31 octobre 2009
Ecologie sociale de l'oreille
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Écologie sociale de l'oreilleEnquêtes sur l'expérience musicale
Edité par Anthony Pecqueux, Olivier Roueff
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:: Résumé :: Sommaire :: Détails | ||||||||
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Cet ouvrage participe d'un renouveau au sein des débats actuels sur l'étude des pratiques artistiques. Ce n'est plus seulement le genre musical étudié qui définit la recherche, mais le regard porté, la perspective sociologique : une expérience musicale ne laisse inchangés ni la musique, ni ceux qui la produisent, ni ceux qui l'écoutent. Elle apparaît dès lors comme une épreuve qui passe entre producteur, auditeur et musique, et qui s'en trouve elle-même modifiée à travers des processus de façonnement et de structuration mutuels entre ces trois pôles. Huit expériences sont ainsi restituées à partir de solides enquêtes de terrain, sur les perceptions du rap dans l'espace public, la sociabilité des raves, les appropriations du dispositif festivalier ou la pratique des amateurs de jazz.
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30 octobre 2009
Professionnelles de l'amour

"'L'histoire se passe à Rome. Ses protagonistes sont une femme connue pour monnayer ses charmes et un affairiste roué occupant de très hautes fonctions à la tête de l'Etat. Selon un observateur, la première a une réputation si sulfureuse qu'on ne peut "prononcer son nom sans déshonneur". Quant au second, il ne connaîtrait qu'un seul dieu : l'argent.
Vous pensez avoir identifié Patrizia D'Addario et Silvio Berlusconi ? Erreur. La lorette, ici, répond au doux nom de Chélidon, son client s'appelle Verrès, et leur contempteur n'est pas un journaliste malveillant de La Repubblica, mais l'avocat le plus redouté de sa génération : un certain Cicéron.
La fulmination du célèbre orateur contre le libidineux prêteur et sa cocotte diabolique fait partie des textes qu'a dénichés Marella Nappi pour composer cette savoureuse anthologie consacrée aux "professionnelles de l'amour" qui exercèrent leurs talents dans la Grèce et la Rome antiques. Des textes extraits d'une centaine d'oeuvres signées Aristophane, Catulle, Horace, Juvénal, Ovide, Plutarque, Properce, Tacite ou Xénophon, pour ne citer que les plus connus.
"Les courtisanes, nous les avons pour le plaisir ; les concubines, pour les soins de tous les jours ; les épouses, pour avoir une descendance légitime et une gardienne fidèle du foyer." Souvent citée, cette phrase attribuée à Démosthène a le mérite de la clarté. Un peu trop peut-être. Comme l'explique en effet l'anthropologue Claude Calame dans l'entretien qui sert d'introduction au recueil, la courtisane, dans l'Antiquité, n'était pas "opposée terme à terme" à la femme mariée. Notant que la condition juridique de l'épouse légitime a varié selon les lieux et les époques, l'universitaire rappelle que les statuts des femmes libres, esclaves ou affranchies se situant "en marge du mariage" furent, eux aussi, très divers.
De la fille publique "dégouttante de vin et de parfums, pâle, fardée, embaumée comme un cadavre" et rôdant dans "les lieux qui craignent la police" (Sénèque), aux riches hétaïres admises dans l'intimité des puissants - telle cette Thaïs qui fit chavirer les coeurs d'Alexandre le Grand et du roi égyptien Ptolémée Ier -, l'ensemble de la "profession" est ici représentée. On notera au passage la richesse lexicale du latin, qui faisait la différence entre les ambulatrices, appelées ainsi car elles racolaient en sillonnant les rues, les prosedae qui, au contraire, restaient devant leur porte, et les bustuariae, qui préféraient sévir dans les cimetières.
Au fil des pages, c'est aussi l'entourage sordide de ces "précaires de l'amour", selon la jolie expression de Marella Nappi, qui perd son mystère : grâce à Apulée, le lecteur côtoie ainsi ces "marchands de chair humaine" qui réduisaient les filles aux "servitudes du lupanar" ; avec César, il fait la connaissance de sa maîtresse Servilia qui, en redoutable mère maquerelle, incita sa propre fille à partager la couche de l'illustre général ; en lisant Martial, enfin, il apprend que les prostituées, dans le quartier interlope de Subure, à Rome, pouvaient carrément êtres mises aux enchères.
Cette pratique originale, en aiguisant les rivalités entre les clients, faisait monter les prix. Ceux-ci, toutefois, n'atteignirent jamais les tarifs exigés par Laïs, cette effrontée dont Alciphron disait qu'elle mettait "toute la Grèce en émoi", et qui proposa à Démosthène de partager une nuit avec elle pour la somme faramineuse de 10 000 drachmes. Ce qui inspira à l'orateur cette immortelle fin de non-recevoir : "Je n'achète pas si cher le remords."
PROFESSIONNELLES DE L'AMOUR. ANTIQUES ET IMPUDIQUES. Textes réunis et présentés par Marella Nappi. Les Belles Lettres, "Signets", 334 p., 13 €.
Corps vivant / corps marionnettique
Appel à contribution
Samedi 31 octobre 2009 | Arras (62 000)
Corps vivant / corps marionnettique : enjeux d’une interaction
Publié le jeudi 01 octobre 2009 par Marie Pellen
Résumé
Appel à communications pour le colloque international « Corps vivant/corps marionnettique : enjeux d’une interaction » qui se déroulera à l'Université d'Artois à Arras les 18-19 mars 2010. Date limite d'envoi des propositions : le 31 octobre 2009.
Annonce
Corps vivant/corps marionnettique : enjeux d’une interaction
18-19 mars 2010
Université d’Artois, Arras
Ce colloque s’inscrit dans la suite des travaux que l’axe « Praxis et Esthétique des arts » a consacrés à la marionnette au sein de l’équipe d’accueil « Textes et Cultures » de l’Université d’Artois à Arras (notamment une journée d’études « Troupes et Marionnettes » en 2007). La réflexion s’oriente à présent plus spécifiquement vers la problématique du corps.
Placés sur scène, acteurs et marionnettes entrent dans un corps à corps où la place de l’inerte captive et attire l’attention du spectateur. Le lien qui se noue relève du regard et de l’écoute et s’appuie aussi sur l’espace qui coexiste entre deux corps. L’un vivant, et l’autre mobile mais d’une mobilité contrainte par la main qui manipule. L’usage de l’objet marionnettique permet d’exploiter des zones de friction entre les corps et invite à interroger différents niveaux de perception mis en éveil par le spectateur d’aujourd’hui, nourri d’images. Dans Le Commerce des regards[1], Marie-José Mondzain souligne combien l’image naît d’une construction, dans une relation triangulaire, entre celui qui la montre, ce qu’elle donne à voir, et celui qui la reçoit. L’écart entre ce qui est donné à voir et ce qui est vu crée l’espace de la réflexion. Mais la multiplication des images dans le monde contemporain produit un phénomène d’identification immédiate : le sujet regardant est littéralement absorbé. Au contraire, dans le spectacle vivant, appréhendé comme une manipulation des signes de la scène, le spectateur se réapproprie l’image parce qu’il la voit se fabriquer en direct, parce qu’il promène librement son regard et plus encore dans les spectacles de marionnettes, puisque le manipulateur de figurines, d’ombres et d’objets est un « montreur » d’images.
Cette tentative de réappropriation de l’image participe d’un mouvement de réappropriation du corps qui va à l’encontre de la dématérialisation que la société contemporaine a progressivement élaborée. Les limites du vivant sont de plus en plus floues. Le rajeunissement du corps est le lieu d’une lutte contre le temps. Le cœur bat de corps en corps, les organes circulent, le corps s’est mécanisé, les interrogations sur la fin de vie et la manipulation génétique des embryons repoussent certaines définitions de l’humain. L’avatar se substitue au mort sur des sites internet et questionne les représentations de la figure humaine. Or la dématérialisation des nos sociétés actuelles se conjugue avec une présence prépondérante des corps dans le monde artistique et particulièrement dans les arts de la scène. Ces corps accompagnés d’une représentation de l’humain par divers moyens - poupées, effigies, avatars – sont aussi manifestes dans la création contemporaine. Si l’exploration du corps humain comme forme marionnettique a traversé le XXe siècle, le corps vivant devient l’enjeu de la représentation. De quelles manières ces moyens rudimentaires ou techniquement complexes interrogent-il le corps aujourd’hui ? Comment le spectateur éprouve-t-il ces corps autres ? Son approche de l’image conduit-elle à un changement de perception et de quelle nature ? Comment la marionnette est-elle à même de rendre le spectateur sensible à son propre corps et aux limites du vivant aujourd’hui ?
Pour répondre à ces questions, il nous semble nécessaire de revenir à la nature même des moyens artistiques qui proposent une représentation de la figure humaine. Du simple objet, humanisé par son mouvement, à la poupée servant de jouet d’enfants, du mannequin, statue articulée qui sert de modèle, au pantin, figurine burlesque dont on agite les membres, de l’avatar, représentation d’un Dieu qui se joue des métamorphoses, devenu une forme virtuelle pour le jeu vidéo, au corps de l’acteur devenu marionnette par une gestuelle spécifique. Chacun possède son histoire, ses références sociologiques, littéraires et artistiques. Nous les rapprochons en tant que représentations anthropomorphiques inertes, mues de l’extérieur par un manipulateur visible ou invisible. En interrogeant à chaque fois la nature de cette représentation, les possibilités dramaturgiques qu’elle propose en fonction du type de manipulation et les enjeux particuliers qu’elle permet d’explorer dans son rapport au corps vivant présent sur scène, nous pourrons mieux saisir les caractéristiques de l’art de la manipulation aujourd’hui.
Nous nous intéresserons aux diverses représentations de la marionnette (objets, formes et matériaux, images animables) comme métaphores du corps morcelé, du corps comme présence et comme dédoublements corporels, possibles avatars de la marionnette. Nous questionnerons également le corps physique du marionnettiste en interaction avec l’objet et l’image. En effet, le principe de manipulation à vue couramment utilisé dans les spectacles de marionnettes engage fortement le processus « de distanciation ». Les nombreuses applications des technologies aux arts de la scène provoquent une réverbération sur le corps de l’acteur réel et cette présence physique devient un point critique. La scène devient le lieu de rencontre et d’échange au croisement du réel et de l’imaginaire entre l’acteur scénique, sa présence physique, mais également sa présence écranique[2]. A la différence de l’art pictural, qui offre au regard des mondes imaginaires, les univers virtuels dotés d’interfaces multi - sensorielles engagent l’ensemble du corps dans leurs constructions factices. Alors que l’infographiste gère et construit l’espace plastique d’un regard extérieur, le comédien aborde l’espace scénique physiquement, en l’investissant corporellement, de l’intérieur. Comment l’acteur devient-il conscient de l’image qu’il est en train de produire sur scène, de son ombre, des interactions que ces dédoublements génèrent avec le reste ?
La marionnette interroge aussi la nature de la perception du corps parce qu’elle redessine l’espace et permet un travail sur l’échelle, un creusement de l’espace-temps. Sa force de symbolisation impose une rythmique du texte qui introduit une perception spécifique pour le spectateur et propose une projection de la pensée qui mérite d’être précisée. La distanciation toujours présente introduit un rapport particulier au réel. C’est la mise en tension de ces caractéristiques qui met en valeur le corps du manipulateur. Ainsi, c’est la nature même de cette interaction, de cet espace de flottement qui s’insinue entre deux corps que nous pourrons mieux saisir afin de comprendre de quelle manière elle joue avec la perception du spectateur.
Nous proposons d’aborder notamment les représentations artistiques du corps humain, la manière dont la marionnette permet d’aborder certains sujets relatifs au corps (mort, sexualité), la nature d’un matériau qui produit sa propre présence (théâtre de matière, théâtre d’objets), l’analyse du processus de perception, le rapport au virtuel, en nous appuyant sur l’analyse du processus de création de spectacles contemporains, mettant en jeu la relation vivant/inerte.
Comité d’organisation
- Françoise Heulot-Petit
- Stanka Pavlova
Comité scientifique et d’orientation
- Sylvie Baillon
- Christian Carrignon
- Brunella Eruli
- Amos Fergombé
- Claire Heggen
- Françoise Heulot-Petit
- Jean-Pierre Lescot
- Stanka Pavlova
- Didier Plassard
Calendrier :
- propositions de communications (1 page) : 31 octobre 2009
- Avis du comité scientifique et d’orientation : 30 novembre 2009
Les propositions de communications sont à adresser par courrier électronique à : francoise.heulot@voila.fr
[1] Marie-José Mondzain, Le commerce des regards, Paris, Seuil, 2003.
[2] Voir Robert Lepage, « Du théâtre d’ombres aux technologies contemporaines » , in : Béatrice Picon-Vallin, sld., Les écrans sur la scène, Lausanne, L’âge d’homme, 1998, p. 326.
Mots-clés
- corps, marionnettes, contemporain, réception, spectacle
Fichiers attachés
Lieu
- Arras (62 000) (Université d'Artois, 9, rue du Temple - BP 10665 )
Date limite
- samedi 31 octobre 2009
Contact
-
Françoise Heulot-Petit et Stanka Pavlova
courriel : francoise [point] heulot (at) voila [point] frUniversité d'Artois, UFR Lettres et Arts - 9, rue du Temple - BP 10665 - 62030 Arras Cedex - France
Url de référence
Source de l'information
-
Françoise Heulot-Petit
courriel : francoise [point] heulot (at) voila [point] fr
Pour citer cette annonce
« Corps vivant / corps marionnettique : enjeux d’une interaction », Appel à contribution, Calenda, publié le jeudi 01 octobre 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle1455
29 octobre 2009
Valérie Morignat
Valérie Morignat
www.valeriemorignat.net




Valérie Morignat Underwater Photographer, is also a film director and an artist.
She was born in New Caledonia in 1974 and graduated from the
Sorbonne University, Paris, with a Ph.D in Fine Arts and Art Sciences.
She has lived in New York City and now shares her time between France,
where she is an artist and an associate professor of Futurology and
Semiotics, and the South Pacific, where she develops artistic projects.
Valerie Morignat works worldwide as a free lance photographer, a designer, a director, and an artist. Her videos, images and multimedia projects have been exhibited internationally. She has been a finalist on several art and photo con
Clones
Clones

Date
de sortie : 28 Octobre 2009
Réalisé par Jonathan Mostow
Avec Bruce Willis, Radha Mitchell, Ving Rhames
Film américain. Science fiction
Année de production : 2008
Titre original : The Surrogates
Synopsis :
Deux agents du FBI enquêtent sur
le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a
contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute
la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées
d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance,
effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par
procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile.
Cette
révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la
première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui
est réel, à qui peut-on faire confiance ?
Bande-annonce :
CLONES - BANDE-ANNONCE VF
envoyé par baryla. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
http://chooseyoursurrogate.com/
Croque mort
Croquemort
Une anthropologie des émotions
de Julien Bernard

Les funérailles constituent un cadre social particulier avec ses règles et ses codes. Il y a le mort, la famille et ceux qui enterrent. Julien Bernard
a répondu à une offre d'emploi proposant d'être 'porteur de cercueil
pour les cérémonies funéraires'. C'est ainsi qu'il a fait profession de
croquemort au sein des pompes funèbres. Faisant parallèlement des études de sociologie,
il note au jour le jour son approche et la réalité de ce terrain à la
fois central et à part dans notre culture. Comment s'intégrer à une
équipe de travailleurs de la mort, comment, entre la compassion,
l'engagement, l'humour noir
et l'obligation au protocole, arrive-t-on à développer et à porter un
regard objectif sur cet étrange et nécessaire travail social qui se
constitue 'par le bas' grâce à des mécanismes de coordination effective entre les individus sociaux.
Depuis la rencontre des familles jusqu'à la tombe ou le crématorium en
passant par la délicate prise en charge des corps, ces professionnels
de la mort apprennent à gérer leurs émotions. Véritables grammairiens
du 'soutien', ces hommes qui nous enterrent sont aussi les metteurs en scène et les acteurs de nos funérailles durant lesquelles ils essaient de 'mettre en sens' la mort et de maîtriser la balance de l'énergie émotionnelle et collective que libère toute perte humaine.
28 octobre 2009
Quand la femme pose...

Née en 1839 grâce au procédé du daguerréotype mis au point par Louis
Jacques Mandé Daguerre, la photographie fut dès ses début intimement
liée à l'image sensuelle de la femme.
Au cours des décennies qui
suivirent, tous les genres jouirent d'une énorme popularité : paysages,
monuments, portraits, mais aussi photographies érotiques voire
pornographiques, notamment de femmes. Feuilletez cet album et découvrez
au fil des pages le charme des plus beaux modèles de l'âge d'or de la
photographie érotique. Une véritable célébration de la sensualité, du
plaisir et de la joie de vivre de l'époque.
Le corps humain comme étalon de mesure
La revue Magma , revue électronique en sciences humaines et sociales, spécialisée en approches et méthodes qualitatives, annonce la parution d'un numéro sur Le corps humain comme étalon de mesure.
Voici le link
http://www.analisiqualitativa.com/magma/0703/index.fr.htm
| LE CORPS COMME ÉTALON
DE MESURE |
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[ ÉDITORIAL ] |
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| De l’importance du corps humain pour prendre la mesure du social Le corps humain comme étalon de mesure a participé et participe encore de la construction de la réalité sociale. Certaines parties du corps servent depuis des millénaires à quantifier et qualifier le monde qui nous entoure, y compris les humains entre eux. Par exemple, le pied a été le premier moyen de quantifier les terres pour les partager; tandis que le jet d’une chaussure sur un être humain qualifie encore la pire insulte en Irak. Aujourd’hui, la mesure du corps s’est affinée et la biométrie part du fait que tous les êtres humains possèdent une empreinte génétique différente, qui permet de les différencier les uns des autres à partir de leur corps et ainsi de les identifier, voire de les sélectionner. Certaines parties du corps ont en effet une qualité biométrique: si le nez n’a pas cette qualité, les oreilles, les lèvres, l’iris par exemple, possèdent cette qualité que les empreintes digitales ont révélée depuis plus d’un siècle en ouvrant la voie à la police scientifique. |
Jérôme Dubois |
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[ ARTICLES ] |
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| Le corps à corps du maréchal-ferrant comme mesure de sa nouvelle pratique La renaissance du métier de maréchal-ferrant depuis les années 1980 s’est opérée au prix d’une reconstruction professionnelle des postures corporelles et pratiques mentales de l’artisan. Actuellement itinérant, assujetti aux contraintes de rentabilité, il assume seul la contention de l’animal. Autrefois à son côté, il se trouve actuellement positionné «sous le cheval», le porte et le supporte. Usant de son corps comme d’un instrument, le maréchal met alors en place de multiples techniques corporelles pour ajuster ses actions aux comportements de la bête, pour lui faire sentir sa domination et mieux contrôler l’animal dans l’accomplissement de son difficile travail de ferrage. Cette contribution se propose d’explorer les pratiques corporelles, les transactions dans lesquelles il entre avec l’animal, ainsi que son rapport à sa souffrance et son plaisir, mettant en lumière la construction d’une nouvelle corporéité professionnelle. |
Monique Dolbeau |
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| Expressions de la doublure corps / terre dans l’imaginaire politique autochtone contemporain au Canada Ce texte vise à présenter, de manière exploratoire, un aspect particulier d’une recherche en cours qui porte sur l’imaginaire politique autochtone contemporain au Canada. On y trouvera un portrait impressionniste d’un axe de la production symbolique autochtone contemporaine, axe qui s’est graduellement constitué dans la recherche en cours comme une hypothèse de lecture. Cette hypothèse est à l’effet que l’imaginaire politique autochtone contemporain apparaît comme étant organisé autour d’une constellation d’images/symboles dont la dominante est la référence au corps. Plus précisément, cette dominante semble être structurée par une doublure schématique, sans cesse reconduite dans cet imaginaire, entre le corps et la terre. Cette doublure corps/terre semble manifester dans ce cas précis une notion implicite selon laquelle le corps est un espace à géométrie variable - le corps est, comme je veux l’appeler, un «corps-territoire». |
Dalie Giroux |
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| Le corps en œuvre: stratégies esthétiques et politiques de la représentation La période 1960-1980 constitue pour les arts plastiques un tournant décisif dans l’évolution de la représentation du corps. Avec les premiers happenings dès 1950, puis surtout avec les performances, dont le nombre n’aura de cesse d’augmenter jusqu’à la fin des années 1980, des genres nouveaux émergent, qui lui sont entièrement consacrés. Et le phénomène déborde les pratiques par définition liées à la physicalité: la vidéo, ainsi que les médiums plus traditionnels comme la photographie, la sculpture, et la peinture témoignent eux aussi d’une présence singulièrement incarnée dès 1960. La corporéité y est exposée, déployée, disloquée dans toute sa complexité, devenant le territoire d’expression d’un référentiel aussi multiple que les artistes sont nombreux - à tel point qu’il semble presque vain de questionner ses enjeux. Ce contexte est aussi celui au sein duquel lequel les artistes femmes commencent à affirmer leur statut, affichant une visibilité croissante; en performance notamment, les proportions semblent d’un équilibre inédit entre les femmes et les hommes. |
Clélia Barbut |
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| L’oeuvre artistique d’Alex Fleming: illustration du corps comme espace de production de significations culturelles et politiques Nombre d’artistes s’occupent du corps en tant que dispositif de production de significations sociales (le corps habillé, docile, masculin, féminin, citoyen, étranger, esthétisé, sain, malade, monstrueux, etc.). Le plasticien brésilien Alex Flemming se situe dans ce courant. Son travail se caractérise par une profusion d’installations, sculptures et photographies où le corps devient le médium de la problématisation du politique, de la mémoire collective et de l’identité dans la culture occidentale contemporaine. Cet article se propose d’analyser comment, chez l’artiste, le corps est construit en tant qu’élément d’analyse de phénomènes tels que la «dépersonnalisation» de l’individu, la production des identités culturelles et de la violence dans les conflits internationaux. Il s’intéressera particulièrement à montrer comment le corps pourrait aujourd’hui mettre en évidence les dimensions «subjectives» de tels phénomènes ainsi que les relations de pouvoir «moins visibles» qu’elles impliquent. |
Fernando do Nascimento Gonçalves |
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| Le corps de la vieillesse dans la publicité et le marketing Étudier l’impact des médias sur la vie implique d’étudier comment les représentations s’y diffusent. En voici un exemple particulier puisqu’il implique une représentation d’ordinaire cachée de l’exposition médiatique. La personne âgée, en effet, ne présente pas un corps envié, propice au rêve et à la marchandisation. Comme le principal procédé publicitaire repose sur l’identification et que, en même temps, l’identification à une personne âgée n’est pas enviable, comment faire pour susciter la consommation de produits ciblés pour la vieillesse sans utiliser le «corps vieux»? Pour répondre à cette question, il faut déjà séparer les deux catégories de la vieillesse: celle des seniors qui offre un marché potentiellement important et celle de la «vieillesse ingrate» qui n’intéresse pratiquement pas l’offre de consommation. Ensuite, il faut dégager des quelques publicités, montrant des personnes âgées, des cibles et des procédés ; en effet, l’emploi d’un «corps vieux» n’a pas nécessairement pour objectif de s’adresser à des personnes âgées; dans le cas contraire, de multiples procédés sont utilisés qui, pour la plupart, cherchent à éluder le «corps» pour, malgré tout, favoriser l’identification. |
Patrick Legros |
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| La mesure des performances corporelles extraordinaires dans les métiers du sport, du luxe et de l’art La mesure des performances est aujourd’hui omniprésente dans les sports. Cette quantification corporelle n’étonne plus outre mesure. Elle est devenue sociologique. Les affaires de dopage ne fragilisent pas cette tendance. Les performances sportives de l’élite mondiale sont devenues très éloignées de ce que le commun des mortels peut envisager. Elles sont incroyables et pourtant réelles. Parfois, une fraction de seconde seulement sépare le bonheur de la victoire de la désillusion d’une défaite. En dehors des arènes sportives, d’autres performances sont réalisées. C’est le cas par exemple des équilibristes, des «nez» dans de nombreux secteurs (viniculture, cosmétique, etc.), des contorsionnistes, des imitateurs, etc. A travers 21 entretiens, nous esquissons l’étendue des performances réalisées, donc leurs mesures multiples. Comment ces performances, le plus souvent chiffrées (en nombre de fragrances testées par jour, en minutes d’équilibre maintenu sur un rouleau, etc.), sont-elles vécues? Les exercices et les excès corporels sont devenus leur quotidien, la mesure, leur étalon… qu’ils tentent de maintenir ou de varier avec l’âge, à mesure que leurs capacités déclinent. |
Stéphane Héas |
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| Les masques de la masculinité dans le recours à la chirurgie esthétique Depuis la fin des années 1990, un nombre croissant de Canadiens ont recours à la chirurgie esthétique comme véritable projet corporel. Un problème sociologique central émerge de ce recours massif. Pourquoi une pratique traditionnellement féminine devient-elle une pratique hautement signifiante pour ces Canadiens? La chirurgie plastique comme pratique culturelle équivaut à une mesure physique de l’évolution des pouvoirs entre les genres dans des pays comme le Canada. En outre, elle sert d’indicateur corporel de la manière dont les hommes vivent la crise actuelle de la masculinité. A la suite de Douglas (1970) ou Sontag (1991), le bouleversement normatif des corps, leurs modifications et leurs représentations publiques sont, en effet, des mesures corporelles des changements des relations de pouvoir entre hommes et femmes. Ces évolutions au Canada déstabilisent réellement les modèles de masculinité hégémonique, et sont directement observables à travers les modifications à même la peau de ces hommes. Ces recours chirurgicaux permettent de révéler les doutes, l’anxiété et l’anomie qui parsèment les cultures contemporaines. Ils redéfinissent les formes de ce travail corporel traditionnellement féminin. Il s’agit donc d’analyser comment les corps masculins modifiés par la chirurgie constituent une mesure aiguë du genre et un révélateur d’identités dans les sociétés comme le Canada. |
Michael Atkinson |
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| Le modèle du corps en danse classique comme prescription mathématique Nous proposons d'examiner les différentes dimensions singulières du modèle du corps comme prescription mathématique dans l'enseignement de la danse classique ainsi que dans le domaine de création chorégraphique. Après une perspective socio-historique, nous avons choisi le cas particulier du travail du chorégraphe américain William Forsythe, reconnu pour son apport dans le renouvellement des codes esthétiques classique. En effet, dans le domaine de la danse, le modèle du corps comme prescription mathématique est indispensable dans l'acquisition de coordinations spécialisées. Ce modèle géométrique et harmonieux est souvent inscrit dans une opposition technique (qui s'acquiert par l'effort) à une sensibilité artistique (qui a toujours été là). Questionner le modèle du corps comme prescription mathématique dans le domaine de la danse, c'est mener une critique de son économie de production, de sa politique intérieure (du gouvernement de son propre corps à celui des spectateurs), de ses conditions d'exposition et de réception, de ses processus de création, et plus encore de la formation de ses artistes. Aussi, la question qui a conduit notre recherche est celle du modèle du corps en danse classique, plus précisément la survalorisation de la prescription mathématique dans un esprit de perfectionnement. |
Biliana Vassileva Fouilhoux |
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| Le corps dansant à l’épreuve de la sociologie Corps matière, corps outil, corps objet ou sujet, le corps dansant est imbriqué dans des problématiques identitaires variées, elles-mêmes intriquées dans l’espace social. Il peut être appréhendé comme le révélateur d’une problématique sociétale particulière: «Ce corps [dansant] apparaît comme une empreinte et une mémoire du vécu personnel, mais aussi du vécu social, intégrant les diverses contraintes, normes et valeurs socioculturelles de notre société». Comme le rappellent P. Duret et P. Roussel à propos des corps des culturistes et des anorexiques, les corps «définis comme des outils privilégiés du travail sur soi […] soulèvent et tout à la fois répondent à un ensemble de questions identitaires», dont ils distinguent trois récurrences: «celle de la continuité ou de la rupture de la construction de soi», «celle des moyens mobilisables pour affirmer une identité menacée» et «celle aussi de la montée en singularité». La dimension identitaire du corps est ici pensée à l’échelle individuelle, interrogeant des invariants du travail du corps en tant qu’expression d’une identité propre à chacun. Si le travail chorégraphique est interrogé non pas pour et par les motivations personnelles de ceux qui le pratiquent mais par et pour sa dimension sociale et son inscription dans l’Institution, alors le corps dansant devient un outil probant d’analyse sociale. |
Pauline Vessely |
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| Des monts et des mondes: ce que le corps des marcheurs solitaires fait à la sociologie En faisant de l’expérience de la marche solitaire un détour permettant d’éclairer les racines sensibles et la dimension corporelle du vivre-ensemble que la culture moderne refoule et rend inopérantes, l’enjeu de notre propos est le suivant: caractériser la manière dont l’expérience sensible participe à la formation de «collectifs». Les marcheurs solitaires, par leur désir de fuite (récréation sociale), recomposent dans l’environnement de la marche tout un tissu de relations aux «êtres» et aux «choses» qu’ils croisent et avec lesquels ils se sentent liés (re-création sociale). C’est à l’examen de ce lien, entre fantasme et réalité, que nous nous livrerons: au-delà de la récréation sociale ce serait bien la joie du corps, d’une part celle de se redécouvrir un corps plein de vitalité à partir duquel sentir pleinement le monde, et de l’autre celle de se vivre comme «articulé» à une multitude d’«autres», qui constituerait le fondement de l’expérience solitaire de la marche. Les marcheurs se vivent comme de simples composantes d’un ensemble plus vaste au sein duquel aucune discrimination véritable n’est établie entre humains et non-humains. Pour qu’il y ait société, il faut qu’il y ait du (des) corps, il faut également des passions, de l’affect. A tenir compte d’une assemblée élargie de tels «corps» (humains, vivants, matériels, naturels…), se forment sous les yeux du marcheurs et du sociologue, avec évidence, de nouveaux collectifs «hybrides» où le naturel et le culturel s’indéterminent l’un l’autre pour se fondre et se rendre tolérant l’un à l’autre. |
Jérémy Damian |
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| Marins, terriens et touristes sur la côte d’Albâtre: «renoncer, moi? jamais!» L’objectif de cet article est de montrer et de questionner la territorialisation de la Côte d’Albâtre à partir des expériences corporelles qui s’y déploient. Ce littoral, à première vue peu propice au développement des loisirs, sert pourtant de «terrain de jeu» à quelques pratiquants d’activités de nature. Nous cherchons à mieux comprendre dans quelle mesure les activités de nature participent de la production d’usages et d’images constitutifs de médiation(s) territoriale(s) et d’identité maritime spécifique à la Haute-Normandie et dans le même temps distincte de celle des non pratiquants. |
Barbara Evrard |
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| Le corps, instrument de connaissance du monde: la connaissance des Anciens Toltèques Cet article traite le corps comme instrument de la connaissance de l’univers. Le corps s’étend vers des contrées infinies, se prolonge, atteint d’autres règnes, cherche l’unité absolue de ce qu’on appelle l’intention. L’intention est le mot clé pour les Anciens Toltèques, réunissant sous ce mot le visible et l’invisible, la volonté de la Nature et celle de l’univers. Le corps n’est qu’un instrument et pour arriver à le parfaire devons chercher la totalité de nous-mêmes, réussir la communication de deux côtés, droit et gauche, aller à la quête d’autres expériences, inimaginables. Les conditions nécessaires sont d’avoir un corps puissant et d’emmagasiner de l’énergie. Tout l’enseignement des sorciers est fondé dans un vrai changement de conception du monde et de la perception de ce monde. L’objectif final est celui de pouvoir choisir sa propre mort ; la vraie, la seule, l’unique liberté de l’homme. |
Mabel Franzone |
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| Homo acrobaticus et corps des extrémités Qui dit «Acrobate», voit souvent un héros ou un champion qui «en impose» par ses tours spectaculaires. Des spectateurs distants s’avouent sidérés et impressionnés par les exploits des «casse-cou» et les envolées du corps en tous sens: à travers une telle représentation, c’est un cliché nostalgique de l’homo acrobaticus réduit, de façon sommaire à un hercule aux «gros bras», à un «Monsieur muscle» de cirque ou à un athlète spectaculaire qui enchaîne des figures extrêmes, porté par une «passion du risque», du «dépassement de soi»… Les discours boursouflés de la prouesse et de la performance, leur jargon bien rôdé et reconnu, empêchent presque d’aborder la question autrement. Or, triste est la théorie qui ignore les plaisirs sensuels du corps, car «ils forment une large part de ce qui donne une valeur à la vie [et] peuvent être cultivés pour rendre la vie plus riche. […] Et si nous pouvons émanciper et transformer le moi à travers un nouveau langage, nous pouvons aussi le libérer et le transfigurer à travers de nouvelles pratiques corporelles». Une somatique qualitative permet de prendre la chose par un autre bout. |
Myriam Peignist |
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| Le corps humain au fondement de la compréhension des pratiques performatives L’ethnoscénologie a été fondée en 1995 par un sociologue et un psychologue, à savoir Jean Duvignaud et Jean-Marie Pradier, à la Maison des cultures du Monde, sous les auspices de l’Unesco. Cette jeune discipline des sciences-humaines, avec une visée humanitaire, entend relativiser l’ethnocentrisme - notamment occidental - en donnant à voir, entendre et comprendre des pratiques performatives et spectaculaires extra-européennes mises sur le même plan d’importance que celles européennes, en se réclamant non pas tant d’un objet - le spectaculaire tient à un seuil de perception qui varie d’une culture à une autre - mais d’une méthode. Le premier objet de cet article est d’expliciter en quoi elle consiste, tout en montrant l’exemplarité de la démarche et les apports que celle-ci offre aux sciences humaines, tandis que le spectaculaire est une donnée sociale omniprésente et que le corps social renvoie à des mises en scène. |
Jérôme Dubois |
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| m@gm@ périodique électonique fondé et dirigé par le Sociologue Orazio Maria Valastro Autorisation du Tribunal de Catania n.27/02 du 19/11/02 Rédaction: via Pietro Mascagni n.20, 95131 Catania-Italie ISSN 1721-9809 Directeur Responsable: Orazio Maria Valastro Inscrit dans le répertoire de la presse spécialisée de l'Ordre des Journalistes de la Sicile e-mail: magma@analisiqualitativa.com site web: www.analisiqualitativa.com/magma diffusé par l'host SARL OVH à Roubaix en France |
27 octobre 2009
Les gueules cassées



Special Issue on Gender and Social Computing
CFP: Special Issue on Gender and Social Computing: The International Journal of E-Politics (IJEP)
IJEP is an official publication of the Information Resources Management Association
www.igi-global.com/ IJEP
Editor-in-Chief: Celia Romm Livermore
Published: Quarterly (both in Print and Electronic form)
International Editorial Review
Board:
Advisory board
Ada Scupola, Carol Saunders, Christine Williams,
Ezendu Ariwa, Lynne Markus, Philip Ein-Dor, Prashant Palvia, Robert Davison, Ron
Rice, Shailendria Palvia, Shezaf Rafaeli, Steven Gordon, Symour (Sy)
Goodman
Associate editors Anastasia Deligiaouri, Anastasia Kavada, Andrea
Calderaro, Arik Ragowsky, Balaji Rajagopalan, Carlo Bellini, Cathy Urquhart,
Changchit Chuleeporn, Christopher Reddick, Dave Oliver, Dubravka
Cecez-Kecmanovic, Isaac Mostovicz, Itir Akdogan, Jack Quarter, Jens Hoff, Joan
Francesc Fondevila i Gascón, Joy Peluchette, Karine Barzilai-Nahon, Katherine
Karl, Katherine Ognyanova, Lakshmi Iyer, Laurie Schatzberg, Linda Coleman,
Lorenzo Mosca, Luciano Paccagnella, Marick Masters, Myles Stern, Nada Kakabadse,
Nava Pliskin, Naveed Baqir, Nico Carpentier, Nicolas Ducheneaut, Pierluigi
Rippa, Pippa Norris, Ramesh Srinivasan, Sandy Staples, Stephen Fox, Tim Roberts,
Toni Somers, Toru Sakaguchi, Yana Breindl, Yasmin Ibrahim
MISSION OF
IJEP:
The primary objective of the International Journal of E-Politics (IJEP)
is to lay the foundations of E-Politics as an emerging interdisciplinary area of
research and practice, as well as, to offer a venue for publications that focus
on theories and empirical research on the manifestations of E-Politics in
various contexts and environments. E-Politcs is defined as influence attempts
facilitated by or related to electronic media or to the information technology
field. As such, it is seen as interdisciplinary, encompassing areas such as
information systems, political science, social science (psychology, sociology,
and cultural studies), security, ethics, law, management and
others.
SPECIAL ISSUE ON GENDER AND SOCIAL COMPUTING
Recommended
topics for the special issue include, but are not limited to the
following:
1. IT and Gender at Work
· the behavior of men and women as on-line consumers, service providers, etc.
· the roles that men and women play in virtual teams
· the impact of gender on the IT profession
· information technology as an enabler of leadership for women in various professions,
· The effect of gender on adoption of IT in various professions
· The impact of IT on changing the work/home balance
2. eDating
· The ways in which IT affects the balance of power between consumers of eDating services,
· The ways that technology affects the behavior of eDaters
· The impact of culture on eDating practices
· The manner in which technology shapes different eDating environments
3. Virtual communities and social networking
· Gender relations in a social networking environments
· Gender relations in gaming communities
· Gender relations in virtual communities
· Gender relation in virtual worlds
· Gender relations in social networking environments that are supported by technologies other than the Internet (e.g., cell phones, Internet TV)
4. ePolitics
· Gender issues in IT supported party politics, including in the last US elections
· Gender differences in IT enabled grass-roots politics
· Gender issues in eVoting
· Gender issues in the politics of eGovernment
· Gender issues and the politics of cyber security
SUBMITTING TO IJEP:
Prospective authors should note that only original and previously unpublished articles will be considered. INTERESTED AUTHORS MUST CONSULT THE JOURNAL’S GUIDELINES FOR MANUSCRIPT SUBMISSIONS at:
http://www.igi-global.com/development/author_info/guidelines submission.pdf
PRIOR TO SUBMISSION. All article submissions will be forwarded to at least 3 members of the Editorial Review Board of the journal for double-blind, peer review. Final decision regarding acceptance/revision/rejection will be based on the reviews received from the reviewers. All submissions must be forwarded electronically to Celia Romm Livermore at ak1667@wayne.edu.
PUBLISHER:
The International Journal of E-Politics is published by IGI Global (formerly Idea Group Inc.), publisher of the “Information Science Reference” (formerly Idea Group Reference) and “Medical Information Science Reference” imprints. For additional information regarding the publisher, please visit www.igi-global.com.
GENDER AND SOCIAL COMPUTING IMPRTANT DATES
February 1, 2010: - paper submission
March 15, 2010 - Review Results Returned to authors
May 1, 2010 - Submission of final papers to editor
June 1, 2010 - Submission of all materials to the publisher
Inquiries and submissions should be forwarded electronically (Word document) to:
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Celia Romm Livermore (PhD)
Editor-in-Chief
International Journal of
E-Politics (IJEP)
School of Business Administration
Wayne State
University
Detroit, MI, 48202, USA
E-mail address: ak1667@wayne.edu
www.igi-global.com/IJEP

