Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Leblogducorps
Publicité
Leblogducorps
Publicité
Archives
Publicité
19 septembre 2009

Gunther Brus

http://agnosticsquirrel.files.wordpress.com/2009/05/gunter-brus.jpg

http://www.freunde-der-nationalgalerie.de/ankaeufe/galerie/bilder/brus_zprobe.jpg

1954-1958 École des arts décoratifs de Graz ; 1958-1960 Académie des arts appliqués, Vienne. La quitte sans diplôme

L'Actionnisme Viennois [modifier]

1958-1964 Peintures et dessins “informels”. Fait la connaissance de Alfons Schilling, Otto Muehl, Adolf Frohner, Hermann Nitsch, Rudolf Schwarzkogler et Kurt Kren, qui vont devenir des acteurs principaux de la scène actionniste. 1961 Fait la connaissance de sa femme Ana, qui va participer à certaines de ses propres actions et parfois à celles d'Otto Muehl et de Rudolf Schwarkogler. 1964 Première action Ana. Passage de la peinture informelle à la Selbstbemalung (Peinture de/sur soi). 1965 Réalise entre autres actions Selbstverstümmelung (automutilation) et Wiener Spaziergang (Promenade viennoise) 1968 Kunst und Revolution (Art et Révolution) avec Otto Mühl, Oswald Wiener et Peter Weibel. Condamnation à six mois de prison. 1969 Exil à Berlin. 1970 Dernière action, Zerreißprobe (Tentative d'auto-déchirement) à Münich.

Dessin, Bild-Dichtungen et Écriture [modifier]

1970-1975 Retour au dessin. Publication d' Irrwisch. Participation à la revue collective Schastrommel, Organe du gouvernement autrichien en exil (avec Otmar Bauer, Oswald Wiener, Hermann Nitsch, Gerhard Rühm, eux aussi en exil à Berlin). 1976 À sa peine de prison, jamais exécutée, est substituée une amende. 1976 Premiers Bild-Dichtungen

La reconnaissance [modifier]

Nombreuses expositions et rétrospectives (sélection) : 1986 première rétrospective Der Überblick, Vienne ; 1993 Limites du visible, Centre Georges Pompidou, Paris ; 1996 Out of Action, Museum of Contemporary Art, Los Angeles, Museum für Angewandte Kunst, Wien ; 2003 Werkumkreisung, Albertina, Vienne ; 2005 Günter Brus - Nervous stillness on the horizon, MACBA Barcelona ; 2006 A Günter Brus Retrospective, Slought Foundation, Philadelphia ; 2007 Günter Brus – Aurore de minuit, Musée d’art moderne de Saint Etienne Metropole ; 2008 Günter Brus, Musée Groeninge, Bruges

1996 Grand Prix de l'État autrichien. 2004 Prix Kokoschka. 2011 Ouverture prévue du Bruseum, musée consacré à son œuvre à Graz [2].

Œuvre [modifier]

Les performances de Günter Brus ont ceci de particulier qu'elles mirent en scène son propre corps et furent souvent marquées par la provocation et la transgression des tabous. Ainsi, en 1968, lors de l'action collective Kunst und Revolution (Art et Révolution) il but son urine, recouvrit son corps de ses excréments, et se masturba en chantant l'hymne national autrichien ; action qui lui valut six mois de prison et un exil à Berlin.[3]
Dans d'autre cas c'est une poésie étrange qui se dégage du corps de l'artiste recouvert de peinture blanche, corps scindé par une ligne noire. Les actions Wiener Spaziergang et Aktion mit Diana sont représentatives de cette veine. Les références et citations des Aventures de Gordon Pym d'Edgar Allan Poe dans son autobiographie suggèrent que le choix de la couleur blanche est peut-être influencé par cette lecture.[4]

Néanmoins, dès sa première performance Ana en 1964, c'est les formes ultimes de l'expérience physique qu'il met au centre de la plupart de ses actions. La tentative d'aller jusqu'à ses propres limites physiques, voire de les dépasser, est le thème central de performances intitulés Selbstverstümmelung (automutilation), Starrkrampf (tétanos), Tortur (torture) ou Zerreißprobe (tentative d'auto-déchirement). Cette dernière action mit, par sa radicalité même, fin à ses performances.

Depuis le début des années 1970 il se consacre au dessin et à l'écriture, qu'il combine parfois en Bild-Dichtungen (tableaux-poèmes). L'expérience radicale des actions n'en est pas toujours absente ainsi qu'en témoigne Irrwisch où grâce au dessin l'imagination n'a plus de limite dans la manipulation des corps. Néanmoins, s’il est un aspect de Brus que le public connaît encore mal, c’est bien son œuvre littéraire, pourtant aussi riche et aussi excessive que ses actions ou ses images-poèmes. Günter Brus lui-même déclare : « Aujourd’hui encore, je passe pour un peintre qui écrit, et on a pitié de moi. »[5] Or, son écriture est très proche de la tradition autrichienne, tant par les formes utilisées (l'aphorisme et le texte court, par exemple), que par son usage du jeu de mots et du calembour.

Publicité
Commentaires
Publicité