L’injonction à la jouissance. Histoire d’une libération entre désir et loi
Sexe : sous la révolution, les normes
no20 –2002/2

|
|
|
|
2002
![]() |
L’injonction à la jouissance. Histoire d’une libération entre désir et loi. Entretien avec Catherine Millot [*] |
Entretien réalisé parPatricia Osganian, Anne-Sophie Perriaux

http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=MOUV&ID_NUMPUBLIE=MOUV_020&ID_ARTICLE=MOUV_020_0050
Les questions ayant trait à l’injonction à la jouissance et plus généralement à la sexualité divisent depuis toujours la communauté psychanalytique. Plus récemment, celle de l’adoption des enfants par les couples homosexuels y a suscité de sévères polémiques, remettant au premier plan de l’actualité sociale des préoccupations liées à la différence des sexes trop souvent reléguées depuis le début des années quatre-vingt aux archives du féminisme ou aux arcanes de la pratique du divan.
Catherine Millot, psychanalyste et écrivain, nous donne un point de vue à la fois théorique et clinique dont les inflexions polémiques rappellent la nature encore très conflictuelle des enjeux.
Mouvements : Lors de la préparation du dossier, nous sommes entrés dans la question que nous souhaitons vous poser, à savoir celle de l’injonction au désir et à la jouissance, d’une façon grossièrement historique, nous demandant si « la révolution sexuelle » post-1968, si tant est qu’elle ait existé, n’avait pas produit une injonction à désirer et à jouir. Si tel était le cas, cette injonction a-t-elle pu se transformer en une norme aussi violente pour les individus ou les groupes que les normes que ladite révolution sexuelle avait attaquées et érodées ? Diriez-vous également que cette évolution a recélé quelque chose de spécifique et comment le formuleriez-vous ?
/http%3A%2F%2Fwww.cairn.info%2Fimages%2Farrow_article.gif)



