La perception des situations
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Collège International de Philosophie
Séminaire NATURALISMES ET PRAGMATISMES
Année 2009 : *La perception des situations*
(organisé par Guillaume Garreta)
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Mercredi 28 janvier, 18h30-20h30 :
Louis Quéré (CNRS-EHESS)
"Approche pragmatiste de la perception et problématique gibsonienne
des affordances"
Salle JA05
(Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Carré des
Sciences, Pavillon Joffre, entrée par le 25 rue de la Montagne Ste-
Geneviève, 75005 Paris)
[Entrée libre. Sur consigne de sécurité du Ministère, il vous sera demandé de
présenter une pièce d'identité à l'accueil. Il est recommandé
d'arriver un peu en avance.]
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Programme :
- Mercredi 14 janvier 18h30-20h30, Salle JA05
Guillaume Garreta (CIPh, Execo - U. Paris-1)
Présentation du séminaire
"Pragmatisme et perception des situations, 1"
- Mercredi 21 janvier 18h30-20h30, Salle JA05
Mathias Girel (Execo - U. Paris-1 et IHEST )
"La situation chez Peirce, entre phénoménologie et théorie de la
perception ?"
- Mercredi 28 janvier 18h30-20h30, Salle JA05
Louis Quéré (CNRS-EHESS)
"Approche pragmatiste de la perception et problématique gibsonienne
des _affordances_"
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(veuillez noter le changement de lieu)
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- Mercredi 4 mars 18h30-20h30, Salle J 23 (Patio 33/44, Université
Paris-6 Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris)
Richard Shusterman (Florida Atlantic University)
"La perception des situations -- entre qualité immédiate et pensée
critique"
- Mercredi 1er avril 18h30-20h30, Salle J 23 (Université Paris-6)
Guillaume Garreta (CIPh, Execo - U. Paris-1)
"Pragmatisme et perception des situations, 2"
- Mercredi 29 avril 18h30-20h30, ***Salle JA05*** (MESR, 1 rue
Descartes, 75005 Paris)
Sandra Laugier (Université de Picardie Jules-Verne)
"Perception des situations et expressions morales"
- Mercredi 20 mai 18h30-20h30, Salle J 23 (Université Paris-6)
Victor Rosenthal (MoDyCo-CNRS) et Yves-Marie Visetti (CREA-CNRS)
"Langage comme perception, perception comme sémiose"
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Précisions sur les LIEUX :
-- Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, 1, rue Descartes, 75005 Paris
* L'entrée se fait par le 25 rue de la Montagne Ste Geneviève *
La salle JA 05 se trouve dans le Pavillon Joffre, RdC bas.
Sur consigne de sécurité du Ministère, il vous sera demandé de
présenter une pièce d'identité à l'accueil. Il est recommandé
d'arriver un peu en avance.
-- Université Paris-6 Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris
La salle J 23 se trouve dans le Patio 33/44 : bâtiment niveau Parvis
entre les tours 33 et 44 (dans l'axe de l'entrée principale de
Jussieu, légèrement sur la droite).
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Argument
Percevoir, pour la tradition pragmatiste (Peirce, James, Dewey,
Mead), ce n’est pas synthétiser des impressions sensorielles
disjointes, ni être un esprit en rapport cognitif avec le monde par
le biais d’une double interface, physiologique puis mentale.
Percevoir consiste avant tout à reconnaître une certaine palette de
possibilités (d'action, en particulier) dans l'expérience ; c’est, en
situation, être en mesure de différencier des objets — au sens
générique d’« événements dotés de signification » (Dewey) — qui
s’imposent à nous et jouent des rôles plus ou moins déterminés (et en
voie de détermination) dans nos pratiques et dans nos vies. Le
séminaire, en suivant cette piste pragmatiste, entend explorer
comment sont perçues les situations, et donc, corrélativement, ce que
c’est que de percevoir une situation comme ceci ou cela (comme
physiquement dangereuse, comme révolutionnaire, comme un succès
validant une hypothèse scientifique, etc.).
Est-il envisageable d’éviter d’établir une distinction de nature
entre situations strictement « naturelles », situations « sociales »
ordinaires et extraordinaires, situations scientifiques, situations
esthétiques, en fonction de ce qui s’y donne à percevoir ? Et dès le
moment où il y aurait saisie d’un « aspect », et non plus simple
détection d’un fait, ne tomberions-nous pas (comme semble le soutenir
Wittgenstein) hors du registre perceptif ? Peut-être faudra-t-il
résister à la tentation répandue de rendre compte de « la perception
» pour elle-même. Que devient dès lors le (prétendu mythe du) donné
dans la perspective pragmatiste ? L’enjeu, au moins double, revient à
examiner la possibilité d’une conception relativement unifiée de la
perception des faits physiques et des traits sociaux, et à envisager
l'esprit et ses manifestations non comme relevant d’une sphère sui
generis close sur elle-même (et éventuellement reliée au monde par
des expériences perceptives) mais comme des modes (ou modalités) des
pratiques humaines. On tentera ainsi de préciser le sens, les
ressources, les variétés et les limites du naturalisme très
particulier qui est au cœur de cette attitude pragmatiste,
radicalement différent de bien des versions contemporaines de
naturalisme « réductionniste ».