Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

25 janvier 2008

Les Anti Zizi-Sexuel !!!!

Le «Zizi sexuel» leur reste en travers de la gorge

Pédagogie. SOS Education dénonce l’exposition sur la sexualité, plébiscitée par les enseignants.

DIDIER ARNAUD

QUOTIDIEN : lundi 21 janvier 2008

65 réactions 

Un comité anti-«Zizi sexuel». Une pétition de 8 000 signatures - selon les organisateurs - pour obliger les chefs d’établissement à expliquer aux parents le contenu de l’exposition dont Titeuf est le héros avant d’y accompagner les enfants. L’association SOS Education, un groupe de pression (lire Libération du 6 janvier 2006) qui dénonce régulièrement l’effondrement du système scolaire, l’omnipotence des syndicats ou la dépravation morale s’en prend cette fois à une expo qui aborde un sujet sensible, la sexualité. Sensible et qui fait recette. Le «Zizi sexuel» ou «l’amour et la sexualité expliqués aux préados», inauguré par Christine Albanel, en octobre, à la Cité des sciences de la Villette, à Paris, ne désemplit pas. 100 412 visiteurs à ce jour, dont 82 000 individuels et 18 000 enfants en groupe, des scolaires, donc.

«Vase».Dans le texte de la pétition, des mots forts. Comme ceux-ci : «Pour corrompre des enfants, nul besoin de leur faire faire des choses ni même de leur montrer des images : quelques paroles suffisent. Le vase de la pureté se brise, les enfants salis ressentent une envie irrésistible de salir les autres.» L’association ne veut pas se taire. Ses membres n’ont pas peur de paraître «réacs ou coincés», comme tous ces «"psys"», journalistes, éducateurs et fédérations de parents qui, eux, n’ont rien trouvé à redire. SOS Education enfonce le clou : «Au contraire, nous devons nous mobiliser pour protéger nos enfants de la pieuvre du sexe cru. Si nous ne trouvons rien à redire à ça, que faudra-t-il pour que nous réagissions ? […] Que les professeurs notent les enfants en classe sur la mise en pratique de ce qu’ils ont vu à l’exposition ? Qu’on leur montre des films pornographiques en maternelle ?» C’est signé Vincent Laarman. Le délégué général de SOS Education ne veut pas «interdire» l’exposition. Juste mobiliser contre.

De quoi s’agit-il ? Le parcours de l’expo traite avec humour et dérision de la sexualité, autour du personnage de Titeuf. On y voit des zizis qui gonflent, des corps qui se couvrent de poils, on y apprend ce qu’est la masturbation, on y trouve des conseils pratiques : «Comment envoyer un message d’amour ?» On y lit aussi des textes délicats sur la pudeur, l’intimité, le coup de foudre… toutes choses qui déplaisent à Elizabeth Pila, 39 ans, mère de quatre enfants, responsable du «comité anti-"Zizi sexuel"» pour SOS Education. Elle trouve les images «très fortes et très crues» etpense que l’exposition, même si «interactive et bien faite», peut déstabiliser les enfants, qui ont besoin d’être éduqués de manière progressive. «Un enfant de 9 ans qui met sa main dans un gant pour activer une essoreuse à langues, ce n’est pas une vision romantique de l’amour», explique Elizabeth Pila. En outre, d’après elle, l’exposition «déresponsabilise les parents», qui ne prennent pas le temps d’aborder le problème de la sexualité avec leurs enfants.

De son côté, Vincent Laarman joue les blasés. Entonne l’air de celui qui «sait déjà ce que Libé va écrire sur le sujet». «A part nous, aucune association n’a protesté», regrette-t-il. «Si vous parlez du sujet sans dire que c’est génial, vous êtes déjà considérés comme suspects», relève-t-il. Il assimile «le concert de louanges» autour de cette exposition à «de la pensée unique». Son action n’a pas été comprise. Certains chefs d’établissement l’ont envoyé balader, lui rétorquant même : «Après votre intervention, on a encore deux fois plus envie d’aller voir l’exposition.» Il persiste. L’expo ne parle pas des valeurs, n’enseigne pas le respect, mais ne se «focalise que sur la parité, le consentement mutuel ou la sécurité (le préservatif) et réduit l’être humain à son aspect physique».

Maud Gouy, la commissaire de l’exposition de La Villette, s’étonne de ces attaques. Elle conseille à ceux qui parlent du «Zizi sexuel» de venir juger sur pièces. Elle rappelle qu’elle a voulu présenter une «approche globale», reste «sûre» de son choix. «Je pense qu’on respecte l’intégrité et la pudeur des enfants», rappelle-t-elle. Pour concevoir l’exposition, elle a, depuis deux ans, rencontré beaucoup d’élèves, des professeurs, soumis ses orientations à un comité scientifique (psychiatre, médecins de PMI).

«Démarche saine».Le public qui se rend à l’exposition vient de tous horizons. Certains n’ont aucune connaissance de leur intimité. Maud Gouy a beaucoup observé les réactions : «A cet âge, le public oscille entre envie de savoir et gêne», dit-elle. De futurs enseignants d’un IUFM de Namur (Belgique) ont guetté les enfants qui visitaient. Ils n’ont «rien trouvé de choquant, trouvé les sujets plutôt abordés avec humour et répondant bien à leurs questions». Pierre Dehalu accompagne ces futurs professeurs. C’est un psychopédagogue de l’IUFM qui trouve «la démarche très saine. On fait une confusion entre les tabous et la vulgarité. Ce qui est montré ici n’est pas vulgaire, c’est intime».

Au ministère de l’Education nationale, on a reçu quatre cartons de pétitions de SOS Education, mais c’est sans commentaires. Vincent Laarman ne parie guère sur ses chances : «On ne s’attend pas à des actes déterminants de leur part.»

Posté par bodyepistemology à 06:21 - Exposition/Performance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Qu'est-ce que le sexe (en biologie) ?

La 2e séance du séminaire BIOSEX (le sexe dans les
sciences bio-médicales) aura lieu ce jeudi (24
janvier) de 14h à 17h en Sorbonne, esc. K (au fond de
la Galerie Dumas), 2e ét., pièces 511/513 (G 615).

Je présenterai au cours de la séance quelques
problèmes posés par la reproduction sexuée dans ses
rapports à la théorie de l'évolution, ce qui sera
l'occasion de poser la question : « qu'est-ce que le
sexe (en biologie) ? »
Pour cela, j'ai choisi de commenter différents
ouvrages, tous plus ou moins tous intitulés The
Evolution of sex :
. Patrick Geddes et J. Arthur Thomson, The evolution
of sex, London, Walter Scott, 1889.
. John Merle Coulter, The evolution of sex in plants,
Chicago, The University of Chicago Press, 1914.
. Georges C. Williams, Sex and evolution, Princeton
(NJ), University Press, 1975.
J'ajoute à ma liste : Lynn Margulis (et Dorion Sagan),
What is sex ?, New York, Simon and Schuster, 1997.

Par ailleurs, les travaux du biologiste Frank Cézilly
sont éclairants sur les travaux actuels de l'écologie
comportementale et sont particulièrement pertinents
pour nos travaux et nos débats.  Je vous recommande en
particulier la vidéo qui se trouve sur le lien suivant
:
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/2005_2006/conferences/conference_132.htm
La conférence présente une bonne introduction sur la
manière dont la biologie propose de penser le sexe. On
pourra discuter le concept d' « anisogamie », qui est
présenté comme l'une des clefs du système.
En outre, Frank Cézilly est l'auteur de l'ouvrage Le
Paradoxe de l'hippocampe : Une histoire naturelle de
la monogamie (Paris, Buchet Chastel, 2006). 

Posté par bodyepistemology à 06:14 - séminaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'opportunisme cognitif

L'opportunisme cognitif : De la conduite automobile à la Psychologie Cognitive.

jeudi 31 janvier 2008 – 9h00

Université de Paris 8 - Bâtiment D, salle D010

(2, rue de la Liberté, 93526 - SAINT-DENIS cedex 02)

Présenté par Olivier Penelaud

Devant le jury composé de :

M. René Amalberti      directeur de thèse  Professeur agrégé du Val-de-Grâce

M. Laurent Chaudron  rapporteur             Directeur du Centre ONERA Provence

M. Gilles Malaterre      examinateur          Directeur scientifique adjoint de l’INRETS

M. Basarab Nicolescu  examinateur          Chercheur en physique théorique du CNRS

M. Jacques Theureau    rapporteur            Chargé de recherche de l'IRCAM

M. Charles Tijus           président               Professeur de l’Université de Paris 8

Résumé :

Cette thèse se propose de traiter deux aspects de la cognition humaine et, par leur juxtaposition, d’en dégager un troisième, heuristique, lieu de convergence des propriétés et caractéristiques des précédents. Le premier, d’approche expérimentale et basé sur des données empiriques, s’attache à l’approfondissement de l’étude et de la modélisation du comportement dans le cadre de la conduite automobile. Le second, d’approche théorique et basé sur une réflexion épistémologique, s’attache au dépassement des conceptions classiques de la Science, par une approche complexe issue de l’appropriation d’une métaphore de la mécanique quantique. Le troisième, faisant vœu d’hypothèse générale, porte sur une "mise en place" cognitive en synchronie avec l’environnement et le temps disponible pour l’action efficace, c’est-à-dire sous-tendant une dépense "juste nécessaire". L’organisation dynamique de la métaphore quantique utilisée, permet de définir un modèle de mise en cohérence du statut de l’acteur et de la situation à un moment donné, liés par une visée projective à un futur plus ou moins proche. En ce sens, l’action est toujours le fruit d'une adéquation, d’un projet naissant de l’opportunité d'une mise en correspondance entre une intentionnalité subjective et des conditions objectives : d’où la notion d’opportunisme cognitif. Ce cadre permet d’illustrer l’activité de conduite automobile comme succession de déterminations de buts locaux, eux-mêmes encapsulés dans des buts plus généraux, répondant à l’objectif initial de se déplacer d’un endroit à un autre, en respectant certaines contraintes temporelles, sécuritaires et économiques.

Posté par bodyepistemology à 06:12 - Thèses - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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