Homosexualité et imaginaire sexuel chez les Aztèques
Homosexualité et imaginaire sexuel chez les Aztèques British Archaeological Reports International Series 1823, « Paris Monographs in American Archaeology n°22 », août 2008, 193 pp. (ISBN : 9781407303093 Premier ouvrage traitant de l’homosexualité chez les Aztèques, cette étude comprend trois parties intitulées respectivement La perception de l’homosexualité/http%3A%2F%2Fwww.mythologie-fantastique.com%2Fimagesperso%2Ftlaloc.jpg)
, Les fondements de la masculinité et La. La première partie s’intéresse à l’analyseReprésentations homosexuelles dans la culture(Paris, L’harmattan, 2003), Ars homoerótica. Escribir la homosexualidad en las letras hispánicas (Paris, Editions Publibook Université, 2006) et (Paris,Inverses. Littérature, Arts,et le directeur de la collection Homotextualités chez nicolas.balutet@orange.fr nicolas.balutet@univ-lyon3.fr Le Manuscrit, 2006). Nicolas BALUTET est, par ailleurs, l’un des membres fondateurs de la revue parisienne Homosexualités L’Harmattan. Actuellement, il est membre du Groupe MARGE « Ecriture de la marge, marges de l’écriture » qui dépend du Centre de Recherche en Littérature « Jean Prévost » de l’Université « Jean Moulin » – Lyon 3. On peut le contacter aux adresses suivantes :
peur de la femme phallique
des chroniques des conquérants et missionnaires et montre
combien les Espagnols ne comprirent pas la réalité américaine et
donnèrent libre cours à leur imagination et à la violence à l’heure
d’évoquer les relations sodomites des Indiens. Les schèmes de
pensée européens laissent place ensuite à l’étude de la position aztèque
concernant l’homosexualité. L’auteur analyse non seulement
la législation, le lexique et les us et coutumes mais s’intéresse aussi
à l’idéal impérialiste aztèque à travers sa conception de la sexualité
dirigée exclusivement vers la procréation. Cette première partie se
termine par une étude, principalement iconographique, de la pratique
de l’éviscération qui pourrait constituer un des châtiments privilégiés
réservés aux homosexuels aztèques. La deuxième partie
s’ouvre sur une étude des fondements de la masculinité, c’est-à-dire
les caractéristiques et les attitudes que devaient présenter les
hommes pour être perçus comme tels, des fondements qui permettent
d’expliquer davantage le mépris dont les homosexuels semblaient
faire l’objet dans la culture aztèque. Après avoir expliqué
ce qu’étaient les traits dominants de la masculinité aztèque, Nicolas
BALUTET étudie les cérémonies de deux vingtaines, Quecholli
et Toxcatl, qui semblent déployer un ensemble de rituels visant à
renforcer cette masculinité. Sont analysés ensuite deux groupes, les
guerriers et les joueurs de balle, qui manifestent de manière éclatante
l’hétéronomie de toutes les affirmations de la virilité. Ce faisant,
l’auteur montre que la féminité et la passivité homosexuelle
servent de contretypes négatifs à la virilité et se voient utilisées
pour discréditer les vaincus et, en règle générale, tous ceux qui ne
montrent pas assez de preuves de leur puissance masculine. Découlant
des deux parties précédentes, la problématique de la dernière
partie de cet ouvrage est consacrée à une longue étude de ce
qui semble être au coeur du phénomène de dévalorisation des femmes
dans la société aztèque, à savoir la peur de la femme phallique,
qui met en péril la puissance auto-affirmée des hommes et les
relèguent à un rôle faible et passif. Craignant l’homosexualité qui
découlerait de cette condition subalterne, les hommes aztèques
semblent avoir élaboré un appareil rituel visant à conjurer cette situation
et à réaffirmer au contraire la prédominance de leur pouvoir.
Nicolas BALUTET (1976) enseigne l’espagnol à l’Université « Jean
Moulin » – Lyon 3. Spécialiste de l’histoire de la Méso-Amérique précolombienne
et de l’homosexualité dans la littérature latino-américaine
contemporaine, il a publié une soixantaine d’articles ainsi que dix ouvrages
parmi lesquels
hispanophone. Cet obscur objet du désir