Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

31 octobre 2009

Ecologie sociale de l'oreille

   
http://www.images-chapitre.com/ima0/original/179/24599179_4468180.jpg      

Écologie sociale de l'oreille

Enquêtes sur l'expérience musicale

 

 

   
Edité par Anthony Pecqueux, Olivier Roueff

Livre broché  - 20,00 € | Ajouter au panier Ajouter au panier  

 

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Cet ouvrage participe d'un renouveau au sein des débats actuels sur l'étude des pratiques artistiques. Ce n'est plus seulement le genre musical étudié qui définit la recherche, mais le regard porté, la perspective sociologique : une expérience musicale ne laisse inchangés ni la musique, ni ceux qui la produisent, ni ceux qui l'écoutent. Elle apparaît dès lors comme une épreuve qui passe entre producteur, auditeur et musique, et qui s'en trouve elle-même modifiée à travers des processus de façonnement et de structuration mutuels entre ces trois pôles.

Huit expériences sont ainsi restituées à partir de solides enquêtes de terrain, sur les perceptions du rap dans l'espace public, la sociabilité des raves, les appropriations du dispositif festivalier ou la pratique des amateurs de jazz.


 

Langue français
Éditeur Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales
ISBN-10 2-7132-2219-2
ISBN-13 978-2-7132-2219-1
ISSN 1962-7505
Année de publication août 2009
Prix recommandé 20,00

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30 octobre 2009

Professionnelles de l'amour

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/8/0/9782251030081.jpg

"'L'histoire se passe à Rome. Ses protagonistes sont une femme connue pour monnayer ses charmes et un affairiste roué occupant de très hautes fonctions à la tête de l'Etat. Selon un observateur, la première a une réputation si sulfureuse qu'on ne peut "prononcer son nom sans déshonneur". Quant au second, il ne connaîtrait qu'un seul dieu : l'argent.

Vous pensez avoir identifié Patrizia D'Addario et Silvio Berlusconi ? Erreur. La lorette, ici, répond au doux nom de Chélidon, son client s'appelle Verrès, et leur contempteur n'est pas un journaliste malveillant de La Repubblica, mais l'avocat le plus redouté de sa génération : un certain Cicéron.

La fulmination du célèbre orateur contre le libidineux prêteur et sa cocotte diabolique fait partie des textes qu'a dénichés Marella Nappi pour composer cette savoureuse anthologie consacrée aux "professionnelles de l'amour" qui exercèrent leurs talents dans la Grèce et la Rome antiques. Des textes extraits d'une centaine d'oeuvres signées Aristophane, Catulle, Horace, Juvénal, Ovide, Plutarque, Properce, Tacite ou Xénophon, pour ne citer que les plus connus.

"Les courtisanes, nous les avons pour le plaisir ; les concubines, pour les soins de tous les jours ; les épouses, pour avoir une descendance légitime et une gardienne fidèle du foyer." Souvent citée, cette phrase attribuée à Démosthène a le mérite de la clarté. Un peu trop peut-être. Comme l'explique en effet l'anthropologue Claude Calame dans l'entretien qui sert d'introduction au recueil, la courtisane, dans l'Antiquité, n'était pas "opposée terme à terme" à la femme mariée. Notant que la condition juridique de l'épouse légitime a varié selon les lieux et les époques, l'universitaire rappelle que les statuts des femmes libres, esclaves ou affranchies se situant "en marge du mariage" furent, eux aussi, très divers.

De la fille publique "dégouttante de vin et de parfums, pâle, fardée, embaumée comme un cadavre" et rôdant dans "les lieux qui craignent la police" (Sénèque), aux riches hétaïres admises dans l'intimité des puissants - telle cette Thaïs qui fit chavirer les coeurs d'Alexandre le Grand et du roi égyptien Ptolémée Ier -, l'ensemble de la "profession" est ici représentée. On notera au passage la richesse lexicale du latin, qui faisait la différence entre les ambulatrices, appelées ainsi car elles racolaient en sillonnant les rues, les prosedae qui, au contraire, restaient devant leur porte, et les bustuariae, qui préféraient sévir dans les cimetières.

Au fil des pages, c'est aussi l'entourage sordide de ces "précaires de l'amour", selon la jolie expression de Marella Nappi, qui perd son mystère : grâce à Apulée, le lecteur côtoie ainsi ces "marchands de chair humaine" qui réduisaient les filles aux "servitudes du lupanar" ; avec César, il fait la connaissance de sa maîtresse Servilia qui, en redoutable mère maquerelle, incita sa propre fille à partager la couche de l'illustre général ; en lisant Martial, enfin, il apprend que les prostituées, dans le quartier interlope de Subure, à Rome, pouvaient carrément êtres mises aux enchères.

Cette pratique originale, en aiguisant les rivalités entre les clients, faisait monter les prix. Ceux-ci, toutefois, n'atteignirent jamais les tarifs exigés par Laïs, cette effrontée dont Alciphron disait qu'elle mettait "toute la Grèce en émoi", et qui proposa à Démosthène de partager une nuit avec elle pour la somme faramineuse de 10 000 drachmes. Ce qui inspira à l'orateur cette immortelle fin de non-recevoir : "Je n'achète pas si cher le remords."


PROFESSIONNELLES DE L'AMOUR. ANTIQUES ET IMPUDIQUES. Textes réunis et présentés par Marella Nappi. Les Belles Lettres, "Signets", 334 p., 13 €.

Thomas Wieder/Le Monde.fr

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Corps vivant / corps marionnettique

Appel à contribution

Samedi 31 octobre 2009 |  Arras (62 000)

Corps vivant / corps marionnettique : enjeux d’une interaction

Publié le jeudi 01 octobre 2009 par Marie Pellen

Résumé

Appel à communications pour le colloque international « Corps vivant/corps marionnettique : enjeux d’une interaction » qui se déroulera à l'Université d'Artois à Arras les 18-19 mars 2010. Date limite d'envoi des propositions : le 31 octobre 2009.

Annonce

Corps vivant/corps marionnettique : enjeux d’une interaction

18-19 mars 2010

Université d’Artois, Arras

Ce colloque s’inscrit dans la suite des travaux que l’axe  « Praxis et Esthétique des arts » a consacrés à la marionnette au sein de l’équipe d’accueil « Textes et Cultures » de l’Université d’Artois à Arras (notamment une journée d’études « Troupes et Marionnettes » en 2007). La réflexion s’oriente à présent plus spécifiquement vers la problématique du corps.

Placés sur scène, acteurs et marionnettes entrent dans un corps à corps où la place de l’inerte captive et attire l’attention du spectateur. Le lien qui se noue relève du regard et de l’écoute et s’appuie aussi sur l’espace qui coexiste entre deux corps. L’un vivant, et l’autre mobile mais d’une mobilité contrainte par la main qui manipule. L’usage de l’objet marionnettique permet d’exploiter des zones de friction entre les corps et invite à interroger différents niveaux de perception mis en éveil par le spectateur d’aujourd’hui, nourri d’images. Dans Le Commerce des regards[1], Marie-José Mondzain souligne combien l’image naît d’une construction, dans une relation triangulaire, entre celui qui la montre, ce qu’elle donne à voir, et celui qui la reçoit. L’écart entre ce qui est donné à voir et ce qui est vu crée l’espace de la réflexion. Mais la multiplication des images dans le monde contemporain produit un phénomène d’identification immédiate : le sujet regardant est littéralement absorbé. Au contraire, dans le spectacle vivant, appréhendé comme une manipulation des signes de la scène, le spectateur se réapproprie l’image parce qu’il la voit se fabriquer en direct, parce qu’il promène librement son regard et plus encore dans les spectacles de marionnettes, puisque le manipulateur de figurines, d’ombres et d’objets est un « montreur » d’images.

Cette tentative de réappropriation de l’image participe d’un mouvement de réappropriation du corps qui va à l’encontre de la dématérialisation que la société contemporaine a progressivement élaborée. Les limites du vivant sont de plus en plus floues. Le rajeunissement du corps est le lieu d’une lutte contre le temps. Le cœur bat de corps en corps, les organes circulent, le corps s’est mécanisé, les interrogations sur la fin de vie et la manipulation génétique des embryons repoussent certaines définitions de l’humain. L’avatar se substitue au mort sur des sites internet et questionne les représentations de la figure humaine. Or la dématérialisation des nos sociétés actuelles se conjugue avec une présence prépondérante des corps dans le monde artistique et particulièrement dans les arts de la scène. Ces corps accompagnés d’une représentation de l’humain par divers moyens - poupées, effigies, avatars – sont aussi manifestes dans la création contemporaine. Si l’exploration du corps humain comme forme marionnettique a traversé le XXe siècle, le corps vivant devient l’enjeu de la représentation. De quelles manières ces moyens rudimentaires ou techniquement complexes interrogent-il le corps aujourd’hui ? Comment le spectateur éprouve-t-il ces corps autres ? Son approche de l’image conduit-elle à un changement de perception et de quelle nature ? Comment la marionnette est-elle à même de rendre le spectateur sensible à son propre corps et aux limites du vivant aujourd’hui ?

Pour répondre à ces questions, il nous semble nécessaire de revenir à la nature même des moyens artistiques qui proposent une représentation de la figure humaine. Du simple objet, humanisé par son mouvement, à la poupée servant de jouet d’enfants, du mannequin, statue articulée qui sert de modèle, au pantin, figurine burlesque dont on agite les membres, de l’avatar, représentation d’un Dieu qui se joue des métamorphoses, devenu une forme virtuelle pour le jeu vidéo, au corps de l’acteur devenu marionnette par une gestuelle spécifique. Chacun possède son histoire, ses références sociologiques, littéraires et artistiques. Nous les rapprochons en tant que représentations anthropomorphiques inertes, mues de l’extérieur par un manipulateur visible ou invisible. En interrogeant à chaque fois la nature de cette représentation, les possibilités dramaturgiques qu’elle propose en fonction du type de manipulation et les enjeux particuliers qu’elle permet d’explorer dans son rapport au corps vivant présent sur scène, nous pourrons mieux saisir les caractéristiques de l’art de la manipulation aujourd’hui.

Nous nous intéresserons aux diverses représentations de la marionnette (objets, formes et matériaux, images animables) comme métaphores du corps morcelé, du corps comme présence et comme dédoublements corporels, possibles avatars de la marionnette.  Nous questionnerons également le corps physique du marionnettiste en interaction avec l’objet et l’image. En effet, le principe de manipulation à vue couramment utilisé dans les spectacles de marionnettes engage fortement le processus « de distanciation ». Les nombreuses applications des technologies aux arts de la scène provoquent une réverbération sur le corps de l’acteur réel et cette présence physique devient un point critique. La scène devient le lieu de rencontre et d’échange au croisement du réel et de l’imaginaire entre l’acteur scénique, sa présence physique, mais également sa présence écranique[2]. A la différence de l’art pictural, qui offre au regard des mondes imaginaires, les univers virtuels dotés d’interfaces multi - sensorielles engagent l’ensemble du corps dans leurs constructions factices. Alors que l’infographiste gère et construit l’espace plastique d’un regard extérieur, le comédien aborde l’espace scénique physiquement, en l’investissant corporellement, de l’intérieur. Comment l’acteur devient-il conscient de l’image qu’il est en train de produire sur scène, de son ombre, des interactions que ces dédoublements génèrent avec le reste ?

La marionnette interroge aussi la nature de la perception du corps parce qu’elle redessine l’espace et permet un travail sur l’échelle, un creusement de l’espace-temps. Sa force de symbolisation impose une rythmique du texte qui introduit une perception spécifique pour le spectateur et propose une projection de la pensée qui mérite d’être précisée. La distanciation toujours présente introduit un rapport particulier au réel. C’est la mise en tension de ces caractéristiques qui met en valeur le corps du manipulateur. Ainsi, c’est la nature même de cette interaction, de cet espace de flottement qui s’insinue entre deux corps que nous pourrons mieux saisir afin de comprendre de quelle manière elle joue avec la perception du spectateur.

Nous proposons d’aborder notamment les représentations artistiques du corps humain, la manière dont la marionnette permet d’aborder certains sujets relatifs au corps (mort, sexualité), la nature d’un matériau qui produit sa propre présence (théâtre de matière, théâtre d’objets), l’analyse du processus de perception, le rapport au virtuel, en nous appuyant sur l’analyse du processus de création de spectacles contemporains, mettant en jeu la relation vivant/inerte.

Comité d’organisation

  • Françoise Heulot-Petit
  • Stanka Pavlova

Comité scientifique et d’orientation

  • Sylvie Baillon
  • Christian Carrignon
  • Brunella Eruli
  • Amos Fergombé
  • Claire Heggen
  • Françoise Heulot-Petit
  • Jean-Pierre Lescot
  • Stanka Pavlova
  • Didier Plassard

Calendrier :

-         propositions de communications (1 page) : 31 octobre 2009

-         Avis du comité scientifique et d’orientation : 30 novembre 2009

Les propositions de communications sont à adresser par courrier électronique à : francoise.heulot@voila.fr


[1] Marie-José Mondzain, Le commerce des regards, Paris, Seuil, 2003.

[2] Voir Robert Lepage, « Du théâtre d’ombres aux technologies contemporaines » , in : Béatrice Picon-Vallin, sld., Les écrans sur la scène, Lausanne, L’âge d’homme, 1998, p. 326.


Mots-clés
  • corps, marionnettes, contemporain, réception, spectacle
Fichiers attachés
Lieu
  • Arras (62 000) (Université d'Artois, 9, rue du Temple - BP 10665 )
Date limite
  • samedi 31 octobre 2009
Contact
  • Françoise Heulot-Petit et Stanka Pavlova
    courriel : francoise [point] heulot (at) voila [point] fr

    Université d'Artois, UFR Lettres et Arts - 9, rue du Temple - BP 10665 - 62030 Arras Cedex - France

Url de référence
Source de l'information
  • Françoise Heulot-Petit
    courriel : francoise [point] heulot (at) voila [point] fr


Pour citer cette annonce

« Corps vivant / corps marionnettique : enjeux d’une interaction », Appel à contribution, Calenda, publié le jeudi 01 octobre 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle1455

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29 octobre 2009

Valérie Morignat

Valérie Morignat

www.valeriemorignat.net

Valérie Morignat 1

Valérie Morignat 2

Valérie Morignat 3

Valérie Morignat 4

Valérie Morignat Underwater Photographer, is also a film director and an artist.

She was born in New Caledonia in 1974 and graduated from the Sorbonne University, Paris, with a Ph.D in Fine Arts and Art Sciences.
She has lived in New York City and now shares her time between France, where she is an artist and an associate professor of Futurology and Semiotics, and the South Pacific, where she develops artistic projects.

Valérie Morignat website

Valerie Morignat works worldwide as a free lance photographer, a designer, a director, and an artist. Her videos, images and multimedia projects have been exhibited internationally. She has been a finalist on several art and photo con

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Clones

Clones

SURROGATES_FR_SM

Date de sortie : 28 Octobre 2009
Réalisé par Jonathan Mostow
Avec Bruce Willis, Radha Mitchell, Ving Rhames
Film américain. Science fiction
Année de production : 2008
Titre original : The Surrogates

Synopsis :

Deux agents du FBI enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile.
Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ?

Bande-annonce :

 

 

CLONES - BANDE-ANNONCE VF
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

http://chooseyoursurrogate.com/

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Croque mort

Croquemort

Une anthropologie des émotions

de Julien Bernard

http://tournezlespages.files.wordpress.com/2009/09/croquemort.jpg

Les funérailles constituent un cadre social particulier avec ses règles et ses codes. Il y a le mort, la famille et ceux qui enterrent. Julien Bernard a répondu à une offre d'emploi proposant d'être 'porteur de cercueil pour les cérémonies funéraires'. C'est ainsi qu'il a fait profession de croquemort au sein des pompes funèbres. Faisant parallèlement des études de sociologie, il note au jour le jour son approche et la réalité de ce terrain à la fois central et à part dans notre culture. Comment s'intégrer à une équipe de travailleurs de la mort, comment, entre la compassion, l'engagement, l'humour noir et l'obligation au protocole, arrive-t-on à développer et à porter un regard objectif sur cet étrange et nécessaire travail social qui se constitue 'par le bas' grâce à des mécanismes de coordination effective entre les individus sociaux.
Depuis la rencontre des familles jusqu'à la tombe ou le crématorium en passant par la délicate prise en charge des corps, ces professionnels de la mort apprennent à gérer leurs émotions. Véritables grammairiens du 'soutien', ces hommes qui nous enterrent sont aussi les metteurs en scène et les acteurs de nos funérailles durant lesquelles ils essaient de 'mettre en sens' la mort et de maîtriser la balance de l'énergie émotionnelle et collective que libère toute perte humaine.   

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28 octobre 2009

Quand la femme pose...

http://www.decitre.fr/gi/91/9782841021291FS.gif

Née en 1839 grâce au procédé du daguerréotype mis au point par Louis Jacques Mandé Daguerre, la photographie fut dès ses début intimement liée à l'image sensuelle de la femme.
Au cours des décennies qui suivirent, tous les genres jouirent d'une énorme popularité : paysages, monuments, portraits, mais aussi photographies érotiques voire pornographiques, notamment de femmes. Feuilletez cet album et découvrez au fil des pages le charme des plus beaux modèles de l'âge d'or de la photographie érotique. Une véritable célébration de la sensualité, du plaisir et de la joie de vivre de l'époque.

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Le corps humain comme étalon de mesure

La revue Magma , revue électronique en sciences humaines et sociales, spécialisée en approches et méthodes qualitatives, annonce la parution d'un numéro sur Le corps humain comme étalon de mesure.

 

Voici le link

http://www.analisiqualitativa.com/magma/0703/index.fr.htm


            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

LE CORPS COMME ÉTALON                     DE MESURE
                   
                    Rubrique Thématique Sous la Direction de Jérôme Dubois
                   
                   

   

   

[ ÉDITORIAL                     ]

   

De l’importance                     du corps humain pour prendre la mesure du social

                  

Le corps humain comme étalon                     de mesure a participé et participe encore de la construction                     de la réalité sociale. Certaines parties du corps servent                     depuis des millénaires à quantifier et qualifier le monde                     qui nous entoure, y compris les humains entre eux. Par exemple,                     le pied a été le premier moyen de quantifier les terres pour                     les partager; tandis que le jet d’une chaussure sur un être                     humain qualifie encore la pire insulte en Irak. Aujourd’hui,                     la mesure du corps s’est affinée et la biométrie part du fait                     que tous les êtres humains possèdent une empreinte génétique                     différente, qui permet de les différencier les uns des autres                     à partir de leur corps et ainsi de les identifier, voire de                     les sélectionner. Certaines parties du corps ont en effet                     une qualité biométrique: si le nez n’a pas cette qualité,                     les oreilles, les lèvres, l’iris par exemple, possèdent cette                     qualité que les empreintes digitales ont révélée depuis plus                     d’un siècle en ouvrant la voie à la police scientifique.

Jérôme Dubois

                  

Article                     en format .html

   

[ ARTICLES                     ]

   

Le corps à corps                     du maréchal-ferrant comme mesure de sa nouvelle pratique

                  

La renaissance du métier de maréchal-ferrant                     depuis les années 1980 s’est opérée au prix d’une reconstruction                     professionnelle des postures corporelles et pratiques mentales                     de l’artisan. Actuellement itinérant, assujetti aux contraintes                     de rentabilité, il assume seul la contention de l’animal.                     Autrefois à son côté, il se trouve actuellement positionné                     «sous le cheval», le porte et le supporte. Usant de son corps                     comme d’un instrument, le maréchal met alors en place de multiples                     techniques corporelles pour ajuster ses actions aux comportements                     de la bête, pour lui faire sentir sa domination et mieux contrôler                     l’animal dans l’accomplissement de son difficile travail de                     ferrage. Cette contribution se propose d’explorer les pratiques                     corporelles, les transactions dans lesquelles il entre avec                     l’animal, ainsi que son rapport à sa souffrance et son plaisir,                     mettant en lumière la construction d’une nouvelle corporéité                     professionnelle.

Monique Dolbeau

                  

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Expressions de                     la doublure corps / terre dans l’imaginaire politique autochtone                     contemporain au Canada

                  

Ce texte vise à présenter, de                     manière exploratoire, un aspect particulier d’une recherche                     en cours qui porte sur l’imaginaire politique autochtone contemporain                     au Canada. On y trouvera un portrait impressionniste d’un                     axe de la production symbolique autochtone contemporaine,                     axe qui s’est graduellement constitué dans la recherche en                     cours comme une hypothèse de lecture. Cette hypothèse est                     à l’effet que l’imaginaire politique autochtone contemporain                     apparaît comme étant organisé autour d’une constellation d’images/symboles                     dont la dominante est la référence au corps. Plus précisément,                     cette dominante semble être structurée par une doublure schématique,                     sans cesse reconduite dans cet imaginaire, entre le corps                     et la terre. Cette doublure corps/terre semble manifester                     dans ce cas précis une notion implicite selon laquelle le                     corps est un espace à géométrie variable - le corps est, comme                     je veux l’appeler, un «corps-territoire».

Dalie Giroux

                  

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Le corps en œuvre:                     stratégies esthétiques et politiques de la représentation

                  

La période 1960-1980 constitue                     pour les arts plastiques un tournant décisif dans l’évolution                     de la représentation du corps. Avec les premiers happenings                     dès 1950, puis surtout avec les performances, dont le nombre                     n’aura de cesse d’augmenter jusqu’à la fin des années 1980,                     des genres nouveaux émergent, qui lui sont entièrement consacrés.                     Et le phénomène déborde les pratiques par définition liées                     à la physicalité: la vidéo, ainsi que les médiums plus traditionnels                     comme la photographie, la sculpture, et la peinture témoignent                     eux aussi d’une présence singulièrement incarnée dès 1960.                     La corporéité y est exposée, déployée, disloquée dans toute                     sa complexité, devenant le territoire d’expression d’un référentiel                     aussi multiple que les artistes sont nombreux - à tel point                     qu’il semble presque vain de questionner ses enjeux. Ce contexte                     est aussi celui au sein duquel lequel les artistes femmes                     commencent à affirmer leur statut, affichant une visibilité                     croissante; en performance notamment, les proportions semblent                     d’un équilibre inédit entre les femmes et les hommes.

Clélia Barbut

                  

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L’oeuvre artistique                     d’Alex Fleming: illustration du corps comme espace de production                     de significations culturelles et politiques

                  

Nombre d’artistes s’occupent                     du corps en tant que dispositif de production de significations                     sociales (le corps habillé, docile, masculin, féminin, citoyen,                     étranger, esthétisé, sain, malade, monstrueux, etc.). Le plasticien                     brésilien Alex Flemming se situe dans ce courant. Son travail                     se caractérise par une profusion d’installations, sculptures                     et photographies où le corps devient le médium de la problématisation                     du politique, de la mémoire collective et de l’identité dans                     la culture occidentale contemporaine. Cet article se propose                     d’analyser comment, chez l’artiste, le corps est construit                     en tant qu’élément d’analyse de phénomènes tels que la «dépersonnalisation»                     de l’individu, la production des identités culturelles et                     de la violence dans les conflits internationaux. Il s’intéressera                     particulièrement à montrer comment le corps pourrait aujourd’hui                     mettre en évidence les dimensions «subjectives» de tels phénomènes                     ainsi que les relations de pouvoir «moins visibles» qu’elles                     impliquent.

Fernando do Nascimento Gonçalves
                   
                    Carlos Romário Tavares Domingos
                   
                    Tainá Del Negri

                  

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Le corps de la                     vieillesse dans la publicité et le marketing

                  

Étudier l’impact des médias sur                     la vie implique d’étudier comment les représentations s’y                     diffusent. En voici un exemple particulier puisqu’il implique                     une représentation d’ordinaire cachée de l’exposition médiatique.                     La personne âgée, en effet, ne présente pas un corps envié,                     propice au rêve et à la marchandisation. Comme le principal                     procédé publicitaire repose sur l’identification et que, en                     même temps, l’identification à une personne âgée n’est pas                     enviable, comment faire pour susciter la consommation de produits                     ciblés pour la vieillesse sans utiliser le «corps vieux»?                     Pour répondre à cette question, il faut déjà séparer les deux                     catégories de la vieillesse: celle des seniors qui offre un                     marché potentiellement important et celle de la «vieillesse                     ingrate» qui n’intéresse pratiquement pas l’offre de consommation.                     Ensuite, il faut dégager des quelques publicités, montrant                     des personnes âgées, des cibles et des procédés ; en effet,                     l’emploi d’un «corps vieux» n’a pas nécessairement pour objectif                     de s’adresser à des personnes âgées; dans le cas contraire,                     de multiples procédés sont utilisés qui, pour la plupart,                     cherchent à éluder le «corps» pour, malgré tout, favoriser                     l’identification.

Patrick Legros

                  

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La mesure des performances                     corporelles extraordinaires dans les métiers du sport, du                     luxe et de l’art

                  

La mesure des performances est                     aujourd’hui omniprésente dans les sports. Cette quantification                     corporelle n’étonne plus outre mesure. Elle est devenue sociologique.                     Les affaires de dopage ne fragilisent pas cette tendance.                     Les performances sportives de l’élite mondiale sont devenues                     très éloignées de ce que le commun des mortels peut envisager.                     Elles sont incroyables et pourtant réelles. Parfois, une fraction                     de seconde seulement sépare le bonheur de la victoire de la                     désillusion d’une défaite. En dehors des arènes sportives,                     d’autres performances sont réalisées. C’est le cas par exemple                     des équilibristes, des «nez» dans de nombreux secteurs (viniculture,                     cosmétique, etc.), des contorsionnistes, des imitateurs, etc.                     A travers 21 entretiens, nous esquissons l’étendue des performances                     réalisées, donc leurs mesures multiples. Comment ces performances,                     le plus souvent chiffrées (en nombre de fragrances testées                     par jour, en minutes d’équilibre maintenu sur un rouleau,                     etc.), sont-elles vécues? Les exercices et les excès corporels                     sont devenus leur quotidien, la mesure, leur étalon… qu’ils                     tentent de maintenir ou de varier avec l’âge, à mesure que                     leurs capacités déclinent.

Stéphane Héas

                  

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Les masques de                     la masculinité dans le recours à la chirurgie esthétique

                  

Depuis la fin des années 1990,                     un nombre croissant de Canadiens ont recours à la chirurgie                     esthétique comme véritable projet corporel. Un problème sociologique                     central émerge de ce recours massif. Pourquoi une pratique                     traditionnellement féminine devient-elle une pratique hautement                     signifiante pour ces Canadiens? La chirurgie plastique comme                     pratique culturelle équivaut à une mesure physique de l’évolution                     des pouvoirs entre les genres dans des pays comme le Canada.                     En outre, elle sert d’indicateur corporel de la manière dont                     les hommes vivent la crise actuelle de la masculinité. A la                     suite de Douglas (1970) ou Sontag (1991), le bouleversement                     normatif des corps, leurs modifications et leurs représentations                     publiques sont, en effet, des mesures corporelles des changements                     des relations de pouvoir entre hommes et femmes. Ces évolutions                     au Canada déstabilisent réellement les modèles de masculinité                     hégémonique, et sont directement observables à travers les                     modifications à même la peau de ces hommes. Ces recours chirurgicaux                     permettent de révéler les doutes, l’anxiété et l’anomie qui                     parsèment les cultures contemporaines. Ils redéfinissent les                     formes de ce travail corporel traditionnellement féminin.                     Il s’agit donc d’analyser comment les corps masculins modifiés                     par la chirurgie constituent une mesure aiguë du genre et                     un révélateur d’identités dans les sociétés comme le Canada.

Michael Atkinson

                  

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Le modèle du corps                     en danse classique comme prescription mathématique

                  

Nous proposons d'examiner les                     différentes dimensions singulières du modèle du corps comme                     prescription mathématique dans l'enseignement de la danse                     classique ainsi que dans le domaine de création chorégraphique.                     Après une perspective socio-historique, nous avons choisi                     le cas particulier du travail du chorégraphe américain William                     Forsythe, reconnu pour son apport dans le renouvellement des                     codes esthétiques classique. En effet, dans le domaine de                     la danse, le modèle du corps comme prescription mathématique                     est indispensable dans l'acquisition de coordinations spécialisées.                     Ce modèle géométrique et harmonieux est souvent inscrit dans                     une opposition technique (qui s'acquiert par l'effort) à une                     sensibilité artistique (qui a toujours été là). Questionner                     le modèle du corps comme prescription mathématique dans le                     domaine de la danse, c'est mener une critique de son économie                     de production, de sa politique intérieure (du gouvernement                     de son propre corps à celui des spectateurs), de ses conditions                     d'exposition et de réception, de ses processus de création,                     et plus encore de la formation de ses artistes. Aussi, la                     question qui a conduit notre recherche est celle du modèle                     du corps en danse classique, plus précisément la survalorisation                     de la prescription mathématique dans un esprit de perfectionnement.

Biliana Vassileva Fouilhoux

                  

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Le corps dansant                     à l’épreuve de la sociologie

                  

Corps matière, corps outil, corps                     objet ou sujet, le corps dansant est imbriqué dans des problématiques                     identitaires variées, elles-mêmes intriquées dans l’espace                     social. Il peut être appréhendé comme le révélateur d’une                     problématique sociétale particulière: «Ce corps [dansant]                     apparaît comme une empreinte et une mémoire du vécu personnel,                     mais aussi du vécu social, intégrant les diverses contraintes,                     normes et valeurs socioculturelles de notre société». Comme                     le rappellent P. Duret et P. Roussel à propos des corps des                     culturistes et des anorexiques, les corps «définis comme des                     outils privilégiés du travail sur soi […] soulèvent et tout                     à la fois répondent à un ensemble de questions identitaires»,                     dont ils distinguent trois récurrences: «celle de la continuité                     ou de la rupture de la construction de soi», «celle des moyens                     mobilisables pour affirmer une identité menacée» et «celle                     aussi de la montée en singularité». La dimension identitaire                     du corps est ici pensée à l’échelle individuelle, interrogeant                     des invariants du travail du corps en tant qu’expression d’une                     identité propre à chacun. Si le travail chorégraphique est                     interrogé non pas pour et par les motivations personnelles                     de ceux qui le pratiquent mais par et pour sa dimension sociale                     et son inscription dans l’Institution, alors le corps dansant                     devient un outil probant d’analyse sociale.

Pauline Vessely

                  

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Des monts et des                     mondes: ce que le corps des marcheurs solitaires fait à la                     sociologie

                  

En faisant de l’expérience de                     la marche solitaire un détour permettant d’éclairer les racines                     sensibles et la dimension corporelle du vivre-ensemble que                     la culture moderne refoule et rend inopérantes, l’enjeu de                     notre propos est le suivant: caractériser la manière dont                     l’expérience sensible participe à la formation de «collectifs».                     Les marcheurs solitaires, par leur désir de fuite (récréation                     sociale), recomposent dans l’environnement de la marche tout                     un tissu de relations aux «êtres» et aux «choses» qu’ils croisent                     et avec lesquels ils se sentent liés (re-création sociale).                     C’est à l’examen de ce lien, entre fantasme et réalité, que                     nous nous livrerons: au-delà de la récréation sociale ce serait                     bien la joie du corps, d’une part celle de se redécouvrir                     un corps plein de vitalité à partir duquel sentir pleinement                     le monde, et de l’autre celle de se vivre comme «articulé»                     à une multitude d’«autres», qui constituerait le fondement                     de l’expérience solitaire de la marche. Les marcheurs se vivent                     comme de simples composantes d’un ensemble plus vaste au sein                     duquel aucune discrimination véritable n’est établie entre                     humains et non-humains. Pour qu’il y ait société, il faut                     qu’il y ait du (des) corps, il faut également des passions,                     de l’affect. A tenir compte d’une assemblée élargie de tels                     «corps» (humains, vivants, matériels, naturels…), se forment                     sous les yeux du marcheurs et du sociologue, avec évidence,                     de nouveaux collectifs «hybrides» où le naturel et le culturel                     s’indéterminent l’un l’autre pour se fondre et se rendre tolérant                     l’un à l’autre.

Jérémy Damian

                  

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Marins, terriens                     et touristes sur la côte d’Albâtre: «renoncer, moi? jamais!»

                  

L’objectif de cet article est                     de montrer et de questionner la territorialisation de la Côte                     d’Albâtre à partir des expériences corporelles qui s’y déploient.                     Ce littoral, à première vue peu propice au développement des                     loisirs, sert pourtant de «terrain de jeu» à quelques pratiquants                     d’activités de nature. Nous cherchons à mieux comprendre dans                     quelle mesure les activités de nature participent de la production                     d’usages et d’images constitutifs de médiation(s) territoriale(s)                     et d’identité maritime spécifique à la Haute-Normandie et                     dans le même temps distincte de celle des non pratiquants.

Barbara Evrard
                   
                    Michel Bussi
                   
                    Damien Femenias

                  

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Le corps, instrument                     de connaissance du monde: la connaissance des Anciens Toltèques

                  

Cet article traite le corps comme                     instrument de la connaissance de l’univers. Le corps s’étend                     vers des contrées infinies, se prolonge, atteint d’autres                     règnes, cherche l’unité absolue de ce qu’on appelle l’intention.                     L’intention est le mot clé pour les Anciens Toltèques, réunissant                     sous ce mot le visible et l’invisible, la volonté de la Nature                     et celle de l’univers. Le corps n’est qu’un instrument et                     pour arriver à le parfaire devons chercher la totalité de                     nous-mêmes, réussir la communication de deux côtés, droit                     et gauche, aller à la quête d’autres expériences, inimaginables.                     Les conditions nécessaires sont d’avoir un corps puissant                     et d’emmagasiner de l’énergie. Tout l’enseignement des sorciers                     est fondé dans un vrai changement de conception du monde et                     de la perception de ce monde. L’objectif final est celui de                     pouvoir choisir sa propre mort ; la vraie, la seule, l’unique                     liberté de l’homme.

Mabel Franzone

                  

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Homo acrobaticus                     et corps des extrémités

                  

Qui dit «Acrobate», voit souvent                     un héros ou un champion qui «en impose» par ses tours spectaculaires.                     Des spectateurs distants s’avouent sidérés et impressionnés                     par les exploits des «casse-cou» et les envolées du corps                     en tous sens: à travers une telle représentation, c’est un                     cliché nostalgique de l’homo acrobaticus réduit, de façon                     sommaire à un hercule aux «gros bras», à un «Monsieur muscle»                     de cirque ou à un athlète spectaculaire qui enchaîne des figures                     extrêmes, porté par une «passion du risque», du «dépassement                     de soi»… Les discours boursouflés de la prouesse et de la                     performance, leur jargon bien rôdé et reconnu, empêchent presque                     d’aborder la question autrement. Or, triste est la théorie                     qui ignore les plaisirs sensuels du corps, car «ils forment                     une large part de ce qui donne une valeur à la vie [et] peuvent                     être cultivés pour rendre la vie plus riche. […] Et si nous                     pouvons émanciper et transformer le moi à travers un nouveau                     langage, nous pouvons aussi le libérer et le transfigurer                     à travers de nouvelles pratiques corporelles». Une somatique                     qualitative permet de prendre la chose par un autre bout.

Myriam Peignist

                  

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Le corps humain                     au fondement de la compréhension des pratiques performatives

                  

L’ethnoscénologie a été fondée                     en 1995 par un sociologue et un psychologue, à savoir Jean                     Duvignaud et Jean-Marie Pradier, à la Maison des cultures                     du Monde, sous les auspices de l’Unesco. Cette jeune discipline                     des sciences-humaines, avec une visée humanitaire, entend                     relativiser l’ethnocentrisme - notamment occidental - en donnant                     à voir, entendre et comprendre des pratiques performatives                     et spectaculaires extra-européennes mises sur le même plan                     d’importance que celles européennes, en se réclamant non pas                     tant d’un objet - le spectaculaire tient à un seuil de perception                     qui varie d’une culture à une autre - mais d’une méthode.                     Le premier objet de cet article est d’expliciter en quoi elle                     consiste, tout en montrant l’exemplarité de la démarche et                     les apports que celle-ci offre aux sciences humaines, tandis                     que le spectaculaire est une donnée sociale omniprésente et                     que le corps social renvoie à des mises en scène.

Jérôme Dubois

                  

Article                     en format .html

   
                                                                                      

                  m@gm@ périodique électonique fondé et dirigé par le Sociologue                   Orazio Maria Valastro
                  Autorisation du Tribunal de Catania n.27/02 du 19/11/02
                  Rédaction: via Pietro Mascagni n.20, 95131 Catania-Italie
                  ISSN 1721-9809

                  Directeur Responsable: Orazio Maria Valastro
                  Inscrit dans le répertoire de la presse spécialisée de l'Ordre                   des Journalistes de la Sicile

                  e-mail: magma@analisiqualitativa.com
                  site web: www.analisiqualitativa.com/magma
                  diffusé par l'host SARL OVH à Roubaix en France

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27 octobre 2009

Les gueules cassées

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2009/10/Martin-Monestier-Les-gueules-cass%C3%A9es.jpg

http://images.mesdiscussions.net/pages14-18/mesimages/2990/02.jpg
http://www.decitre.fr/gi/84/9782914645584FS.gif

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Special Issue on Gender and Social Computing

CFP: Special Issue on Gender and Social Computing: The International Journal of E-Politics (IJEP)


IJEP is an official publication of the Information Resources Management Association

www.igi-global.com/ IJEP

Editor-in-Chief: Celia Romm Livermore

Published: Quarterly (both in Print and Electronic form)

International Editorial Review Board:
Advisory board
Ada Scupola, Carol Saunders, Christine Williams, Ezendu Ariwa, Lynne Markus, Philip Ein-Dor, Prashant Palvia, Robert Davison, Ron Rice, Shailendria Palvia, Shezaf Rafaeli, Steven Gordon, Symour (Sy) Goodman
Associate editors Anastasia Deligiaouri, Anastasia Kavada, Andrea Calderaro, Arik Ragowsky, Balaji Rajagopalan, Carlo Bellini, Cathy Urquhart, Changchit Chuleeporn, Christopher Reddick, Dave Oliver, Dubravka Cecez-Kecmanovic, Isaac Mostovicz, Itir Akdogan, Jack Quarter, Jens Hoff, Joan Francesc Fondevila i Gascón, Joy Peluchette, Karine Barzilai-Nahon, Katherine Karl, Katherine Ognyanova, Lakshmi Iyer, Laurie Schatzberg, Linda Coleman, Lorenzo Mosca, Luciano Paccagnella, Marick Masters, Myles Stern, Nada Kakabadse, Nava Pliskin, Naveed Baqir, Nico Carpentier, Nicolas Ducheneaut, Pierluigi Rippa, Pippa Norris, Ramesh Srinivasan, Sandy Staples, Stephen Fox, Tim Roberts, Toni Somers, Toru Sakaguchi, Yana Breindl, Yasmin Ibrahim
MISSION OF IJEP:
The primary objective of the International Journal of E-Politics (IJEP) is to lay the foundations of E-Politics as an emerging interdisciplinary area of research and practice, as well as, to offer a venue for publications that focus on theories and empirical research on the manifestations of E-Politics in various contexts and environments. E-Politcs is defined as influence attempts facilitated by or related to electronic media or to the information technology field. As such, it is seen as interdisciplinary, encompassing areas such as information systems, political science, social science (psychology, sociology, and cultural studies), security, ethics, law, management and others.

SPECIAL ISSUE ON GENDER AND SOCIAL COMPUTING

Recommended topics for the special issue include, but are not limited to the following:
1.      IT and Gender at Work

·         the behavior of men and women as on-line consumers, service providers, etc.

·         the roles that men and women play in virtual teams

·         the impact of gender on the IT profession

·         information technology as an enabler of leadership for women in various professions,

·         The effect of gender on adoption of IT in various professions

·         The impact of IT on changing the work/home balance


2.      eDating

·         The ways in which IT affects the balance of power between consumers of eDating services,

·         The ways that technology affects the behavior of eDaters

·         The impact of culture on eDating practices

·         The manner in which technology shapes different eDating environments


3.      Virtual communities and social networking

·         Gender relations in a social networking environments

·         Gender relations in gaming communities

·         Gender relations in virtual communities

·         Gender relation in virtual worlds

·         Gender relations in social networking environments that are supported by technologies other than the Internet (e.g., cell phones, Internet TV)


4.      ePolitics

·         Gender issues in IT supported party politics, including in the last US elections

·         Gender differences in IT enabled grass-roots politics

·         Gender issues in eVoting

·         Gender issues in the politics of eGovernment

·         Gender issues and the politics of cyber security


SUBMITTING TO IJEP:


Prospective authors should note that only original and previously unpublished articles will be considered. INTERESTED AUTHORS MUST CONSULT THE JOURNAL’S GUIDELINES FOR MANUSCRIPT SUBMISSIONS at:


http://www.igi-global.com/development/author_info/guidelines submission.pdf


PRIOR TO SUBMISSION. All article submissions will be forwarded to at least 3 members of the Editorial Review Board of the journal for double-blind, peer review. Final decision regarding acceptance/revision/rejection will be based on the reviews received from the reviewers. All submissions must be forwarded electronically to Celia Romm Livermore at ak1667@wayne.edu.


PUBLISHER:


The International Journal of E-Politics is published by IGI Global (formerly Idea Group Inc.), publisher of the “Information Science Reference” (formerly Idea Group Reference) and “Medical Information Science Reference” imprints. For additional information regarding the publisher, please visit www.igi-global.com.




GENDER AND SOCIAL COMPUTING IMPRTANT DATES


February 1, 2010:  - paper submission

March 15, 2010 - Review Results Returned to authors

May 1, 2010 - Submission of final papers to editor

June 1, 2010 - Submission of all materials to the publisher


Inquiries and submissions should be forwarded electronically (Word document) to:


--
Celia Romm Livermore (PhD)
Editor-in-Chief
International Journal of E-Politics (IJEP)
School of Business Administration
Wayne State University
Detroit, MI, 48202, USA
E-mail address: ak1667@wayne.edu
www.igi-global.com/IJEP

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