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11 décembre 2006

Anthropologie et médecine Oct 07

Appel à communications

Anthropologie et médecine :

Confluences et confrontations dans les domaines de la

formation, des soins et de la prévention

IMTSSA - Jardins du Pharo - Marseille

Jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27 octobre 2007

Colloque international organisé par AMADES en collaboration avec

SHADYC (Sociologie, Histoire & Anthropologie des Dynamiques Culturelles, EHESS-CNRS)

CReCSS (Centre de Recherche, Cultures, Santé, Sociétés) Université Paul Cézanne (Aix-Marseille III)

IFR SHESS-AM

Societa Italiana di Antropologia medica

Fondazione Angelo Celli per una cultura della salute

Université de Lausanne,

Università degli Studi di Genova

Institut de Recherche pour le Développement (IRD)

Département d’Anthropologie (Université de Laval, Québec)

Arbeitsgemeinschaft Ethnomedizin AGEM e.V. (Hambourg)

REDAM, Departament d’Antropologia, Universitat Rovira i Virgili, (Tarragona)

AMADES a/s Programme Anthropologie de la Santé - MMSH - 5, rue du Château de l'Horloge -

13094 Aix-en-Provence cedex 2 - France

amades@club-internet.fr

http://www.amades.net

Thème du colloque

Au fil des enseignements, des séminaires, ou des programmes de recherche

volontairement interdisciplinaires une certaine anthropologie construit « au jour le jour » un

espace argumentatif entre des savoirs provenant des sciences sociales, des disciplines

médicales et des pratiques de soin et de prévention.

Cette pratique anthropologique, soucieuse d’engager un dialogue raisonné et utile entre

les sciences sociales et les sciences de la vie est discontinue – ou parcellaire -, constamment

obligée d’adapter ses outils aux configurations spécifiques que construisent les liens entre des

pathologies particulières et des possibilités thérapeutiques en constante évolution. Elle est

complexe, documentant empiriquement ses propositions par des enquêtes précises permettant

de rendre compte des multiples interactions entre soignants et populations et des débats

variables (thérapeutiques, éthiques, économiques, administratifs) suscités par tout acte de

soin. Elle est « impure », usant et articulant, au gré des questions pratiques rencontrées, des

multiples langages disciplinaires indispensables à une approche de ses objets : rapports avec

les disciplines cliniques, l’épidémiologie, la psychologie, etc. Elle est compréhensive, tâchant

de rendre compte de la logique des conduites des acteurs et sachant la difficulté des situations

sanitaires. Enfin, lorsqu’elle souhaite inscrire son action dans quelques réformes, elle est en

partie répétitive, contrainte de reprendre pour chaque équipe de soin le même parcours

réflexif.

Entre une psychologie s’efforçant d’entendre l’extrême singulier et une clinique

médicale s’attachant légitimement à respecter des protocoles thérapeutiques standardisés,

cette anthropologie s’efforce de rendre compte des multiples configurations articulant un

certain régime des corps, des liens sociaux, des espaces professionnels, et d’autres valeurs

(religieuses, politiques, sociales) accordés aux conduites aux pathologies et aux soins. Mais

comment transmettre des savoirs liant des expériences humaines, des connaissances

scientifiques, des techniques d’enquête et une certaine inquiétude de l’autre ? Pour le dire

simplement et dans le langage de l’OMS, au « Nord » comme au « Sud », comment améliorer

concrètement l’offre de santé en formant des soignants aux « savoirs, savoirs faire et savoirs

être » promus par cette anthropologie de la santé ? Comment construire une éthique de la

discussion et des pouvoirs partagés confrontant l’argument sanitaire à d’autres dimensions

sociales ?

Quelques exemples suffisent à souligner l’urgence de cette réflexion. Comment prendre

en charge la douleur sans la situer dans l’expérience de la personne malade ? Comment

articuler une pratique médicale fondée sur des preuves avec ces vérités partielles construites

dans la rencontre clinique ? Comment mieux gérer les parcours des patients sans connaître

leurs contraintes ? Comment inclure des groupes de malades dans les dispositifs de soins ?

Comment comprendre des patients venus d’autres horizons ? Quelle place accorder aux choix

des citoyens et aux libertés des usagers ? Certes ces dimensions contemporaines de la santé

relèvent « classiquement » de l’étude anthropologique. Mais il reste à mettre en acte ces

savoirs des sciences sociales afin d’améliorer les pratiques de soins et les dispositifs de santé.

Comment bâtir cette anthropologie « translationnelle » ?

Pour « dresser un premier bilan » international et progresser dans cette problématique

essentielle pour construire un espace éthique, thérapeutique – voire économique – attentif et

efficace, notre colloque se propose d’aborder de manière descriptive et analytique quelques

larges thèmes :

1.

L’histoire des formations aux sciences sociales pour les étudiants et les personnels de

2.

santé : comment se mettent en place les premières expériences, dans quels domaines,

avec quelles hypothèses et quels résultats ?

L’analyse comparative des modalités de formation aux sciences sociales dans

3.

différents pays, facultés et écoles professionnelles : quels sont les programmes,

pourquoi, comment se déroulent-ils ? Comment sont articulées dans ces formations

diverses sciences « humaines » (anthropologie, psychologie, philosophie,

économie…) ?

Les liens entre les enseignements et les questions rencontrées dans les pratiques de

4.

soins ou de prévention. Dans de multiples domaines allant de l’amélioration de la prise

en charge des patients (cancérologie, maladies chroniques, etc.) jusqu’à des questions

d’hygiène hospitalière, comment sont articulés les enseignements de sciences sociales

et les problèmes concrètement rencontrés dans les pratiques professionnelles ? En quoi

les enseignements répondent aux questions ou permettent d’analyser les difficultés des

soignants ou de l’institution ?

Les expériences de formation « continue » aux sciences sociales des personnels de

5.

santé : formations « sur le terrain », pourquoi, comment ? Quelles expériences

concrètes ?

L’évaluation de l’impact de ces formations sur le fonctionnement des services ou des

6.

systèmes de santé : comment évaluer ? Que produisent ces formations ? Amélioration

de la qualité des soins ? Réforme des services, Rapport avec les malades ? Acceptation

des choix des malades et nouveaux partages du pouvoir de soigner ?

Une réflexion critique sur les programmes d’enseignement à mettre en oeuvre :

Communications

comment construire un nouvel espace éthique, thérapeutique et préventif ?

Adresser les propositions de communications avant le 1

e r

mai 2007 sous forme d’un résumé de 3000

Conseil scientifique

caractères environ à Yannick Jaffré, (jaffre@univmed.fr) et Aline Sarradon

(aline.sar radon@wanadoo.fr.) Indiquer le nom de l’auteur, sa profession, ses coordonnées

institutionnelles, ses adresses postale et électronique, et son numéro de téléphone.

Les auteurs seront informés de la décision du comité scientifique le 30 mai.

Themis Apostolidis (Univ Paul Cézanne, France), Jean Benoist (Univ Paul Cézanne, France), JM Comelles (Univ

Rovira i Virgili, Espagne), Alice Desclaux (Univ Paul Cézanne, France), Sylvie Fainzang (INSERM, CERMES,

France), Guy Farnarier (Univ de la Méditerranée, France), Antonio Guerci (Univ Gênes, Italie), Claudie Haxaire

(Univ Brest, France), Annie Hubert (CNRS, France), Yannick Jaffré (EHESS, France), Raymond Massé (Univ Laval,

Canada), Jean Naudin (Univ de la Méditerranée, France), Janine Pierret (CNRS, France), Ilario Rossi (Univ

Lausanne, Suisse), Aline Sarradon-Eck (CReCSS, France), Ekkehard Schroeder (AGEM, Allemagne), Tullio Sepilli

( Soc. Itl. Antr Med. Italie), Bernard Taverne (IRD, Dakar).

Bulletin d’inscription

NOM, Prénom

s’inscr it à "Anthrop olo gie et médec ine : Co nflue nc e s et co nfronta tio ns…"

ave c communica tio n (ind iq uer le ti tre ) :

sa ns communica tion

Tel:

Fax:

Adresse :

Courriel:

Inscriptions

Adresser tout courrier , ainsi que les bullet ins d’inscr iption, accompagnés du montant de l’inscription

Paiement

• par chèque (domicilié en Franc e), à l’ordre d’A

MADES

ou

par virement bancaire à : AMADES, - Guichet domiciliaire : La Banque Postale - Code Banque : 20041 -

à :

AMADES – sc SHADYC, EHESS, Centre de la Vieille charité, 2 rue de la Charité, 13002

MARSEILLE

Code guichet : 01008 - N° de compte 1797113Y029, clé RIB 33 ; Code IBAN : FR75 2004 1010 0817

Frais d’inscription

Avant le 31 avril 2007

Membres A

MADES, et étudiants 50

Autres participants 65

A partir du 31 avril 2007

Membres A

MADES, et étudiants 70

Autres participants 85

Annulation

Si, sa proposition de communication n’étant pas retenue, le proposant décidait de ne pas participer au

colloque, il se verrait remboursé 100% des frais d’inscription.

Des frais d’annulation de 30

seront perçus sur toute demande de remboursement reçue avant le 15

octobre

9711 3Y02 933 ; SWIFT (BIC) : PSSTFRPPMAR

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