Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Leblogducorps
Publicité
Leblogducorps
Publicité
Archives
Publicité
5 mai 2010

Lire Jean Genet

Colloque international « Lire Jean Genet »

 

Organisé par l’association Coalition Cyborg, avec la Faculté de littérature de l’Université de Dijon, le Centre d’Étude Féminine et d’Etude De Genre de l’Université Paris VIII et l’Agence Culturelle du Parc Naturel Régional du Morvan.

 

À Dijon, Alligny-en-Morvant et Saint-Brisson les 2, 3 et 4 décembre 2010

 

Il s’agit d’interroger les enjeux d’une lecture contemporaine de l’œuvre de Jean Genet, dans une double perspective linguistique et politique. D’un côté, l’écriture de l’abjection utilise et réinvestit la langue française académique et canonique, afin de faire entendre la voix de ceux dont la représentation est normalement exclue de la grande culture autant que de l’organisation sociale. D’un autre coté, est déconstruit l’ordre qui donne à certain la légitimité et le pouvoir de parler et fait apparaître d’autres comme n’étant pas détenteurs de ce pouvoir.

En ce double sens, l’œuvre de Jean Genet pose la question très actuelle des conditions d’existence de ces vies. Lire son oeuvre est l’occasion d’un questionnement sur les normes de reconnaissance et de vivalbilité. Cette lecture participe donc au travail d’écoute et de prise en compte des vies exclues et rendues socialement et culturellement invisibles et inaudibles. Elle s’inscrit dans la continuité de l’exigence posée par Michel Foucault, selon laquelle il faut écouter les voix de ceux dont la parole est inaudible.

En ce sens, elle n’est, par exemple, pas sans intérêt pour une théorie et une politique des minorités qui, dans le sillage de la théorie queer, s’intéresse à la subversion de l’usage normal de la langue elle-même, en la forçant à dire ce qu’elle ne dit pas dans son usage normal (Judith Butler). La lecture de Jean Genet, qui a écrit pour sortir de prison, peut ainsi être l’exemple d’une stratégie de sortie de ce qu’Eve Segdwik a appelé le placard.

Si la queer théory américaine donne ainsi un exemple de la possibilité de réinvestissement de cette œuvre, d’autres sont possibles. Dans cette perspective, il s’agira dans ce colloque de s’interroger sur la lecture et la relecture de l’œuvre de Jean Genet. À travers les différents usages qui peuvent en être fait, l’enjeu sera de déterminer l’actualité de cette lecture.

Les communications ne se restreindront donc pas à un aspects ponctuel de cette œuvre, ni à une direction de lecture possible. Elles pourrons s’interesser à la fois aux romans, au théâtre ou aux essais, dans les perspectives disciplinaires les plus variées (littérature, linguistique, philosophie, sociologie, études théâtrales, mise en scène etc.). Notre ambition est de faire se rencontrer différentes disciplines ayant des lectures différentes de Jean Genet et mettant l’accent sur des points différents de son œuvre, afin de les faire dialoguer.

 

Les propositions de communication, d’un maximum de 500 mots, sont à envoyer pour le 15 juin à Nathanaël Wadbled : nathanael_3009@yahoo.fr.

Publicité
Commentaires
Publicité