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1 janvier 2006

Le vice ou la vertu de Cyril Olivier PUMirail 05

En prônant " une histoire renouvelée de la sexualité" ce chercheur-associé de l'Equipe Simone Sagesse ( Savoirs sur le Genre et rapports Sociaux de Sexe-EA 3053 de l'Université de Toulouse-le-Mirail) utilise une typologie gender sans être une histoire des femmes ni une histoire du gender au sens strict. A travers les arcives judiciaires du gouvernement de Vichy l'état de la société et des représentations est davantage mises à jour que les instructions réglementaires qui le produit.

olivier

Selon une méthodologie des " cases studies" la saisie des trajectoires individuelles, qui limite ici le champ d'observation aux sexulaités jugées déviantes, fait apparaître une autre cartographie du social : l'écart du " role éternel" d'épouse/mère comdamne toute déviance à cette norme comme " le signe précursuer d'une forme de prostitution. une femme qui ne souhaite ni se marier ni avoir des enfants,une femme qui en a hors mariage pu encore une femme mariée mais infidèle ou stérile est une " prostituée" dans le sens où sa déviance constite le pire"(p.39).

En ce temps d'absence du mari à la guerre( pour 30% des 59% des femmes mariées) 67% de sexualités non conjugales ( dont 55% intérêt affectif et/ou matériel, 8% venales, 4% de plaisir) sont classés ainsi alors que les 27% de femmes de "mauvaise vie" sont désignés comme débauche plutôt que comme libertinage.

Le tribunal de la conjugalité voit dans cette période vichyste une accroissement significatif de la répression des infidélités de 1702 à 7882 (même si le pic sera en 1947 11098 soit 2,92% des condamnés) ; depuis la suuspension du divorce en 1941, la répression du concubinage et de l'infidélité féminine surveille en particulier les femmes de prisonniers.

Le fléau national de l'avortement et de la stérilité volontaire va à l(encontre de la France féconde dès le Code de la famille de 1939 ; enre 1938 et 1944 on passe de 537 à 4000 condamnations. Le livre apporte les correspondances qui témoignent de la détresse des avorteés, les hésitations et les craintes, face au spéculum et autre sonde dans la matrice...

La stigmatisation des plaisirs vénaux et prostitués, comme de leur agents, cofirme que " l'ensemble des sexualités s'écartant de la norme proclamée sont assimilées à la pratique vénale : ne pas faire don de son corps à la société revient à le vendre"(p.275).

En révélant le décalage entre les discours politiques et juridiques avec l'exercice pénal, le vécu des individus et de leurs rapports concrets ouvre la possibilité de faire une autre histoire de la sexualité dans ces écarts même plutôt que d'en rester à une histoire de l'entreprise de contrôle et de coercition du corps des femmes, notamment.

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