22 janvier 2008
Octodégénérés/ Lionel SCOCCIMARO

De term 'dégénérés' verwijst misschien naar het feit dat de personages niet meer beantwoorden aan de kenmerken die wij aan hun leeftijd koppelen, zij zijn niet nog wel de ouderen waar ze op gelijken, maar hun gedrag spreekt dat tegen. Deze ouderen en het speelgoed dat hen omringt zijn elk afzonderlijk bezien gewoon, alleen is hun samenhang het niet. De link ontbreekt, het gebrek aan kinderen, vormt het probleem die de betekenis verstoort die wij geven aan de 'beelden' van ouderen en van speelgoed. Deze beelden werken als stoorzenders. De verlegenheid die wij ondervinden ten opzichte van de beelden van de Octodégénérés van Scoccimaro spruit voort uit het verschil tussen de door de kunstenaar gemaakte beelden en de idyllische voorstelling die wij van ouderen hebben.
De schim van de kinder- en jeugdjaren waart doorheen het de creaties van Scoccimaro, van zijn domino-constructies in suiker, tot zijn kantelende kegels of de ouderen die nog kind zijn. De afwezigheid van de wereld van de volwassenen in het oeuvre van Scoccimaro is opmerkelijk. Hij kiest duidelijk voor de wereld van het spel, de fun, de verbeelding of van een ludieke ouderdom. De foto's van Lionel Scoccimaro verbeelden slechts twee van de drie levensfasen van een mens waarin de zogezegde belangrijkste periode ontbreekt: de volwassenheid, deze van de meerderheid van de kijkers en van de auteur zelf.

Nanosciences
Séminaire "Enjeux anthropologiques, culturels et philosophiques des nanosciences et nanotechnologies"
Séminaire consacré cette année au thème "Nanosciences et philosophies de la nature"
Sous la direction de Xavier Guchet (Paris I) et Sacha Loeve (Paris X).
Lieu : salle du Collège de l'Institut de Recherche et d'Innovation (Centre Georges Pompidou), sur la Piazza Beaubourg (au pied de l'ascenseur rouge, à l'extérieur, à droite du Centre).
Horaire : le mardi de 17h à 19h
Programme :
29 janvier :
Introduction par X. Guchet et S. Loeve
V. Bontems (CEA), "Nanosciences et relations d'échelle"
19 février :
X. Guchet (Paris I), "Les nanosciences à la lumière de la philosophie de la nature et de la technique de G. Simondon"
18 mars :
S. Loeve (Paris X), "Nature, artifice et nanosciences"
15 avril :
D. Debaise (ULB), "Les nanosciences à la lumière de la philosophie de la nature de A. N. Whitehead"
20 mai :
J.-P. Dupuy (Stanford), "Nanosciences et théories de la complexité"
10 juin :
B. Stiegler (DDC, Centre Georges Pompidou), "Ontologie des nanosciences"
Argumentaire :
L’intention générale de ce séminaire, commencé l’an passé, est de stimuler une approche critique des nanosciences et nanotechnologies (NST), non pas au sens d’une mise en accusation systématique des sciences et des techniques, mais au sens d’une analyse des effets que leur développement aura sur les conditions de l’expérience et de la connaissance humaines. Il s’agit par conséquent d’abandonner toute position de survol pour s’enfoncer dans la fabrique des représentations et des concepts, au plus près du travail des scientifiques en NST.
Le séminaire de l’an passé, sur les représentations du nanomonde, a montré qu’il n’est pas possible de réduire la recherche en NST à des considérations strictement utilitaires. Les recherches dans les domaines de l’électronique et de la mécanique moléculaires, pourtant propices à suggérer une orientation purement utilitaire des recherches en NST, apparaissent au contraire sinon exclusivement, du moins prioritairement motivées par des intérêts de connaissance. Or, ce constat ne peut pas manquer d’avoir des incidences sur la, ou les, conception(s) de la nature que les recherches en NST font émerger. On veut en effet dans ce séminaire défendre l’idée que les NST ne font pas qu’intensifier ce rapport de pure exploitation à la nature qui est supposé définir la modernité technoscientifique, mais qu’elles font aussi émerger une vraie pensée de la nature. En parodiant Merleau-Ponty parlant de la cybernétique à la fin des années 50, on peut dire qu’on ne peut pas aujourd’hui penser la nature sans parler des nanosciences. C’est cette pensée de la nature que l’on voudrait interroger cette année. Si le séminaire de l’an passé a permis d’en donner un aperçu par l’examen des artifices fabriqués en laboratoire, le séminaire de cette année sera consacré à expliciter plus précisément cette pensée et avant tout à en montrer la diversité (il n’y a pas une mais plusieurs conceptions de la nature dans les NST). On entend pour cela s’appuyer sur des pensées philosophiques de la nature, celles de Whitehead et de Simondon en particulier, en faisant l’hypothèse qu’elles sont susceptibles de fournir des concepts permettant de mieux caractériser cette pensée de la nature qui se forge au cœur de la recherche en NST.
Les NST, considérées comme le fleuron de la créativité opératoire des technosciences contemporaines, semblent inaugurer l’ère d’une processualité pure dans laquelle le devenir aurait destitué l’être. L’idée même d’une nature extérieure à nos activités technoscientifiques achèverait sa décomposition et ferait place à une perspective massive d’instrumentalisation des processus matériels, considérés dans leur ensemble comme des « dispositifs pour ». Peut-on en rester là ? Cette question servira de fil conducteur aux réflexions de ce séminaire 2007-2008.