Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

31 janvier 2009

Los bastardos

Los Bastardos

Drame / Thriller

Date de sortie : 28 Janvier 2009

Réalisé par : Amat ESCALANTE

Durée : 1h30min

Pays de production :

France , Mexico , United States

Titre original : Los Bastardos

Distributeur : Le Pacte

Jesus et Fausto, deux Mexicains illettrés vivant dans une grande ville du sud de la Californie, décident de se rendre dans un état lointain, pour travailler dans un champ de tomates, et en finir avec les petits boulots qu'ils ont exercé à droite-à gauche. Mais il n'ont pas l'argent qu'il leur faut pour faire le voyage. Et tandis que la situation semble désespérée, les choses vont empirer lorsque les deux hommes sont accusés d'un meurtre.

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Avec le Planning Familial

Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation à la sexualité, pour toutes et tous

En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.
L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.
Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir
Luttons ensemble pour les défendre !

Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition.
www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth

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30 janvier 2009

Une femme sans qualités

Ecrit à la première personne sous la forme d’une lettre adressée à un homme. Une mise au point autant qu’une mise à nue, le portrait au scanner d’une grande et belle jeune femme désirée par les hommes et qui avoue son incomplétude au seul qui émeut peut être son âme. Sincère et dégagée des artifices elle lui parle d’Elle qu’il ne connaît pas.
Dotée de tous les attributs de la fille sexy, la narratrice avoue que son utérus est celui d’une petite fille et qu’une opération chirurgicale lui a ôté les ovaires à l’âge de 18 ans. Conclusion, une stérilité irréversible et le sentiment de ne pas appartenir, malgré des apparences trompeuses, au clan des femelles. Seules les hormones ingurgitées lui garantissent une vie au féminin.


Une rage sourde fait d’elle un être atypique, qui ne connaît, ni le désir ni le plaisir, et s’octroie le luxe vengeur de le provoquer chez les autres. Aucune parcelle d’elle-même ne s’abandonne dans son parcours et la colère qu’engendre sa différence ne lui sert qu’à mépriser le reste du genre humain, si bien déterminé.
Le personnage tend vers la mort à chaque page, roulé en boule dans une dissemblance érigée au rang de mode de vie, dans un univers stylé et fêtard où chacun se distrait vaillamment de sa solitude.
En cherchant un refuge dans l’achat d’une maison en bord de mer, la jeune femme devra pourtant renoncer à son « in-utéro » programmé, pour affronter enfin l’existence qui sera la sienne. Comme un cri de nouveau né, les mots de la longue missive déchireront le silence pour peut- être s’ouvrir enfin à la vie.

Ce livre pose réellement des questions essentielles sur la sexualité féminine dont la partie immergée est en adéquation avec une réalité physiologique. Dans une société où l’érotisme et le corps des femmes est à la portée des yeux, reste t-il un moyen d’être « entière » ? La féminité existe-t-elle de l’intérieur ou est-ce un abécédaire normatif ? La fertilité en délimite t-elle les contours ? La beauté est elle un passeport assuré vers la complétude ? Quels sont les propres désirs des superbes femmes photographiées par Helmut Newton (et évoquées dans le livre) ?

L’écriture prend au trippes, parfois très crue mais toujours extrêmement intelligente et percutante. La détresse n’est jamais larmoyante et on adopte l’auteur pour sa flagrante modernité. Un roman brûlant et singulier, bien loin des « histoires de nanas » …

www.lamuseagitee.com/article-26832186.html - 40k



Virginie Mouzat, Une femme sans qualités, Albin Michel, 177 pages

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29 janvier 2009

Ideal Body ?

You’re going to LOVE THIS! The british magazine Fabulous asked thousands of their readers what they thought about their body, which bits they like, which bits they don’t, and what they’d change if they could. They also asked their men readers.

It seems men and women have very different ideas about the perfect female figure. Here are some of the juicy results:

WHAT WOMEN SAY…

Hurrah for curves!

They asked whose body they admire most:

26%

voted for TV presenter Myleene Klass

22%

picked curvy Kelly Brook

15%

went for supermodel Gisele Bündchen

And what do they all have, girls? Yep, great boobs!

56%

of women say their breasts are the most attractive part of their body

45%

say their stomach is the part of their body they like the least

21%

constantly worry about their weight

55%

worry their partner isn’t attracted to them because of their body

56%

would consider having cosmetic surgery – 41% want liposuction

32%

say their ideal dress size is an 8

Vital statistics

10st 1lb: the average weight of a Fabulous reader

79%

of you want to lose weight

37%

of you want to lose 1-7lb

WHAT MEN SAY…

They asked which female celeb has the best body

40%

say Kelly Brook

15%

say Myleene Klass

1%

rate Kate Moss as having the best celeb body – so curves win again!

38%

estimate the average size of a British woman at size 14 – it’s actually size 16

58%

of men say they are happy with their partner’s body and wouldn’t want them to lose or gain weight

77%

of men say yes when asked whether they wish women were more body confident

CLICK HERE FOR THE FULL RESULTS

We’re surprised not to see Heidi Klum on the list but then again we didn’t vote! What do you guys think about the results?

SOURCE: So which woman has the perfect body?

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Insiders, outsiders

« Insiders, outsiders ». Pratiques, dynamiques et symboliques de l'incorporation dans les micro-sociétés (1500-1650)

Organisé par la Casa de Velazquez et le Centre Roland Mousnier (Université Paris-Sorbonne)

Publié le mardi 27 janvier 2009 par Marie Pellen

Résumé

Ce colloque organisé à la Casa de Velazquez interroge l’articulation entre individu et corps social mais aussi la résilience de l’un à l’autre, en invitant à mettre en lumière les pratiques, dynamiques et symboliques de l’incorporation dans les petites communautés entre 1500 et 1650. L’incorporation implique l’apprentissage et la mise en œuvre de valeurs, de normes et de pratiques communes que l’appartenance à la communauté requiert de l’individu. Ces journées entendent privilégier l’étude de « micro–sociétés » organisant un territoire précis, construites par des pratiques récurrentes, des rituels ou des imaginaires communs, par des institutions et des infrastructures englobantes ou encore par un statut collectif reconnu. Il convient d’interroger les formes, nouvelles ou traditionnelles, utilisées par ces communautés pour incorporer tant des nouveaux arrivants (outsiders) que ceux déjà présents en leur sein (insiders) mais dont la position vis–à–vis de la société ou dans la société a changé à la suite des grandes mutations du début de l’époque moderne.

Annonce

Colloque international de Madrid, 9 et 10 février 2009.

Programme du colloque

Lundi 9 février

9h30-10h

Ouverture par Jean–Pierre ÉTIENVRE
Directeur de la Casa de Velázquez

Denis CROUZET
Directeur du Centre Roland Mousnier (Université Paris–Sorbonne)

Session 1 : Faire corps : Genèses des communautés

10h-14h

Session présidée par Pegerto SAAVEDRA FERNANDEZ
Universidade de Santiago de Compostela

La Fabrique communautaire

Javier BURRIEZA SANCHEZ
CSIC, Madrid
Las seguridades de las cofradías : el caso del Valladolid moderno (ss. xvi–xvii )

Ígor PEREZ TOSTADO
Universidad Pablo de Olavide de Sevilla
La teoría y práctica del martirio en la formación de la minoría católica en Inglaterra

Steve HINDLE
University of Warwick
Procession or Perambulation ? Beating the Bounds of the Parish in Early Modern Europe

Imposer le changement

Bertrand MARCEAU
Université de Paris–Sorbonne
Anciens moines contre nouveaux observants : le conflit des observances dans l’ordre de Cîteaux au XVIIe siècle

Didier Boisson
Université d’Angers
Les synodes provinciaux, révélateurs d’un difficile apprentissage de la discipline ecclésiastique dans les communautés réformées françaises (vers 1590–vers 1650)

Nathalie SZCZECH
Université Paris–Sorbonne
Maudits français : tensions et xénophobies dans la Genève de Calvin

Session 2 : Corps Politiques : communautés et pouvoirs

16h-20h

Session présidée par François–Joseph RUGGIU
Université de Paris–Sorbonne

Recompositions et dynamiques du pouvoir

Fanny COSANDEY
EHES , Paris
Conflits de préséance et dynamiques de pouvoir : la recomposition des hiérarchies dans la société de cour (autour de 1550–1650)

Francisco José ARANDA PEREZ
Universidad de Castilla–La Mancha
Intersecciones sociopolíticas y procesos de oligarquización en la Castilla altomoderna : Toledo

Négociations avec le pouvoir

Ian ARCHER
University of Oxford
Rhetorics of metropolitan incorporation: the dialogue between city and crown in early modern London, 1550–1642

G.K. BRUNELLE
State University of Fullerton, California
“Jewish Jews” and “Catholic Jews” in France: the Inquisition, New Christians and the French Crown in the Seventeenth Century

Julia MERRITT
University of Nottingham
Community, Custom and Authority in Early Modern England : The Ambiguous Rise of London Vestries

Mardi 10 Février

10h-14

Session 3 : S’incorporer : Individus et communautés

Session présidée par Bernard VINCENT
EHES, Paris

Apprentissages

Marie–Ange BOITEL-SOURIAC
Université Paris–Sorbonne
Grandir à la cour dont le prince est un enfant. La petite cour des Enfants de France ou le lieu d’apprentissage et d’initiation aux normes, rites et codes de la société curiale

Antoine ROULLET
EHEHI, Casa de Velázquez
L’incorporation d’une novice au couvent

Appartenances

Claire DOLAN
Université Laval, Québec
L’avocat Pierre de Fauris et son incorporation au corps de la noblesse de Provence au début du XVIIe siècle

Olivier SPINA
Université Paris–Sorbonne
Intégrer le nouveau venu ? Le rôle des corporations de métier et des spectacles à Londres (1550–1600)

Adaptations et résiliences

Pegerto SAAVEDRA FERNANDEZ
Universidade de Santiago de Compostela
La consolidación de las aldeas y las parroquias en Galicia en los siglos xvi–xvii

Henry FRENCH
University of Exeter
Fitting In : the two sides of community in English villages, c. 1500–c.1650


Mots-clés
  • Incorporation, micro sociétés, Angleterre, Espagne, France
Lieu
  • Madrid (Espagne) (Casa de Velazquez)
Dates
  • lundi 09 février 2009
  • mardi 10 février 2009
Contact
  • Spina, Olivier
    courriel : olivierspina (at) hotmail [point] fr
  • Roullet, Antoine
    courriel : antoine [underscore] roullet (at) hotmail [point] com
  • Szczech, Nathalie
    courriel : nathalie [point] szczech (at) hotmail [point] fr
Url de référence
Source de l'information
  • Olivier Spina
    courriel : olivierspina (at) hotmail [point] fr


Pour citer cette annonce

« « Insiders, outsiders ». Pratiques, dynamiques et symboliques de l'incorporation dans les micro-sociétés (1500-1650) », Colloque, Calenda, publié le mardi 27 janvier 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle11950.html


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La beauté au naturel

  • La beauté au naturel, article du 27/01/2009 : "Jusque dans les supermarchés, le rayon beauté s’enrichit de soins Bio et écologiques. Sans compter la tendance maquillage « nude » observée lors des défilés printemps-été 2009. Alors, vrai phénomène beauté ou tendance momentanée ? Nous avons mené l’enquête sur la beauté au naturel.Bernard Andrieu a répondu à nos questions."
    Version Femina, Par Isabella Monnier Leland
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    28 janvier 2009

    Nojoud, 10 ans, divorcée au Yemen

    Nojoud, 10 ans, divorcée
    au Yémen

    De notre envoyée spéciale à Sana'a (Yémen), Delphine Minoui
    24/06/2008 | Mise à jour : 18:52
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    .

    Mariée de force en dessous de l'âge légal, abusée sexuellement et physiquement par son mari de vingt ans son aîné, Nojoud Ali est la première Yéménite à avoir osé défier, à l'âge de 10 ans, l'archaïsme des traditions de son pays, en demandant le divorce.

    Dans les couloirs encombrés du tribunal de Sana'a, personne n'avait pris le temps de la remarquer. Cela faisait des heures que la frêle Nojoud Ali, drapée dans un voile noir, patientait, en priant pour qu'une oreille attentive puisse l'écouter. À midi, la foule se dissipa et un juge finit par s'étonner de ce petit bout de femme recroquevillé sur ce banc désormais vide. «Qu'est-ce que tu attends ?», lui demanda-t-il. «Mon divorce !», lui répondit-elle. À 10 ans, Nojoud fait partie de ces milliers de filles yéménites, mariées au plus jeune âge, selon de vieilles traditions tribales qui perdurent essentiellement en province. Mais, fait exceptionnel, c'est la première fois qu'une jeune mariée osa, ce 2 avril 2008, se rebeller contre les traditions en vigueur. Jusqu'à entamer un procès contre son mari, Faez Ali Thamer, trois fois plus âgé qu'elle. Et à le gagner avec brio, grâce à une mobilisation sans précédent de défenseurs des droits de l'homme et de journaux locaux. Une vraie première. «Au début, j'avais honte d'en parler», murmure la petite fille haute comme trois pommes qui a accepté de nous raconter le récit de ses mésaventures. Avant d'enchaîner, cette fois-ci sur un ton plein d'assurance qui dénote une étonnante maturité acquise au cours de son combat de deux mois : «Maintenant, je veux retourner à l'école et je veux étudier pour devenir avocate !»

    C'est au domicile parental, dans le quartier de Dares, où elle a retrouvé ses frères et sœurs, qu'elle nous reçoit. Coincée dans une ruelle poussiéreuse, la maisonnette est composée de deux minuscules pièces sans ventilateur. Des coussins jetés à même le sol forment l'unique mobilier du salon. Un habitat vétuste, typique de l'installation de nombreux villageois venus tenter leur chance dans la capitale, Sana'a, pour n'y trouver que misère et pauvreté, comme Ali Mohammad al-Ahdel, le père de Nojoud. Actuellement au chômage, ce dernier, originaire d'un village de la province de Hajja, doit nourrir deux femmes et seize enfants. Des raisons qui expliquent, bien souvent, la fréquence des mariages précoces, en échange d'un petit pécule. «Quand Faez Ali Thamer, également originaire de Wadi La'a, est venu demander la main de Nojoud, j'ai tout de suite accepté pour pouvoir la protéger. Ma première fille a été kidnappée, je ne voulais pas qu'il lui arrive la même chose», se défend-il, en se réfugiant dans des lamentations douteuses. À ses côtés, Shoya, la mère de Nojoud, acquiesce d'un geste de la tête : «Il nous avait promis d'être respectueux.» Selon la loi en vigueur, l'âge du mariage est fixé à 15 ans pour les filles. Mais de nombreux parents dérogent à la règle en établissant un contrat de mariage stipulant que les relations sexuelles sont interdites jusqu'à ce que la jeune fille soit «prête». Or, ce contrat est rarement respecté.

    Le soir des noces, c'est la fête pour Nojoud, qui ne réalise pas bien ce qui lui arrive. «On m'a offert trois robes pour mon mariage, deux jaunes et une marron. Elles étaient très jolies», se souvient-elle, en plissant ses yeux en forme d'amande. Cette fan des jeux de cache-cache qui aime le chocolat, comme la plupart des filles de son âge, n'avait qu'un seul rêve, à part celui d'avoir un jour la télévision : «Ressembler à une tortue, pour me glisser dans l'eau, car je ne suis jamais allée au bord de la mer.» Le mariage, elle ne savait pas trop bien ce que cela signifiait, à l'exception des cadeaux qui viennent avec et d'une maison toute neuve. Ce n'est qu'une fois arrivée au nouveau domicile conjugal, dans le village de Wadi La'a, qu'elle prend conscience de son calvaire. Après lui avoir indiqué sa chambre à coucher, son mari lui fait vite comprendre ses intentions. «Il a voulu qu'on dorme dans le même lit. J'ai refusé et il s'est mis à me courir après. Il a fini par m'attraper et par me faire des choses sales et désagréables», raconte-t-elle. Chaque soir, à la nuit tombée, le même scénario se reproduit : «Dès qu'il rentrait du travail, ça recommençait. Je pleurais en le suppliant de me laisser seule. Il me tapait avec un bâton. J'avais beau crier, personne ne pouvait m'entendre.»

    Quelques semaines plus tard, elle se résigne, honteuse, à en parler à ses parents lors d'une visite à Sana'a. Mais ils font la sourde oreille. «Mes cousins m'auraient tué si je déshonorais la famille en demandant le divorce pour ma fille», nous dit le père, engoncé dans sa tunique blanche. Nojoud, elle, refuse de baisser les bras. À force de frapper à toutes les portes, elle finit par recueillir, le mois suivant, le conseil d'une de ses tantes. «Va au tribunal, c'est la seule solution !», lui lance-t-elle, en glissant quelques pièces dans le creux de sa main. Tout juste de quoi monter dans un bus des transports publics.

    Dans ce bâtiment si impressionnant, Nojoud se sent perdue. Interpellé par le courage et la détresse de la petite fille, Mohammed al-Ghadhi, le juge, décide de l'héberger chez lui pendant trois jours, et de placer le père et le mari en détention provisoire. Mais la demande de divorce, unique en son genre, n'est pas facile à régler. «Selon les mœurs yéménites, où les règles tribales ont souvent la priorité sur la loi en vigueur, ce genre d'affaires est d'habitude étouffé», confie l'avocate Chadha Nasser, qui se porta volontaire pour défendre Nojoud. Cette spécialiste des droits de l'homme s'en remet alors à son intuition. Le jour du procès, elle convoque les associations féministes et la presse. Le sujet fait la une du quotidien Yemen Times. Sous la pression de l'opinion publique, le divorce est finalement prononcé. Un tabou est brisé. «Ce procès a enfoncé une porte fermée», se réjouit Chadha Nasser. Depuis, une petite dizaine d'autres filles ont osé entamer des procédures judiciaires contre leur mari. Nojoud, elle, prépare son retour à l'école. Elle a réintégré le foyer parental, mais bénéficie du soutien et de la protection de plusieurs associations, ainsi que de son avocate, sa «seconde mère», comme elle l'appelle. «Quand je serai grande, je veux défendre les gens opprimés. Comme Chadha !», dit-elle.

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    Les Catégories de « sexe » et de « race » dans les sciences

    Appel à communication – CFP
    Colloque « Les Catégories de « sexe » et de « race » dans les sciences
    biomédicales contemporaines » - organisé par l’équipe ANR BIOSEX (Universités
    Paris 1/Paris 10)
    Vendredi 29 mai 2009, 9h/18h
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
    UFR de philosophie, Esc. C 1er étage, salle Cavaillès

    « En dépit des déclarations publiques sur la fin de la race biologique, le concept refuse de mourir. », Anne Fausto-Sterling, 2004

    Le projet BIOSEX est un projet ANR jeunes chercheuses/chercheurs lancé en
    janvier 2008. Son ambition est de fédérer les recherches portant sur tous les aspects du sexe biologique et médical, en croisant l’histoire et philosophie des sciences avec les problématiques de l’épistémologie historique et les études féministes sur les sciences.  L’un des axes privilégiés de notre recherche porte sur l’articulation des conceptualisations du « sexe » et de la « race » dans les sciences biomédicales. Le colloque portera plus particulièrement sur cette articulation depuis les années 1950 jusqu’à nos jours. Quelles sont les définitions et les mutations de la catégorie de « race» dans la recherche biomédicale ? Quels sont les enjeux théorique, politique et épidémiologique, de ce que l’on pourrait appeler le « retour de la race »?
    Notre objectif est de mettre en perspective, les conceptualisations croisées des catégorisations sexuelles et raciales aux XXe et XXIe siècles.

    Invitées :
    Laura Briggs, (Univ. Arizona),
    Joan Fujimura (Univ. Wisconsin),
    Duana Fullwiley (Univ. Harvard). 

    Thématiques possibles :
    - sexe, race et génétique
    - « le retour de la race »
    - Débats biomédicaux sur l’élaboration des « marqueurs » de sexe et de race
    - racialisation et nouvelles catégories du sain et du malsain
    - perspectives épistémologiques sur la médecine prédictive et la
    pharmacogénétique
    - cartographier, catégoriser, naturaliser : le projet HapMap
    - racialisation de l’identité sexuelle
    - nouvelles mythologies scientifiques
    - primates, cyborg et problématique raciale
    - philosophie, études féministes et post-coloniales sur les sciences
    biomédicales

    Les propositions de communication (2000 signes), ou d’affiche/poster,
    accompagnées d’une brève bio/bibliographie, sont à envoyer avant le 1er mars 2009 à Elsa Dorlin – elsa.dorlin(@)univ-paris1.fr et Thierry Hoquet -
    Thierry.hoquet(@)Hotmail.fr.
    Les propositions sélectionnées seront connues le 15 mars 2009.
    Les versions papiers des interventions seront à envoyer le 1er mai 2009 aux organisatEurs.


    Thierry Hoquet et Elsa Dorlin – co-responsables BIOSEX

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    27 janvier 2009

    Catherine Corringer

    This is the girl
    Catherine Corringer

    Une « sex heroïne boxer », sa « rocky coach » et un homme sex toy dans une exploration érotique et fantastique de la puissance sexuelle de la femme.

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    La perception des situations

    -------

    Collège International de Philosophie

    Séminaire NATURALISMES ET PRAGMATISMES

    Année 2009 :  *La perception des situations*

    (organisé par Guillaume Garreta)

    -------

    Mercredi 28 janvier,  18h30-20h30 :

      Louis Quéré (CNRS-EHESS)


      "Approche pragmatiste de la perception et problématique gibsonienne

    des affordances"

    Salle JA05

    (Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Carré des

    Sciences, Pavillon Joffre, entrée par le 25 rue de la Montagne Ste-

    Geneviève, 75005 Paris)

    [Entrée libre. Sur consigne de sécurité du Ministère, il vous sera demandé de

    présenter une pièce d'identité à l'accueil. Il est recommandé

    d'arriver un peu en avance.]

    ------

    Programme :

    - Mercredi 14 janvier  18h30-20h30,  Salle JA05

      Guillaume Garreta (CIPh, Execo - U. Paris-1)

         Présentation du séminaire

    "Pragmatisme et perception des situations, 1"

    - Mercredi 21 janvier  18h30-20h30, Salle JA05

    Mathias Girel (Execo - U. Paris-1 et IHEST )

      "La situation chez Peirce, entre phénoménologie et théorie de la

    perception ?"

    - Mercredi 28 janvier  18h30-20h30, Salle JA05

      Louis Quéré (CNRS-EHESS)

      "Approche pragmatiste de la perception et problématique gibsonienne

    des _affordances_"

    ---

    (veuillez noter le  changement de lieu)

    ---

    - Mercredi 4 mars 18h30-20h30, Salle J 23 (Patio 33/44, Université

    Paris-6 Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris)

      Richard Shusterman (Florida Atlantic University)

      "La perception des situations -- entre qualité immédiate et pensée

    critique"

    - Mercredi 1er avril 18h30-20h30, Salle J 23 (Université Paris-6)

    Guillaume Garreta (CIPh, Execo - U. Paris-1)

    "Pragmatisme et perception des situations, 2"

    - Mercredi 29 avril 18h30-20h30, ***Salle JA05*** (MESR, 1 rue

    Descartes, 75005 Paris)

    Sandra Laugier (Université de Picardie Jules-Verne)

      "Perception des situations et expressions morales"

    - Mercredi  20 mai 18h30-20h30, Salle J 23 (Université Paris-6)

    Victor Rosenthal (MoDyCo-CNRS) et Yves-Marie Visetti (CREA-CNRS)

      "Langage comme perception, perception comme sémiose"

    ------------

    Précisions sur les LIEUX :

    -- Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, 1, rue  Descartes, 75005 Paris

    * L'entrée se fait par le 25 rue de la Montagne Ste Geneviève *

        La salle JA 05 se trouve dans le Pavillon Joffre, RdC bas.

    Sur consigne de sécurité du Ministère, il vous sera demandé de

    présenter une pièce d'identité à l'accueil. Il est recommandé

    d'arriver un peu en avance.

    -- Université Paris-6 Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005  Paris

    La salle J 23 se trouve dans le Patio 33/44 : bâtiment niveau Parvis

    entre les tours 33 et 44 (dans l'axe de l'entrée principale de

    Jussieu, légèrement sur la droite).

    -----------

    Argument

    Percevoir, pour la tradition pragmatiste (Peirce, James, Dewey,

    Mead), ce n’est pas synthétiser des impressions sensorielles

    disjointes, ni être un esprit en rapport cognitif avec le monde par

    le biais d’une double interface, physiologique puis mentale.

    Percevoir consiste avant tout à reconnaître une certaine palette de

    possibilités (d'action, en particulier) dans l'expérience ; c’est, en

    situation, être en mesure de différencier des objets — au sens

    générique  d’« événements dotés de signification » (Dewey) — qui

    s’imposent à nous et jouent des rôles plus ou moins déterminés (et en

    voie de détermination) dans nos pratiques et dans nos vies. Le

    séminaire, en suivant cette piste pragmatiste, entend explorer

    comment sont perçues les situations, et donc, corrélativement, ce que

    c’est que de percevoir une situation comme ceci ou cela (comme

    physiquement dangereuse, comme révolutionnaire, comme un succès

    validant une hypothèse scientifique, etc.).

    Est-il envisageable d’éviter d’établir une distinction de nature

    entre situations strictement « naturelles », situations « sociales »

    ordinaires et extraordinaires, situations scientifiques, situations

    esthétiques, en fonction de ce qui s’y donne à percevoir ? Et dès le

    moment où il y aurait saisie d’un « aspect », et non plus simple

    détection d’un fait, ne tomberions-nous pas (comme semble le soutenir

    Wittgenstein) hors du registre perceptif ? Peut-être faudra-t-il

    résister à la tentation répandue de rendre compte de « la perception

    » pour elle-même. Que devient dès lors le (prétendu mythe du) donné

    dans la perspective pragmatiste ? L’enjeu, au moins double, revient à

    examiner la possibilité d’une conception relativement unifiée de la

    perception des faits physiques et des traits sociaux, et à envisager

    l'esprit et ses manifestations non comme relevant d’une sphère sui

    generis close sur elle-même (et éventuellement reliée au monde par

    des expériences perceptives) mais comme des modes (ou modalités) des

    pratiques humaines. On tentera ainsi de préciser le sens, les

    ressources, les variétés et les limites du naturalisme très

    particulier qui est au cœur de cette attitude pragmatiste,

    radicalement différent de bien des versions contemporaines de

    naturalisme « réductionniste ».

    Posté par bodyepistemology à 07:03 - séminaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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