Animalité et anthropologie, des Lumières à nos jours
le programme du second semestre de mon
Séminaire au Collège International de
Philosophie "Animalité et
anthropologie, des Lumières à nos jours".
En vous remerciant de votre attention et en espérant avoir le plaisir de
vous
voir à cette occasion,
Bien cordialement,
Jean-Luc
Guichet
Animalité et anthropologie, des Lumières à nos jours
(III).
Généalogies des interrogations contemporaines
Carré des
Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
(entrée piétons : 25 rue de la
Montagne Sainte Geneviève)
Ven 5 février, Ven 12 mars, Ven 9 avril, Ven 21
mai, Ven 11 juin
Après un état des lieux de la question au XVIIIe siècle
(I- État des lieux),
puis le tracé de la frontière mouvante de l¹homme et de
l¹animal (II-
Mouvances de la frontière homme/animal) et enfin l¹actuelle
dernière phase
(III- Généalogies des interrogations contemporaines), nous
entrons dans l¹
ultime moment, celui de la clôture de ces six années de
réflexion et d¹
échanges, à nouveau face aux questions premières.
Plus que
jamais les points de vue seront divers, tendant à s¹accaparer la
question,
qu¹il s¹agisse des approches phénoménologiques, des
réinvestissements
idéologiques et politiques, des représentations des
animaux et de l¹humain se
croisant sur fond d¹histoire du vivant, ou enfin
des difficiles
complémentarités des éthiques environnementale et animale
contemporaines,
signes des contradictions de nos nouveaux défis moraux
et
politiquesS
Cette récurrente pluralité des voix montre à quel point
l¹animal constitue
un lieu fondamental de l¹interrogation de l¹homme sur
lui-même dans le geste
où il s¹efforce pourtant, souvent avec sincérité, de
se décentrer de
lui-même, tant s¹alimentant de l¹animal dans son être, son
imaginaire, sa
pensée - il y retrouve la matière même de sa problématique
humanité.
Sans doute notre temps où s¹est étonnamment précipité ce retour
de l¹
animal se tramant depuis les Lumières - se donne-t-il lui-même à
réfléchir à
travers cette singulière polarisation.
Pourquoi aujourd¹hui la
question humaine de l¹animal est-elle plus que
jamais la « question animale
de l¹homme » ? Et, dans cette interrogation, où
est passé l¹animal en quelque
sorte en personne ? Son immédiateté si
humainement médiatisée est-elle
seulement l¹appui de cette confrontation de
soi à soi du sujet humain, ou
davantage : son épreuve, voire sa vérité ? Si
l¹animal est le passé
immémorial de l¹homme, seul animal qui étrangement
étourdi - ne saurait pas
qu¹il l¹est, pourquoi le premier ne serait-il pas
aussi l¹avenir du second,
et l¹heure a-t-elle sonné - dans le retrait des
dieux dont celui-là même de
l¹homme pour l¹homme - de ce ré-aiguillage de
soi vers soi de l¹animal humain
?
Intervenants :
- vendredi 5 février (18h30-20h30, salle JA01) :
Françoise Dastur,
Réflexions sur la question anthropologique
- vendredi 12
mars: (18h30-20h30, salle JA01) : Elsa Dorlin, Zootechnie,
genotechnie : la
production du peuple comme espèce (XVIIe-XVIIIe s.)
- vendredi 9 avril
(18h30-20h30, salle JA01) : Icham-Stéphane Afeissa,
Ethique de
l¹environnement et éthique de l¹animal
- vendredi 21 mai (18h30-20h30, salle
JA01) : Claudine Cohen, Préhistoire et
animalité
- vendredi 11 juin
(18h30-20h30, salle JA01) : Table ronde (composition en
cours, prochainement
sur le site) et synthèse finale du séminaire.