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27 janvier 2009

La perception des situations

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Collège International de Philosophie

Séminaire NATURALISMES ET PRAGMATISMES

Année 2009 :  *La perception des situations*

(organisé par Guillaume Garreta)

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Mercredi 28 janvier,  18h30-20h30 :

  Louis Quéré (CNRS-EHESS)


  "Approche pragmatiste de la perception et problématique gibsonienne

des affordances"

Salle JA05

(Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Carré des

Sciences, Pavillon Joffre, entrée par le 25 rue de la Montagne Ste-

Geneviève, 75005 Paris)

[Entrée libre. Sur consigne de sécurité du Ministère, il vous sera demandé de

présenter une pièce d'identité à l'accueil. Il est recommandé

d'arriver un peu en avance.]

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Programme :

- Mercredi 14 janvier  18h30-20h30,  Salle JA05

  Guillaume Garreta (CIPh, Execo - U. Paris-1)

     Présentation du séminaire

"Pragmatisme et perception des situations, 1"

- Mercredi 21 janvier  18h30-20h30, Salle JA05

Mathias Girel (Execo - U. Paris-1 et IHEST )

  "La situation chez Peirce, entre phénoménologie et théorie de la

perception ?"

- Mercredi 28 janvier  18h30-20h30, Salle JA05

  Louis Quéré (CNRS-EHESS)

  "Approche pragmatiste de la perception et problématique gibsonienne

des _affordances_"

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(veuillez noter le  changement de lieu)

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- Mercredi 4 mars 18h30-20h30, Salle J 23 (Patio 33/44, Université

Paris-6 Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris)

  Richard Shusterman (Florida Atlantic University)

  "La perception des situations -- entre qualité immédiate et pensée

critique"

- Mercredi 1er avril 18h30-20h30, Salle J 23 (Université Paris-6)

Guillaume Garreta (CIPh, Execo - U. Paris-1)

"Pragmatisme et perception des situations, 2"

- Mercredi 29 avril 18h30-20h30, ***Salle JA05*** (MESR, 1 rue

Descartes, 75005 Paris)

Sandra Laugier (Université de Picardie Jules-Verne)

  "Perception des situations et expressions morales"

- Mercredi  20 mai 18h30-20h30, Salle J 23 (Université Paris-6)

Victor Rosenthal (MoDyCo-CNRS) et Yves-Marie Visetti (CREA-CNRS)

  "Langage comme perception, perception comme sémiose"

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Précisions sur les LIEUX :

-- Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, 1, rue  Descartes, 75005 Paris

* L'entrée se fait par le 25 rue de la Montagne Ste Geneviève *

    La salle JA 05 se trouve dans le Pavillon Joffre, RdC bas.

Sur consigne de sécurité du Ministère, il vous sera demandé de

présenter une pièce d'identité à l'accueil. Il est recommandé

d'arriver un peu en avance.

-- Université Paris-6 Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005  Paris

La salle J 23 se trouve dans le Patio 33/44 : bâtiment niveau Parvis

entre les tours 33 et 44 (dans l'axe de l'entrée principale de

Jussieu, légèrement sur la droite).

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Argument

Percevoir, pour la tradition pragmatiste (Peirce, James, Dewey,

Mead), ce n’est pas synthétiser des impressions sensorielles

disjointes, ni être un esprit en rapport cognitif avec le monde par

le biais d’une double interface, physiologique puis mentale.

Percevoir consiste avant tout à reconnaître une certaine palette de

possibilités (d'action, en particulier) dans l'expérience ; c’est, en

situation, être en mesure de différencier des objets — au sens

générique  d’« événements dotés de signification » (Dewey) — qui

s’imposent à nous et jouent des rôles plus ou moins déterminés (et en

voie de détermination) dans nos pratiques et dans nos vies. Le

séminaire, en suivant cette piste pragmatiste, entend explorer

comment sont perçues les situations, et donc, corrélativement, ce que

c’est que de percevoir une situation comme ceci ou cela (comme

physiquement dangereuse, comme révolutionnaire, comme un succès

validant une hypothèse scientifique, etc.).

Est-il envisageable d’éviter d’établir une distinction de nature

entre situations strictement « naturelles », situations « sociales »

ordinaires et extraordinaires, situations scientifiques, situations

esthétiques, en fonction de ce qui s’y donne à percevoir ? Et dès le

moment où il y aurait saisie d’un « aspect », et non plus simple

détection d’un fait, ne tomberions-nous pas (comme semble le soutenir

Wittgenstein) hors du registre perceptif ? Peut-être faudra-t-il

résister à la tentation répandue de rendre compte de « la perception

» pour elle-même. Que devient dès lors le (prétendu mythe du) donné

dans la perspective pragmatiste ? L’enjeu, au moins double, revient à

examiner la possibilité d’une conception relativement unifiée de la

perception des faits physiques et des traits sociaux, et à envisager

l'esprit et ses manifestations non comme relevant d’une sphère sui

generis close sur elle-même (et éventuellement reliée au monde par

des expériences perceptives) mais comme des modes (ou modalités) des

pratiques humaines. On tentera ainsi de préciser le sens, les

ressources, les variétés et les limites du naturalisme très

particulier qui est au cœur de cette attitude pragmatiste,

radicalement différent de bien des versions contemporaines de

naturalisme « réductionniste ».

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