Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

18 mai 2008

Laetitia Bourget

Actualité de Laetitia BOURGET

Présentation des activités artistiques: vidéos, activités corporelles.
www.laetitiabourget.org

Laëtitia Bourget (1976) vit et travaille à Paris et Bordeaux. Son travail plastique relève de la notion d'activité. Il aboutit à différentes formes de productions : vidéo, photo, édition, installation, intervention, sculpture, peinture... Ces activités se développent principalement autour de problématiques corporelles et existentielles (l'intégrité corporelle, la matérialité et la précarité du corps, l'altérité, être en vie, appréhender sa propre disparition...) mais aussi à partir de contextes sociaux particuliers.
Tiré du site officiel de Laetitia Bourget

(...)
Disparition de bleus, cicatrisations, poussée de poils sont restitués à travers des successions d’images prélevées quotidiennement au moyen d’un scanner et animées par morphing. Ces phénomènes fascinants nous révèlent une activité de notre corps indépendante de notre volonté. Une forme de conscience non-consciente, une passivité active ou une activité passive qui pourrait s’appeler “être en vie”. La musique est composée à partir de larsens et de parasites sonores.
Pour plus d'informations
Le site officiel de Laetitia Bourget: http://laetibou.free.fr/

Laetitia Bourgetconçoit la pratique artistique comme un observatoire mettant en relation expérience de vie humaine, implantation dans un environnement, contexte social et cycles de vie. Son activité est polymorphe et se développe dans des champs variés (arts plastiques, audiovisuel, littérature jeunesse et spectacle vivant). Elle emprunte des moyens très hétéroclites, des technologies contemporaines aux techniques les plus archaïques, selon qu'ils semblent appropriés dans la perspective d'une construction esthétique de sens. Le processus de création est placé au coeur du quotidien de l'artiste. Il se nourrit des ressentis liés aux événements de sa vie personnelle, ainsi qu'aux matériaux collectés de différentes manières (prises de vue, enregistrement, ramassage,...), lors de déplacements dans des espaces urbains ou de nature, ou encore, au moyen de dispositifs mis en place par l'artiste dans des contextes qu'elle souhaite interroger. Les éléments autobiographiques, au même titre que les éléments collectés, définissent un terrain d'investigation, et les différents enjeux qui s'en dégagent donneront lieu à l'élaboration des partis pris esthétiques adoptés dans le traitement des oeuvres. Par ailleurs, les collaborations artistiques sont l'occasion de dialogue avec d'autres artistes et permettent la rencontre de pratiques complémentaires au sein d'oeuvres communes. Les associations qui en résultent sont une source d'enrichissement du propos esthétique par le croisement des sensibilités et des compétences de chacun. Ainsi depuis 1997, plusieurs collaborations ont été menées avec des musiciens (Anne-Lore Guillemaud, Frédéric Nogray, Gagnpol), plasticiens (Philippe Fernandez, Philippe Charles), illustrateurs (Emmanuelle Houdart, Benjamin Chaud),  danseurs (Blandine Minot) et plus récemment avec avec un chef-cuisinier (Laurent Lemaire).

A travers une posture empirique, la pratique artistique de Laetitia Bourget croise les champs d'investigation de différentes disciplines (sciences de la nature, anthropologie, philosophie, éthologie, psychologie...). Ceci l'a aussi conduit à susciter des dialogues avec des chercheurs autour de problématiques communes (avec Daniel Lebreton, anthropologue, et Albert Jacquard, philosophe), et à initier des collaborateurs afin de mettre en oeuvre des champs d'applications interdisciplinaires (avec des développements en techniques d'imagerie médicale par exemple, ou encore en réunissant différents professionnels autour des pratiques funéraires actuelles.

Au VideoK1 de Pau, Laetitia Bourget présente "Se faire des amis", vidéo composée de sept séquences réalisées avec des animaux et questionnant à la fois les normes sociales et le rapport humain-animal.

Au Parvis à  Ibos, pour "Etre en vie", l'artiste a construit son exposition autour du récit de la vie, son développement, sa continuité, son dépérissement, sa fin, ses rituels... On y retrouve l'humain, le végétal et l'animal ainsi que les relations qui se tissent entre eux.

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Ecriture et troubles de soi

Ecriture et trouble(s) de soi


Résumé

Le groupe de recherche « identités narratives : formes, figures, pratiques », fondé sous l’égide d’une terminologie chère à Paul Ricœur, s’intéresse à la manière dont le sujet construit sa cohérence à travers la configuration de son expérience par le récit. Afin de mettre à l’épreuve le fonctionnement de cette nécessité narrative, il a paru intéressant de commencer par les cas les plus manifestes de ce lien entre la construction de l’identité et le rôle de l’écriture : lorsque la difficulté d’être soi, la faille, l’incohérence, l’opacité de soi à soi – et aux autres –, la souffrance, transparaissent dans les pratiques d’écriture ou les déclenchent. Deux journées d’étude (2008, 2009) devraient permettre, en s’appuyant sur l’approche diachronique de plusieurs études de cas, d’interroger ainsi, à travers l’historicité des pratiques d’écriture, l’historicité des figures du soi, à la charnière de l’individu et de la société.


Annonce

Université Aix-Marseille I
UMR TELEMME, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’homme

Groupe 1, programme 4. Identités narratives : formes, figures, pratiques

Journée d’étude du 23 mai 2008 : Écriture et trouble(s) de soi

Le groupe de recherche « identités narratives : formes, figures, pratiques », fondé sous l’égide d’une terminologie chère à Paul Ricœur, s’intéresse à la manière dont le sujet construit sa cohérence à travers la configuration de son expérience par le récit. Afin de mettre à l’épreuve le fonctionnement de cette nécessité narrative, il a paru intéressant de commencer par les cas les plus manifestes de ce lien entre la construction de l’identité et le rôle de l’écriture : lorsque la difficulté d’être soi, la faille, l’incohérence, l’opacité de soi à soi – et aux autres –, la souffrance, transparaissent dans les pratiques d’écriture ou les déclenchent.

L’écriture peut en effet apparaître comme le symptôme d’un trouble de soi (« fous littéraires », interrogations de l’aliénisme sur l’écriture au XIXe siècle…) ; mais elle en apparaît aussi très tôt comme une thérapie (de la thérapie spirituelle, dès les Confessions de saint Augustin, aux cures d’écriture de la psychanalyse). En deçà du regard normatif et savant, nous souhaitons placer cette journée d’études au niveau des pratiques « ordinaires » des individus. Nous nous demanderons notamment comment des pratiques d'écriture potentiellement codifiées et socialisées (poésie de cour, requêtes judiciaires, livres de raisons, travaux d'historien...) dérapent consciemment ou inconsciemment, rompent leur « contrat » par une irruption de l'individu, du soi, de l'intime : comment l’écriture intervient-elle dans l’expression de la souffrance et du trouble mais aussi dans leur réparation, que cette souffrance soit ponctuelle (par exemple, comment l’écriture aide-t-elle à gérer le deuil ?) ou plus profonde (souffrance sociale, lutte pour la reconnaissance…) ? Deux journées d’étude (2008, 2009) devraient permettre, en s’appuyant sur l’approche diachronique de plusieurs études de cas, d’interroger ainsi, à travers l’historicité des pratiques d’écriture, l’historicité des figures du soi, à la charnière du « je », du « moi », et de la société. L’écriture devient-elle un outil à la fois conscient et légitime d’affirmation du sujet ? Quel est ce sujet qui se construit dans les formes socialement et historiquement différenciées d’une appropriation personnelle de l’écriture ?

Salle Georges Duby

9h 30

sous la présidence de Régis Bertrand (UMR Telemme – Université de Provence)

Isabelle Luciani (UMR Telemme – Université de Provence)
Introduction

Christiane Raynaud (UMR Telemme – Université de Provence)
Perdre son Prince au XVe siècle

Déborah Cohen (UMR Telemme – Université de Provence)
La construction scripturaire de soi : heurs et malheurs de l’onirisme social (XVIIIe siècle)

14h

sous la présidence de Martine Lapied (UMR Telemme – Université de Provence)

Véronique Moulinié (Lahic)
Jules Mommeja (1854-1928) : quand écrire c’est être

Michel Casta (IUFM d’Amiens)
Les désordres de la foi. L'ermite et le prêtre (1880-1932)

Yvan Gastaut (CMMC – Université de Nice)
L’exil et la souffrance dans les publications des migrants de la première génération en France (1960-1980)


mots-clefs

  • individu, société, écriture de soi

Ville

  • Aix-en-Provence (13) (Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme 5 rue du Château de l'Horloge 13094 Aix-en-Provence (Salle Georges Duby))

Date

  • vendredi 23 mai 2008

Contact

  • Isabelle Luciani
    courriel : isluciani (at) wanadoo [point] fr

    Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme
    UMR Telemme
    5 rue du Château de l'Horloge
    BP 647
    13094 Aix-en-Provence

  • Jean-Noël Pelen
    courriel : pelen (at) mmsh.univ-aix [point] fr

    Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme
    UMR Telemme
    5 rue du Château de l'Horloge
    BP 647

Url de référence

Source

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