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2 mars 2007

No body is perfect

(dr)

Info-Box

«No body is perfect»
De Raphaël Sibilla


Comment plonger dans le monde du sexe et de la modification du corps

DOCUMENTAIRE – «No Body Is Perfect» est un point de vue sans concession sur l’art de vivre un orgasme aux quatre coins du monde.


Pour réaliser son deuxième docu, le Lausannois Raphaël Sibilla a exploité une méthode de travail déjà éprouvée, avec succès, dans son premier film, «Police 117 secours». Dans les deux cas, le réalisateur s’est immergé dans son sujet. Il s’est effacé pour laisser le public seul face à la police et au sexe. Le réalisateur commente sa démarche de travail.
1. L’interdit. «Ma motivation a toujours été de me plonger dans un univers de prime abord hermétique, interdit. Je suis attiré par les portes fermées. Cela me stimule d’aller voir ce qui se cache derrière tel univers.»

2. Le long terme. «Je tourne beaucoup. Plus de cent heures d’images pour le premier film. Plus de mille heures pour le second. Chaque film prend ainsi du temps. «Police», une année de tournage et plus de trois ans pour le sortir. «No Body», ce sont troisans de tournage et cinq ans pour le terminer. Dans les deux cas, je ne savais plus quel film faire à certains moments.»

3. Solitude. «J’aime travailler en solitaire. Cela me rend flexible. Je tourne à tout moment. Je ne peux pas m’encombrer d’une équipe de tournage. J’ai un rapport intuitif avec la caméra. Je tourne tout le temps, souvent des images qui me seront inutiles pour le montage final.»

4. Technique. «Pour «No Body», je voulais créer des grains différents. C’est comme pour un photographe, il utilise des objectifs divers. J’ai ainsi employé une caméra infrarouge. Je me suis aussi servi de petites caméras de surveillance. J’en ai fixé sur ma caméra DV avec du velcro. Parfois dans plusieurs coins d’une salle, les gens n’étaient pas filmés à leur insu. Dans «Police», j’avais besoin d’une deuxième sortie son à ma caméra numérique. Elle n’en avait pas. J’en ai créé une.»

Dominique Botti
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