01 janvier 2008
Thomas Hanna
Novato Institute for Somatic Research and Training
Founded by Thomas Hanna
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Welcome to Somatics Educational Resources, your primary source for information and resources in the field of Somatics, Hanna Somatic Education & Training® (or Hanna Somatics), The Novato Institute for Somatic Research and Training, the work of Thomas Hanna, Somatics Magazine-Journal of the Mind/Body Arts and Sciences, Equine Hanna Somatics® (EHS), Somatic Yoga, the work of Eleanor Criswell Hanna, and much more of interest to students, professionals, and clients in the somatic health field, as well as all persons interested in the mind/body field.
Thomas Hanna, Ph.D. (1928-1990), was a philosopher who became a Functional Integration practitioner, and later developed Hanna Somatic Education® or Hanna Somatics. Thomas Hanna created the word "somatics" in 1976 to name the approaches to mind/body integration, and his new magazine, Somatics Magazine-Journal of the Mind/Body Arts and Sciences, which published its premier issue in Autumn 1977. Since its inception, the field of Somatics has grown by leaps and bounds, both in the number and variety of somatic disciplines, as well as the increased awareness and appreciation for working with the mind/body as a somatic whole by the general public.
La catastrophe
La Catastrophe
Contributions pour le numéro 22 de la revue Le Portique
La catastrophe est une de ces notions qui permet de désigner des phénomènes de destructuration, dans leur forme la plus excessive, la plus incontrôlable, la plus inexplicable. La catastrophe est ce qui, par définition, déborde l’hypothétique demande de sécurité éminemment prisée par nos sociétés modernes. Le champ sémantique du terme semble s’être, sinon transformé, du moins élargi au point qu’on l’emploie dans bien des situations où son usage paraît relever de l’« hyperbole », de même qu’on a des difficultés à le distinguer de termes voisins, comme celui de désastre, par exemple. Catastrophe naturelle, catastrophe humanitaire, catastrophe psychique : s’agit-il toujours du même « concept » ? S’agit-il seulement d’un concept ?
Si ce n’en est pas un ( ?), du moins le terme permet-il de réenvisager et de réinterroger un champ conceptuel plus large, comme celui du « risque » que les sociologues, depuis le début des années quatre-vingt, ont élu comme objet de recherches et d’analyses, mais aussi celui de la culpabilité, de la responsabilité, de la réparation, de la précaution, de l’urgence, de la nécessité, ou encore de l’événement. Du Tsunami de décembre 2004 au réchauffement de la planète, de la couche d’ozone aux conséquences de Tchernobyl qui, à bien des égards, constitue une date charnière dans la conscience que nous avons des catastrophes, il semble qu’aujourd’hui la catastrophe « naturelle » soit la source d’angoisse la plus forte pour nos sociétés. Cependant, on ne peut la réduire à des risques environnementaux, même si ceux-ci sont avérés. Aussi tiendra-t-on compte de la dimension de l’histoire, en cherchant à voir ce qu’était, par exemple, une catastrophe au Moyen Âge, pour mieux mesurer ce qui caractérise la conception contemporaine du « catastrophisme » de certains penseurs, ce qu’une approche épistémologique pourrait aussi éclairer. D’autres directions peuvent être envisagées : Ainsi, la catastrophe est source de savoir, mais d’un savoir de type particulier : celui de la projection, de l’anticipation, qui va de modèles d’analyses scientifiques globaux (théorie prospective) aux scénarios d’anticipation, de science-fiction... Mais il serait également important d’interroger le style sensationnaliste du traitement des catastrophes, le goût parfois immodéré pour les images d’apocalypses, la représentation des catastrophes dans la circulation de l’information. Sur ce point précis, le raz de marée de 2004 et les milliers d’images prises sur le vif permettraient d’envisager une réflexion sur le rapport entre la catastrophe et le témoignage. Enfin, le dernier point qui mériterait peut-être une analyse est la question de la temporalité. La catastrophe est une origine autant qu’une fin. Article de 25 000 signes maximum. A rendre avant le 15 Mai 2008.
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