Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

31 décembre 2008

Coco Chanel

La célèbre marque de luxe va supprimer tous ses CDD et intérimaires à partir du 31 décembre 08

Cela correspondrait à environ 200 personnes.

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30 décembre 2008

Body art

azahar.files.wordpress.com/2007/07/body-art.jpg

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Dispositifs virtuels

Appel à contribution

Mercredi 31 décembre 2008

Dispositifs virtuels. Les arts dans la toile

Images Re-vues. Hors-série numéro 2

Publié le samedi 02 février 2008 par Raphaëlle Daudé

Résumé

Quels sont alors les changements qu’Internet a provoqués dans le monde de l’art ? Il s’agit d’une question que ce hors-série d’Images Re-vues entend poser à tous les acteurs de ce monde : les artistes, mais aussi les commissaires d’exposition, les théoriciens et les historiens, les galeristes et les critiques.

Annonce

Images Re-vues. Hors-série numéro 2

Dispositifs virtuels. Les arts dans la toile

(Envoi des propositions avant fin décembre 2008)

Lorsqu’un objet complexe pénètre dans notre quotidien, il peut assez facilement apparaître obvie et sa présence devient tellement forte que nous cessons de le questionner. L’affirmation « Internet a changé notre rapport aux images » résonne alors comme une certitude absolue. Mais quelles sont les formes de ce changement ? La question, ainsi formulée, demeure trop large et trop vague. En revanche, si les œuvres d’art sont des outils pour comprendre le monde, nous pouvons nous en servir pour réfléchir à quelques aspects de ce changement.
Quels sont alors les changements qu’Internet a provoqués dans le monde de l’art ? Il s’agit d’une question que ce hors-série d’Images Re-vues entend poser à tous les acteurs de ce monde : les artistes, mais aussi les commissaires d’exposition, les théoriciens et les historiens, les galeristes et les critiques.
Car le seul point de départ que nous pouvons adopter est que la circulation et la production sont mêlées comme jamais.
Ce qui nous fait envisager les thèmes les suivants.
(1) Internet comme catalogue universel et mémoire collective des images.
(2) Les changements dans la notion d’installation.
(3) Le support a-t-il vraiment disparu ?
(4) L’idée d’interaction du Web 2.0.
(5) Qu’arrive-t-il au dehors de la toile pour les arts numériques ? Exposition, marché, musée. (6) Ontologie des images mutantes.
(7) Le regard individuel/le regard communautaire du spectateur.
(8) Temporalité de la production/temporalité du spectateur.
(9) D’où viennent toutes ces images ? Web, mimesis et réalité.
(10) L’éphémère du lieu.
(11) Voir et toucher dans la toile.
(12) Internet et les productions artistiques non-infographiques.

Ce hors-série d’Images Re-vues se présentera avec une structure différente construite spécifiquement pour accueillir plusieurs médias et les propositions d’artiste. Ce numéro sera donc ouvert à toutes formes de contribution. En outre, le site se voudra un espace in progress susceptible d’accueillir des interventions proposées après la parution du numéro. Les travaux collectifs seront les bienvenus, comme les propositions de collaboration avec les Ecoles d’Art ou d’autres institutions.

Coordination du numéro : Giuseppe Di Liberti

giuseppediliberti@virgilio.it


Mots-clés
  • art, web, internet
Date limite
  • mercredi 31 décembre 2008
Contact
  • Giuseppe Di Liberti
    courriel : giuseppediliberti (at) virgilio [point] it

    NHA
    CEHTA (bureaux 140-141-142)
    « Images re-vues »
    2, rue Vivienne
    75002 Paris, France
    Tél. 01 47 03 84 40

Url de référence
Source de l'information
  • Giuseppe Di Liberti
    courriel : giuseppediliberti (at) virgilio [point] it


Pour citer cette annonce

« Dispositifs virtuels. Les arts dans la toile », Appel à contribution, Calenda, publié le samedi 02 février 2008, http://calenda.revues.org/nouvelle9816.html

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29 décembre 2008

Emile Jouvet

Louisemakeup_web

Emilie Jouvet, Louise make-up.

Emilie Jouvet appartient à cette génération post-moderne, post-révolutionnaire, qui met en place une nouvelle perception/conception du monde dans son oeuvre, prenant en compte les victoires et les défaites de l’activisme artistique passé (70’s). L’engagement et les ambitions politiques d’unE artiste postmoderne ne sont plus les mêmes qu’au moment des dernières révoltes (les derniers râles de l’époque moderne), ses méthodes non plus. Et au milieu de tant de créativité autour des thèmes très actuels du sexe et du corps, Emilie Jouvet se distingue de par un militantisme pragmatique et réaliste qui ne cherche ni à se conformer à la pornographie mainstream, ni à exagérer les traits de la non-conformité des corps et des sexualités qu’elle (re)présente. Cela afin de rester fidèle à ses convictions et par souci de délivrer une œuvre politiquement honnête. Contrairement à beaucoup d’autres représentations alt-porn de femmes ou de lesbiennes, les photographies de l’artiste militante ne répondent pas à « l’horizon d’attente » (Hans Robert Jauss, 1975) érotique, straight ou mainsteam, des hommes qui n’apprécient l’émancipation sexuelle des femmes que lorsqu’elles arrangent sa libido, et uniquement la sienne. Les riot grrrls imagées par la plasticienne ne sont pas non plus issues de l’iconographie des Vénus, des vierges Marie et autres Eve évangélique, récurrentes dans une histoire de l’art traditionnelle qui fascine/excite encore tant de photographes masculins. Elles sont plutôt un remake post-moderne des Lilith et des sorcières hérétiques qui refusent de se soumettre au désir patriarcal qui avait produit le sexe féminin comme un sexe faible et à l’idéal humaniste de la binarité apparente et complémentaire. Renier Dieu et la soumission à Adam, ainsi qu’à l’ensemble de la gente masculine, n’a pas suffit, le combat continue. Toutefois, Emilie Jouvet ne cherche pas à rendre les corps agressifs, il n’y a pas d’obligation précise pour être prise en photo, ni de maximisation visuelle de l’insurrection anatomique ; il suffit de faire partie de son cercle d’amies ou d’être queer, quels que soient son physique ou sa sexualité, ce qui témoigne d’une certaine honnêteté intellectuelle dans son travail. En choisissant de  ne travailler sans aucun protocole théorique discriminant, elles démontrent son attachement avec la réalité sociale qu’elle vit quotidiennement, et ne se laisse pas piéger par l’envie d’impressionner à fabriquant de toute pièce un underground qui serait excessif, et de ce fait socialement peu crédible ou enviable pour un public large.

Lien vers le myspace d'Emilie Jouvet

Lien vers le blog d'Emilie Jouvet

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À quoi servent les sciences sociales du sport ?

Appel à contribution

Samedi 10 janvier 2009  |  Lyon (69)

À quoi servent les sciences sociales du sport ? Recherches et utilité(s) sociale(s)

Cinquième congrès international 3SLF (Société de sociologie du sport de langue française)

Publié le samedi 28 juin 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Au-delà du constat de la diversité des missions (diagnostic des politiques ou des organisations sportives, mesure des retombées économiques et sociales, études des usages et des consommations sportives…), ce Congrès voudrait questionner d’un point de vue épistémologique les liens entre recherche et utilité(s) sociale(s) : émergence de formes singulières d’enquête, enjeux de légitimité (formes « nobles » vs. « vulgaires »), lien entre utilité et médiatisation, risque de l’instrumentalisation, relations entre formes d’engagement et éthique. Plus largement, il est important d’étudier les types de relations qui se construisent entre les acteurs sociaux et les chercheurs : quelles formes de restitution des résultats pour quels usages des analyses des sciences sociales du sport ?

Annonce

L’équipe SPORTS (Sport, Professions, Organisations, Relations de Travail et de Service) du Centre de Recherche et d’Innovation sur le Sport (CRIS, EA 4167) organise le cinquième congrès de la Société de sociologie du sport de langue française (3SLF).

Il se déroulera du 27 au 29 mai 2009 dans les bâtiments de l’UFR-STAPS de l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Constituée le 29 juin 2001, cette société savante a été présidée, à l’origine, par Jacques Defrance. Depuis 2005, elle est présidée par Catherine Louveau, professeure  à l’université Paris XI – Orsay. L’un des principaux objectifs de la 3SLF est d’organiser, tous les deux ans, un congrès destiné à rassembler la communauté des chercheurs de langue française en sociologie du sport et dans les sciences sociales connexes : anthropologie, ethnologie, histoire, géographie, économie, sciences de gestion…

Congrès 3SLF
Université Claude Bernard
UFR – STAPS
27-29 Bd du 11 nov. 1918
69622 VILLEURBANNE Cedex

Site internet : http://3slf2009.univ-lyon1.fr/
Courriel : 3slf2009@univ-lyon1.fr

Appel détaillé :

Les politiques publiques de la recherche sont de plus en plus centrées sur la logique de l’efficacité et la « culture du résultat ». Elles incitent les laboratoires à penser leurs projets dans la perspective de « retombées » socio-économiques à court terme (pilotage des projets ANR, « ouverture vers le monde de la demande sociale » comme indicateur de l’évaluation de la recherche par l’AERES…) et à rechercher des financements alternatifs (notamment en direction du secteur « privé » via le montage de partenariats, des bourses CIFRE…) qui rompent avec la logique des subventions. En ce sens, injonction leur est faite de légitimer leurs recherches, par définition « appliquées », à partir de leur « utilité sociale » et de leur capacité de répondre aux « demandes sociales », c’est-à-dire aux phénomènes construits comme « questions sociales » (violence, santé, intégration, développement durable…).

Pour autant, et notamment dans le champ des sciences sociales du sport, les analyses visant à répondre à ces « demandes sociales » ne sont pas récentes. En effet, depuis plus de vingt ans, sociologues, ethnologues, géographes, économistes, chercheurs en sciences de gestion… sont sollicités par les acteurs publics (Union européenne, Etat, région, communautés de communes…) pour éclairer leurs politiques sportives (transversales avec l’économie, le territoire, l’emploi, la formation, le social…) ou mesurer les retombées économiques, médiatiques et sociales des grands événements sportifs. Ils interviennent également auprès des organisations sportives du secteur associatif, au niveau national (fédérations, ligues…) ou international (CIO, AMA…) afin d’éclairer leurs modes de fonctionnement et de développement. Ils sont enfin sollicités par des entreprises du secteur marchand, notamment dans le domaine du sport professionnel, du tourisme, voire de la distribution ou de l’industrie des articles de sport pour réaliser des « études » sur les formes de consommation des pratiquants sportifs.

Ainsi, les réponses aux « demandes sociales » ne sont pas nouvelles. Le questionnement épistémologique sur le rapport entre sciences sociales (du sport) et « demandes sociales » ne l’est pas non plus. En revanche, le contexte institutionnel et politique de la recherche rend cette interrogation plus cruciale pour l’avenir des recherches dans ce domaine. Dans ce cadre, les sciences sociales (du sport) peuvent-elles se contenter d’un positionnement strictement critique de dénonciation des idéologies et des formes de domination ?
Un travail préalable de déconstruction/reconstruction des notions de « demandes et d’utilité(s) sociale(s) » issues des discours des acteurs publics ou privés et une interrogation sur les différentes formes d’ « utilité sociale » sont sans doute nécessaires. Il est d’ailleurs fort probable que la « communauté » des chercheurs en sciences sociales n’adopte pas une position homogène sur ce plan. N’existe-t-il pas une opposition entre les formes  « nobles » de l’utilité sociale (participation à une démocratie éclairée – politiques et citoyens - par les sciences sociales, voire visée réformiste de la société et intervention sur les questions « sociales ») et les formes « vulgaires », voire « pernicieuses » qui dénatureraient l’esprit et l’autonomie des sciences sociales (aide aux actions de rationalisation et de développement des organisations sportives) ?
Inversement, on peut se demander si l’accès des chercheurs à la visibilité médiatique ne devient pas une condition de légitimation de leurs productions scientifiques et de leur « utilité sociale » en termes de valorisation/vulgarisation. Dès lors, dans quelle mesure cette médiatisation produit-elle également une légitimation dans l’espace académique, voire un renversement de la hiérarchie des productions scientifiques ? Les chercheurs sont-ils condamnés à passer par le filtre, sans doute déformant, des médias pour éprouver « l’utilité sociale » de leurs recherches ?

Quoi qu’il en soit, une partie des chercheurs en sciences sociales (du sport) est engagée dans des recherches commanditées par des acteurs du secteur public, associatif ou marchand. Il s’agit donc de s’interroger sur les risques d’instrumentalisation des recherches et sur les conditions du maintien de l’autonomie du chercheur engagé dans une « étude commanditée ».
Au-delà, il s’agit de rendre compte des formes d’engagement du chercheur et des usages de ses « résultats » par les commanditaires. En premier lieu, les acteurs sociaux ont-ils tendance à davantage solliciter les chercheurs ou recourent-ils plus volontiers à des cabinets d’étude ? Le chercheur est-il condamné à formater ses recherches sur le modèle du consulting pour espérer y trouver des retombées en termes « d’utilité sociale » ? Ne risque-t-il pas au contraire de perdre sur les deux tableaux, c’est-à-dire, sans même parler de perdre son âme, ne pas maîtriser les ficelles du métier de consultant tout en étant improductif sur le plan de la production scientifique ? Quels types de relations se construisent entre les acteurs sociaux et les chercheurs ? Quelles sont les formes d’engagement « éthique » du chercheur ? Quelles sont les différentes formes de restitution des résultats auprès des acteurs sociaux ? Comment ces derniers s’approprient-ils les analyses des sciences sociales du sport ? Quels sont les usages des résultats des recherches en sciences sociales du sport ? Constituent-ils une réelle aide à la décision et à l’action ou servent-ils, au mieux, d’alibi pour valider les décisions a posteriori ?
Telles sont les questions dont nous souhaiterions débattre à l’occasion du 5ème Congrès de la société de sociologie du sport de langue française. Il s’agit sans doute d’une thématique controversée, mais gageons que les débats sauront dépasser les simples polémiques.
Quels types de relations se construisent entre les acteurs sociaux et les chercheurs ? Quelles sont les formes d’engagement « éthique » du chercheur ? Quelles sont les différentes formes de restitution des résultats auprès des acteurs sociaux ? Comment ces derniers s’approprient-ils les analyses des sciences sociales du sport ? Quels sont les usages des résultats des recherches en sciences sociales du sport ? Constituent-ils une réelle aide à la décision et à l’action ou servent-ils, au mieux, d’alibi pour valider les décisions a posteriori ?
Telles sont les questions dont nous souhaiterions débattre à l’occasion du 5ème Congrès de la société de sociologie du sport de langue française. Il s’agit sans doute d’une thématique controversée, mais gageons que les débats sauront dépasser les simples polémiques.

Organisation des sessions

Placé au cœur des séances plénières, le thème générique du Cinquième congrès a aussi pour but, dans un souci d’unité, d’orienter de manière problématique le contenu des communications attendues. Toutefois, en tant que lieu d’échanges et de débats scientifiques, le congrès reste aussi un lieu par définition ouvert à toute communication concernant les travaux les plus récents dans le domaine des sciences sociales prenant le sport pour objet d’analyse.
Chaque session, animée par un modérateur et d’une durée d’une heure trente, rassemblera trois communications de 15 minutes suivies chacune d’un temps de discussion de 10 minutes.
Suite à une décision de la 3SLF, les propositions de communications seront expertisées anonymement par 1 membre du Conseil d’administration de la 3SLF et 1 membre du Conseil local d’organisation.
Afin de simplifier le travail d’organisation en sessions, il sera demandé aux contributeurs de choisir la session qui correspond le mieux à l’objet de la communication envisagée. Dans le cas où aucun des thèmes listés par l’organisation ne conviendrait, deux possibilités restent ouvertes :

•    s’inscrire en « hors thèmes » (le Comité scientifique se chargera de positionner les projets « hors thèmes » de la manière la plus harmonieuse possible).
•    proposer l’organisation (en nom propre ou à trois maximum) d’une session spéciale sur un thème non programmé. L’ouverture de telles sessions sera soumise à l’appréciation du Comité scientifique.

Votre proposition de communication (modèle dans l'appel à contribution joint) doit nous parvenir sous forme d’un fichier au format RTF ou Word à l’adresse suivante 3slf2009@univ-lyon1.fr. Ce fichier envoyé aux organisateurs par voie électronique sera simplement nommé par les nom et prénom de l’auteur sous la forme : NOM.Prénom
Elle comprendra le titre de la communication, la session choisie, le résumé de 200 à 300 mots (ni moins, ni plus), ainsi que les mots clés (5 au maximum). Le tout en Times New Roman caractère 12.
Date limite de soumission : 10 janvier 2009

Sessions

‪N° 1 : Sport et instrumentalisation politique et économique     ‪
N° 2 : La construction du sport comme question « sociale » (santé, intégration, violence, développement durable…)    ‪
N° 3 : Quantifier et qualifier en sciences sociales : du travail des chercheurs aux usages citoyens et politiques
‪N° 4 : Sport(s) et genre(s)    ‪
N° 5 : La dynamique des emplois, métiers et professions du sport   
N° 6 : Fonctionnement (pouvoir, culture, conflit, changement…) et développement des organisations sportives
‪N° 7 : Rapport aux objets sportifs dans la pratique et la consommation de biens et de services sportifs   
N° 8 : Internationalisation et médiatisation des pratiques et des spectacles sportifs (acteurs, enjeux…)    ‪
N° 9 : Tourisme, sports et loisirs
N° 10 : Pratiques sportives, rapport à l’espace et au territoire    ‪ ‪
N° 11 : Hors thèmes ou proposition d’une session spéciale (sur papier libre)    ‪


Mots-clés
  • sciences sociales du sport, sociologie, sport, loisir, tourisme, sciences sociales, utilité, organisation, profession, développement, consommation, économie
Fichiers attachés
Lieu
  • Lyon (69) (Université Claude Bernard UFR – STAPS 27-29 Bd du 11 nov. 1918, 69622 VILLEURBANNE Cedex )
Date limite
  • samedi 10 janvier 2009
Contact
  • Pascal Chantelat, Bertrand Réau
    courriel : 3slf2009 (at) univ-lyon1 [point] fr
  • Éric Boutroy
    courriel : 3slf2009 (at) univ-lyon1 [point] fr

    Congrès 3SLF
    Université Claude Bernard
    UFR – STAPS
    27-29 Bd du 11 nov. 1918
    69622 VILLEURBANNE Cedex

Url de référence
Source de l'information
  • Bertrand Réau
    courriel : breau (at) univ-lyon1 [point] fr


Pour citer cette annonce

« À quoi servent les sciences sociales du sport ? Recherches et utilité(s) sociale(s) », Appel à contribution, Calenda, publié le samedi 28 juin 2008, http://calenda.revues.org/nouvelle10732.html


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28 décembre 2008

Body architecture

MIT students are always in motion, so their projects for the advanced visual design course, Give Me Shelter, featured clothes and accessories to help navigate the gaps between work and home, self-confidence and unease, and under- or over-stimulation.
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Adam Kumpf, graduate student in media arts and sciences, designed EscHome, a wearable office consisting of a chair and a desk embedded in a pair of black pants. A garment that provides the comforts of work–structure, stability, solitude–amid the pressures at home, EscHome’s chair and desk are made from lightweight carbon fiber rods, aluminum joining blocks and fabric to match the pants.

Kumpf (S.B. 2005, M.Eng. 2007) deconstructed EscHome with glee. “The structural rods are hidden within small zipped pockets and situated along the femur, so they don’t interfere with walking or sitting. Unzip the pockets; position the rods; in a minute, you’re hiding in work.”

Mary Hale, graduate student in architecture and planning, took on space, gender and mobility in her plastic dropcloth and electrician-tape pantaloons, the Monumental Helium Inflatable Wearable Floating Body Mass.

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Hale, whose modeling session required a 15-minute bond with the Shop-Vac to inflate Body Mass, wanted to create body-wear that functioned like a book for mental escape, subverted physics (especially gravity), and enhanced mobility and personal ease.

Body Mass achieves all this, Hale said, tipping forward and back on her personal sea. “But it’s with a twist: she who dons this body gains its lightness and freedom by assuming a culturally undesirable physical proportion–a volume at least ten times greater than her actual size. It’s a means of mental escape and an envelope of new personal space,” Hale said.

For Angela Chang, graduate student in media arts and sciences, the ripple of silk, the scratch of linen and the hush of polar fleece convey information about the wearer’s identity and activities. The experience of a blind friend who could only hear a circus performance inspired Chang to amplify these sounds.

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She designed a garment for hiding and a garment to dramatize dancing. Her wool isolation scarf is equipped with two speakers, ambient noise circuits, conductive thread, and a microphone in the back to control the volume in relation to ambient noise. It cocoons the wearer inside a white-noise bubble–like having a therapist’s waiting room on your head.

Chang also designed and sewed a raw silk, bell-sleeved, dance-party shirt–with thanks to Regina Moeller, visiting associate professor of architecture, for the sewing instruction. “The basting stitch, pattern language, sewing machines–these were technologies I didn’t know,” said Chang.

Chang augmented the shirt’s typical rustling sound with an amplification circuit, sewing two microphones inside the sleeve-ends and two speakers near the neck. Movement broadcast through the speakers dramatizes dance-floor action for the vision-impaired.

Moeller, a German artist, author and publisher, co-taught Give Me Shelter with Ute Meta Bauer, director of the visual arts program. Moeller delighted in the interdisciplinary ferment of the body-wear class, she said.

“What I loved about this class and about MIT is that the twelve students came from different fields and they all helped each other,” said Moeller

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Corps et travail social

Séminaire

Jeudi 02 octobre 2008  |  Montpellier (34070)

Corps et travail social. Vie, mort et métamorphose

Publié le jeudi 20 novembre 2008 par Delphine Cavallo

Résumé

Ces séances de séminaire visent à permettre la rencontre, le débat et la discussion des acteurs concernés par le travail social en général. Familles, usagers, professionnels, formateurs, étudiants, chercheurs sont invités à prendre part à des thématiques qui traversent le champ du travail social. Ces séances de séminaires et de débat public visent à renforcer, voire à créer de la discussion pour constituer des réseaux de partenaires qui peuvent améliorer les dispositifs d’intervention, d’éducation, de prise en charges des personnes relevant du travail social, mais également, permettre aux familles de partager leur expérience, aux formateurs et étudiants de comprendre la réalité des situations vécues, aux chercheurs de développer et de poursuivre un état des savoirs.

Annonce

Le secteur du travail social ne saurait se réduire à la seule recherche, ni même au seul usage, pas plus qu’à l’étude. Le travail social n’est ni un objet scientifique pas plus que la seule question des sujets. C’est un champ transversal, aux contours flous, parfois très étroits, parfois très larges, qui interroge la question les frontières du normal et de l’anormal, de la forme et de l’informe, de la santé et de la maladie, du conforme et du déviant, du régulier et de l’irrégularité, de l’autochtone et de l’étranger, du qualifié et de l’inqualifiable, etc.

Le corps est sans doute ce sur quoi se manifeste le plus les classifications. Le petit d’homme est normal, il ressemble à son père et à sa mère, jusqu’au jour où les proches perçoivent que cette ressemblance ne fonctionne plus, il est différent, bizarre et fini parfois par devenir un étranger. Depuis une naissance avec une déformation congénitale, jusqu’à l’incompréhension du piercing, du tatouage, du gothique et des pratiques déviantes, les transformations du corps interrogent toujours les limites, les frontières et les classifications. Ces transformations corporelles interviennent toujours par surprises, s’invitent dans la vie souvent dans les moments les plus inattendus et souvent aussi dans les situations familiales et sociales qui pourraient paraître à l’abri. Le décès d’un proche, de mort naturelle ou accidentelle ; le vieillissement de parent atteint de la maladie d’Alzheimer qui ne reconnaît plus ses proches ; des parents qui mettent au monde un enfant handicapé, avec les doutes, les joies et les déceptions, avec la violence des sentiments souvent laissés au silence, indicibles et parfois terrifiants.

Dans ces situations, les réponses techniques, médicales, juridiques, économiques sont indispensables. Pour autant, les familles concernées, les professionnels au contact, les usagers eux-mêmes, ceux qui sont directement concernés par ces situations savent que la parole, l’échange, le dialogue, le débat sont des éléments indépassables pour pouvoir assumer ces situations, continué à les vivre et poursuivre le soutien.

Ces séances de séminaires visent à promouvoir la rencontre entre les savoirs établis, les savoirs vécus et les savoirs éprouvés sur le corps et ses modifications, ses transformations, ses anomalies, ses métamorphoses, allant des modifications mineurs (le corps de la femme dans l’histoire, la mode, la communication ; l’adolescence ; le vieillissement), jusqu’aux modifications majeures (la monstruosité, les malformations, la mort).

Ces séances doivent déboucher sur une publication qui marquera la mémoire et le prolongement de ces débats et discussions.

Séance 1 du 02/10/2008
« La chose monstrueuse »

  • M. Bernard Salignon

Professeur d’esthétique à l’université Paul Valéry – Montpellier III

« Les paroles monstrueuses »

  • M. Youcef Bentaalla

Chef de service en IME. Formateur à FormaCulture

« Les mots et les monstres »

Séance 2 du 6/11/2008
« Esthétique du corps dans l’art, la mode et la communication »

  • Mme. Maryse Bernard et M. Christian Ghio

Directrice de l’Agence en communication Citron pressé.

Co-fondatrice de l’agence Citron presse, agence conseil en communication. Vingt ans d’’experience dans les plus grands groupes nationaux et internationaux : Publicis, Young & Rubicam, Eurorscg. Diplomée de l’ESC Bordeaux et de l’IAE d’Aix-en-Provence.

Planneur stragtéqique, Christian Ghio a développé son expertise dans la connaissance et l’intelligence des audiences et des cibles (Havas, Actuel...),  des contenus culturels et audio-visuels, de la communication (publicité, design et web), des stratégies, signes et tendances créatives en agence de publicité (CLM/BBDO, Publicis...).

« Peut-on tout montrer en communication ? »

  • Mmes Catherine Pascal et Patricia Grellety

Enseignant chercheur, Institut des sciences de l’information et de la communication. Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3.

Journaliste, chef d’entreprise, Enseignante à Institut des sciences de l’information et de la communication, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3.

« L’érotisation du corps dans la communication »

Séance 3 du 04/12/2008
« Le corps violents »

  • M. Joseph Rouzel

Psychanalyste, formateur et écrivain, Association Psychasoc

« Paroles monstres »

  • M. Ivan Guitz

Magistrat, successivement juge d'instance, substitut du procureur de la République, juge des enfants, et actuellement vice-président chargé de  l'application des peines au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux. Ancien chargé de formation à l'Ecole Nationale de la Magistrature, intervenant à l'Ecole Nationale d'Administration Pénitentiaire ( Agen), au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats ( Bordeaux ) au Pôle territorial de formation de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (Toulouse-Labège) , à l'Université Montesquieu Bordeaux IV et l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.

« Quelle justice pour les monstres ? »

Séance 4 du 08/01/2009
« Corps vieillissant et corps mourant »

  • Mme. Nadia Veyrié

Formatrice vacataire IRTS, Docteur en sociologie.

« La mort »

  • Mme. Jacqueline Paris

Assistante sociale. Formatrice IRTS Languedoc-Roussillon

« Notre corps vieillissant, entre mémoire et histoire, l’oubli »

Séance 5 du 05/02/2009
« Le spectacle du corps de la femme le bucher et la scène »

  • Mme. Brigitte Mortier

Formatrice IRTS Perpignan

« Le bûcher de la sorcière »

  • Mme. Delphine Aguilera

Chanteuse, linguiste, professeur de langue.

« La scène de la femme troubadour »

Séance 6 du 05/03/2009
« Etrangeté et monstruosité »

  • M. Bernard Allemandou

Pédopsychiatre. Directeur de la Revue Sociologie Santé. Membre de la Société française d'Histoire de la médecine. Président de l'Association Marginalités et société

« Considérations psychiatriques sur la monstruosité. Aspects historiques et cliniques »

  • M. Joseph Mornet

Psychologue clinicien centre psychothérapeutique de Saint Martin de Vignogoul

Auteur de Corps et psychose (Champ social)

« Le corps cet étranger »

Séance 7 du 02/04/2009
« Perception et classification des corps déformés »

  • M. Sylvain Vidal

Praticien hospitalier des hôpitaux de Bordeaux. L’auteur est en poste dans le Service de chirurgie cardiaque/anesthésie/réanimation. Hôpital cardiologique du Haut-Levêque.

« Où commence la « monstruosité » en médecine au XXIe siècle ? »

  • Mme Dominique Castex et M. Bruno Maureille

Anthropologue. Chargée de recherche 1e classe au CNRS, UMR 5199 PACEA, LAPP, Université Bordeaux 1.

Anthropologue. Directeur de recherche 2e classe au CNRS, UMR 5199 PACEA, Université Bordeaux 1.

« Les déformations crâniennes artificielles : une pratique esthétique oubliée ? »

Séance 8 du 07/05/2009
« Normalité, monstruosité le fil continu de la culture »

  • M. Yannick Breton

« Quelques figures des spectacles de foire au XVIIIè et XIXè siècle »

  • M. Jean-Louis MATHIEU

Psychologue clinicien

« Regard clinique sur la différence »

Séance 9 du 04/06/2009
« Corps et Sexualité »

  • M. Jacques Cabassut

Psychologue clinicien ADAGE

Auteur de Le déficient mental et la psychanalyse, Nîmes, Champ social.

« Sexualité et handicap »

  • M. Frédéric Le Marcis

Maître de Conférences au département d’Anthropologie sociale -ethnologie. Université Victor Segalen Bordeaux 2.

« Reconnaissance du corps et déni de la parole. Expériences Roms en Aquitaine »


Mots-clés
  • corps, monstres, travail social, communication, médecine, justice
Fichiers attachés
Lieu
  • Montpellier (34070) (IRTS, 1011 rue du Pont de Laverune, Amphi Barat )
Dates
  • jeudi 02 octobre 2008
  • jeudi 06 novembre 2008
  • jeudi 04 décembre 2008
  • jeudi 08 janvier 2009
  • jeudi 05 février 2009
  • jeudi 05 mars 2009
  • jeudi 02 avril 2009
  • jeudi 07 mai 2009
  • jeudi 04 juin 2009
Contact
  • Stéphane Barry
    courriel : stephane [point] barry (at) gmail [point] com
Url de référence
Source de l'information
  • Stéphane Barry
    courriel : stephane [point] barry (at) gmail [point] com


Pour citer cette annonce

« Corps et travail social. Vie, mort et métamorphose », Séminaire, Calenda, publié le jeudi 20 novembre 2008, http://calenda.revues.org/nouvelle11515.html


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27 décembre 2008

Young & Heart/ I Feel Good

Fiche du Film - Young at Heart
Par Stephen Walker

Synopsis :

Aux Etats-Unis, un groupe sillonne les routes, reprenant des chansons d'artistes tels que The Clash, James Brown ou Jimi Hendrix. La moyenne d'âge des membres du choeur dépasse allègrement les septante ans. Ce documentaire suit les "Youg at Heart" dans les sept semaines de préparation de leur concert, les heures de travail, de concentration, les joies et les peines.

Critique :

Ici, pas de chichis. Les questions, si elles sont souvent osées, ne sont jamais déplacées. La plus grande force de Stephen Walker dans son documentaire aura sans doute été de ne pas se voiler la face, malgré la sympathie que les atypiques choristes attirent inévitablement. Les plans font souvent ressortir le poids de la vieillesse, soulignant finalement l'incroyable force qui habite ces grands-parents étonnants. Cette force n'en ressort que grandie face aux dures épreuves qui se sont succédées durant les brèves semaines du documentaire, où maladie et mort sont omniprésents. "Young at heart", mais sûrement plein se sagesse.

young@heart chorus. ... Take care. Support Y@H. We depend on public and private support to keep the Young@Heart Chorus going. Donate online >. What's New? ...
www.youngatheartchorus.com

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26 décembre 2008

Thomas Ruff

Thomas Ruff, né en 1958 à Zell am Harmersbach est un photographe allemand à la réputation internationale. Il vit et travaille à Düsseldorf.

Thomas Ruff a étudié la photographie de 1977 à1985 avec Bernd et Hilla Becher à la Kunstakademie Düsseldorf. Ruff cite les noms de Walker Evans, Eugène Atget, Karl Bloßfeld, Stephen Shore etWilliam Eggleston comme ses principales influences artistiques. De 2000 à 2005 Ruff enseigne la photographie à la Kunstakademie Düsseldorf (en reprenant la chaire des Becher).

Pendant ses études à Düsseldorf, Ruff développe sa méthode de photographie en série conceptuelle. Son principal sujet d'étude, au début, fut l'intérieur des maisons et appartements allemands, avec leurs caractéristiques typiques des années 1950 et 1970 (photographies de pièces d'habitation et détails de design). Il poursuivit avec des clichés du même genre, de bâtiments et de portraits de ses amis et relations. Ceux-ci sont montrés sans aucune expression de la moindre émotion, en grand format et haute résolution avec de nombreux détails mais dans le style des photos d'identité des passeports. Dans un échange avec Philip Pocock (Journal for Contemporary Art, 1993), Ruff mentionne un lien entre ces portraits et les méthode d'observation de la police en Allemagne dans les années 1970.

Les portraits de bâtiments de Ruff donnent le sentiment d'être faits en série et d'être comme "isolés". Ils sont modifiés numériquement pour enlever les détails qui en gêneraient la lecture - une méthode de typage qui donne à l'image un caractère d'exemple (Ruff: "Ce type de bâtiment représente plus ou moins l'idéologie et de l'économie de la République Fédérale d'Allemagne au cours des trente dernières années"). La méthode employée par Ruff est aussi standardisée quant à la lumière, la perspective et l'angle de vue.

Ces séries furent suivies en 1989 par des images du ciel vu de nuit, qui ne se basent pas sur des photos de Ruff. Dans les années 1992 à 1995, il produisit des clichés de nuit (paysages et bâtiments) avec un dispositif de vision de nuit qui s'apparentait volontairement à ceux utilisés par les militaires et les espions. De 1994 à 1996, Ruff produisit des clichés enstéréoscopie. Plus tard au cours des années 1990, Ruff fit des séries "d'images de journaux" : Ruff réemploya des images qu'il n'avait pas produites dans un style proche de celles de photo de ciel la nuit qu'il avait produites auparavant. Il utilisa des coupures de journaux agrandies sans leurs légendes originales.

En 2003, Ruff publia une collection de nus, avec des textes de Michel Houellebecq. Les images de Ruff étaient basées sur des images pornographiques issues du web qui avaient été retravaillées numériquement et obscurcies

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L'invention du moi

Lundi 12 janvier 2009  |  Paris (75006)

L'invention du moi

Cycle de six conférences par Vincent Carraud

Publié le lundi 22 décembre 2008 par Marie Pellen

Résumé

L’élucidation philosophique de la notion de sujet peut-elle relever d’une herméneutique, d’une généalogie ou encore d’une archéologie ? Ces approches s’articulent-elles ou se contredisent-elles ? Quelles précompréhensions supposent-elles pour que, de l’hypokeimenon aristotélicien au Ich kantien, le sujet ait pu être substitué à l’âme, à l’intellect, à l’individu, etc. ? En préalable à toute élucidation du prétendu « sujet » menée dans la longue durée, nous voudrions plus modestement esquisser une histoire du moi.

Annonce

L’élucidation philosophique de la notion de sujet peut-elle relever d’une herméneutique, d’une généalogie ou encore d’une archéologie ? Ces approches s’articulent-elles ou se contredisent-elles ? Quelles précompréhensions supposent-elles pour que, de l’hypokeimenon aristotélicien au Ich kantien, le sujet ait pu être substitué à l’âme, à l’intellect, à l’individu, etc. ? En préalable à toute élucidation du prétendu « sujet » menée dans la longue durée, nous voudrions plus modestement esquisser une histoire du moi. Nous partirons d’un fait textuel patent : l’invention pascalienne de la substantivation « le moi », et interrogerons ce qui l’a permise et ce qu’elle inaugure dans l’histoire de la philosophie. Avec cette substantivation s’ouvre une époque radicalement nouvelle de la question de l’existence humaine, qui, de ses sources cartésiennes à Rousseau, comprend essentiellement le moi comme volonté.

Ainsi l’histoire que nous nous efforcerons de retracer ne s’inscrit-elle pas dans la continuité de celle des commentaires du De Anima, pas plus qu’elle ne se confond simplement avec celle de la subjectivité, puisque, avant même d’être déterminé comme sujet, c’est-à-dire comme fondement, le moi est obtenu par le travail de ce que Husserl appellera réduction phénoménologique. La première question qui est posée au moi n’est plus la question (essentialiste) de ce qu’il est mais celle (identifiante) de savoir qui il est.

12 janvier 2009

Le premier moi

A l’origine de ces leçons il y a un fait lexical : Pascal est le premier à écrire « le moi ». En vertu du principe selon lequel l’histoire des concepts est seule en mesure de rendre compte des faits de la langue philosophique, il s’agira de mettre en lumière l’innovation conceptuelle qui préside à l’invention du moi : car le moi n’est ni l’âme, ni l’intellect, ni la conscience, ni la personne, ni l’individu, ni même… le soi. Après Pascal, le moi certes prolifère, mais la multiplication de ses emplois en méconnaît la spécificité initiale en le comprenant comme réflexivité, sens interne, principe d’individuation ou subjectivité transcendantale (Locke, Malebranche, Leibniz, Kant). Or seul un cartésien, essayant de penser avec Descartes et contre lui, pouvait écrire « le moi » pour rendre compte de la formule ego ille de la Meditatio II tout en prétendant le dessaisir de sa primauté métaphysique.

13 janvier 2009

Connais-toi toi-même ?

Les trois leçons suivantes constituent la pars destruens de l’histoire du moi. On y examine d’abord les prétendants antiques à l’invention du moi : l’expérience aristotélicienne du soi-même, la doctrine stoïcienne du propre et la magna quaestio augustinienne — trois pensées dans lesquelles, pour des raisons diverses, il ne s’agit en rien d’atteindre quelque chose comme un moi.

19 janvier 2009

Le moi hors sujet

Il s’impose ensuite de faire droit à certains commentaires antiques et médiévaux du De Anima qui semblent avoir théorisé to egô ou illud ego : d’une part en interrogeant le statut de l’ego de l’homme volant dans la fiction avicennienne ;  d’autre part en montrant que la thèse de Thémistius (« nous sommes l’intellect actif »), fondée sur la distinction entre moi et ce qu’être m’est, telle que Thomas d’Aquin la reprend pour traiter du sujet de la pensée, en constituant l’ego comme intellect composé, interdit pour longtemps l’accès à un concept propre de moi. On examinera par ailleurs le sens et la fonction d’autres occurrences des « pronomen ego », « egoitas », « das Wort Ich », « Ichheit », etc. dans l’histoire de la spiritualité.

20 janvier 2009

Le lieu du moi

Pourquoi celui qui revendique « Je m’étudie plus qu’autre sujet. C’est ma métaphysique, c’est ma physique », Montaigne, n’a-t-il jamais osé écrire « le moi » ? Avec et après Montaigne, certains des partisans de la « sceptique chrétienne » (Camus, La Mothe Le Vayer) pensent le je non comme un principe mais comme un lieu et, faisant varier les situations singulières, entendent constituer une anthropologie à partir de l’exclusion d’un concept commun d’ego.

26 janvier 2009

Qui est le moi ?

Les prétendants éliminés, l’analyse de Husserl permet de rendre raison de l’invention du moi lui-même : le moi est le résultat d’une réduction. Mais une réduction à quoi exactement ? Nous insisterons sur un chaînon manquant de l’analyse husserlienne en montrant que Descartes ne passe pas de la position de l’ego à sa substantialisation sans s’être demandé non « qu’est-ce que le moi ? », mais « qui est le moi ? » — question dont la réponse requiert une doctrine de la liberté : être moi, c’est vouloir. Il restera dès lors à prendre la mesure de la thèse cartésienne décisive pour la pensée moderne de l’existence selon laquelle « je me trouve établi comme quelque chose qui tient le milieu entre Dieu et le néant ».

27 janvier 2009

Le moi commun

Lors de la dernière leçon nous reviendrons à Pascal — le premier à prendre acte du fait que c’est dans la volonté, fût-elle aliénée, que se trouve le moi —, plus précisément à son ultime méditation, consacrée à régler l’amour que l’on se doit à soi-même, à partir de la juste détermination du rapport du moi au tout : l’enjeu en est rien de moins qu’une pensée de l’unité, fondatrice du corps mystique. Nous suivrons la lecture faite par Rousseau des « membres pensants » et les déplacements qu’implique l’instauration d’un « corps moral et collectif » qui trouve dans le pacte social « son unité, son moi commun, sa vie et sa volonté ».

Vincent Carraud est professeur de philosophie à l'Université de Caen et directeur de l'équipe de recherche "Identité et subjectivité".


Lieu
  • Paris (75006) (Institut Catholique de Paris, Faculté de Philosophie)
Dates
  • lundi 12 janvier 2009
  • mardi 13 janvier 2009
  • lundi 19 janvier 2009
  • mardi 20 janvier 2009
  • lundi 26 janvier 2009
  • mardi 27 janvier 2009
Contact
  • Valérie Delobel
    courriel : recherche (at) icp [point] fr

    Faculté de Philosophie
    Institut Catholique de Paris
    21 rue d'Assas
    75006 Paris

Source de l'information
  • Valérie Delobel
    courriel : recherche (at) icp [point] fr


Pour citer cette annonce

« L'invention du moi », Séminaire, Calenda, publié le lundi 22 décembre 2008, http://calenda.revues.org/nouvelle11717.html


Posté par bodyepistemology à 08:19 - séminaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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