Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

13 janvier 2008

Simone de Beauvoir ?

Posté par bodyepistemology à 08:03 - Exposition/Performance - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La prostitution étudiante

Interview compatissante d’ Eva Clouet, “étudiante en sociologie” (vous savez, ce genre d’étude qui amène en principe directement vers la case chômage) de 23 ans qui a fait un  mémoire sur la “prostitution étudiante” alors qu’elle était en stage au NID, l’association anti-prostitution la plus influente de France. Son mémoire  vient d’être publié. Nous avons déja parlé sur iprostitution.org du phénomène de la prostitution étudiante.

Selon le syndicat SUD Etudiant, 40 000 étudiant(e) s se prostitueraient en France. Cette estimation vous semble-t-elle réaliste?

Ce chiffre renvoie à une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante qui évalue à 45 000 le nombre de jeunes en situation de précarité. Pour autant, tous ceux et toutes celles qui rencontrent des difficultés financières ne se prostituent pas! L’an dernier, j’ai mené une enquête sur le campus de Nantes auprès d’élèves de deuxième année de psychologie et de médecine. A la question «Connaissez-vous dans votre entourage un étudiant ou une étudiante qui se prostitue?», 4 personnes ont répondu par l’affirmative, sur 138.

Quelles sont les motivations des jeunes femmes que vous avez rencontrées?

Elles ont besoin d’argent pour payer leurs études, leurs loyers ou arrondir leurs fins de mois. Leur situation économique est souvent précaire, leurs parents, en grande majorité, modestes. Mais d’autres motivations se font jour chez certaines: la volonté d’échapper à une éducation trop rigide, l’envie de pimenter une sexualité trop cadrée, le refus d’une vie trop lisse ou le besoin de prendre une revanche sur le mythe du prince charmant.

© DR

(1) La Prostitution étudiante
à l’heure des nouvelles technologies
de communication (Max Milo).

De quelle manière la prostitution étudiante se distingue-t-elle de la prostitution dite traditionnelle?

Les jeunes femmes, qui se décrivent elles-mêmes comme «escortes» ou «escort girls», exercent cette activité de manière indépendante, «choisie» et occasionnelle. Elles ont entre une «rencontre» par semaine et un «rendez-vous» tous les deux mois - elles ne parlent jamais de «passes» - avec des clients pour la plupart réguliers. Toutes soulignent le caractère temporaire de leur prostitution. Gagner durablement leur vie de cette façon-là leur apparaît inacceptable - «glauque» et «invivable», pour reprendre leurs mots. Elles utilisent Internet pour racoler, soit en mettant des annonces sur des sites de rencontres, classiques ou spécialisés, soit en utilisant des forums de discussion, soit en se créant un blog personnel. De cette façon, elles protègent leur anonymat, posent leurs conditions et fixent leurs tarifs.

Quels points communs avez-vous relevés chez ces jeunes femmes?

Elles sont ambitieuses quant à leurs études et à leur avenir professionnel, qui demeurent leurs priorités. Issues le plus souvent de classes sociales populaires et moyennes, elles ont envie de réussir, de «devenir quelqu’un», de vivre confortablement. Elles sont convaincues que l’école leur offre cette possibilité d’ascension sociale à laquelle elles aspirent. La plupart sont des bosseuses. Elles cachent leur pratique prostitutionnelle de peur d’être découvertes par leurs proches, exposées au regard des autres, étiquetées «prostituées».

Elles parlent de «relations longues» qui permettent de «mieux se connaître», de «discussions» et «d’échanges». Une manière de banaliser leur activité?

Entretenir l’illusion d’une relation naturelle leur permet de ne pas être considérées comme objets de consommation. Elles ne veulent surtout pas être prises pour des pauvres filles! Leur discours sur le caractère «utile» de la prostitution - au couple et à l’institution du mariage, aux hommes frustrés - participe de ce même besoin de légitimation.

Source : http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/prostitution/dossier.asp?ida=463827

Posté par bodyepistemology à 07:57 - Notesdelecture - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Du biopouvoir à l’auto santé

JOURNEE D’ETUDE Villeneuve d’Ascq le 15 février 2008 Université de Lille III Charles de Gaulle Domaine du Pont de Bois Salle des colloques- Maison de la recherche « Du biopouvoir à l’auto santé » Entre hygiénisme et soin social Cette journée d’étude a pour but de rassembler des chercheurs et des praticiens de la prévention des champs sanitaire et social pour élaborer des pratiques éducatives réflexive et critique. Des thèses du biopouvoir à l’auto santé seront discutées pour aborder l’archéologie de l’ambiguïté des liens entre le gouvernement de la vie véhiculant la normation des comportements pour la gestion des risques de santé publique et l’auto santé qui soulève des hypothèses quant au gouvernement de soi par le développement d’une anthropologie capacitaire. Leur caractère réciproque de performativité dans les pratiques d’éducation pour la santé sur les corps est-il une nouvelle forme conséquente au droit à la santé, au libre choix, à l'autonomie, à la prise de décision en matière de santé individuelle ? Ou est-il une critique de la médicalisation de la vie , une définition de la santé correspondant à la recherche constante de l'équilibre et de l'harmonie entre l'état intérieur (psychologique, intellectuel, émotif) et l’hypothèse d’un environnement physique, environnemental économique et social favorable à la santé . A la question classique: « Comment l’éducation pour la santé s’est –elle constituée en tant qu’interprétation particulière de normes régulatrices du corps à travers la prévention des risques sanitaires? », se trouvent substituées les questions : « Pour quel corps et à travers quelle santé, l’éducation pour la santé peut-elle contribuée à produire du soin social » mais aussi « Comment penser dans la pratique sociale, l’auto santé pour développer le soin social sans culpabiliser? » Les hypothèses formulées le sont à titre d’un ensemble de réflexions co-construites et doivent en conséquence être lues comme une invitation à la discussion. Cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre le laboratoire PROFEOR (Lille 3), l’équipe ACCORPS associée au laboratoire LPHS UMR 7117 CNRS (Nancy 2) et l’ UFR des sciences de l’éducation dans le cadre du Master Santé prévention rééducation et insertion. 8h30 – 9h00 : Accueil des participants Vente de livres 9h00 – 9h15 : Jacqueline DESCARPENTRIES et Bernard ANDRIEU. Introduction des débats : « De l’hygiénisme au soin social : un enjeu pour l’éducation » 9h15 – 9h45 : Antoinette ROUVROY, NAMUR, Belgique « Subjectivation et bio pouvoir à l'ère post-génomique: enjeux démocratiques » 9h45 – 10h15 : Séverine PARAYRE, PARIS 5 « Du biopouvoir à la bio responsabilité : des questions pour l'éducation » 10h15 – 10h45 : Alexandre KLEIN, LILLE 3 « Être sujet de sa santé : normalisation ou normativité ? » 10h45 – 11h15 : Bernard ANDRIEU, NANCY 1/MSH5 Lorraine « L’auto santé comme soin social du soi » 11h15 – 12h00 : Débats avec les praticiens et chercheurs 12h00 – 13h30 : Pause Déjeuner 13h30 – 14h00 : Jacqueline DESCARPENTRIES, LILLE 3 « Le travail éducatif entre biopouvoir et auto santé » 14h00 – 14h25 : Florence QUINCHE, NANCY 1/MSH5 Lorraine « Internet et l’auto santé : des questions pour une pratique éthique » 14h25 – 14h50 : Alix GARNIER, LILLE 3 « La fabrique du conformisme pour un corps du bouffon » 14h50 – 15h15 : Marie-Louise MARTINEZ, I.U.F.M Nice « L’éducation pour la santé et l’éco-citoyenneté ? Des questions pour la mimétique » 15h15 –15h40 : Débats avec les praticiens et les chercheurs 15h40 – 16h00: Jean-Louis GENARD, ULB Belgique « La performativité de l’anthropologie capacitaire » 16h00 – 17h00 : Synthèse des travaux par Jacqueline DESCARPENTRIES et Bernard ANDRIEU 17h00 – 18h00 : Débats et perspectives avec chercheurs et praticiens 18 h Présentation du livre de Bernard Andrieu : Le toucher parution Janvier 2008 Editions Belles Lettres Contact : Mme Marie-France Pilarski, UFR Sciences de l’Education, Université Lille 3, BP 60149, 59653 Villeneuve d’Ascq Cedex. Tél. : 03 20 41 64 91 / Fax : 03 20 41 62 03 / Mail : marie-france.pilarski@univ-lille3.fr

Posté par bodyepistemology à 07:53 - Colloque - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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