Anthropologie et médecine Oct 07
Appel à communications Anthropologie et médecine : Confluences et confrontations dans les domaines de la formation, des soins et de la prévention IMTSSA - Jardins du Pharo - Marseille Jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 octobre 2007 Colloque international organisé par AMADES en collaboration avec SHADYC (Sociologie, Histoire & Anthropologie des Dynamiques Culturelles, EHESS-CNRS) CReCSS (Centre de Recherche, Cultures, Santé, Sociétés) Université Paul Cézanne (Aix-Marseille III) IFR SHESS-AM Societa Italiana di Antropologia medica Fondazione Angelo Celli per una cultura della salute Université de Lausanne, Università degli Studi di Genova Institut de Recherche pour le Développement (IRD) Département d’Anthropologie (Université de Laval, Québec) Arbeitsgemeinschaft Ethnomedizin AGEM e.V. (Hambourg) REDAM, Departament d’Antropologia, Universitat Rovira i Virgili, (Tarragona) AMADES a/s Programme Anthropologie de la Santé - MMSH - 5, rue du Château de l'Horloge - 13094 Aix-en-Provence cedex 2 - France http://www.amades.net Thème du colloque
Au fil des enseignements, des séminaires, ou des programmes de recherche volontairement interdisciplinaires une certaine anthropologie construit « au jour le jour » un espace argumentatif entre des savoirs provenant des sciences sociales, des disciplines médicales et des pratiques de soin et de prévention. Cette pratique anthropologique, soucieuse d’engager un dialogue raisonné et utile entre les sciences sociales et les sciences de la vie est discontinue – ou parcellaire -, constamment obligée d’adapter ses outils aux configurations spécifiques que construisent les liens entre des pathologies particulières et des possibilités thérapeutiques en constante évolution. Elle est complexe, documentant empiriquement ses propositions par des enquêtes précises permettant de rendre compte des multiples interactions entre soignants et populations et des débats variables (thérapeutiques, éthiques, économiques, administratifs) suscités par tout acte de soin. Elle est « impure », usant et articulant, au gré des questions pratiques rencontrées, des multiples langages disciplinaires indispensables à une approche de ses objets : rapports avec les disciplines cliniques, l’épidémiologie, la psychologie, etc. Elle est compréhensive, tâchant de rendre compte de la logique des conduites des acteurs et sachant la difficulté des situations sanitaires. Enfin, lorsqu’elle souhaite inscrire son action dans quelques réformes, elle est en partie répétitive, contrainte de reprendre pour chaque équipe de soin le même parcours réflexif. Entre une psychologie s’efforçant d’entendre l’extrême singulier et une clinique médicale s’attachant légitimement à respecter des protocoles thérapeutiques standardisés, cette anthropologie s’efforce de rendre compte des multiples configurations articulant un certain régime des corps, des liens sociaux, des espaces professionnels, et d’autres valeurs (religieuses, politiques, sociales) accordés aux conduites aux pathologies et aux soins. Mais comment transmettre des savoirs liant des expériences humaines, des connaissances scientifiques, des techniques d’enquête et une certaine inquiétude de l’autre ? Pour le dire simplement et dans le langage de l’OMS, au « Nord » comme au « Sud », comment améliorer concrètement l’offre de santé en formant des soignants aux « savoirs, savoirs faire et savoirs être » promus par cette anthropologie de la santé ? Comment construire une éthique de la discussion et des pouvoirs partagés confrontant l’argument sanitaire à d’autres dimensions sociales ? Quelques exemples suffisent à souligner l’urgence de cette réflexion. Comment prendre en charge la douleur sans la situer dans l’expérience de la personne malade ? Comment articuler une pratique médicale fondée sur des preuves avec ces vérités partielles construites dans la rencontre clinique ? Comment mieux gérer les parcours des patients sans connaître leurs contraintes ? Comment inclure des groupes de malades dans les dispositifs de soins ? Comment comprendre des patients venus d’autres horizons ? Quelle place accorder aux choix des citoyens et aux libertés des usagers ? Certes ces dimensions contemporaines de la santé relèvent « classiquement » de l’étude anthropologique. Mais il reste à mettre en acte ces savoirs des sciences sociales afin d’améliorer les pratiques de soins et les dispositifs de santé. Comment bâtir cette anthropologie « translationnelle » ? Pour « dresser un premier bilan » international et progresser dans cette problématique essentielle pour construire un espace éthique, thérapeutique – voire économique – attentif et efficace, notre colloque se propose d’aborder de manière descriptive et analytique quelques larges thèmes : 1.
L’histoire des formations aux sciences sociales pour les étudiants et les personnels de 2. santé : comment se mettent en place les premières expériences, dans quels domaines, avec quelles hypothèses et quels résultats ?
L’analyse comparative des modalités de formation aux sciences sociales dans 3. différents pays, facultés et écoles professionnelles : quels sont les programmes, pourquoi, comment se déroulent-ils ? Comment sont articulées dans ces formations diverses sciences « humaines » (anthropologie, psychologie, philosophie, économie…) ?
Les liens entre les enseignements et les questions rencontrées dans les pratiques de 4. soins ou de prévention. Dans de multiples domaines allant de l’amélioration de la prise en charge des patients (cancérologie, maladies chroniques, etc.) jusqu’à des questions d’hygiène hospitalière, comment sont articulés les enseignements de sciences sociales et les problèmes concrètement rencontrés dans les pratiques professionnelles ? En quoi les enseignements répondent aux questions ou permettent d’analyser les difficultés des soignants ou de l’institution ?
Les expériences de formation « continue » aux sciences sociales des personnels de 5. santé : formations « sur le terrain », pourquoi, comment ? Quelles expériences concrètes ?
L’évaluation de l’impact de ces formations sur le fonctionnement des services ou des 6. systèmes de santé : comment évaluer ? Que produisent ces formations ? Amélioration de la qualité des soins ? Réforme des services, Rapport avec les malades ? Acceptation des choix des malades et nouveaux partages du pouvoir de soigner ?
Une réflexion critique sur les programmes d’enseignement à mettre en oeuvre : Communications comment construire un nouvel espace éthique, thérapeutique et préventif ?
Adresser les propositions de communications avant le 1 mai 2007 sous forme d’un résumé de 3000 Conseil scientifique caractères environ à Yannick Jaffré, (jaffre@univmed.fr) et Aline Sarradon (aline.sar radon@wanadoo.fr.) Indiquer le nom de l’auteur, sa profession, ses coordonnées institutionnelles, ses adresses postale et électronique, et son numéro de téléphone. Les auteurs seront informés de la décision du comité scientifique le 30 mai.
Themis Apostolidis (Univ Paul Cézanne, France), Jean Benoist (Univ Paul Cézanne, France), JM Comelles (Univ Rovira i Virgili, Espagne), Alice Desclaux (Univ Paul Cézanne, France), Sylvie Fainzang (INSERM, CERMES, France), Guy Farnarier (Univ de la Méditerranée, France), Antonio Guerci (Univ Gênes, Italie), Claudie Haxaire (Univ Brest, France), Annie Hubert (CNRS, France), Yannick Jaffré (EHESS, France), Raymond Massé (Univ Laval, Canada), Jean Naudin (Univ de la Méditerranée, France), Janine Pierret (CNRS, France), Ilario Rossi (Univ Lausanne, Suisse), Aline Sarradon-Eck (CReCSS, France), Ekkehard Schroeder (AGEM, Allemagne), Tullio Sepilli ( Soc. Itl. Antr Med. Italie), Bernard Taverne (IRD, Dakar). Bulletin d’inscription
NOM, Prénom s’inscr it à "Anthrop olo gie et médec ine : Co nflue nc e s et co nfronta tio ns…" ave c communica tio n (ind iq uer le ti tre ) : sa ns communica tion Tel: Fax: Adresse : Courriel: Inscriptions
◊ Adresser tout courrier , ainsi que les bullet ins d’inscr iption, accompagnés du montant de l’inscription ◊ Paiement • par chèque (domicilié en Franc e), à l’ordre d’A ou • à : AMADES – sc SHADYC, EHESS, Centre de la Vieille charité, 2 rue de la Charité, 13002 MARSEILLE
Code guichet : 01008 - N° de compte 1797113Y029, clé RIB 33 ; Code IBAN : FR75 2004 1010 0817
Frais d’inscription
Avant le 31 avril 2007
Membres A € Autres participants 65 € A partir du 31 avril 2007
Membres A € Autres participants 85 € Annulation
Si, sa proposition de communication n’étant pas retenue, le proposant décidait de ne pas participer au colloque, il se verrait remboursé 100% des frais d’inscription. Des frais d’annulation de 30 seront perçus sur toute demande de remboursement reçue avant le 15 octobre
9711 3Y02 933 ; SWIFT (BIC) : PSSTFRPPMAR