Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

31 octobre 2008

Annette Frick

www.artnet.fr/artist/424078225/annette-frick.html

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Danses de société des Amériques à Paris (1919-1939

thèse d’histoire intitulée « Entre deux guerres, entre deux rives, entre deux corps. Imaginaires et appropriations des danses de société des Amériques à Paris (1919-1939) ».

Elle se déroulera le lundi 10 novembre 2008, à 9 heures, à l’Institut national d’histoire de l’art, dans la salle Giorgio Vasari.

Institut national d’histoire de l’art (INHA)

Entrée : 2, rue Vivienne ou 6, rue des Petits Champs

75002 Paris (M° Bourse, Palais Royal ou Pyramides)

Le jury sera composé de :

Didier Francfort, professeur à l’Université Nancy 2 (rapporteur).

Robert Frank, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne.

Roland Huesca, professeur à l’Université Paul Verlaine – Metz (rapporteur).

Isabelle Launay, professeur à l’Université Paris VIII – Saint-Denis.

Pascal Ory, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne (directeur de thèse).

Georges Vigarello, professeur émérite de l’Université Paris V – Descartes et directeur d’études à l’Ecole des Hautes Études de Sciences Sociales.

Résumé :

Entre les deux guerres mondiales, le champ de la pratique sociale de la danse en France connaît une mutation sans précédent en raison des transferts transatlantiques de genres musico-chorégraphiques inédits. Cette thèse propose d’analyser le processus de transferts et d’appropriations, à Paris, des danses de société des Amériques, provenant des États-Unis (fox-trot, shimmy, charleston…), de la zone caribéenne (biguine martiniquaise, « rumba » cubaine…) et d’Amérique du Sud (tango du Rio de la Plata, maxixe et samba brésiliennes). Le cadre d’accueil des nouvelles danses est présenté en amont, à travers l’étude des établissements publics de danse, notamment les dancings, nouveau type de bal où officient les orchestres de danses américaines. L’analyse de leur importance au sein des lieux de loisirs urbains, de leur répartition dans la géographie parisienne, de leur public ou de leur morphologie dessine une identité, réelle ou fantasmée, porteuse d’enjeux multiples. Le second volet de cette recherche porte sur la circulation des danses entre les Amériques et l’Europe, sur les vecteurs médiatiques de la diffusion et les différents acteurs de ces transferts, dans un contexte d’échanges culturels transatlantiques ancien. À travers l’analyse des pratiques, il s’agit aussi de comprendre comment, malgré les résistances de toutes sortes (nationalistes, corporatistes, puritaines, xénophobes, etc.), s’effectue l’appropriation des danses américaines, à travers un processus d’adaptation et de réinterprétation. Au-delà du renouvellement du répertoire et de la modification en profondeur des pratiques des danseurs, cette thèse met l’accent, dans la dernière partie, sur les représentations suscitées par ces transferts chorégraphiques internationaux, révélateurs tant des angoisses de la société française d’entre les deux guerres que de ses aspirations en matière de modernité corporelle.

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30 octobre 2008

Insurgés du corps !

le peuple qui manque
http://www.lepeuplequimanque.org

Insurgés du corps !
Art en action

Maison Pop' de Montreuil et Cinéma Le Méliès
Saison 2008/2009

La Maison Pop’ et le cinéma Le Méliès de Montreuil invitent pour la seconde année le peuple qui manque qui proposera et présentera une histoire des corps insurgés, au travers d’un panorama de films rares, documentaires, vidéos d'artistes, cinéma d’avant-garde et fictions. (lire la suite)

Ouverture du cycle de films
Mercredi 5 novembre 2008 à 20h
Happening !
(Jean-Jacques Lebel / Ben & Fluxus)
Au cinéma Le Méliès

Séance en présence Jean-Jacques Lebel et Jean-Michel Humeau.

image-lebel

« Les happenings de Jean-Jacques Lebel sont le point exact où le théâtre explose. » (Jean Paul Sartre). Jean-Jacques Lebel, plasticien, écrivain et grand initiateur en 1960 du happening en Europe, a conçu le happening comme subversion des structures mentales et laboratoire préparatoire des transformations politiques et révolutionnaires de son temps. C’est depuis cette perspective vitale que nous ouvrons ce cycle de films et vidéos !

Le Happening et la politique
de Jean-Jacques Lebel
(extrait, 10’)
En sa présence

« Situations temporaires, fondées sur le désir », entre pulsion érotique et bouleversement de l’espace social, inconscient et imaginaire, les happenings de Lebel ont souvent été considérés comme des préfigurations des événements de 68, qu’il a pensé, parmi d’autres, comme “le plus grand happening de tous les temps”.
En 1967, à Exprmtl 4, festival belge de films expérimentaux de Knokke-le-Zoutte, qui avait refusé son film, l’Etat normal, ainsi que ceux de Yoko Ono ou Pierre Clementi, Jean-Jacques Lebel organise un contre-festival avec d’autres cinéastes underground et intervient avec Yoko Ono pour l’élection de Miss Exprmtl, happening et intervention totale, qui fait exploser le festival.

He ! Viva Dada
de Jean-Michel Humeau
(1965, 39min)
En sa présence
Précédé d'un film-surprise inédit

image-Jodorowsky

Happenings et pièces signés Fernando Arrabal, Roland Topor, Alejandro Jodorowsky, Charlotte Moorman, et le fameux Déchirex, de Jean-Jacques Lebel, « bacchanale de la nudité, des spaghettis, et de la poésie » ! Magnifiquement filmé par Jean-Michel Humeau, « Hé ! Viva Dada » est un compte-rendu du deuxième Festival de la libre expression, « laboratoire des sensations », organisé par Jean-Jacques Lebel au Centre américain des Artistes, boulevard Raspail, en mai 1965.
« Du happening à la pantomime, toutes les formes d’un art total ont été successivement essayées. (…) nous avons pensé que ces documents restaient une preuve de notre génération d’en finir avec les tabous, les faux semblants, le caca de notre société. Le témoignage d’un poète Allen Ginsberg nous a paru nécessaire pour éclairer de l’intérieur cette démarche proche de celle d’Artaud ou de Michaux et qui, à travers ce gâchis, cet éclatement des structures morales vise un art total pour un renouveau de l’homme. »

Actions d'Intérieur
de Ben Vautier
(1959-1972, 20’)


Le plasticien Ben, célèbre aujourd’hui pour ses écritures et ses slogans poétiques inspirés du quotidien, filme ses actions d’intérieur, ses spectacles de Théâtre total et ses concerts à Nice. Ben et de nombreux amis tels Serge III jouent les partitions surréalistes anti-art et les « concerts classiques » des artistes Fluxus, La Monte Young, Nam Jum Paik, George Brecht ou Robert Maciunas et se livrent à des musiques/actions et des happenings anti-musique (clouage de touches de pianos, destruction de violons, brûlures de partitions, etc.), tout en faisant participer le public.
Ben mélange avec humour et poésie iconoclaste, le gag, les détails de la vie, dans la perspective de Fluxus, qui consiste à épuiser toutes les possibilités du "tout est art". « Purger le monde de la vie bourgeoise. Promouvoir la réalité du NON ART pour qu’elle soit saisie par tout le monde… Dissoudre les structures des révolutions culturelle, sociale et politique en un front commun ayant des actions communes », écrivait ainsi Robert Maciunas dans le manifeste Fluxus.


ben-actions-interieur ben-actions-interieur
ben-actions-interieur ben


Programmation: Aliocha Imhoff & Kantuta Quiros / le peuple qui manque

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29 octobre 2008

Les mères lesbiennes

Les mères lesbiennes

Contribution à une sociologie de la parentalité

***

Mardi 18 novembre à 9h, salle des thèses

Université Paris Descartes

45 rue des Saints-Pères, Paris 6ème

Métro Saint-Germain-des-Prés

Jury

M. François de Singly, professeur, Université Paris Descartes (directeur de thèse)

Mme Eleni Varikas, professeure, Université Paris 8 (rapporteure)

M. Didier Le Gall, professeur, Université de Caen (rapporteur)

M. Jacques Marquet, professeur, Université catholique de Louvain

la Neuve

Mme Anne Cadoret, chargée de recherches, Cerlis

Résumé

à partir d’une enquête par entretiens compréhensifs auprès de quarante-huit mères lesbiennes, réalisés chez elles, cette thèse se propose de mettre au jour une réalité de l’homoparentalité ancrée dans ses pratiques. Au-delà des individus, ce sont les deux membres d’un couple qui à chaque fois ont été rencontrés ; couples de même sexe et couples ayant élaboré un projet parental, conduisant à diverses configurations familiales organisées autour de l’adoption, la coparentalité, l’insémination artificielle avec donneur connu ou inconnu, ou encore un rapport hétérosexuel. Le but de cette étude est à la fois de révéler, au travers de l’exercice du travail parental, une vie quotidienne peu connue, souvent invisibilisée par le stigmate pesant sur l’homosexualité, et de contribuer à défaire « la » famille et le cadre hétéronormatif dans lequel elle se définit. Travailler sur la parentalité lesbienne, c’est en effet interroger par la marge un ensemble de normes régissant le couple et la filiation à l’intersection de la sexualité et de la domination masculine, se demander : comment est-on mère quand on est lesbienne dans un monde hétéronormatif ? Comment est-on mère avec une autre femme ? c’est-à-dire non seulement quand la « différence des sexes » est absente mais aussi quand on n’en a pas le statut légal ? Et finalement : comment est-on mère « tout court » dans la société contemporaine ?

Mots-clefs

Conjugalité – Famille – Femmes – Filiation – Hétéronormativité – Homoparentalité – Homosexualité – Lesbiennes.

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27 octobre 2008

Cabanis, homme de l'art

Le séminaire "Lumières "

                                                                       accueillera
                                                           le lundi 27 octobre 2008
                                               de 18 h à 20 h au Centre Pierre Mendès-France,
                                              90, rue de Tolbiac, 75013 Paris, salle C.19.07

                                                  Maurice Rouillard (Paris IV, CELFF 17è 18è)
                                                                qui interviendra sur

   Cabanis, homme de l'art. De la sensibilité d'organe à la sensibilité d'esprit

                                           Programme 2008-2009

Lundi 27 octobre :    Maurice Rouillard (Paris IV, CELLF 17e-18e) :

     Cabanis, homme de l'art. De la sensibilité d'organe à la sensibilité d'esprit

Lundi 1er décembre : Ricardo Monteagudo (Universidade Estadual Paulista) :

     Gouvernement et démocratie chez Rousseau.

Lundi 5 janvier :      François Zanetti (Paris X, CHISCO) :

      L’électricité médicale des Lumières.

Lundi 16 février :     Thomas Van der Hallen (Paris 1, CHSPM) :

      Vers une théorie de la révolution : Condorcet, Barnave, Robespierre.

Lundi 30 mars :       Florent Trocquenet (Caen, CRHQ)

'Idées', 'réflexions', 'pensées' : pour une poétique des Pensées de Montesquieu.

Lundi 11 mai :        Stefanie Buchenau (Paris X, Les Mondes allemands)

      Anthropologie philosophique et médecine dans les Lumières allemandes.

Lundi 22 juin :        Isabelle Aubert (Paris 1, NoSoPhi)

       Les Lumières revues par la théorie critique

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26 octobre 2008

JH Engström

JH ENGSTRÖM · CURRENT. PORTFOLIO -SHELTER · -TRYING TO DANCE ...
www.jhengstrom.com

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Les corps vils

Les corps vils - Expérimenter sur les êtres humains aux XVIIIe et XIXe siècles

·      

Présentation de l’éditeur :

« Écoutez Diderot justifier la vivisection des condamnés à mort, devenus inhumains par leur déchéance civique. Écoutez Pasteur demander à l'empereur du Brésil des corps de détenus pour expérimenter de dangereux remèdes. Écoutez Koch préconiser l'internement des indigènes auxquels il administrait des injections d'arsenic. ‘On expérimente les remèdes sur des personnes de peu d'importance’, disait Furetière en 1690 dans son Dictionnaire universel.

Ce sont les paralytiques, les orphelins, les bagnards, les prostituées, les esclaves, les colonisés, les fous, les détenus, les internés, les condamnés à mort, les « corps vils » qui ont historiquement servi de matériau expérimental à la science médicale moderne. Ce livre raconte cette histoire ignorée par les historiens des sciences. À partir de la question centrale de l'allocation sociale des risques (qui supporte en premier lieu les périls de l'innovation ? qui en récolte les bénéfices ?), il interroge le lien étroit qui s'est établi, dans une logique de sacrifice des plus vulnérables, entre la pratique scientifique moderne, le racisme, le mépris de classe et la dévalorisation de vies qui ne vaudraient pas la peine d'être vécues. Comment, en même temps que se formait la rationalité scientifique, a pu se développer ce qu'il faut bien appeler des « rationalités abominables », chargées de justifier l'injustifiable ?

Cette étude historique des technologies d'avilissement appelle ainsi à la constitution d'une philosophie politique de la pratique scientifique. »

·        Table des matières :

Introduction

1.       Les cadavres des suppliciés

L’anatomie des suppliciés - Médicalisation de la mort pénale : l’exécution comme expérience - Expérimentations post mortem

2.       Les corps des condamnés

L’expérience souveraine : le corps du condamné comme substitut du corps du roi - Le criminel comme sujet inhumain - Convertir la peine en expérience ? - Des sujets morts-vivants

3.       L'inoculation, expérience de masse

L’introduction d’un nouveau procédé - L’inoculation est-elle moralement permise ? - Le droit de vie et de mort et le pouvoir d’expérimenter - Vers une « peirasmologie » de l’essai ?

4.       L'auto-expérimentation

Les raisons de l’auto-expérimentation - « Ma main à couper » - Portrait du médecin en héros et en martyr - Condition restrictive ou blanc-seing pour l’expérimentation sur autrui ?

5.       L’expérience clinique et le contrat d'assistance

Le corps des assistés - De l’hôpital à l’expérience clinique : charité et utilité - Le contrat d’assistance -  La prudence de la médecine clinique

6.       Le droit à l'essai

Déontologie de l’essai thérapeutique - La codification de l’essai

7.       Crises et mutations de l'essai thérapeutique

L’historicité de l’essai - Premières définitions de l’essai comparatif - La guerre des médecines et l’arme de l’expérimentation - La crise épistémologique de « l’ancienne médecine »

8.       L’expérimentation pathologique

L’introduction de la méthode expérimentale - L’impératif de l’expérimentation pathologique - La microbiologie et les nouveaux réquisits de la pathologie expérimentale

9.       Le consentement du cobaye

Une notion introuvable - L’émergence du consentement

10.   L’expérimentalisation du monde

Un estomac à ciel ouvert  - Le concept d’expérimentalisation - Ce qu’implique un usage - L’expérience professionnelle

11.   L’expérimentation coloniale

Les expériences du maître - La raciologie expérimentale - Le problème de l’acclimatement et l’expérience de la médecine coloniale - Expérimentations pathologiques et maladies tropicales

Conclusion

Bibliographie - Index des noms.

Grégoire CHAMAYOU

Les Empêcheurs de penser en rond – La Découverte, octobre 2008

ISBN : 978-2-7071-5646-4, 424 pages, 24,50 €

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25 octobre 2008

Larry Clark

«Lorsque dans les années 60, j'ai commencé à prendre des photos des gens autour de moi, je me fabriquais ma propre mythologie, mon propre univers. Il s'agissait déjà d'un mélange entre réalité et fiction, entre ce que je voyais devant moi et ce que je voulais formuler à partir de cette réalité.»

Après avoir étudié auprès de Walter Sheffer et Gerhard Bakker à la Layton School of Art de Milwaukee dans le Wisconsin, Larry Clark se lance dans la photographie. Il travaille dans sa ville natale sur des scènes de vie d'un groupe de drogués accros au speed et à la marijuana. Ainsi dès 1971, Larry Clark publie sa première monographie intitulée Tulsa.

Aujourd'hui reconnu comme une référence incontournable dans l'histoire de la photographie américaine, Tulsa a été notamment utilisée par des réalisateurs comme Martin Scorsese dans Taxi Driver (1976), Gus Van Sant dans Drugstore Cowboy (1989) et Harmony Korine dans Gummo (1997).

Lauréat d'une bourse du National Endowment for the Arts, Larry Clark publie un second volume de photos intitulé Teenage Lust (1983). Sont ensuite édités 1992 et The Perfect Childhood (édités au Royaume-Uni en 1992 et 1993)

En 1995, Larry Clark passe derrière la caméra et réalise Kids. Ce film fait sensation aux festivals de Sundance et de Cannes. Censuré aux États-Unis, Kids sera alors distribué par Shining Excalibur, filiale de Miramax spécialement créée à cette fin. Le film remportera un succès à la fois critique et commercial.

En 1998, Larry Clark tourne son second film, Another Day in Paradise, avec James Woods et Melanie Griffith, d'après l'histoire d'un ancien prisonnier nommé Eddie Little.

Bully, son troisième long-métrage, est présenté en compétition à la Mostra de Venise en 2001. Il s'inspire également d'un fait divers mais développe ensuite une intrigue fictive à partir de personnages attachants grâce à la profonde empathie du regard de Larry Clark.

Ken Park (2003) montre un mariage père-fille et un inceste mère-fille par procuration (la mère couchant avec le copain de sa fille). Le film soulève de nombreuses réflexions.

Wassup Rockers (2004) traite de la culture skateboard et du passage de l'adolescence à l'âge adulte au travers de 5 ados d'orgine mexicaine de milieu défavorisé. Il est considéré comme son film le plus intimiste. Une fois de plus, il tourne avec des jeunes rencontrés dans la rue.

Shame (2005) est un remake du film de Neil Jordan: Mona Lisa. Il raconte la cavale d'un truant et d'une prostituée dans la ville de New York.

En 2006, en parallèle avec ses projets personnels, il participe à Destricted, une compilation de courts métrages sur la rencontre de l'art et du sexe aux côtés de sept réalisateurs de nationalités différentes.

Il travaille actuellement sur Blood of Pan dans lequel il revisite à sa manière le mythe de Peter Pan de nos jours, à New York. Un ado rebelle, vagabond et séducteur incarnerait Peter tandis que Wendy serait accroc à la drogue.

Sa vision toujours subtile ne se contente jamais d'évoquer mais sait « figurer » les corps couverts de meurtrissures, physiques et morales. Ainsi, souvent sujets à controverse et régulièrement décriés, les films et les photographies de Larry Clark l'ont pourtant imposé comme l'un des rares réalisateurs intègres et indépendants actuellement en exercice aux États-Unis.

À Paris, Larry Clark est représenté par la galerie Kamel Mennour.

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Actualité sexuelle. Politiques du genre, de la sexualité et de la filiation

le séminaire "Actualité sexuelle. Politiques du genre, de la sexualité et de la filiation", reprendra comme prévu mercredi 12 novembre de 11h à 13h dans la Grande salle de l'Ecole normale supérieure, 48 boulevard Jourdan, Paris 14e (près du métro Porte d'Orléans, non loin du RER Cité universitaire). Selon la tradition établie, on vous y accueillera à partir de 10h30 avec jus de fruits et viennoiseries.

Comme c'est le cas depuis 2002, ce séminaire pluridisciplinaire à plusieurs voix est ouvert à toutes et à tous, y compris pour la validation d'étudiants en master ou préparant le diplôme de l'ENS.

Les premières séances seront présentées par Eric Fassin. On reviendra sur les enjeux de la démocratie sexuelle dans les articulations entre questions sexuelles et raciales, en particulier à propos d'immigration et d'identité nationale.

1. 12 novembre : "Les frontières sexuelles de l'Europe."

2. 19 novembre : "Casuistique du mariage."

3. 26 novembre : "Amours nationalisées."

NB : il n'y aura pas séminaire le 3 décembre.

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24 octobre 2008

Materia Prima

Materia Prima au Totem

FlyEternal1

Première étape de travail
Les 22, 23, 24, 25 – 29, 30, 31 Octobre et 1er, 5, 6, 7, 8 Novembre
Au T.O.T.E.M. à Maxéville / 20h30 / p.a.f. : 13, 11 et 8 euros

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Ecriture, trajectoire et scénographie : ODM
Musique : Phil Von et Tess Wassila
Vidéo : xUlFni
Acting : Ioulia Plotnikova, Virginie Gabriel, Emilie Katona, Mathieu Hibon, Christophe Ragonnet, ODM, Phil Von
Lumière : Emmanuel Pestre

Renseignements et réservations au 03 83 37 54 53

Ici est un champ de développement hybride où le corps est à la fois mécanique, articulation, chair, souffle mais aussi identité, altérité, sentiment, mémoire, désir, pulsion. Ici est une grammaire du chaud et du froid, du vide et du plein, de l’organique et du synthétique, du féminin et du masculin, de l’amour et du conflit, du maintenant et de l’avant, de l’ici et de l’ailleurs, de l’être et de l’icône.
Quelle poétique dans le dédale clinique des villes modernes ?
Qui sont ces gens au juste ?
Eux, nous, ils ?
Que font-ils ? Où vont-ils ? Que cherchent-ils ? Qu'espèrent-ils ?
A quoi rêvent-ils ces gens ?
Une circulation. Un éternel retour et toujours l'espérance contradictoire que la chose perdure et s'arrête tout à la fois. L'impossible éternité de l'être qui ne peut se résoudre que dans la mémoire, le souvenir et la chanson perdue de l'enfance. Le dramatique et impossible renoncement à soi-même. Une expérience intime vers la perte. Une nostalgie.
Eternal in/out est un effeuillement de l'enveloppe intérieure et extérieure. Du dedans et de l'en dehors. Une confusion entre l'éternel et l'éphémère, entre la vie et la mort. Un rituel cathartique et moderne qui expurge notre confrontation fascinatoire à la ville, au progrès, à l'aliénation, à l'autre et au désir d'éternité.
Ici tout est beau comme l'enfer.
Beau comme le sucre qui se dissout sous la pluie à chaque seconde.

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