haute Ecole Pédagogique

de Lausanne, dans l'UER Médias et TIC

(Débat introduit par Bernard Reber )

 

Vendredi 18 décembre (10h00-12h30) salle des thèses bâtiment Jacob

« Les maximes de l’action dans une institution financière coopérative :  quel rôle pour l’enquête empirique ? »

 

Alain Anquetil, Professeur d’éthique des affaires à l’ESSCA (Angers), chercheur associé au CERSES

(Débat introduit par Edwige Rude-Antoine)

 

Mercredi 20 janvier (13h30-16h00) salle de conférences R229

« Why empirical social choice ? »

 

Erik Schokkaert, Professeur d’économie, Université Catholique de Louvain

(Débat introduit par Marc Fleurbaey)

 

Vendredi 12 février  (13h30-16h00)

« Les implications troublantes de la psychologie morale »

 

Edouard Machery, Professeur de philosophie des la psychologie au département d’histoire et de philosophie des sciences, University of Pittsburgh

(Débat introduit par Catherine Dekeuwer)

 

Mercredi 10 mars (13h30-16h00)

"Une théorie empirique de la justice sociale"

 

Michel Forsé, sociologue, Directeur de recherches au CNRS (Centre Maurice Halbwachs)

(Débat introduit par Speranta Dumitru)

 

Mardi 13 avril

Séance de travail commun avec le Centre de Recherche en Ethique de l’Université de Montréal : horaires et communications à définir

(Débat introduit pas Simone Bateman)

 

Jeudi 20 mai  (13h30-16h00)

« L’éthique de la psychanalyse entre savoir et vérité »

 

Alain Vanier, psychanalyste, psychiatre, professeur à l'université Paris-Diderot, directeur du centre de recherche "psychanalyse et médecine"

(Débat introduit par Gérard Rabinovitch)

 

Vendredi 18 juin (13h30-16h00)

"Moral Psychology in Practice: Lessons from Alzheimer's Disease and the ‘Terrible Twos’"

 

Agnieszka Jaworska, Professeur de philosophie, University of California at  Riverside

(Débat introduit par Marta Spranzi)

 

 

Maître de Conférences, Université de Versailles

CERSES, CNRS-Université Paris Descartes

CEC, Hôpital Cochin

01.47.07.99.54

06.61.52.95.05

e-mail: marta.spranzi@club.fr

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05 octobre 2009

Le corps régulé. Du biologique au culturel

Le corps régulé. Du biologique au culturel

          

Coordination :                      

 

           RENAUDET Isabelle

                               

                                           

Problématique

Le précédent quadriennal comportait déjà un groupe dont les travaux étaient consacrés à une anthropologie historique du corps. Le groupe Le corps régulé souhaite      continuer à travailler sur le corps pour au moins quatre  raisons :

  • l’histoire du corps fait partie des champs pionniers de la recherche historique aujourd’hui. L’UMR Telemme a acquis une visibilité scientifique dans ce domaine, qui mérite d’être prolongée et accentuée.
  • la question du corps est au centre de plusieurs champs de l’histoire : histoire médicale, histoire religieuse, histoire « des genres », histoire des techniques, histoire des représentations, histoire de l’art  mais aussi histoire sociale ou politique. Elle permet donc de rassembler de façon durable ou ponctuelle des chercheurs venus d’horizons différents. Elle autorise en outre des croisements avec d’autres disciplines, venues des sciences dites « dures » (biologie, médecine) mais aussi des sciences humaines (philosophie, sociologie, anthropologie), dans le cadre de la MMSH et au-delà.
  • enfin, l’histoire du corps est indissociable d’une réflexion épistémologique susceptible de débusquer et de neutraliser le moralisme et l’anachronisme, risques sous-jacents à l’entreprise historienne. Elle devrait ainsi permettre d’étendre de nouveaux champs de recherche vers ce que l’on appelait la « petite histoire », dans une démarche scientifique et non plus anecdotique.

Trois axes de      recherche principaux seront envisagés

Le corps civilisé : dans la lignée des recherches ouvertes par Norbert Elias et largement débattues depuis, nous étudierons la question des contraintes et des usages du corps. Il s’agira d’identifier et de replacer dans le temps et l’espace social les normes corporelles et leurs producteurs, de mesurer leur degré d’application, d’appropriation ou de détournement, voire de rejet.

La question du corps chrétien fera l’objet d’un questionnement particulier : dans la lignée des travaux pionniers de Marcel Bernos (et de Michel Despland au Canada) il nous paraît en effet utile de réexaminer sans l’a priori de sédimentations historiques parfois schématiques les positions théoriques et pratiques des catholiques et protestants à l’égard de divers aspects des rapports au corps, les grands textes et les normes qui les sous-tendent et les représentations collectives promues en particulier par la littérature pieuse ou morale, ainsi que l’iconographie religieuse.

Cette étude des formes de régulation du corps ne se limitera pas toutefois à une histoire des normes. À travers l’étude du corps senti ou vécu (Alain Corbin), nous voudrions également tenter de restituer historiquement, à partir des représentations superposées du corps issues des différents savoirs le concernant, les perceptions et les degrés de conscience du corps à un moment, un lieu, un statut social donné ; les formes, les seuils et les interprétations de la souffrance ou du plaisir.

Le deuxième axe de recherche      portera sur l’étude des Acteurs et pratiques de soin en Méditerranée. Il s’agira, en relation avec un certain nombre de partenaires locaux (Comité d’histoire de la Sécurité sociale, Conservatoire et Musée du Patrimoine médical de Marseille, Bibliothèque interuniversitaire de la Timone, Archives départementales des Bouches-du-Rhône) de s’intéresser aux multiples formes de soin et d’assistance dans notre région et plus largement dans l’Europe méditerranéenne, à travers les « médiateurs » lato sensu (Olivier Faure) de la médicalisation et les institutions. L’objectif, à terme, est de dresser un tableau de la médicalisation de l’espace méridional. Cette étude portera aussi sur les modalités de transfert de savoirs, les collaborations et les échanges liés à la médecine, à l’hygiène et à l’assistance dans l’espace méditerranéen, notamment hispanique. Elle s’intéressera également aux particularités de l’espace méridional en matière d’épidémiologie, de pathologies, de topographies médicales, de thérapeutiques et de structures d’assistance et de soin (thermalisme, climatothérapie, héliothérapie).

Enfin, un troisième axe de      recherche portera sur Les usages du corps mort : dans une démarche d’anthropologie historique, nous voudrions reconstituer sur la longue durée, et en étroite articulation avec le présent, le statut et le traitement du cadavre, qu’il s’agisse de ses usages « ordinaires » ou de ses usages dans des circonstances exceptionnelles (épidémies ou guerres, par exemple). L’objectif est de mesurer les représentations qui s’affrontent autour du corps privé de vie : réification contre sacralisation, conservation contre destruction, etc. Une telle recherche suppose, plus encore peut-être que les précédentes, de pratiquer la pluridisciplinarité. Elle se construira donc en relation avec des anthropologues, des sociologues, des légistes, mais aussi des acteurs de la société civile (médecins, infirmières, thanatopracteurs, etc.).

     NB :      cet axe fera également l’objet d’un projet ANR et son degré de développement      reste soumis au succès de ce projet.

Programme d’activités

Le groupe fonctionnera sur      la base d’un séminaire      mensuel et d’une journée d’études annuelle, qui viendront s’ajouter aux séances communes du programme. Dans les deux cas, seront sollicités des membres du groupe mais aussi des intervenants extérieurs, pour présenter leurs recherches et en débattre.

http://telemme.mmsh.univ-aix.fr

               

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04 octobre 2009

VERS UN SUJET NORMALISE ?

http://images.nymag.com/images/2/daily/2008/11/20081118_ac_250x375.jpg

http://www.jacktiltongallery.com/images/sonhouse/sonhouse_socialstudies.jpg

The Jack Tilton/Anna Kustera Gallery is pleased to present an exhibition of new paintings by Jeff Sonhouse from November 22nd through December 21st, 2002. Sonhouse’s latest work consists of portraiture. These figurative works portray fictitious persons, while also highlighting the uses of “masks” as subject material. Sonhouse’s covering over of, to use Sirman’s words, “historical black bodies” is meant to include social aspects of contemporary African American identity (especially as fictions) as well as classical and modern forms of portraiture. The paintings in this exhibition vary in relief and material, content and color, pattern and identity.

http://1.bp.blogspot.com/_j91Q1gH58zE/SRL_QTI_6yI/AAAAAAAABsI/tSqJMqD4CxY/s400/Jeff+Sonhouse.jpg


Au nom du groupe de travail qui anime le séminaire "Que sommes-nous aujourd'hui en ce monde qui est le nôtre?", séminaire qui forme l'ossature d'un programme de recherche hébergé par la maison des sciences de l'homme d'alsace (MiSHA) et intitulé "MEDECINE SCIENCES ET SOCIETE, VERS UN SUJET NORMALISE?",

j'ai le plaisir de vous adresser l'annonce de la prochaine manifestation du séminaire.

Le vendredi 23 octobre 2009 à 17h,

Bernard Ancori

(professeur d'épistémologie et histoire des sciences et des techniques et directeur de l'IRIST), donnera une conférence, sous le titre : Archéologie du sujet occidental- Jalons grecs et médiévaux".

Vous trouverez en pièce jointe l'argument qu'il propose.

Le samedi 24 octobre de 10 à 12h, nous prolongerons le débat.

L'autre pièce jointe rappelle le projet global du séminaire.

Bien cordialement,

Jean-Christophe Weber
Professeur de médecine interne - Médecin des Hôpitaux
Chercheur à l'IRIST
Tél : +33 (0)3 69 55 10 12 (hôpital)
Tél 2 : +33 (0)3 68 85 39 62 (laboratoire)
Fax : +33 (0)3 69 55 18 34
jean-christophe.weber@chru-strasbourg.fr

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02 octobre 2009

Qu'est ce que le cinéma ?

http://www.arts.cornell.edu/english/groups/gsrg/williams.jpg


http://www.ljullier.net/ 

Certains liens pourront intéresser vos étudiants, qui trouveront aussi en ligne une cinquantaine d'anciens articles, même si je ne suis plus forcément en accord avec les plus anciens d'entre eux :

http://perso.numericable.fr/laurent.jullier/LJ/TEL.html

Qu’est-ce que le cinéma ? 

Séminaire de recherche interdisciplinaire
proposé par Laurent Creton, Laurent Jullier et Raphaëlle Moine

INHA, 2 rue Vivienne, Paris 2e.

Programme 2009-2010

 

Lundi 19 octobre 2009 de 18 h. à 20 h45, salle Vasari

SEANCE INAUGURALE

Invités : Linda Williams, professeur d’études filmiques et de rhétorique à l’université de Californie, Berkeley : « On Errol Morris's Standard Operating Procedure. Roger Odin, professeur émérite à Paris III Sorbonne Nouvelle : « Les productions audiovisuelles faites sur téléphone portable sont-elles du cinéma ? ».

 

Lundi 26 octobre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Vasari

« Glorious Basterd : Quentin Tarantino et la politique de l'identité »

Invité : Maxime Cervulle, chercheur à l’université de Paris I Panthéon Sorbonne (LETA)

 

Lundi 16 novembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin

« Penser la sociologie des publics de cinéma »

Invité : Emmanuel Ethis, professeur à l’université d’Avignon et des Pays du Vaucluse

 

Lundi 23 novembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Vasari

« Approches culturelles de la représentation des corps ».

Invitées : Adrienne Boutang (allocataire à Paris III) « Du teen movie au drame psychologique, la mise en scène du malaise dans les scènes sexuelles ». Pascale Fakhry (chercheuse à Paris III) “Le corps féminin et les personnages-types du film d’horreur gore dans Ginger Snaps.

 

Mardi 15 décembre 2009 de 18 h. à 20 h., salle Peiresc

« Christianisme et communisme populaires, ou John Ford à Longwy »

Invité : Fabrice Montebello, professeur à l’université Paul Verlaine, Metz

 

Lundi 1er février 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin

« Métissages théoriques dans le champ des études cinématographiques ». Invités : Barbara Laborde (doctorante à Paris III) « Les présupposés de l’analyse filmique au lycée ». Alexis Blanchet (chercheur à Paris X) “Cinéma et jeu vidéo”.

 

Lundi 8 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin

« Les images de la procréation dans les films de science-fiction ».

Invitée : Marika Moisseeff, ethnologue au CNRS, Laboratoire d'anthropologie sociale.

 

Lundi 22 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin

« Médiacultures »

Invité : Éric Maigret, professeur à l’université Paris III Sorbonne Nouvelle

 

Lundi 29 mars 2010 de 18 h. à 20 h., salle Vasari

« Exile and Exchange: Writing Transnational European Film History »

Invité : Alastair Phillips, associate professor à l’université de Warwick

 

Lundi 12 avril 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin

« La monstruosité dans le cinéma fantastique et le cinéma pornographique »

Invités : Eric Dufour (professeur à l’Université de Grenoble) et Julien Servois (philosophe)

 

Lundi 17 mai 2010 de 18 h. à 20 h., salle Vasari

« Reconstruire et comprendre les positions historiques des théories classiques du cinéma »

Invité : Margrit Tröhler, professeure à l’université de Zürich

 

Lundi 7 juin 2010 de 18 h. à 20 h., salle Benjamin

« Implications d’une approche gender. Repenser les corpus ; prendre en compte la réception ; articuler cinéma et télévision ». Invitée : Geneviève Sellier, professeure à l'université de Caen, membre de l'IUF

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01 octobre 2009

Quelles normes pour le corps ?

http://bipolaires.files.wordpress.com/2009/07/home-remedies-natural-cure-body-odor.jpg


6eme Séminaire

d’Histoire des sciences et de philosophie du corps

sous la direction de

Bernard Andrieu

et

Alexandre Klein

ACCORPS

Equipe Associée au LHSP UMR 7117 CNRS-Nancy Université

 

« Quelles normes pour le corps ? »

Dans l’amphithéâtre du Muséum-Aquarium de Nancy

17h00-19h00

 

 

7 octobre 09 :

Alexandre Klein

(Doctorant philosophie UMR 7117) « Quelle place pour le corps et la santé en histoire et philosophie des sciences ? »

 

4 novembre 09 :

Antoinette Rouvroy

(Univ de Namur Belgique) : « Corps statistique et gouvernement algorithmique: de la docilité des normes ».

 

27 novembre 09 : Fabienne Martin-Juchat (Pr. Sciences de la communication, Université de Grenoble) : « Le corps affectif comme média »

 

2 décembre 09 :

Julien Biaudet

(Doctorant Sociologie

Nancy 2

) « Face à la greffe cardiaque : attitudes et représentations des transplantés ».

 

6 janvier 10

Jean Christophe Weber

(

CHU Strasbourg

/ IRIST, EA3424) : « Le bricolage corporel du médecin praticien »

 

3 février 10 

Thomas Riot

(Doctorant Histoire Staps Univ Strasbourg) : « Sport et mouvements de jeunesse au Rwanda sous domination coloniale : histoire d'une révolution détournée (1935-1962) »

 

3 mars 10 (avec le Totem) : Marie Hélène Bourcier (Lille3 et EHESS) : A propos de Queer Studies 3

 

7 avril 10 : Jérôme Beauchez (Laboratoire Modys – UMR 5264 Université Jean Monnet St Etienne) : « L'empreinte du poing dans la manufacture de soi: pour une anthropologie du corps pugilistique »

 

5 mai 10 (à la faculté du sport) : Guillaume Richard (Faculté du sport, UHP Nancy Université) Management du sport :  sur l’innovation sportive et le développement d’activités nouvelles.

 

 

11 juin 10 : séance spéciale à 18h00 à la Librairie l’Autre Rive avec François Félix,

Bernard Andrieu

&

Alexandre Klein

pour la sortie de l’ouvrage collectif « Philosophie du corps » chez Vrin et «  Le monde corporel » à l’Age d’homme.

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11 septembre 2009

Corps et matérialité en sciences sociales.

Chers collègues,
Nous avons le plaisir de vous communiquer, en deux exemplaires , le programme annuel du séminaire "Corps et Sciences Sociales", une présentation critiques d'ouvrages récents en présence de leurs auteurs. La première séance a lieu le vendredi 2 octobre à la MSH, 54 bd Raspail, 75006, Paris, salle 214, et aura pour objet :
Corps et matérialité en sciences sociales.
(1). 2 octobre, salle 215 : Culture matérielle et Corps
Marie-Pierre Julien, Céline Rosselin, La culture matérielle, Paris, La découverte, coll. Repères, 2005.
Mélanie Roustan, Sous l’emprise des objets ? Culture matérielle et autonomie, Paris, L’Harmattan, 2007.
Avec retour sur J.-P.Warnier, Construire la culture matérielle. L’homme qui pensait avec les doigts, Paris, PUF, 1999 et Approches de la culture matérielle. Corps à corps avec l'objet, Paris, l'Harmattan, 1999.
Lecteurs : Jean-Luc Jamard et Olivier Martin
_________________________________________________________________________________________

Programme annuel du séminaire :

 




- « Corps » et sciences sociales -
Présentation critique d’ouvrages
en présence de leurs auteurs

2009 / 2010
Florence Bellivier
(professeur de droit, université Paris 10)
Dominique Memmi (directrice de recherche en science politique et sociologie, CNRS)


le vendredi de 9 h à 11 h
Entrée libre et gratuite
Ce séminaire vise à rendre raison de la floraison saisissante depuis le milieu des années 90 en histoire, sociologie, anthropologie, science politique, d’ouvrages consacrés aux questions du corps, de la santé, de l’administration du vivant. Elle incite à inventorier, par delà singularités apparentes et spécificités disciplinaires, les pensés et impensés communs à cette humeur du temps si soucieuse du destin du corps et du biologique. Ce séminaire se tient sous l’égide conjointe de la MSH-Paris Nord et du PRI « Médecine, santé et sciences sociales » de la Fondation MSH-Paris et est intégré dans deux masters de l’EHESS.

D’octobre à mars : à la MSH Paris, 54 Bd Raspail, 75006

A.- Corps et matérialité en sciences sociales.
(1). 2 octobre, salle 215 : Culture matérielle et Corps
Marie-Pierre Julien, Céline Rosselin, La culture matérielle, Paris, La découverte, coll. Repères, 2005.
Mélanie Roustan, Sous l’emprise des objets ? Culture matérielle et autonomie, Paris, L’Harmattan, 2007.
Avec retour sur J.-P.Warnier, Construire la culture matérielle. L’homme qui pensait avec les doigts, Paris, PUF, 1999 et Approches de la culture matérielle. Corps à corps avec l'objet, Paris, l'Harmattan, 1999.
Lecteurs : Jean-Luc Jamard et Olivier Martin

(2).13 novembre
, salle 215 : Matérialité du corps et genre
Judith Butler (hors la présence de l’auteur), Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du sexe, Paris, Éditeur : Amsterdam, 2009 (trad. Charlotte Nordmann)
Lecteurs : Delphine Naudier et Geneviève Pruvost

(3). 4 décembre, salle 214 : Le corps, la bioéthique et le législateur
Bernard Edelman, Ni chose ni personne, le corps humain en question, Paris Herman éditeur, 2009.
Sylviane Agacinsky, Corps en miettes, Paris, Flammarion, 2009.
En complément : Revue Droits, numéro spécial « Bioéthique » à paraître.
Lecteurs : Victor Zagury et Florence Bellivier


B.- Corps et Histoire

(4). 8 janvier, salle 214 : Le corps comme objet d’histoire
Jacques Le Goff, Nicolas Truong, Une histoire du corps au Moyen-Age, Paris, Liana Levi, 2003.
Alain Corbin, « Le corps… enfin ! », L’Histoire, 331, numéro anniversaire : 30 ans qui ont changé l’histoire, mai 2008, pp. 24-27.
Yannik Ripa, « L’histoire du corps, un puzzle en construction », Histoire de l’éducation, 37, 1988, pp. 47-54 .
Rafael Mandressi, « Le corps et l’histoire, de l’oubli aux représentations », in D. Memmi, D. Guillo, O. Martin, La tentation du corps dans les sciences sociales françaises, Paris, Ed. EHESS, coll. Cas de figure, oct. 2009.
Lecteurs : Stéphane Audouin-Rouzeau et Lucia Katz

(5). 25 février, salle 215 : Le Moi-peau et son histoire

Pascal Ory, L’invention du bronzage. Essai d’une histoire culturelle, Paris, Complexe, 2008.
Bernard Andrieu, Bronzage. Une petite histoire du soleil et de la peau, Paris, CNRS Éditions, 2008 avec retour sur Le Moi-peau.
Lecteurs : Kasdi Zheira et Baptiste Brossard


De mars à juin, à la MSH Paris Nord (adresse infra)
(6). 12 mars, salle de conférence : Histoire des cosmétiques
Catherine Lanoë , La poudre et le fard. Une histoire des cosmétiques de la Renaissance aux Lumières, Seyssel, Champ Vallon, 2008, avec retour sur :« Les techniques de blanchiment du visage à l’époque moderne », Communications, 81, 2007, dirigé par Thierry Pillon et Georges Vigarello, Corps et techniques, p. 107-120 ; « Images, masques et visages. Production et consommation des cosmétiques à Paris sous l’Ancien Régime », Revue d’Histoire Moderne et Contemporaine, 55, 2008, p. 7-27.
Lecteur : Mélanie Roustan

(7). 2 avril, salle de conférence
: Histoire des gestes.
Anne-Claude Ambroise-Rendu, Fabrice d’Almeida et Nicole Edelman, (éd.), Des gestes en histoire. Formes et significations des gestualités médicale, guerrière et politique, Paris, S. Arslan, 2006.
Avec retour sur : Jean-Claude Schmitt, La raison des gestes dans l’Occident médiéval, Paris, Gallimard, 1990.
Lecteurs : Sébastien Lemerle et Anthony Billaud

(8). 7 mai, salle de conférence : La mort politique
Emmanuel Fureix, La France des larmes. Deuils politiques à l'âge romantique (1814- 1840 Paris, Champ Vallon, 2009 (préface d’Alain Corbin).
Evelyne Cohen, André Rauch, « Le corps souverain sous la Cinquième République. Les funérailles télévisées du général de Gaulle et de François Mitterrand », Vingtième Siècle, 88, 2005, pp.77-93.
Lecteurs : Magali Molinié et Pierre-Yves Baudot

(9). 11 juin, salle de conférence : Le corps des puissants
Stanis Perez, La santé de Louis XIV : une biohistoire du Roi-Soleil, Seyssel, Champ Vallon, 2007.
Sylvène Édouard, Le corps d’une reine. Histoire singulière d’Élisabeth de Valois (1546-1568), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009.
Lecteurs : Sébastien Lemerle et Marie-Karine Schaub

Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord , 4 rue de la Croix Faron, Plaine Saint-Denis
93210 Saint-Denis, RER B (Direction Roissy CDG, station La Plaine Stade de France, compter 20mn de Châtelet-Les-Halles à la MSH).
Contacts : Anais Paly 01 55 93 93 13
Organisatrices scientifiques :
Florence Bellivier,  Dominique Memmi,

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07 septembre 2009

Les frontières du vivant

Vendredi 11 septembre 2009 |   Villejuif (94801)

Les frontières du vivant ; biologie, agriculture et médecine depuis 1945

L'embryon et la circulation des savoirs, des normes et des outils à la frontière humain - animal

Boundaries of Life – Biology, agriculture and medicine from 1945 on

The embryo and the circulations of knowledge, tools and norms accross the human –animal boundary

Publié le vendredi 04 septembre 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Recent developments in biology have resulted in the emergence of practices (xenografts, cloning …) and entities (stem-cells, “humanized” animal models, human-animal chimeras, …) that challenge and question the human – animal boundary. This workshop aims at analyzing how the human – animal boundary is performed and (re)defined by suchpractices, but also by the sets of rules (from laws to “best” or local practices) that govern their use.

Annonce

 

IFRIS Seminar

 

Jean-Paul Gaudillière (CERMES, INSERM-EHESS) and Pierre-Benoit Joly (INRA /SenS)

2nd meeting : “The embryo and the circulations of knowledge, tools and norms accross the human –animal boundary”

Organizers : Martin Rémondet, Laurence Esterle.

Contact : remondet@inra-ifris.org

Date : 11 september 2009, from 10a.m. to 5.30pm

Location : Cermes
7, rue Guy Môquet
94801 Villejuif

More information on the location

Recent developments in biology have resulted in the emergence of practices (xenografts, cloning …) and entities (stem-cells, “humanized” animal models, human-animal chimeras, …) that challenge and question the human – animal boundary. This evolution is grounded in concepts and tools (notably developed in molecular biology) that encompass a unified, trans-specific vision of life. But it is also based on older frames of cooperation – in the fields of embryology and embryo technologies, of the reproduction sciences more generally – that made possible the transfer of tools and techniques developed for animals to human biology and biomedicine.

Different disciplinary perspectives (political science, sociology, STS, history of science) have been associated with scattered attempts at characterizing this circulation, questioning the governance of those entities, the techniques used to define them, the way current policies (re)frame the human-animal distinction and the specificities of the human species. Bringing together these approaches, this workshop aims at exploring different types of questions associated with past and present uses of the embryo.

The workshop aims at analyzing how the human – animal boundary is performed and (re)defined by biotechnological practices, but also by the sets of rules (from laws to “best” or local practices) that govern their use. The second aim is to question the specificity of contemporary practices: recent conceptual and technical developments point towards radical challenges to the human-animal distinction (xenografts, hybrids and “humanized” animals ) whose characteristics, specificities and novelty deserve further analysis. In a more historical perspective, the third objective of the seminar is to re-situate contemporary practices within (or in contrast to …) existing networks and configurations that governed the circulation of embryo and reproduction technologies from animals to humans.

Programme :

10h-13h – “Practices at the Human-Animal Boundary” Session

Nick Hopwood: Rethinking the history of the mammalian embryo between the farm and the clinic.

Martin Rémondet : Animal cloning between fundamental research and reproductive technology.

Lene Koch : Modeling pigs and humans in contemporary biological and biomedical research.

14h-17h30 - “Politics and governance at the Human-Animal Boundary” Session

Gisela Badura : Crossing species boundaries – chimeras and the normativity of science

Philippe Brunet: Pouvoir travailler en laboratoire : tensions éthico-normatives sur les cellules
souches embryonnaires humaines.

Boris Auray : the European regulation of stem cells.

Conclusive remarks : Jean-Paul Gaudillière.


Lieu
  • Villejuif (94801) (Cermes - 7, rue Guy Môquet)
Date
  • vendredi 11 septembre 2009
Contact
  • Martin Rémondet
    courriel : remondet (at) inra-ifris [point] org

    Martin Rémondet
    IFRIS - Unité INRA / SENS (Sciences en Société)
    Bâtiment du Bois de l'étang
    5, Boulevard Descartes
    77420 Champs sur Marne

Source de l'information
  • Martin Rémondet
    courriel : remondet (at) inra-ifris [point] org


Pour citer cette annonce

« Les frontières du vivant ; biologie, agriculture et médecine depuis 1945 », Journée d'étude, Calenda, publié le vendredi 04 septembre 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle14309.html

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