30 juin 2008
Valse avec Bachir

Filmer le corps humain de l'intérieur
« Filmer le corps humain de l'intérieur »
Le Monde
Le Monde note que « filmer le corps humain de l'intérieur est un vieux rêve ».
Le journal indique qu’« avalée comme un bonbon, une caméra miniature contrôlée à distance devrait permettre de s'en approcher ».
Le quotidien explique que « cette vidéo-capsule de 16 mm de long a été mise au point par des chercheurs de l'Institut Fraunhofer (Allemagne), en collaboration avec l'hôpital israélite d'Hambourg et le Royal Imperial College de Londres ».
Le Monde précise que « selon le Dr Frank Volke, responsable de l'équipe à l'origine de cette innovation, elle pourra "s'arrêter, bouger, tourner, voire ajuster l'angle de vue" à la recherche des moindres dysfonctionnements du système gastro-intestinal ».
Le journal observe que « l'usage de la vidéo-capsule n'est pas nouveau. […] Mais sans contrôle de la caméra, certaines images restent encore inexploitables et plusieurs zones - comme l'estomac ou l'oesophage - sont difficiles à explorer ».
Le quotidien remarque que « le prototype actuellement testé en Allemagne pourrait, d'ici à 5 ans, délivrer jusqu'à 8 heures d'images en temps réel de ces organes. Et ce n'est peut-être qu'un début ».
Le Monde cite ainsi le Pr Gérard Gay, du service de gastro-entérologie du CHU de Nancy, qui déclare qu’« on peut imaginer des capsules qui iront délivrer des médicaments ou faire des prélèvements automatiques. Et si un jour on invente une batterie d'une autonomie de 25 heures, on pourra alors tout envisager ».
« Jusqu'à voyager dans tout le corps humain ? », s’interroge le journal.
« Peut-être pas. […] Au-delà des avancées techniques nécessaires, de nombreux obstacles médicaux - risques d'embolies, d'infections par exemple - devront être franchis avant que cette étape soit sérieusement envisageable », relève le quotidien.
Le Monde cite toutefois le Dr Volke, qui estime que « rien n'est à exclure. Car personne ne sait aujourd'hui ce que les nanotechnologies rendront possible demain ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet - TSAVO PRESSE ![]()
28 juin 2008
Multitudes
Icônes off
Ernesto Neto, Icônes off, page 1 à 237.
En tête
Yann Moulier Boutang, De quelques objets trouvés non réclamés à la consigne. Éloge intempestif de Mai 68, page 5 à 17.
Majeure : monstruosite politique
Filippo Del Lucches et Laurent Bove, Tératopolitique : récits, histoire, (en)-jeux, page 19 à 24.
Filippo Del Lucchese, Le triangle qui fait peur. Antifinalisme et monstruosité, page 25 à 36.
Toni Negri, Le monstre politique. Vie nue et puissance, page 37 à 52.
Charles T. Wolfe, L'anomalie du vivant. Réflexions sur le pouvoir messianique du monstre, page 53 à 62.
Peter Linebaugh et Marcus Rediker, The Many-Headed Hydra. L'histoire cachée de l'Atlantique révolutionnaire, page 63 à 69.
Augusto Illuminati, Monstres, insurgés, intermittents, page 71 à 77.
Warren Montag, Locke et le concept d'inhumain, page 79 à 90.
Gianfranco Manfredi, Voltaire et les vampires, page 91 à 99.
Mark Neocleous, La tératologie politique : de la canaille et des monstres, page 101 à 109.
Laurent Bove, Vivre contre un mur. Diagnostic sur l'état de notre nature en régime de terreur ordinaire, page 111 à 122.
Yves Citton, Switzeurolandia : une monstruosité en devenir ?, page 123 à 130.
Icônes in
Ernesto Neto, Mente molhada, page 131 à 154.
Éric Alliez et Jean-Claude Bonne, Lévia...Tot(h) (À propos de Leviathan Toth d'Ernesto Neto), page 155 à 169.
Insert
Yann Moulier Boutang, Ce qu'éditer veut dire, page 171 à 174.
Mineure : ville productive. Luttes et subjectivites
Michèle Collin et Barbara Szaniecki, Appropriations constituantes de la ville productive, page 175 à 178.
Thierry Baudouin et Michèle Collin, Territorialisations métropolitaines et projet urbain. Les Halles de Paris, page 179 à 188.
Barbara Szaniecki, D'autres monstres possibles, page 189 à 196.
Gerardo Silva, Ville occupée. Sur le pouvoir destituant à Buenos Aires, page 197 à 204.
Rodrigo Guéron, Puissances de la samba, clichés de la samba. Lignes de fuite et captures à Rio, page 205 à 213.
Fabiane Borges et Marc Etlin, Immersions, recyclage et singularités, page 215 à 223.
26 juin 2008
27 juin 2008
Le corps en mouvement 2
COMITÉ D’ORGANISATION
« Le Corps en Mouvement 2 »
se tiendra les 27, 28, 29, 30 mai 2009
à l’IUFM de
COMIT É DE PARAINAGE SCIENTIFIQUE
Andrieu Bernard, Professeur, Université de Nancy (France) Aisenstein Angela, Professeur, Université de Lujan, San Andres et de Buenos Aires (Argentine) Boisvert Yves, Professeur, Ecole d’Administration de Montréal, Québec (Canada) Bui-Xuân Gilles, Professeur, Université du Littoral Côte d’Opale (France) Cadopi Marielle, Professeur, Directrice de l’UFR STAPS, Montpellier I (France) Carlier Ghislain, Professeur, Université de Louvain la Neuve (Belgique) Chantelat Pascal, Professeur, UFR STAPS de Lyon (France) Cornejo Miguel, Professeur, Université de Conception (Chili) Delignières Didier, Professeur, Université de Montpellier I (France) During Bertrand, Professeur, Université de Paris V (France) Fournier Jean, MCF, INSEP et Université de Paris X (France) Gely Nargeot Marie-Christine, Professeur, Université de Montpellier III (France) Herin Danièle, Professeur, Présidente de l’Université de Montpellier II (France) Loudcher Jean-François, MCF, HDR, Université de Besançon (France) Marcellini Anne, MCF HDR, UFRSTAPS de Montpellier I (France) Moliner Pascal, Professeur, Université de Montpellier III (France) Parlebas Pierre, Professeur Honoraire, Paris V (France) Pfister Gertrud, Professeur, Université de Copenhagen (Danemark) Renard Jean-Bruno, Professeur, Université de Montpellier III (France) Schantz Otto, Professeur, Université de Koblenz (Allemagne) Soares Carmen, Professeur, Université de Campinas (SP Brésil) Tacussel Patrick, Professeur, Université de Montpellier III (France) Teja Angela, Professeur, Université de Rome (Italie) Terret Thierry, Professeur, UFR STAPS de Lyon (France) Von Malinkrodt Rebekka, PhD, Université Libre de Berlin (Allemagne) Vigarello Georges, Professeur Émérite, Université de Paris V (France) Vivier Christian, MCF, HDR, Université de Besançon (France) Jeune Équipe n° 2516
2 PARRAINAGES
À ce jour, outre l’AFRAPS (soutien scientifique et financier), ce colloque a obtenu le soutien de principe des structures suivantes : - Pôle Recherche de l’IUFM (Université Montpellier II), - Le département EPS de l’IUFM de l’Académie de Montpellier (Univ. Montpellier II), - l’UMR CNRS 7117 de Bernard Andrieu et Gilles Boëtsch (Nancy) et la revue
,
Jeune Équipe n° 2516
3 CORPS EN MOUVEMENT 2 THÉMATIQUES - Thème 1 : artificialisations et bionisations des corps, monstres, tératologies...
« Dans les sociétés occidentales, le corps humain établit la frontière de l’identité personnelle : si l’homme n’existe qu’à travers les formes corporelles qui le mettent au monde, toute modification de sa forme engage une autre définition de son humanité » (Le Breton, 2001). Devant des corps à mi-chemin entre l’homme et la machine, corps technicisés ou corps augmentés artificiellement (Laure, 1995 ; Vigarello, 1999 ; Mondenard, 2000 ; Coakley, 2001), les frontières se résorbent pour laisser place à l’émergence d’une confusion entre le normal et l’anormal, entre le pur et l’impur (Douglas, 2001). L’être bio-mécanique, le cyborg (Haraway, 1989 ; Dufresne, 1999 ; Downey, 2000 ; Pratcontal, 2002), assemblage de l’organique et du cybernétique, plus largement de la chair et du mécanique, issus d’un processus techno-scientifique (Balsamo, 1996 ; Dyens, 2000), génèrent à la fois une fascination mais aussi un rejet. D’un côté le « corps extrême » (Baudry, 1991) fascine, attire, défiant les délimitations traditionnellement fixées (Ehrenberg, 1999 ; Queval, 2000), incarnant le rêve de la toute puissance et de l’éternité. De l'autre, « d
» (Goffman, 1963, 1975), l’informe, le monstre (Fisher, 1991 ;corps étranger » est identifié, étiqueté. L’être hybride nel’idéal de la santé », aux critères mis en place « du dispositif de la» (Foucault, 1984). Il est considéré comme « anormal » ou « hors norme ».techniques du corps » (Mauss, - Thème 2 : interculturalité, corps immobiles et usages du corps
Depuis l’oeuvre pionnière de Mauss, les travaux sur le corps (Elias, 1939 ; Douglas, 1971 ; Blacking, 1977 ; Vigarello, 1978 ; Le Breton, 1990 ; Featherstone, 1991 ; Schilling, 1993 ; Turner, 1996) et le mouvement (Parlebas, 1981 ; Berthoz, 1997 ; Sheets-Johnstone, 1999) sont devenus nombreux et incontournables. Les sciences humaines et sociales, aidées en cela par la mondialisation, se trouvent confrontées à de nouvelles pratiques : arts martiaux (Boudreau, 1992 ; Min-Ho, 1999 ; Chan, 2002 ; Villamon & Brown, 2004 ; Downey, 2005 ; Bar on Cohen, 2006), médecines non occidentales (Frank & Stollberg, 2004 ; Smith, 2006 ; Guilloux, 2006), etc. Jeune Équipe n° 2516 4 L’étude de ces pratiques par des anthropologues occidentaux et surtout non occidentaux, « convey to the arena of Western theoretical discussion the concepts and theories (implicit if not explicit) of non-Western peoples about bodies and bodiliness. » (Turner, 1995). Dans un article, Chikako Ozawa Da Silva (2004) essaie d’imaginer et de construire une sociologie rompant avec le dualisme corps / esprit profondément ancré dans l’épistémé (Foucault, 1966) ou l’impensé (Jullien, 1998) occidental. Elle remarque ensuite que cette opposition mise à bas : « other oppositions largely alien to Japanese thought tend to appear: nature/culture, subject/object, sociology/biology, sacred/secular. » Dès lors, comment penser ces savoirs et pratiques qui nous sont étrangers ? Peuvent-elles renouveler les conceptions théoriques des différentes disciplines qui s’intéressent au corps et au mouvement ? Comment écrire sur des pratiques dont les maîtres clament souvent qu’on ne peut les comprendre qu’à travers l’expérience ? Quelle(s) méthode(s) utiliser ou construire pour les étudier ? L’objectif de ce colloque est d’apporter des éléments de réponse à ces questions et à d’autres que les propositions de communication ne manqueront pas de faire surgir. - Thème 3 : images et mises en scènes des corps (médias, manuels, etc.)
En France, différents chercheurs se sont intéressés récemment aux images des « corps abîmés » (Stiker, 2006), images de la monstruosité (Grim, 2000), aux figures du handicap dans l’art contemporain (Korff-Sausse, 2004) ou plus globalement au handicap en images (Blanc & Stiker, 2003). Des analyses sur les images fixes ont été élaborées (peinture classique, photographies, affiches, etc.), mais aussi sur les images animées dans les medias (dans les documentaires par exemple, Lachal & Combrouze, 1997 ; Lachal, 2000) ou au cinéma (Grim, 2000 ; Ethis, 2002). Le terrain sportif, espace favorable à la mise en image des corps, a lui aussi commencé à être observé dans ses productions photographiques de presse concernant les sportifs handicapés (De Léséleuc et al., 2005 ; Marcellini, 2001, 2006). D’autres se sont intéressés à la mise en image des « corps de la contagion » au travers des représentations iconographiques de la peste dans la peinture classique (Aichardi-Chevé, 2003). Enfin, des historiens se sont penchés sur la question des images de l’ « Autre » produites par les puissances coloniales comme Nicolas Bancel (2003), par exemple, s’engageant ainsi sur une réflexion sur le traitement des sources iconographiques en histoire des mentalités. Quel statut de l’image dans la démarche scientifique en sciences sociales ? Comment garantir une reproductibilité de l’analyse des images en sciences sociales ? D'autre part, quels sont les intérêts et les limites dans l’usage des images en sciences sociales ? En quoi les mises en scène du corps handicapé, de la difformité, de la monstruosité, etc., dans les images fixes ou animées sont-elles des indicateurs des représentations sociales actuelles ? Quelles peuvent être les méthodes de lecture des images ? Y a-t-il des différences dans les objectifs, les usages et les méthodes d’analyse des images selon leurs usages (images artistiques, images médiatiques, images scientifiques, etc.) ? Jeune Équipe n° 2516 5 - Thème 4 : éducations corporelles à l’école et ailleurs (éducation physique, sport, etc.)
Il est évidemment, totalement impossible de réaliser une recension même partielle des innombrables travaux portant sur l’Éducation corporelle à l’École dans l’ensemble des pays du monde (des milliers de références). Un fondement pourrait être mis à jour dans les ouvrages de Norbert Elias, notamment (1973) et même sans douteL'Éducation par le mouvement, 1966), et ne serait-ce que pour lede facto, improbable.Surveiller et punir et notamment dans le chapitre « Les - Thème 5 : corps et genres
C’est sans doute dans le texte de Simone de Beauvoir, en 1949, que Feminist Studies Journal
(à partir de 1972) aux États-Unis d’Amérique qui contribuera le plus fortement à poser la question du corps en mouvement et du genre. Par la suite, les Gender Studies (à partir de 1985) poursuivront cette tâche immense. Les ouvrages d’Ann Fausto-Gender and Miths (1992), mais aussi Sexing the Body: Gender Politics and the(2000), plus récemment sont des bases importantes. On peut aussiSport and postmodern Jeune Équipe n° 2516 6 times
(1998), notamment le chapitre II consacré à « Sport and the Postmodern APPEL À COMMUNICATION (De)construction of gender ». Mais la bibliographie est incommensurable. Dans l’espace strictement hexagonal et dans celui du sport, des auteurs comme Nicole Dechavannes (1983), Nancy Midol (1989), Françoise Labridy (1989) ou Catherine Louveau (1992) seront les fers de lance de la recherche. Un peu plus tard Geneviève Cogérino (2000) développera ses travaux sur ce thème achevant d’ouvrir la porte à de très nombreux jeunes chercheurs. Dans le domaine de l’histoire de l’Éducation Physique et du sport, c’est à Thierry Terret et Pierre Arnaud que l’on doit le premier colloque sur la question (1996). Dernièrement quatre énormes tomes parus chez L’Harmattan (2004) ont été consacrés à Sport et Genre. Ils correspondaient partiellement aux actes des Carrefours d’Histoire du Sport de Lyon. On voit donc que cette question est en plein essor. Cependant, le colloque souhaite valoriser non seulement la question des pratiques corporelles et sportives dans ce domaine mais bien plus généralement celle du mouvement corporel masculin et féminin, débordant ainsi largement les frontières du sport et de l’éducation physique. Les communications pourront être présentées sous forme de communications orales (20 minutes et 10 minutes de discussion) ou de poster (présentation sous forme de forum. Le colloque fera également — comme pour le colloque de 1997 : Comment peut-on— une place à des ateliers de pratique et des. Les conditions de soumission pour ces ateliers sont30 Octobre 2008. Titre de la proposition, (Arial 12, aligné à gauche) Nom du ou des auteurs, adresse (Arial 10, aligné à gauche) Résumé proprement dit de 300 mots maximum (Garamond 12, justifié). Mots-clefs : 5 mots-clefs précisant bien les thèmes et les champs scientifiques. À envoyer à l’adresse électronique suivante : lecorpsenmouvement2@santesih.com CONDITIONS D’INSCRIPTION L’inscription est de 150 euros pour les adhérents de l’A.F.R.A.P.S. (adhésion comprise éventuellement), l’I.S.H.P.E.S., le C.E.H.S., les enseignants de l’IUFM de Jeune Équipe n° 2516 7 Tarif Étudiant - Adhérents : AFRAPS, - Enseignants IUFM et UFR Tarif Normal 30 Octobre 2008 30 € 150 € 180 € Après le 30 Octobre 2008 l’Académie de Montpellier (Université Montpellier II) et de l’UFR STAPS (Université Montpellier I). Pour les autres, une participation de 180 euros est fixée . Dépasséeles étudiants, non-inscrits dans un laboratoire ou noncommuniquants,secondaire, sur présentation d’une photocopie d’un bulletin de salaire Une application électronique sera prochainement mise en ligne pour la gestion financière du colloque . Le règlement des frais d’inscription pourra se faire par ce biais. Jeune Équipe n° 2516 8 cette date, tous les tarifs seront majorés de 30 euros. En ce qui concerne l’inscription est de 30 euros sur présentation d’une photocopie de la carte d’étudiant. Au-delà du 30 octobre 2008, une majoration de 15 euros sera également demandée. Pour les enseignants du ou d’une attestation de l’employeur, non-communiquants et non-inscrits dans un laboratoire (membres de l’AEEPS notamment), le tarif est de 45 euros avant le 30 octobre et 60 euros ensuite. L’inscription comprend : les repas de midi, les pause-cafés, les actes (électroniques ou papier, non encore défini). Elle ne comprend pas l’hébergement (à mettre en place avec l’Office de tourisme de Montpellier). Le colloque comprendra des sessions plénières, des ateliers de présentations de communications, des affichages de posters et des ateliers de pratique. STAPS de l’Académie de Montpellier ISHPES, CEHS
collectif)
enseigner une culture corporelle ?
démonstrations technologiques
identiques à celles des propositions de communication.
Les propositions de communication sont à fournir pour la première date limite d’inscription,
c’est-à-dire le
Le résumé proposé doit être formaté de la manière suivante :
Sterling,
Construction of Sexuality
citer les travaux de Pierre Bourdieu (2000) en France, ou encore en langue anglaise de Cheryl
L. Cole (1998) et plus précisément l’ouvrage dirigé par Geneviève Rail
l’on peut trouver les premières traces d’un questionnement du corps en mouvement dans la
perspective du genre. L’auteur y décrit comment ses mouvements sont limités par les
vêtements qu’elle porte comparativement à ses cousins. Mais, bien entendu, ce sera le
de Marcel Mauss (1936 et 1951) mais ne saurait être limité à ces deux auteurs. Devant
l’inflation des publications qui a débuté dans les années soixante-dix, notamment à partir des
travaux de Jean Le Boulch (
territoire français, une telle recension est devenue,
On peut toutefois dégager de grands axes (Reboul O., 1980) : des études de type
fonctionnalistes, des études que l’on pourrait qualifier d’humanistes, des études contestataires,
des études traditionalistes traversant les champs de la sociologie, de l’anthropologie
culturelle, de la psychanalyse, de l’ethnologie, de l’histoire, de la psychologie, des sciences de
la vie et de la terre et même de la didactique. On doit, par contre, constater que le corps en
mouvement dans d’autres disciplines que l’Éducation Physique et sportive n’est que très peu
évoqué (peut-être en linguistique ou pour les techniques industrielles et tertiaires). Pourtant,
depuis les travaux princeps de Janine Filloux (1974), de René Scherer et Georges Lapassade
(1976), et surtout de Claude Pujade-Renaud (1983), on sait que « le corps est bien là, il est
même que trop présent dans la relation pédagogique […] il parasite la relation ». Michel
Foucault (1975) avait d’ailleurs bien pointé le dogme fondateur du système scolaire français :
« le silence et l’immobilité », dans
corps dociles ».
À l’occasion du colloque, ces travaux comme ceux précédemment mentionnés pourraient être
réactivés et re-dynamisés pour l’ensemble des disciplines scolaires et notamment au regard de
la question par exemple des hyper-actifs dans l’espace scolaire ou des enfants plutôt
« kinesthésiques ». Mais, la question du corps et de la voix de l’enseignant est également très
importante à discuter. Plus précisément, le mouvement corporel de l’enseignant ne peut être
ignoré dans le domaine du « savoir-faire » pédagogique et de la formation pédagogique quel
que soit le champ disciplinaire. Dans le champ pédagogique, le corps est nécessairement en
jeu. Des recherches dans ce domaine peuvent et doivent être développées. Elles trouvent toute
leur place dans le colloque.
Héritier, 1991), le disproportionné (Courtine 1993, Monaghan, 1999), apparaissent comme
autant de productions terrifiantes du dérèglement social (Marcuzzi, 1996), évoluant contre les
lois de la nature provoquant l’angoisse de la disparition, de l’anéantissement de toute
humanité.
Kaufman (1992) souligne que l’être social est condamné à rechercher les codes existants et à
s’y conformer. Dès lors, le «
correspond pas à «
sexualité
D'un corps diminué à un corps augmenté, les nouvelles «
1950) qui en découlent, posent les questions de l’acceptable. Comment certaines aides
deviennent-elles problématiques puis illicites ? Comment ces pratiques augmentées et/ou
artificielles sont-elles perçues au cours du temps ?
- Comité Européen d’Histoire du Sport (J.-F. Loudcher),
- l’UFR STAPS de Montpellier I,
- Université de Pau et des Pays de l’Adour,
- l’IRSA (EA, Université Montpellier III),
- l’École Doctorale 60 : Espace, Temps, Civilisations de l’Université Montpellier III,
- l’ISHPES,
- l’AEEPS (régionale de Montpellier).
Il est en attente de réponse de :
- Euromouv (Grand Sud),
- La Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier.
Montpellier (Université Montpellier II). Il est organisé par la JE 2516, laboratoire Santé,
Éducation et situations de Handicaps (SantESiH- ) de l’Université Montpellier I
(www.santesih.com). Les langues officielles du colloque sont le français et l'anglais.
Le comité d’organisation est constitué des membres de la JE 2516 et de l’IRSA :
- Jacques Gleyse : Professeur des Universités, (Président du Comité)
- Sylvain Rouanet : Doctorant (Site web)
- Eric Perera : ATER IUFM, Doctorant, (appel)
- Francis Charpier : Ph D. (gestion matérielle du colloque)
- Rémi Allemand : ATER STAPS, Ph D, (recherche mécénat et subventions)
- André Delobbe : Chercheur honoraire (Gestion accueil)
- Marina Loubet : Doctorante (relectures, gestion expertises)
Nous avons également sollicité l’appui de l’Info-Com de l’IUFM de Montpellier.
26 juin 2008
Degenrer

SOCIOLOGIE DU SPORT
CINQUIEME CONGRÈS INTERNATIONAL
DE LA
SOCIÉTÉ DE SOCIOLOGIE DU SPORT
DE LANGUE FRANÇAISE
UNIVERSITÉ CLAUDE BERNARD – LYON 1
UFR-STAPS
Centre de Recherche et d’Innovation sur le Sport
(CRIS, EA 4167)
Laboratoire SPORTS
(Sport, professions, organisations, relations de travail et de service)
27-29 mai 2009
A quoi servent les sciences sociales du sport ?
Recherches et utilité(s) sociale(s)
1er APPEL À COMMUNICATION
Adresses du congrès :
Congrès 3SLF 2009 Université Claude Bernard UFR – STAPS 27-29 Bd du 11 nov. 1918 69622 VILLEURBANNE Cedex | |
|
« Prière de diffuser largement en direction de toute personne susceptible d’être intéressée »
Cinquième congrès international 3SLF
« A quoi servent les sciences sociales du sport ? » - Recherches et utilité(s) sociale(s)
L’équipe SPORTS (Sport, Professions, Organisations, Relations de Travail et de Service) du Centre de Recherche et d’Innovation sur le Sport (CRIS, EA 4167) organise le cinquième congrès de la Société de sociologie du sport de langue française (3SLF). Il se déroulera du 27 au 29 mai 2009 dans les bâtiments de l’UFR-STAPS de l’Université Claude Bernard Lyon 1.
Constituée le 29 juin 2001, cette société savante a été présidée, à l’origine, par Jacques Defrance. Depuis 2005, elle est présidée par Catherine Louveau, professeure à l’université Paris XI – Orsay. L’un des principaux objectifs de la 3SLF est d’organiser, tous les deux ans, un congrès destiné à rassembler la communauté des chercheurs de langue française en sociologie du sport et dans les sciences sociales connexes : anthropologie, ethnologie, histoire, géographie, économie, sciences de gestion…
Comité scientifique :
Au titre du Conseil d’administration de la 3SLF : LOUVEAU Catherine (Paris 11), DEFRANCE Jacques (Paris 10), GASPARINI William (Strasbourg 2), LOIRAND Gildas (Nantes), JORAND Dominique (Grenoble 1), HOIBIAN Olivier (Paris 10), ATTALI Michaël (Grenoble 1), CHANTELAT Pascal (Lyon 1), LACROIX Gisèle (Montpellier 1), RAVENEAU Gilles (Paris 10).
Au titre des Professeurs membres fondateurs : AUGUSTIN Jean-Pierre (Bordeaux I), BRUANT Gérard (Nice), CAMY Jean (Lyon 1), CALLEDE Jean-Paul (CNRS), CLEMENT Jean-Paul (Toulouse), DURET Pascal (La Réunion), FAURE Jean-Michel (Nantes), LABERGE Suzanne (Montréal), LEFEVRE Betty (Rouen), POCIELLO Christian (Paris 11), RASPAUD Michel (Grenoble 1), SUAUD Charles (Nantes).
Autres personnalités sollicitées (sous réserve de leur accord)
ANDREFF Wladimir (Université Paris I), BROMBERGER C. (Aix-Marseille 2), CORBIN Alain (Paris I), HARVEY Jean (University of Ottawa), GAUTIÉ Jérôme (Paris I), HENRY I. (University of Loughborough), LEBARON Frédéric (Amiens), LAHIRE B. (ENS, Lyon), VIGARELLO G. (Paris 5)
Comité local d’organisation : Responsable de la manifestation : Pascal CHANTELAT
Membres du comité d’organisation : BONHOMME Agnès, BARTH Nathalie, BOUTROY Eric, CHAMPELY Stéphane, CHANAVAT Nicolas, CHANTELAT Pascal, CHAZAUD Pierre, LEFEVRE Blandine, PERRIN Claire, PICHÉ Serge, RÉAU Bertrand, ROUX Frédérique, SAGNIMORTE Paul, VIGNAL Bénédicte.
Membres du comité local de sélection des propositions de communication :
BOUTROY Eric, CHAMPELY Stéphane, CHANTELAT Pascal, CHAZAUD Pierre, PERRIN Claire, RÉAU Bertrand, ROUX Frédérique, VIGNAL Bénédicte.
Thème du congrès
A quoi servent les sciences sociales du sport ? Recherches et utilité(s) sociale(s).
Les politiques publiques de la recherche sont de plus en plus centrées sur la logique de l’efficacité et la « culture du résultat ». Elles incitent les laboratoires à penser leurs projets dans la perspective de « retombées » socio-économiques à court terme (pilotage des projets ANR, « ouverture vers le monde de la demande sociale » comme indicateur de l’évaluation de la recherche par l’AERES…) et à rechercher des financements alternatifs (notamment en direction du secteur « privé » via le montage de partenariats, des bourses CIFRE…) qui rompent avec la logique des subventions. En ce sens, injonction leur est faite de légitimer leurs recherches, par définition « appliquées », à partir de leur « utilité sociale » et de leur capacité de répondre aux « demandes sociales », c’est-à-dire aux phénomènes construits comme « questions sociales » (violence, santé, intégration, développement durable…).
Pour autant, et notamment dans le champ des sciences sociales du sport, les analyses visant à répondre à ces « demandes sociales » ne sont pas récentes. En effet, depuis plus de vingt ans, sociologues, ethnologues, géographes, économistes, chercheurs en sciences de gestion… sont sollicités par les acteurs publics (Union européenne, Etat, région, communautés de communes…) pour éclairer leurs politiques sportives (transversales avec l’économie, le territoire, l’emploi, la formation, le social…) ou mesurer les retombées économiques, médiatiques et sociales des grands événements sportifs. Ils interviennent également auprès des organisations sportives du secteur associatif, au niveau national (fédérations, ligues…) ou international (CIO, AMA…) afin d’éclairer leurs modes de fonctionnement et de développement. Ils sont enfin sollicités par des entreprises du secteur marchand, notamment dans le domaine du sport professionnel, du tourisme, voire de la distribution ou de l’industrie des articles de sport pour réaliser des « études » sur les formes de consommation des pratiquants sportifs.
Ainsi, les réponses aux « demandes sociales » ne sont pas nouvelles. Le questionnement épistémologique sur le rapport entre sciences sociales (du sport) et « demandes sociales » ne l’est pas non plus. En revanche, le contexte institutionnel et politique de la recherche rend cette interrogation plus cruciale pour l’avenir des recherches dans ce domaine. Dans ce cadre, les sciences sociales (du sport) peuvent-elles se contenter d’un positionnement strictement critique de dénonciation des idéologies et des formes de domination ?
Un travail préalable de déconstruction/reconstruction des notions de « demandes et d’utilité(s) sociale(s) » issues des discours des acteurs publics ou privés et une interrogation sur les différentes formes d’ « utilité sociale » sont sans doute nécessaires. Il est d’ailleurs fort probable que la « communauté » des chercheurs en sciences sociales n’adopte pas une position homogène sur ce plan. N’existe-t-il pas une opposition entre les formes « nobles » de l’utilité sociale (participation à une démocratie éclairée – politiques et citoyens - par les sciences sociales, voire visée réformiste de la société et intervention sur les questions « sociales ») et les formes « vulgaires », voire « pernicieuses » qui dénatureraient l’esprit et l’autonomie des sciences sociales (aide aux actions de rationalisation et de développement des organisations sportives) ?
Inversement, on peut se demander si l’accès des chercheurs à la visibilité médiatique ne devient pas une condition de légitimation de leurs productions scientifiques et de leur « utilité sociale » en termes de valorisation/vulgarisation. Dès lors, dans quelle mesure cette médiatisation produit-elle également une légitimation dans l’espace académique, voire un renversement de la hiérarchie des productions scientifiques ? Les chercheurs sont-ils condamnés à passer par le filtre, sans doute déformant, des médias pour éprouver « l’utilité sociale » de leurs recherches ?
Quoi qu’il en soit, une partie des chercheurs en sciences sociales (du sport) est engagée dans des recherches commanditées par des acteurs du secteur public, associatif ou marchand. Il s’agit donc de s’interroger sur les risques d’instrumentalisation des recherches et sur les conditions du maintien de l’autonomie du chercheur engagé dans une « étude commanditée ».
Au-delà, il s’agit de rendre compte des formes d’engagement du chercheur et des usages de ses « résultats » par les commanditaires. En premier lieu, les acteurs sociaux ont-ils tendance à davantage solliciter les chercheurs ou recourent-ils plus volontiers à des cabinets d’étude ? Le chercheur est-il condamné à formater ses recherches sur le modèle du consulting pour espérer y trouver des retombées en termes « d’utilité sociale » ? Ne risque-t-il pas au contraire de perdre sur les deux tableaux, c’est-à-dire, sans même parler de perdre son âme, ne pas maîtriser les ficelles du métier de consultant tout en étant improductif sur le plan de la production scientifique ? Quels types de relations se construisent entre les acteurs sociaux et les chercheurs ? Quelles sont les formes d’engagement « éthique » du chercheur ? Quelles sont les différentes formes de restitution des résultats auprès des acteurs sociaux ? Comment ces derniers s’approprient-ils les analyses des sciences sociales du sport ? Quels sont les usages des résultats des recherches en sciences sociales du sport ? Constituent-ils une réelle aide à la décision et à l’action ou servent-ils, au mieux, d’alibi pour valider les décisions a posteriori ?
Telles sont les questions dont nous souhaiterions débattre à l’occasion du 5ème Congrès de la société de sociologie du sport de langue française. Il s’agit sans doute d’une thématique controversée, mais gageons que les débats sauront dépasser les simples polémiques.
Organisation des sessions
Placé au cœur des séances plénières, le thème générique du Cinquième congrès a aussi pour but, dans un souci d’unité, d’orienter de manière problématique le contenu des communications attendues. Toutefois, en tant que lieu d’échanges et de débats scientifiques, le congrès reste aussi un lieu par définition ouvert à toute communication concernant les travaux les plus récents dans le domaine des sciences sociales prenant le sport pour objet d’analyse.
Selon le volume des communications reçues et acceptées, le nombre des sessions organisées en simultané sera de trois ou quatre. Animée par un modérateur, chacune d’entre elles, d’une durée d’une heure trente, rassemblera trois communications de 15 minutes suivies chacune d’un temps de discussion de 10 minutes.
Suite à une décision de la 3SLF, les propositions de communications seront expertisées anonymement par 1 membre du Conseil d’administration de la 3SLF et 1 membre du Conseil local d’organisation. Une seule navette, si nécessaire, sera organisée.
Afin de simplifier le travail d’organisation en sessions, il sera demandé aux contributeurs de choisir la session qui correspond le mieux à l’objet de la communication envisagée. Dans le cas où aucun des thèmes listés par l’organisation ne conviendrait, deux possibilités restent ouvertes :
- s’inscrire en « hors thèmes » (le Comité scientifique se chargera de positionner les projets « hors thèmes » de la manière la plus harmonieuse possible).
· proposer l’organisation (en nom propre ou à trois maximum) d’une session spéciale sur un thème non programmé. L’ouverture de telles sessions sera soumise à l’appréciation du Comité scientifique.
Dans le but de faciliter l’édition des résumés sous la forme d’un recueil destiné à chacun des congressistes, les propositions de communication devront respecter la mise en forme demandée :
Votre proposition de communication doit nous parvenir sous forme d’un fichier au format RTF ou Word. Elle comprendra le titre de la communication, la session choisie, le résumé de 200 à 300 mots (ni moins, ni plus), ainsi que les mots clés (5 au maximum). Le tout en Times New Roman caractère 12.
Ces résumés seront publiés avant le congrès pour aider les congressistes à faire leurs choix parmi les sessions proposées. Le non-respect des normes alourdissant considérablement les tâches du comité d’organisation, tout résumé ne remplissant pas les normes requises ne sera pas publié dans le recueil des résumés. Nous vous remercions pour votre compréhension.
Dans tous les cas, il ne sera accepté qu’une seule proposition de communication par auteur en premier nom. Une seconde communication en 2ème ou 3ème nom étant possible et seulement possible.
NB : Depuis le précédent congrès (Valence, mai 2007), les auteurs souhaitant soumettre leurs textes pour publication sont invités à les envoyer à la Revue Sciences Sociales et Sport de la 3SLF dont Jacques Defrance est le rédacteur en chef.
Cinquième Congrès de la 3SLF, Lyon 27-29 mai 2009
Fiche d’inscription
A remplir en lettres capitales
o Intervenant o Auditeur
Membre de la 3SLF : ooui onon
Nom : Prénom :
Adresse :
Téléphone(s) :
Mail :
Statut : o enseignant-chercheur oétudiant oautre
Institution de rattachement (UFR, CNRS, EHESS…) :
Laboratoire ou équipe de recherche :
Indiquez le thème dans lequel vous souhaitez inscrire votre communication :
SESSIONS | ||
o N° 1 : Sport et instrumentalisation politique et économique |
o N° 2 : La construction du sport comme question « sociale » (santé, intégration, violence, développement durable…) |
o N° 3 : Quantifier et qualifier en sciences sociales : du travail des chercheurs aux usages citoyens et politiques |
o N° 4 : Sport(s) et genre(s) |
o N° 5 : La dynamique des emplois, métiers et professions du sport |
o N° 6 : Fonctionnement (pouvoir, culture, conflit, changement…) et de développement des organisations sportives |
o N° 7 : Rapport aux objets sportifs dans la pratique et la consommation de biens et de services sportifs |
o N° 8 : Internationalisation et médiatisation des pratiques et des spectacles sportifs (acteurs, enjeux…) |
o N° 9 : Tourisme, sports et loisirs |
o N° 10 : Pratiques sportives, rapport à l’espace et au territoire |
o N° 11 : Hors thèmes ou proposition d’une session spéciale (sur papier libre) |
|
Le cas échéant, co-intervenant :
Nom : Prénom :
Adresse :
Mail : Téléphone :
Statut : o enseignant-chercheur oétudiant oautre
Institution de rattachement (UFR, CNRS, EHESS…) :
Laboratoire ou équipe de recherche :
Cinquième Congrès de la 3SLF, Lyon 27-29 mai 2009
Proposition de résumé
Nom : Prénom :
Statut et institution d’appartenance :
Matériel souhaité :
o aucun o rétroprojecteur o vidéo projecteur o autre, préciser :
Titre de la communication :
Thème choisi : n° hors thèmes o
Résumé (200 à 300 mots) :
Mots clés :
Date limite de réception de la fiche d’inscription et des propositions de résumé :
15 octobre 2008
adresse : 3slf2009@univ-lyon1.fr
Fichier attaché au format Word ou RTF
Frais d’inscription
Les droits d’inscription au cinquième congrès de la 3SLF sont identiques pour les communicants et les auditeurs :
Membres de la SSSLF : 100 €
Non-membres de la SSSLF : 160 € (fiche d’inscription ci-jointe en annexe)
Etudiants non salariés : 50 € (sur justification)
Les modalités de paiement seront précisées sur le site Web du cinquième congrès 3SLF (ouverture début octobre 2008) et jointes aux résultats des expertises.
25 juin 2008
Greffe du visage

Un an et demi après son opération, le deuxième Français greffé du visage s'est confié au JDD. "Je prends la parole pour les autres, pour donner de l'espoir", explique-t-il. Pascal était d'atteint d'une d'une forme de la neurofibromatose, la deuxième maladie génétique en France. Des tumeurs lui rongeaient la moitié du visage. Aujourd'hui, il vit comme un trentenaire presque comme les autres.
Il est venu tranquillement, en bus. Un voyageur parmi les autres. Bien sûr, en scrutant son visage, on voit qu'il est arrivé quelque chose à cet homme-là. Un accident de voiture, peut-on penser, loin de se douter que Pascal est, en France, la deuxième personne à avoir bénéficié d'une greffe partielle du visage.
Un an et demi après son opération, il a accepté de faire un détour par la rue François-1er, à Paris. Pour raconter sa nouvelle vie au micro d'Europe 1, puis au Journal du Dimanche. Sa voix est encore un peu étrange, pleine d'assurance, mais comme bridée par ses nouveaux muscles. "Je prends la parole pour les autres, pour donner de l'espoir", explique-t-il. Parce qu'à l'occasion de la Journée du don d'organe et de la greffe, aujourd'hui, il veut en inciter d'autres, comme la famille du donneur anonyme qui lui a offert son nouveau visage et sa nouvelle vie, à autoriser des prélèvements sur leurs proches en état de mort cérébrale.
A la différence d'Isabelle Dinoire, première greffée du visage au monde, opérée le 28 novembre 2005 par les équipes des professeurs Devauchelle et Dubernard (lire ci-contre), Pascal, 31 ans, qui préfère taire son nom de famille, n'a pas été victime d'un accident. Il est atteint d'une forme rare de la neurofibromatose, la deuxième maladie génétique en France. "La maladie s'est déclarée quand j'avais 5-6 ans, et puis cela a évolué", confie-t-il pudiquement. Le visage poupin du petit garçon d'origine martiniquaise a commencé à se déformer. De grosses tumeurs sont apparues, jusqu'à ronger la partie inférieure de son visage. Jusqu'à le transformer en monstre. "C'était Elephant Man", résume le professeur Laurent Lantiéri, qui a réalisé ce nouvel exploit.
"On a un donneur, viens vite!"
Homme-éléphant, peut-être, mais surtout garçon résolu. Entouré par sa mère et sa soeur à Argenteuil, Pascal suit une scolarité normale. La plupart de ses amis le connaissent depuis son arrivée, à l'âge de 3 ans, dans son quartier de cette ville du Val-d'Oise, à l'époque où il ressemblait à tous les petits garçons. "Ecole maternelle, primaire, collège, lycée professionnel, DUT électronique, j'ai tout fait", récite-t-il posément. Il doit pourtant arrêter l'électronique. Sa maladie, qui handicape sa vue, n'est pas compatible avec cette voie. Il se reconvertit, choisit la comptabilité. "Ça m'a toujours plu et j'ai toujours trouvé des stages", raconte-t-il fièrement. Après son diplôme, obtenu en janvier 2004, il décroche des entretiens mais on ne le rappelle jamais. Dans sa tête, tout bascule. Pour la première fois, il se décourage vraiment : "Je restais chez ma mère, je n'avais pas de salaire. Et voilà."
Depuis 1995, Pascal est suivi par le professeur Lantiéri, chef du service de chirurgie faciale à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil. Le médecin a bien tenté plusieurs dizaines d'opérations pour réduire les tumeurs faciales de son patient, mais rien n'y a fait : le jeune homme n'a toujours pas repris forme humaine. En 2001, le médecin décide de ne plus s'acharner. Entre-temps, le professeur Jean-Michel Dubernard, du CHU de Lyon, a mis au point un traitement immunosuppresseur qui lui a permis de réaliser les premières greffes de mains. Celle du visage est désormais possible. En 2005, Isabelle Dinoire est opérée. Le 20 janvier 2007, Pascal est devant sa télé. Il regarde Silent Hill, un film d'horreur adapté d'un jeu vidéo. L'histoire d'une femme perdue dans un monde de désolation peuplé d'étranges créatures. Le téléphone sonne, c'est Laurent Lantiéri: "On a un donneur, viens vite !" Un donneur compatible et qui a la même couleur de peau.
Dès le lendemain matin, Pascal est opéré. Quinze heures sur le billard. Il faut d'abord gratter les tumeurs jusqu'à l'os pendant quatre heures. Pendant ce temps-là, un autre médecin prélève le visage du donneur. Vient le moment où il faut relier les premières artères. Quelques jours plus tard, Pascal peut regarder sa nouvelle face dans un miroir et entendre l'exclamation ravie de sa mère : "Il a retrouvé le même visage que quand il était petit !" Après un an de convalescence, une rééducation faciale qui se poursuit aujourd'hui, Pascal a enfin trouvé un travail. Il est comptable dans une société spécialisée dans la gestion de courrier pour les entreprises. "Là où j'habite, tout le monde est content. Dans la rue, les gens me félicitent, me disent que c'est très bien ce que j'ai fait." A présent, Pascal a un nouveau but: "L'appartement", livre-t-il dans un souffle. Vivre enfin ailleurs que chez sa mère, comme un jeune trentenaire.
Le dégoût d'institution
Réseau thématique 17 de l'AFS.
« Gestion politique du corps et des populations»
Appel à communications pour le Congrès 2009 :
Le dégoût d'institution
Fondé en 2003, et rattaché à l'Association Française de Sociologie, le Réseau thématique 17 vise à réfléchir aux renouvellements contemporains qui ont affecté la régulation publique des usages du corps humain et l'administration des populations, entendues notamment sous la question de leur santé, de leur devenir physique, et de leur mortalité. Au Congrès 2006 de l'AFS, le Réseau a examiné les transformations politiques à l'œuvre dans le rapport au mourir, des soins palliatifs à l'euthanasie, et des nouveaux rituels funéraires à la législation sur les cendres des défunts. Une partie de ce travail est en cours de publication (prévue en 2009).
Cet appel à communications pour le Congrès 2009 s'inscrit en droite ligne d'une Journée d'études organisée par le Réseau le 16 janvier 2008 à la MSH, et qui avait pour intitulé « Humeurs et dégoût : du dispositif à l'institution ». Il s'est agi d'analyser les dispositifs institutionnels et politiques chargés d'encadrer les excrétions du corps jugées dégoûtantes. Si cette première journée a privilégié une approche anthropologique, les sessions du prochain Congrès ambitionnent cette fois de travailler davantage dans une perspective de sociologie, d'histoire et de science politique. D'autant que dans ces disciplines la question du corps n'a pas toujours la légitimité qui lui revient et que la recherche sur le dégoût y rencontre des résistances précisément parce que « ça dégoûte »…
Le questionnement central porte sur la régulation institutionnelle du dégoût, et sur le rôle joué par la législation et par les institutions lorsqu'elles ont à gérer des corps, des populations, des individus, qui suscitent chez ses membres le dégoût, la répulsion, ou la réprobation. Sur quelle construction sociale du dégoût opèrent ces institutions spécialisées (hôpital, foyer, centre d'accueil de populations fragiles, de SDF, maison de retraite, morgue, etc.) ? Sont-elles traversées par les formes communes du dégoût, ne faisant que reconduire les réactions de dégoût socialement déterminées et distribuées ? L'étude de ce « dégoût d'institution » permet-elle d'attester scientifiquement de l'existence du dégoût ? Notons que le présent appel à communication est aussi l'occasion de se demander si, et à quelles conditions, les réactions somatiques peuvent constituer un objet et un instrument d'analyse en sciences sociales.
Ce questionnement peut emprunter trois directions complémentaires :
• L'administration « professionnelle » des corps dégoûtants. L'émotion que provoquent les corps dégoûtants est-elle purement « somatique », « spontanée », ou renvoie-t-elle à des constructions sociales et historiques d'un « goût » que ce « dégoût » trahirait en négatif ? Comment les professionnels chargés d'encadrer ces corps gèrent-ils la proximité physique permanente ? La sociologie des professions au contact de corps « difficiles » (SDF, grabataires, cadavres) ou pathologiques, a mis en évidence des formes d'habituation ou d'insensibilisation à ce qui serait considéré comme dégoûtant dans l'univers profane. Il conviendra d'examiner les processus qui conduisent ces professionnels du « sale boulot » à surmonter leurs réactions physiques pour effectuer leur travail. Il faudra par exemple examiner le poids des structures, les pressions des pairs, et les mécanismes de contrôle de soi qui permettent de gérer ces corps particuliers. Le dégoût ressenti est-il fonction du poste occupé ? Est-il dénié ou reconnu ? Est-il encouragé comme pour se conformer à un sacerdoce, ou véritablement mis à l'écart par des séries de gestes, d'habitudes et d'objets (désinfectants, lavages) qui préservent du contact, de la « souillure » et de la répulsion ? Le rôle des bénévoles et des associatifs mérite à cet égard l'attention.
• La construction institutionnelle du dégoût. La perception de corps dégoûtants est socialement et historiquement déterminée dans une société. A chaque corps donné cependant, il est difficile de départager ce qui relève d'une réaction somatique incontrôlable, et ce qui provient d'une désapprobation morale ou sociale du corps de l'autre. A quelles définitions obéissent les corps jugés dégoûtants ? Ils obéissent d'une part à des représentations sociétales variables dans l'espace et dans le temps. Hier le corps rond était valorisé, aujourd'hui le corps obèse provoque distance et réprobation ; dans le même temps, la minceur devenue maigreur pathologique paraît moins érotique et choque. Ils obéissent d'autre part aux représentations qui sont produites par les institutions spécialisées elles-mêmes. Or, ces représentations du dégoût doivent parfois peu à un dégoût objectivable. En effet, le « dégoût » peut n'être qu'un label apposé à des corps que l'institution entend contrôler. Pour les professionnels, le corps dégoûtant serait ainsi celui de l'individu qui ne sait pas s'autocontrôler, au sens d'Elias, qui se laisse aller, qui est sujet à des excrétions, à des odeurs, dont la peau est prurigineuse, dont la chair prolifère, ou dont tout le corps est morbide, porteur d'une maladie contagieuse. Comment la labellisation « dégoût » est-elle construite par l'institution ? Que doit-elle à des stigmates physiques susceptibles de provoquer le dégoût ? Que doit-elle surtout en propre à des pratiques institutionnelles ?
• La gestion politique du dégoût. Depuis plusieurs années, le rapport de l'Etat aux corps fonctionne à la fois à la biologisation du politique et à la politisation du biologique. Dans une perspective inspirée de Foucault, il est possible d'écrire qu'il y a un saisissement des corps, et un nombre plus important de conduites touchant au corps et à la santé qui passent dans l'orbite du politique. Parmi ces corps, les corps dégoûtants occupent une place centrale. Leur gestion relève sinon d'une prévention de la déviance, plutôt d'une assomption du dégoût qu'ils provoquent. Que l'on songe par exemple à l'obésité ou à l'anorexie (et son exposition) qui sont devenues des enjeux politiques de santé publique. Que l'on songe aussi au corps mourant, au corps des SDF, au corps des séropositifs, au corps des handicapés, qui sont tantôt l'objet de campagnes de relégation hors de la vue, tantôt de campagnes visant à atténuer le stigmate et jouer la vie en commun dans l'espace public. A quoi ressemblent ces technologies de gestion politique des corps dégoûtants ? Qui en sont les acteurs et les sujets ? Retrouve-t-on explicitement la trace du dégoût dans les attendus, les processus législatifs et les codifications qui en découlent ? Enfin, quel est le « traitement » réservé à ces corps : repérage, stigmatisation, occultation, abandon, domestication, élimination, ou restauration d'une hétéro-contrainte politique quand l'autocontrainte paraît défaillante ?
• Mises à distance et technique. Séance commune avec le GT 41 « Corps, Techniques et Société ». Comment les techniques servent-elles ou créent-elles de la distance au corps ? Cadavres, substances, altérité : comment les techniques repoussent-elles ou consolident- elles les frontières de l'effroi ou du dégoût ?
A envoyer impérativement, par e-mail à Emmanuel Taïeb (etaieb@club- internet. fr), avant le 15 septembre 2008 au plus tard :
1. Une proposition détaillée de communication (4500 signes maximum), format Word « .doc » ou « .rtf ». Les auteurs devront préciser, dans l'ordre, les caractéristiques suivantes de leur travail : le ou les thèmes auxquels se rattache leur intervention, l'objet, le questionnement, le terrain, les catégories et le nombre de personnes interrogées (ou à défaut, les corpus systématiques de sources sur lesquels ils s'appuient si ce travail n'est pas lié à un terrain), et la méthode adoptée.
2. Un résumé de la proposition de 1400 signes (espaces inclus).
Attention : la participation au Congrès est payante, et les frais de déplacement et d'hébergement sont à la charge de l'intervenant. Le Congrès se tiendra du 14 au 17 avril 2009 dans les locaux de l'Université Paris 7 sur le site des Grands moulins (XIIIe arrondissement) .
Les organisateurs
Responsables :
Dominique Memmi, dominique.memmi@ csu.cnrs. fr
Gilles Raveneau, raveneau@mae. u-paris10. fr
Emmanuel Taïeb, emmanuel.taieb@ iep-grenoble. fr
Organisateurs pour l'année 2008-2009 :
Bruno Bertherat, Alain Giami, Dominique Memmi, Florence Ollivier, Gilles Raveneau, Gérard Rimbert, Emmanuel Taïeb
24 juin 2008
don de soi
Suite à l'article du Monde ...histoire d'un don d'organe...

Christian et Olga Baudelot, donneurs de sens - Livres - Le Monde.fr
Le sociologue Christian Baudelot et sa femme, Olga, psychologue spécialiste de la petite enfance, ont choisi d'assumer leur regard subjectif pour livrer ...
www.lemonde.fr/.../2008/06/05/christian-et-olga-baudelot-donneurs-de-sens_1053995_3260.html?xtor=RSS-3260
23 juin 2008
Ana Mendieta
Ana Mendieta and the retrospective of her work Earth Body Sculpture and Performance 1972 - 1985 (on view July 1 – September 19, 2004)