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21 février 2007

Le patrimoine de la Fédération Sportive et Culturelle de France

La Fédération Sportive et Culturelle de France

Le Pôle Enseignement-Recherche

de l’Institut Libre d’Education Physique Supérieur

et son équipe de recherche TEAMS²

(Territoires de l’Education, de l’Adaptation et du Management du Sport et de la Santé)

présentent

« 110 ans d’action éducative,

Le patrimoine de la Fédération Sportive et Culturelle de France

à l’épreuve du temps

Histoire, mémoire et perspective,  1898-2008 »

Première annonce et appel à communication

Cergy-Pontoise (95)

Les 5 et 6 avril 2008

Avec la collaboration de l’ILEPS

et le soutien de

Les partenaires apparaîtront au moment de la seconde annonce


Comité scientifique

Guy Avanzini, professeur honoraire d’université, co-président de comité scientifique

Thierry Bellier, professeur agrégé, Université de Grenoble

Jean Paul Callède, professeur d’Université, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, CNRS

Gérard Cholvy, professeur honoraire d’université, co-président du comité scientifique

Tony Froissart, maître de conférences, IUFM de Reims

Fabien Groëninger, professeur agrégé, docteur en histoire

Jean-Marie Jouaret, journaliste, membre associé, FSCF

Pierre Alban Lebecq, docteur en STAPS, ILEPS

Gilles Lecocq, docteur en psychologie, ILEPS

Laurence Munoz, maître de conférences, Université du Littoral, secrétaire gle du comité scientifique

Claude Piard, maître de conférence hors classe, docteur d’Etat

Françoise Tétard, historienne, CNRS

Yvan Tranvouez, professeur d’Université,  Université de Bretagne Occidentale

Comité d’organisation

Jean Vintzel, président de la F.S.C.F., 

Laurence Munoz,  Claude Piard,  Jean-Marie Jouaret,

Florence Hélaine, directrice de l’I.L.E.P.S.

Pierre-Alban Lebecq, Gilles Lecocq et les services de l’ILEPS ,

Betty Weiss, directrice de la F.S.C.F.

et les services de la FSCF, secrétariat des inscriptions

Introduction

En 1988, le colloque  Le patronage, ghetto ou vivier ?[1] était organisé « dans le cadre de l’objectif Organisations de jeunesse du G.R.E.C.O.2 du C.N.R.S. ». Gérard Cholvy relevait alors combien les patronages restaient un objet original, pour ne pas dire marginal au sein de l’histoire culturelle, et se réjouissait de la saine émulation que ce colloque, parmi d’autres initiatives, pouvait produire alors. Cette démarche scientifique « d’introspection institutionnelle » devait réapparaître à l’occasion des festivités du 100ème anniversaire de la Fédération Sportive et Culturelle de France, à Brest, en 1998, sous le titre Sport, culture et religion[2].

En 2008, la F.S.C.F. organise, en partenariat avec l’ILEPS, et à l’occasion du 110ème anniversaire de sa création une nouvelle manifestation. La présidence scientifique en sera assurée par la collaboration bienveillante de deux éminents spécialistes, Guy Avanzini, pour les domaines de la pédagogie et du corps, Gérard Cholvy, pour les patronages et mouvements de jeunesse chrétiens.

Au delà des ambitions de commémoration, véritable ciment pour l’institution, la fédération s’engage dans une analyse réflexive sur son histoire pour être mieux à même de comprendre les processus qui la traversent, la guident et parfois la gouvernent. Forte de cette analyse, elle prétend ainsi poser de manière plus rationnelle les bases d’une réflexion pour son programme politique.


Programme scientifique

Le caractère éclectique de cette institution offre des voies de travaux historiques nombreuses et originales dans chacun des champs auxquels elle appartient, l’Eglise catholique, l’éducation populaire, le mouvement sportif, les milieux d’activités artistiques et culturelles, l’animation globale…, mais aussi dans l’interaction de chacun d’entre eux. Les travaux récents, en cours d’écriture ou de publication témoignent de l’actualité et de la pertinence de l’objet, comme l’illustre par exemple le projet d’un ouvrage collectif sur les cultures du corps dans les pédagogies chrétiennes, dirigé par François Hochepied et Guy Avanzini.

Si la période d’émergence de l’institution et l’entre-deux-guerres bénéficient de travaux conséquents – non pas qu’ils soient suffisants - le programme interpelle aussi les chercheurs sur des époques plus contemporaines, par exemple postérieures à la seconde guerre mondiale, dont les enjeux qui courent parfois encore révèlent la difficulté à les appréhender.

Le champ historique reste donc largement ouvert à l’analyse des mutations récentes qui affectent ou traversent la fédération, l’Eglise et le monde associatif qu’il soit sportif ou culturel. Cette histoire du temps présent ne manquera pas de fournir les clefs de compréhension des processus en jeu dans l’évolution de l’institution. Ainsi, placée dans cet esprit, cette recherche-action pourrait constituer les fondements d’une réflexion politique et prospective. Dans cette perspective, les démarches historiques pourront être complétées ou traversées par des approches de disciplines connexes telles que la sociologie, la psychologie, l’anthropologie, la géographie, les sciences de l’éducation, …

La grille du programme scientifique comprend deux entrées,

-               l’une horizontale, classique où l’on retrouvera les différents champs afférents à la vie de l’institution (A.),

-               l’autre thématique (B.), qui correspond à des axes conjoncturels identifiés.

A.      A travers les méthodes, les publics, les finalités, les modes d’organisation…

- La FSCF comme acteur du monde sportif

La fédération est reconnue pour sa participation à la diffusion du sport en France, à la Belle époque, durant l’entre-deux-guerres, et jusque dans les années soixante, avant de subir, sous l’effet de la rationalisation des sports, une remise en cause fondamentale. Il conviendra d’analyser le rôle et la place de cette fédération dans le mouvement sportif français et international, et de comprendre les profondes mutations auxquelles l’institution a été et est confrontée. Dans un passé plus proche, les nouvelles modalités de pratiques sportives viennent sans doute ré-interroger la mission de la fédération.

- La FSCF dans le champ de l’Eglise catholique

La fédération émerge au cœur des patronages dans la mouvance du catholicisme social de la fin du XIXe siècle. Sa place dans l’Eglise paraît remise en question sous l’impulsion des mouvements d’actions catholiques dès le début des années trente. Quels rôles jouent les patronages et la fédération sportive dans cette quête d’apostolat ? La sécularisation générale de la société repositionne la FSCF dans l’espace social et religieux. Comment les structures décentralisées jouent elles la carte d’une spécificité religieuse ?

- La FSCF en relation avec les activités de culture, de jeunesse et d’éducation populaire

La fédération propose à ses adhérents la pratique d’activités culturelles, dans les années cinquante, comme les patronages le proposaient déjà aux apprentis, aux ouvriers et aux enfants dès la fin du XIXe siècle. Ces pratiques connaissent une ère de démocratisation. Quels rôles joue la fédération dans les secteurs de l’éducation populaire et de la jeunesse ? Qui sont les pratiquants ? Quelles structures et quelles méthodes sont alors valorisées par la Fédération ?

B. Les communications pourront être problématisées à travers les axes suivants :

- Affinité et identité républicaine

Issue du domaine privé, la FSCF a toujours tenu une place particulière dans son univers. Jugulée entre ses intentions patriotiques et son estampille catholique, supputant l’hostilité à l'heure même de la liberté d’association,  menacée par la Séparation de l’Eglise et de l’Etat,  reconnue d’utilité publique et mise au régime du droit commun aux fédérations sportives, elle conduit l’édifice sur le chemin du compromis, dans une démocratie pluraliste où de nouvelles questions sont posées à la laïcité. Comment est-elle parvenue à faire valoir son identité propre dans le concert public ? Quelles questions la société pose-t-elle aujourd’hui dans ce domaine ? Quelles réponses citoyennes peut-elle apporter sans mettre en cause son identité?

- Régionalisation

La gestion des structures comme celle des espaces a considérablement évolué. Après des dizaines d’années de centralisation, où les « querelles de clocher » réglaient localement les divergences politiques, l’Etat déconcentre ses services, déléguant progressivement ses prérogatives aux régions et aux départements. Localement, les référents originels de l’association, la municipalité et la paroisse, prennent des formes inédites à travers l’intercommunalité, les SIVOM, les SIVU, entraînant des mutations profondes auxquelles les clubs doivent s’adapter.

- Affinité et pédagogie

Les activités comme support de l’éducation en dehors du temps scolaire retiennent l’intérêt de manière inégale. Le cheminement de la fédération révèle les manières d’appréhender le rapport à l’autre dans un but éducatif, méthodes, essais, originalités…

Les logiques de performances condamnent-elles les associations FSCF à copier le jeu des fédérations délégataires ? Quelles ont été les démarches mises en œuvre pour faire fonctionner le couple affinité, pédagogie ? Quelle démarche entreprennent les clubs d’éducation populaire ? A côté de la fédération, des congrégations et des établissements d’enseignement libre ont aussi défini et définissent encore des projets et des méthodes qui poursuivent des enjeux analogues. Quel est l’apport de leur expérience ? Y a-t-il une (ou des) pédagogie des activités corporelles ou culturelles propre à une éducation « en conformité avec l’Evangile » ? Y a-t-il une éthique chrétienne du sport, de la culture et de leur transmission ?

-               Rationalisation de l’action éducative

A l’heure des patros, les colonies de vacances, comme le reste des activités pouvaient être portés par une logistique sommaire dont le seul bon sens pouvait guider la convenance. La législation s’est renforcée parfois des suites d’une jurisprudence douloureuse. Elle a contraint les associations à de nouvelles normes en toute matière, encadrement, locaux, matériels…

Chacune des activités s’est spécialisée au point d’entraîner dans ces évolutions des adaptations contraignantes menant des structures à s’éteindre parfois ou à envisager des modifications radicales de leur gestion et de leur public.



[1]G. Cholvy, sous la dir. de, Le Patronage, ghetto ou vivier ?, Actes du colloque des 11 et 12 mars 1987, Paris, Nouvelle Cité, Octobre 1988, pp.229-247

[2] G. Cholvy, Y. Tranvouez, , Sport, culture et religion, Les patronages catholiques 1898-1998, Actes du colloque de Brest du 24 au 26 septembre 1998, C.R.B.C., Brest, 1999

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