Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

04 juillet 2009

Prendre l'air

http://www.atlantica.fr

Auteur : Bernard Andrieu
Préface : Pierre Parlebas

Ce livre décrit l'histoire aérée de notre écologie corporelle. La respiration dans un climat pollué précipite chacun dans la recherche d'une énergie aérienne, dans les pratiques de développement personnel comme la relaxation, l'inspiration yogique et l'expiration athlétique. S'alléger en diminuant son impact carbone redécouvre la planète et les autres dans la douceur, le partage et le respect.

En traitant d'un sujet apparemment bien banal - l'air - Bernard Andrieu a su s'ouvrir à de multiples approches qui offrent à la raison, à l'imaginaire et aux vertiges sensoriels, un champ d'expression particulièrement enrichissant. En ce sens, son ouvrage apparaît comme une "bouffée d'oxygène".

Prix 19 euros ISBN : 978-2-7588-0224-2

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Questions d'évaluation de santé

Questions d'évaluation en santé

Sous la direction de Bruno Py et Elisabeth Spitz,
dans la nouvelle collection
"Santé, qualité de vie et handicap".


 
<http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100515510>

334 pages, 30 euros
ISBN : 978-2-86480-967-8

Pour commander en ligne cet ouvrage sur le site du Comptoir des Presses d'Universités, cliquez ici <http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100515510> .
Depuis l'origine, les Maisons des Sciences de l'Homme (MSH) sont destinées à servir de lieu d’expérimentation et de mise au point des idées, des théories nouvelles et des formes d'organisation en stimulant une ouverture sur l'ensemble du monde. Interdisciplinaire par vocation, la MSH-Lorraine est la 22ème et dernière née des MSH.

Structurée autour de 5 axes, la MSH Lorraine s’attelle à promouvoir les démarches collectives innovantes et interdisciplinaires. C’est dans cet esprit que l’année 2006 vit se constituer l’axe 5 « Santé, qualité de vie, handicap », dont l’animation a été confiée à Elisabeth SPITZ et Bruno PY. Cette thématique réunissant des juristes, des psychologues, des économistes et des philosophes.

La première décision stratégique porta sur la méthodologie à adopter pour s’approcher des objectifs fixés par les statuts de la MSH. Le choix qui présida aux premiers mois de fonctionnement fut celui de la confrontation des différences. Il a été décidé que chaque équipe aurait à présenter aux chercheurs des autres disciplines, ses approches, son lexique, ses projets. Nous attendions beaucoup de cette expérience, nous n’avons pas été déçus, les enrichissements ont été nombreux et denses. Toutefois, cette rencontre des savoirs, n’aurait été qu’un échange culturel, si nous n’avions pas convenu d’une thématique commune : un fil rouge. Le premier dénominateur commun émergea intuitivement, ce fut : « l’évaluation en santé ».

Sommaire :

Préface par B. Py et É. Spitz

Première partie : Des diverses pratiques de l'évaluation en droit
Introduction, par B. Py ; Nomenclature de l’évaluation du préjudice corporel, par B. Marrion ; Santé et mesure privative de liberté, par J. Leonhard ; Évaluation en santé mentale : regards juridiques, par B. Py ; Évaluation des établissements et des pratiques professionnelles de santé, par C. Courtault.

Deuxième partie : Évaluation économique du don d’organe
Introduction, par B. Deffains ; Analyse économique du don d’organes, par B. Deffains, J. Mercier-Ythier.

Troisième partie : Les aspects philosophiques de l’auto-évaluation
Introduction, par B. Andrieu ; Évaluation et santé : problèmes philosophiques, par A. Klein ; Dépendance sportive : de la passion à la compulsion, une histoire d’autoévaluation ?, par S. Abadie ; Sport et handicap : la nécessité de la pratique sportive permet-elle d’objectiver son état de santé ?, par C. Guingamp ; Fonctions communicationnelles des sites internet santé, par F. Quinche ; Vers l’auto-santé : le capitalisme du soi corporel, par B. Andrieu.

Quatrième partie : Adaptation et processus psychologiques
Introduction, par C. De Tychey ; Dépression périnatale, prévention et refus d’engagement thérapeutique : approche clinique comparative à court terme, par S. Garnier, C. De Tychey, J. Lighezzolo, Ph. Claudon, C. Rebourg-Roesler et I. Flach ; Autorégulation du comportement et santé, par L. Muller et É. Spitz ; Apport de la psychologie de la santé dans l’évaluation des pratiques professionnelles de soin : relation soignant/soigné : Échelle d’Empathie Perçue, par M.-L. Costantini-Tramoni, A. Lancelot et C. Tarquinio.

Cinquième partie : Santé et handicap
Introduction, par A.-M. Toniolo ; Handicap : de la réalité au concept, par A.-M. Toniolo ; La prématurité : devenir des enfants et problèmes éthiques, par H. Deforge ; Événements de vie et étiologie des démences de l’âgé, par V. Bauer ; Maladie d’Alzheimer et syndromes apparentés, par M.-C. Mietkiewicz ; Les adultes porteurs de trisomie 21 en Lorraine : insertion professionnelle, qualité de vie et compétences, par L. Lemoine, S.-E. Laroche, B. Schneider ; Évaluation développementale des compétences des enfants porteurs de handicap dans un partenariat parent-professionnel-chercheur, par S.-E . Laroche.

Présentation de la nouvelle collection "Santé, qualité de vie et handicap" :

"Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté."
(Déclaration universelle des droits de l'homme, Paris 1948, art. 25)

Depuis la création de l'Organisation Mondiale de la Santé (New York le 22 Juillet 1946), son but est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Jadis, la santé était considérée comme l'état contraire de la maladie. L'action sanitaire revenait à lutter contre elle. Depuis, l’élargissement de la définition de la santé (état de complet bien-être physique, mental et social, ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité) et la reconnaissance de l’importance de la prévention et de l’éducation, d’autres moyens émergent au service de la santé : les lois, les règlements, la protection de l’environnement, l’aménagement du territoire... La santé de la population devient une responsabilité collective (Charte d'Ottawa pour la promotion de la santé 1986).

La collection « Santé, qualité de vie et handicap » est le vecteur naturel de publication des chercheurs convaincus que la santé au sens large, dépend autant des sciences exactes que des sciences de l'homme et de la société. Qu’il s’agisse de la santé d’un individu (« micro-santé »), d’une catégorie de population (« santé communautaire »), ou de santé publique (« macro-santé »), le besoin d’expertise est croissant. Or, la question de l’expertise dans le domaine de la santé physiologique comme psychologique se rapporte toujours à une question de gestion des risques. Déjà fort mal-à-l’aise avec les risques certains, l’être humain angoisse face aux risques incertains. C’est alors qu’intervient le concept de principe de précaution. Confronté à l’incertitude et donc à la peur, trois principales postures peuvent être envisagées. L’inaction, l’action hasardeuse et la précaution. Les détracteurs du principe de précaution relèvent de deux conceptions extrêmes. Les premiers le présentent comme une règle d’abstention, estimant qu’il convient en toutes circonstances de choisir le risque zéro. Les seconds, affirment au contraire, que le principe de la liberté est incompatible avec quelque frein que ce soit. Or, le principe de précaution ne consiste pas à s’abstenir d’agir, ni à s’affranchir de toute anticipation. Le principe de précaution est processus d’arbitrage entre action et connaissance destiné à identifier de façon précoce les risques potentiels. Désormais inscrit dans la Constitution en matière environnementale, cette collection « Santé, qualité de vie et handicap » est destinée à accueillir les travaux de recherche qui contribuent à l’extension du principe de précaution dans le domaine sanitaire en général et expertal en particulier.

« J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. », attribué à Voltaire.


                 

Tous les ouvrages et revues édités par les Presses Universitaires de Nancy
sont répertoriés et peuvent être commandés en ligne
sur le site web du Comptoir des Presses d'Universités, à l'adresse suivante :

http://www.lcdpu.fr/editeurs/pun

Diffusion libraires :
CID - 131, boulevard St-Michel - 75005 PARIS
Tél. : 01 53 10 53 95 - Fax : 01 40 51 02 80

--
André VILLEROY
Secrétariat des Presses Universitaires de Nancy
Tél : 03 54 50 46 92
Fax : 03 54 50 46 94
E-mail : Andre.Villeroy@univ-nancy2.fr

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03 juillet 2009

Body ecology

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Les sciences biologiques en France et Russie

Le Groupe de recherche internationale du CNRS sur les relations France-Russie dans l'histoire des neurosciences prévoit d'organiser un colloque sur Les sciences biologiques en France et Russie : études des relations internationales et regards croisés.

Ce colloque se tiendra à Paris en 2010.

Nous vous invitons à prendre contact dès maintenant avec le comité d'organisation si vous pensez pouvoir nous soumettre un thème de communication.

Notre réseau et GDRI, crée en 2009, a d'ores et déjà tissé des liens depuis 2007 entre les personnes suivantes sur ce thème : Alain Berthoz; Marat Ioffe ; Elena Biryukova ; Evelina Deyneka ; Gennadii Novikov ; Gantcho Gantchev ; Jean Massion ; Céline Cherici; François Clarac ; Igor Popov ; Natacha Fedudina ; Alexander Frolov ; Jean-Claude Dupont ; Jean-Claude Lecas ; Jean-Gaël Barbara ; Denis Forest ; Irina Sirotkina ; Roger Smith ; Stéphane Tirard.

Très cordialement,

Pour le comité,

Jean-Gaël Barbara   (CR CNRS UMR 7102 NPA)

Jean-Claude Dupont (Université d'Amiens)

Bertrand Di Cesare (AFPA)


Jean-Gaël Barbara 

Laboratoire de Neurobiologie des Processus Adaptatifs
http://npa.snv.jussieu.fr/index_NPA.htm
Univ. P. & M. Curie, Case 14, 7 quai Saint Bernard, 75005, Paris.
Bât. B, 4e étage, porte

405C

.
Laboratoire de recherches historiques et épistémologiques sur les sciences exactes et les institutions scientifiques
REHSEIS UMR CNRS 7596
http://www.rehseis.cnrs.fr/
Société des Neurosciences / Histoire des Neurosciences
en partenariat avec

la Bibliothèque Interuniversitaire

de Médecine
http://www.bium.univ-paris5.fr/chn

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02 juillet 2009

Corpus song

http://www.decitre.fr/gi/52/9782352120452FS.gif

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Corps & conscience

Sébastien Baud, Nancy Midol, La conscience dans tous ses états :Approches
anthropologiques et psychiatriques : cultures et thérapies, Paris, Masson,
2009.

Pour le Congrès de psychiatrie et de neurologie de langue française, Nancy
Midol et Sébastien Baud ont fait croiser des approches anthropologiques et
psychiatriques sur les manifestations multiples de la conscience. Plusieurs
questions surgissent alors autour du normal et du pathologique, de la
maladie et de la guérison, du réel et de l'imaginaire et des technologies
culturelles au sens que Georges Vigarello leur donne. Si les états modifiés
de conscience entrent dans la nosographie occidentale des maladies mentales,
ils sont aussi vecteurs de guérison quand ils sont manipulés par le chaman,
le médium ou l'hypnothérapeute. Cette polysémie est étrange en ce que ces
états sont à la fois l'apanage du fou mais aussi du guérisseur. Elles sont
enfin des outils des performances extrêmes dans divers domaines dont les
sports.
Les contributions réunies dans cet ouvrage traitent sous différentes
approches scientifiques des dimensions conceptuelles, pathologiques,
thérapeutiques et spirituelles de pratiques qui se focalisent sur la
conscience dans ses différents états. Entre pathologie et élection divine,
des éléments empiriques, cliniques et théoriques éclairent « l'écologie » de
ces situations saturées de symbolisme, aux dimensions émotives de mieux en
mieux repérées par les travaux contemporains. Ce livre est l'occasion de
montrer comment le processus dynamique de la connaissance relève d'un
incessant échange entre l'environnement et l'imagination, suggérant une «
co-émergence » simultanée entre le monde et la conscience du monde.
Joël Candau pose les bornes du premier débat entre « nature - culture » à
l'aulne des dernières recherches en neurosciences. Arguant du caractère
universel du fait culturel, puis d'une architecture représentationnelle
extraordinairement puissante de notre esprit-cerveau, il défend tour à tour
l'idée d'une expression naturelle de la culture chez l'homme et celle d'une
nature culturelle.
Son travail de réflexion et de compilation lui permet de conclure que
l'héritage génétique de l'homme n'est pas son destin. Juan C. González
déplace le débat dans une perspective holiste et rend compte de la façon
dont les sciences occidentales ont des difficultés à sortir de leurs
présupposés idéologiques et de la logique linguistique de leur mode
d'expression. Il analyse l'ontologie de la plante psychoactive :
le peyotl parmi les plantes dites « de pouvoir ». Dans cette perspective, il
maintient que les états modifiés de conscience doivent être pris en compte
pour établir l'identité et la nature de ces plantes. Il défend ainsi une
posture relationnelle et multi-niveaux qui permet de relier pertinemment
différentes sphères conceptuelles et aspects des choses perçues, ce qui
débouche sur une ontologie non-arbitraire, ni foncièrement subjectiviste,
mais riche et ouverte.
La question de la rencontre d'autres cultures est alors envisagée par
Christian Ghasarian qui aborde les expériences de conscience modifiée dans
les activités dites néo-shamaniques. Deux principaux types de
néo-shamanismes sont présentés qui se développent aujourd'hui dans les
sociétés occidentales et dont la finalité est le développement spirituel. Il
souligne la pertinence d'une participation du chercheur pour comprendre ce
qui se joue dans les rituels investis. C'est d'ailleurs cela que fait aussi,
Arnaud Halloy qui esquisse une analyse des dispositifs pragmatiques qui
sous-tendent l'engendrement et l'apprentissage de la transe de possession
dans le culte Xangô de Recife (Brésil). L'auteur montre que l'activité
rituelle consiste en l'ancrage sensoriel, émotionnel et matériel d'une
relation virtuelle aux divinités. Et que l'« incorporation » passe par le
détournement de certaines opérations cognitives intuitives, un étroit
couplage entre sensorialité et attribution de sens et la condensation des
relations qui sont perçues et vécues d'ordinaire comme s'excluant
mutuellement.
On peut suivre alors les différentes aventures des anthropologues, comme
celle de Lara Bauer qui nous emmène un plus au Sud du Brésil.
Elle y présente une séance de chirurgie spirituelle dans le cadre d'un culte
de possession d'obédience kardéciste. A partir de la notion d'« entre-deux
pôles » qui caractériserait la culture brésilienne, l'auteur nous montre
comment l'idée d'« esprits » issue de la doctrine kardéciste française s'est
« brésilianisée » à travers la thaumaturgie plurielle, faisant de ce rituel
une composante à part entière de la culture brésilienne des esprits.
Toujours an Amérique latine, Sébastien Baud revient  sur l'idée amérindienne
d'une nature pensée comme étant « animée », c'est-à-dire dotée d'un « double
» au même titre que l'être humain. Une idée que le chamanisme illustre
particulièrement bien pour la porter à son paroxysme : le chaman est en
effet celui qui convoque et incorpore un Autre, « double » des plantes
psychotropes et des montagnes, invisible à nos sens habituels, dans le
dessein d'entrer en relation avec l'ancêtre dont la vie est dotée de toutes
les qualités idéelles véhiculées par le groupe.
Il est temps alors de donner la parole aux psychiatres. Philippe Birms et
ses collègues traitent certains symptômes péritraumatiques et l'apparition
d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT) qui n'est pas sans rappeler
les traumatismes d'acculturation subie par les populations envahies et
dominées. La dissociation péritraumatique y est définie par une rupture
immédiate ou post-immédiate de l'unité psychique au moment du traumatisme.
Cette réduction de la conscience peut se manifester par des altérations
perceptuelles, un détachement émotionnel et une altération de la formation
des souvenirs narratifs, empêchant par là l'intégration et la résolution de
« l'information traumatique ». Mikael Banayan et Jérôme Palazzollo
reviennent aux concepts de conscience du trouble et d'insight dans le
trouble bipolaire, soulignant le fait que contrairement aux premières
descriptions du trouble bipolaire, « tout ne semble pas aller si bien »
pendant cette période de rémission apparente qu'est la période euthymique.
Partant de l'idée que le non-explicable, très présent dans les états de
dissociation ou de transe n'est en rien le non-rationnel, Edouard Collot
pose l'existence d'une variable cachée qui donne un éclairage nouveau aux
principes thérapeutiques. Selon l'auteur, la question renvoie à l'étude de
la nature de la conscience et, plus particulièrement, celle de la partition
conscient/inconscient.
S'appuyant sur les hypothèses et modèles transdisciplinaires de Basarab
Nicolescu, il avance qu'inconscient, conscient et corps physique pourraient
bien être, à un niveau de réalité supérieur, la même entité, extérieur à
l'espace-temps conventionnel, indépendant de la réalité sensible.
Dans le dessein de mettre en perspective les thérapies spirituelles et
l'hypnothérapie, Nancy Midol présente une expérience vécue de rite
afro-brésilien, dont elle analyse le matériel en partage qui se co-construit
entre le chaman et l'initié comme il se co-construit entre le thérapeutique
et le patient. Elle plaide pour les expériences transculturelles afin
d'augmenter les capacités de concorde et d'harmonisation entre les sociétés.
L'ouvrage met l'accent sur la dynamique interactive entre l'humain et
l'environnement qui reste d'après Nancy Midol et Sébastien Baud, la partie
scientifique la plus importante à investir aujourd'hui, afin d'établir un
pont entre les disciplines, un pont qui permette de solliciter l'imagination
créatrice du lecteur.
Cet ouvrage prend acte de la globalisation qui affecte le monde et qui
permet que des cultures se dévoilent les unes aux autres, alors que de
nouvelles approches scientifiques confrontent et évaluent les données des
nouveaux terrains d'observation. Nul doute qu'il intéressera les
anthropologues, les psychiatres et les neurologues, mais aussi tous ceux qui
questionnent les phénomènes de conscience, dans leurs aspects biologiques,
psychologiques, sociaux et spirituels. Les professionnels des arts et des
cultures pourront apprécier sa démarche à la fois pluridisciplinaire et
novatrice.

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01 juillet 2009

Pina Bausch


BENJAMIN CHAIX | 01.07.2009 | 00:01/ 24 Heures

Il faut s’être trouvé aux abords du Théâtre de la Ville, à Paris, dans l’heure qui précédait un spectacle de Pina Bausch, pour comprendre le véritable culte que son public lui rendait. Dans les couloirs du métro ou sur la place du Châtelet, on se heurtait à ses adorateurs se promenant une pancarte à la main, avec écrit dessus: «Qui vend un billet pour Pina?»

Pina! Un prénom que les connaisseurs n’avaient pas besoin de faire suivre d’un nom pour évoquer la personne, son art (le fameux Tanztheater), ses interprètes (des femmes en jupon, cheveux longs et pieds nus) et ses disciples. Et les danseurs, lorsqu’ils disaient: «J’ai auditionné chez Pina» (le plus souvent sans succès) en tremblaient encore d’émotion.

Foudroyée par le cancer
Pina, de son vrai nom Philippina Bausch, était née le 27 juillet 1940 à Solingen, dans cette Ruhr industrielle où elle est apparue en public pour la dernière fois il y a quelques jours sur la scène de l’Opéra de Wuppertal. Elle est morte mardi matin, foudroyée par un cancer dépisté seulement cinq jours avant son décès.

D’aspect austère, maigre et pâle créature comme surgie d’un fantasme d’Allemagne lessivée par la guerre, Pina Bausch impressionnait. Malgré son âge – après tout, elle n’avait que 68 ans – la grande artiste était nimbée d’une aura digne de celle d’un Béjart octogénaire ou d’un Cunningham nonagénaire.

Le chorégraphe romand Gilles Jobin souligne ainsi qu’«elle était aussi importante que Béjart», tandis que Foofwa d'Immobilité, chorégraphe genevois, salue «l’effervescence qu’elle avait apportée dans les années 1970 et 1980».

La chorégraphe américaine Carolyn Carlson résume la tristesse générale: «Elle laisse un grand vide dans l’univers.» Il faut dire que la fascination que ses spectacles exerçaient sur un public d’initiés éparpillés dans le monde entier, et surtout l’extrême rigueur de sa démarche artistique, lui avaient conféré très tôt un statut d’icône de la danse moderne.

La révolution Tanztheater
Si Pina Bausch dansait elle-même – on l’a vue en octobre 2002 au Grand Théâtre dans son emblématique Café Müller –, elle était surtout une directrice d’acteurs et une metteuse en scène aux ressources créatives inépuisables. Héritière de l’expressionnisme allemand et particulièrement de Kurt Joos, fondateur de l’école Folkwang d’Essen, elle a inventé dans les années 1970 et 1980 un genre théâtral nouveau, appelé Tanztheater.

«Tanz», parce que les interprètes de ses pièces dansaient bien un peu, mais surtout parce qu’ils avaient le mouvement pour langage et qu’ils étaient fondamentalement eux-mêmes avant d’être les personnages d’une comédie. Choisis pour leur singularité, leurs fêlures, leur expressivité, leur sens de la scène et leur allégeance à un processus créatif basé sur l’introspection, ils servaient des spectacles à la fois baroques et surréalistes, sensuels et parodiques.

«Theater» parce que Pina ne négligeait aucune des possibilités offertes par le théâtre, de la voix à la musique, en passant par les décors et les accessoires. Ceux-ci parfois accumulés à profusion, comme les milliers d’œillets de Nelken, les pelletées de terre du Sacre du printemps ou les chaises de Café Müller. D’ailleurs le théâtre contemporain a beaucoup puisé chez Pina, s’inspirant avec plus ou moins de bonheur de son extraordinaire liberté (doublée d’une discipline de fer) et de son sens de l’image forte. Attention, celles et ceux qui feront du Pina après Pina seront jugés par ses adorateurs en deuil.

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Corps-Art et ville

http://portail.univ-st-etienne.fr/bienvenue/recherche/colloque-rythmes-flux-corps-art-et-ville-contemporaine-234873.kjsp

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30 juin 2009

Exposition

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Le sport dans les presses communistes au XXe siècle

Le sport dans les presses communistes au XXe siècle

Publié le vendredi 13 mars 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

S’inscrivant dans une double perspective historiographique, ces journées d’étude ont pour ambition de poursuivre les travaux déjà engagés sur l’histoire de la presse communiste et d’approfondir les transformations culturelles du paysage sportif. Dans ce cadre, elles souhaitent réunir des communications portant sur l’analyse de la place, du rôle ou des fonctions du sport dans les colonnes de la presse communiste au sens large. À compter de 1920, dans le sillage de l’autonomisation du parti communiste en France émergent des organes de presse qui tentent de s’imposer dans le paysage médiatique national, régional, outre-mer. Très vite, le sport constitue un thème éditorial majeur auquel un espace important est consacré dont il s'agit d'interroger la nature et la fonction.

Annonce

Dans le prolongement de leurs travaux de recherche sur les rapports du sport et de la presse en France au XXe siècle, le laboratoire SENS (Sport et Environnement Social) de l’Université Grenoble 1 et le C.RE.S.O.I. (Centre de Recherches sur les Sociétés de l’Océan Indien) de l’Université de La Réunion ont adopté le projet de réaliser des journées d’étude sur le sport dans les presses communistes au XXe siècle. Elles seront soutenues par Yves Santamaria (IEP Grenoble) lui-même spécialiste de l’histoire du communisme.

S’inscrivant dans une double perspective historiographique, ces journées d’étude ont pour ambition de poursuivre les travaux déjà engagés sur l’histoire de la presse communiste et d’approfondir les transformations culturelles du paysage sportif. Dans ce cadre, elles souhaitent réunir des communications portant sur l’analyse de la place, du rôle ou des fonctions du sport dans les colonnes de la presse communiste au sens large. À compter de 1920, dans le sillage de l’autonomisation du parti communiste en France émergent des organes de presse qui tentent de s’imposer dans le paysage médiatique national (i.e. l’Humanité, Le Sport, etc.), régional (i.e. La Marseillaise, etc.), outre-mer (i.e.Témoignage). Très vite, le sport constitue un thème éditorial majeur auquel un espace important est consacré. Il fait régulièrement la Une de la presse généraliste qui devient dans un second temps un acteur important du champ sportif en créant par exemple une série d’évènements sportifs (épreuves cyclistes, cross country, etc.) ou en tentant de s’en approprier certains (par exemple Paris-Roubaix). En outre, elle initie ou poursuit certains débats sur les formes sportives acceptables tout en dénonçant d’autres pratiques, dont la nature varie selon les périodes (citons en exemple le cas du professionnalisme).

Cette situation engage à développer une réflexion autour des questions suivantes : Quelles sont les conjonctures majeures dans les relations entre sport et presses communistes ? Quels sont les buts d’un intérêt aussi marqué pour le sport ? Quels en sont les enjeux politiques, économiques, sociaux, culturels ? Comment s’intègre le sport dans un espace éditorial à la fois structurant et mouvant ? Si le XXe siècle est marqué par une forte propension des presses communistes à faire du sport un objet politique, certaines périodes mettent en exergue des tendances claires. Le Front populaire et l’après Seconde Guerre mondiale, qui connaissent une forte réception des idées communistes en France, méritent des études particulières, tout autant que les années 1960 caractérisées par la guerre froide et la médiatisation du sport.

Sans prétendre à l’exhaustivité, plusieurs pistes sont proposées :

  • L’émergence, le développement, le renoncement d’une presse sportive communiste spécialisée quotidienne ou hebdomadaire (Sports, etc.)
  • Place et analyse du sport dans la presse communiste nationale, régionale, d’outre-mer quotidienne et hebdomadaire. 
  • Place du sport dans la presse syndicale, corporative ou affinitaire (FSGT, etc.)
  • Place du sport dans l’encadrement de la jeunesse 
  • Analyse de discours sur le sport
  • Lien entre sport et politique
  • Relations entre sport et genre 
  • Les rapports à l’événement sportif  : commentateur et initiateur 
  • Les acteurs de la presse sportive communiste (parcours biographique de patron de presse, journaliste…) 
  • Insertion du sport dans la stratégie éditoriale du/des supports communistes
  • Évolutions des approches journalistiques (thématiques, supports, écritures…)

Non limitée au cas français, cette journée s’enrichira de contributions sur des études de cas internationales en s’appuyant sur des presses étrangères ou en développant des analyses comparatives.

Instructions aux auteurs

Faire parvenir avant le 30 juin 2009 un résumé en français (entre 200 et 250 mots)

Vous préciserez le titre centré en gras, caractères Times New Roman14, en dessous à droite le prénom, le nom de l’auteur, en dessous sa fonction, son institution de rattachement en gras Times New Roman 12.

Le corps du texte justifié simple interligne en Times New Roman12.

Cinq mots-clés en gras Times New Roman12

Les résumés doivent contenir les informations suivantes : thème retenu, lieu, période, sources utilisées, résultats et conclusions.

Les notifications de l’acceptation par le comité scientifique seront communiquées avant le 15 septembre 2009.

Publications

À la suite de cette journée d’étude, les communicants transmettront leur texte aux deux responsables pour le 1er septembre 2010. Ils seront soumis à une expertise scientifique selon les procédures habituelles suivies par les revues et publiées.

Inscriptions

Communicants 10€

Participants 20€

Frais de repas midi sur les deux jours 35€

Pour les contacts et envois, s’adresser aux deux responsables du projet scientifique :

  • Michaël ATTALI
    m.attali@wanadoo.fr
  • Evelyne COMBEAU-MARI
    ecombeau@univ-reunion.fr


Mots-clés
  • sport, communisme, presse, politiques, évènements
Fichiers attachés
Lieu
  • Grenoble (38) (Campus universitaire)
Date limite
  • mardi 30 juin 2009
Contact
  • Michaël ATTALI
    courriel : m [point] attali (at) wanadoo [point] fr

    1741 rue de la piscine - 38400 St Martin d'Hères

  • Evelyne COMBEAU-MARI
    courriel : ecombeau (at) univ-reunion [point] fr
Source de l'information
  • Michaël Attali
    courriel : m [point] attali (at) wanadoo [point] fr


Pour citer cette annonce

« Le sport dans les presses communistes au XXe siècle », Appel à contribution, Calenda, publié le vendredi 13 mars 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle12267.html

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