Leblogducorps

Actualité de la recherche SHS sur le corps

31 août 2007

Beyond Signification

Today a growing number of people in the Humanities suggest that the times of poststructuralism have come to an end. According to them we concentrated on symbols, signs and discourse for far too long. Did we not thereby forget the reality of things? How do we account for the materiality of media, experiments, and writing? What happened to reality, substantiality and presence? This conference aims at discussing contemporary criticism of poststructuralism, its historical conditions, its impact on the present, and its implications for the future. Does poststructuralism really fail to acknowledge reality? How do we evaluate the emerging new theories that challenge poststructuralism?


Annonce

Beyond Signification. The Return of Reality and the Crisis of Poststructuralism

On the 7th and 8th December the Department of Philosophy at Free University Berlin will host its second International Graduate Conference in Philosophy.

It addresses the recent comeback of concepts such as substance, presence and reality in and outside the Humanities as well as the crisis of poststructuralism that accompanies it. Keynotes

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Fake Nipples Wonderbra

Fake Nipples by Wonderbra

A part percer un trou dans le bonnet du soutif, il n’y avait jusqu’ici pas de solution au dilemme. Heureusement, Wonderbra, le sauveur des seins happés par l’apesanteur, prépare un soutien-gorge «révolutionnaire», selon le quoditien français 20 minutes. Le modèle Nipples («tétons» en anglais) débarquera en septembre, tout de noir vêtu avec bonnets moulés et, sur la coque, des mamelons factices pointant à travers le tissu du chemisier. Le but de Nipples est de semer le trouble. A-t-elle un soutien-gorge ou pas? A-t-elle de faux seins ou des vrais? Pourquoi est-elle si excitée?

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30 août 2007

Hairspray

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Pleasure, Power and Everyday Life under National Socialism

Pleasure, Power and Everyday Life under national Socialism


Résumé

L'Institut d'histoire du temps présent et l'Institut historique allemand de Paris organisent une colloque intitulé "Pleasure, Power and Everyday Life under national Socialism". 5 thèmes seront présentés : le National-Socialisme et le “problème” du plaisir ; le nazisme et l’esthétique du plaisir ; la question des divertissements ; plaisirs intimes: le sexe sous le National-Socialisme ; plaisir privé, action publique. Les langues du colloque seront l'anglais et l'allemand


Annonce

Pleasure, Power and Everyday Life under National Socialism

Conference organized by the IHTP in collaboration with the DHI Paris, and with the support of the GHI London, GHI Washington and the Alexander von Humboldt Stiftung

DHI Paris, 13-14 September 2007
8, rue du Parc-Royal, 75003 Paris

Programme

Thursday, 13 September  (arrival in the morning)

14.00: Welcome, Commencement
Werner Paravicini (DHI Paris), Fabrice d’Almeida, Corey Ross, Pamela Swett

1.) The NS Regime and the ‘Problem’ of Pleasure (14.30 – 16.00)

Thymian Bussemer (Frankfurt/Oder): ‘Nach einem dreifachen Sieg-Heil auf den Führer ging man zum gemütlichen Teil über’. Propaganda und Unterhaltung im Nationalsozialismus. Zu den historischen Wurzeln eines nur vermeintlich neuen Phänomens

Daniel Mühlenfeld (Jena): Zwischen Pflicht und Vergnügen. NS-Funktionäre und die Motive ihres Engagements

Discussion

16.00: Coffee

2.) Nazism and the Aesthetics of Pleasure (16.30 – 18.30)

David Pan (California, Irvine): The Structure of Aesthetic Pleasure in the Nazi Reception of Goethe’s Faust

Elizabeth Harvey (Nottingham): Seeing the World: Photography, Photojournalism and Visual Pleasure in the Third Reich

Discussion: Discussant for sections 1 and 2: Prof. Chris Lorenz (Amsterdam)

19.00: Dinner for the readers and discussants

Friday, 14 September

3.) Pleasure and Entertainment (9.30 – 12.00)

Patrick Merziger (FU-Berlin): ‘Deutscher Humor’ 1931-1950. Die Politik und die Öffentlichkeit populärer Unterhaltung

Corey Ross (Birmingham): Radio, Film and ‘gute Laune’: Wartime Entertainment between Mobilization and Distraction

10:45: Coffee

Patrick Major (Warwick): Bad Nazis and Good Germans: Hollywood and the Third Reich

Discussion

12.00: Lunch

4.) Intimate Pleasures: Sex under National Socialism  (13.00 – 15.15)

Dagmar Herzog (New York): Sexual Politics in the Third Reich

Pamela Swett (McMaster, Ontario): Selling Sex: Advertising Anti-Impotence Drugs in the Third Reich

Jean-Luc Leleu (Caen): Sexuality, Intimacy and Occupation: The Private Lives of SS Soldiers in Occupied Western Europe

Discussion: Discussant for sections 3 and 4: Dr. Richard Wetzell (GHI Washington

15.15: Coffee

5.) Private Pleasure versus Public Utility (15.45 – 17.00)

Jonathan Wiesen (Southern Illinois): Driving, Shopping, and Smoking: The Society for Consumer Research and the Politics of Pleasure in Nazi Germany

Fabrice d’Almeida (IHTP, Paris): Luxury and Fashion under National Socialism

Discussion: Discussant for section 5: Dr. Stefan Martens (DHI Paris)

17.00: Closing discussion: Prof. Martin Sabrow (ZZF, Potsdam)

18.00: End


mot-clefs

  • plaisir, divertissements, sociabilité, troisième reich

fichiers attachés

Ville

  • Paris (DHI Paris, 8 rue du parc Royal, 75003 Paris)

Dates

  • jeudi 13 septembre 2007
  • vendredi 14 septembre 2007

Contact

  • Gabrielle Muc
    courriel : gmuc (at) ihtp.cnrs [point] fr

    IHTP/CNRS
    59-61 rue Pouchet
    75017 Paris

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29 août 2007

4 mois 3 semaines...

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Colloque Monstre

COLLOQUE MONSTRE
Du corps canonique au corps monstrueux - Du corps primitif au corps éternel

http://totem-totem.com/index.php

Les 03 et 04 octobre

au Muséum Aquarium de Nancy

http://www.man.uhp-nancy.fr/

de 9 h 00 à 18 h 00 - entrée libre

- 160 places disponibles

Pour cette quatrième édition, en collaboration avec le groupe de recherche Accorps (LHPS Archives Poincaré, UMR 7117 CNRS Nancy Université), le Muséum Aquarium de Nancy et les Presses Universitaires de Nancy, nous organisons un colloque sur la question du corps Monstrueux.



“La valeur de la représentation normative du corps au fil de l’écriture de son histoire. Le monstre dans son acception normative et culturelle, du repoussoir imaginaire à l’anomalie embryologique. Le monstre apparaît, peu ou proue, comme un reposoir protéiforme. Une notion malléable qui transfigure les valeurs esthétiques, morales et biologiques...”

Pierre Ancet (Univ de Dijon) - Patrick Pharo (Univ de Paris V) -Isabelle Joly (Doctorante, Nancy Université) – Carmen Soares (UNICAMP, Brésil), Frédéric Lebas - Mylène Garo - Juliette Smeralda - Lilian Schiavi (Doctorant Univ Paris 1) - Jean-Claude Polack (Psychiatre –Psychanalyste, Directeur de la revue Chimères) - Mariem Guellouz (Doctorante Université René Descartes, Paris 5, département des sciences du langage) - Didier Manuel (Doctorant, Nancy Université) - Guillaume Erner (Science Po Paris et Paris IV) - Sylvie Boyer (PostDoc, Paris XIII) - Gérald Bronner (Univ Paris IV) - Jean Louis Fischer, Patrick Bardet ( Muséum d’Histoire naturelle) - Alexandre Klein (Doctorant, Nancy Université) - Christian Dournon (Nancy Université, UHP) - Pierre-Antoine Gérard, Lucille Guittienne (Muséum Aquarium de Nancy) Bernard Andrieu (Nancy Université, UHP) - Lukas Zpira - Jean Michel Lamirel ( Loria) - Thierry Ehrmann (La demeure du Chaos) - Stelarc...

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28 août 2007

Ron Athey

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Histoire, Epistémologie, Philosophie du corps

4eme Séminaire

Histoire, Philosophie, Epistémologie

du Corps

2007-2008

sous la direction de Bernard Andrieu

Secrétariat : Alexandre.Klein@univ-nancy2.fr

Chaque séance du séminaire accueillera en première partie (17h-18h) un doctorant ACCORPS qui viendra présenter l’avancement de ces travaux, puis la seconde partie (18h-19h) sera réservée aux intervenants.

Mardi 2 octobre 2007  18h

Bernard Andrieu (PU, Nancy 1, Staps, Archives H. Poincaré)

Faut-il devenir hybride ?

Jeudi 4 octobre ( A la faculté du Sport) 14h

Nelly Lacince ( Staps, Univ Montpellier 3, JE Santé Education Situation de Handicap ) : L’avenir des STAPS est dans sa capacité à accepter de questionner le corps contemporain du pratiquant et ainsi dépasser le fait sportif.

Carmen Soares (Pr d’Histoire du Sport, Université de l’UNICAMP Brésil) : Le corps et l’éducation physique au Brésil.

Mardi 6 novembre 2007  17h

S. Abadie ( Allocataire Archives Poincaré) : Corps et bigorexie : la dépendance sportive

Hadrien Ceyte (MC Nancy 1, UHP, UFR Staps) : Contribution différenciée des informations graviceptives dans la
perception visuelle de la localisation et de l'orientation d'un objet par rapport au corps

Mardi 4 décembre 2007  17h

Didier Manuel ( Doctorant Archives Poincaré): Le corps monstrueux

Florence Quinche (Mc Univ Nancy 2, Chercheuse Archives Poincaré) : Greffes de visage et de mains : les regards médiatiques. L'identité  en question

Mardi 8 janvier 2008 17h

Mathieu Quidu (Allocataire ENS Cachan Doctorant Archives Poincaré) : Subjectivité et réflexivité dans la recherche scientifique sur le corps et le mouvement

Anne Masseran ( MC en Communication à Nancy2) & Philippe Chavot ( IUT de Strasbourg) La perception des maladies génétiques et  des greffes par la grand public.

Mardi 5 février 2008 17h

Alexandre Klein ( ATER Lille 3, Doctorant Archives Poincaré) : Corps et sujet dans la rationalité médicale

Simone Mazauric (Pr Histoire et Philosophie des Sciences, Archiv Poincaré) : Le mécanisme du corps cartésien

Mardi 4 mars 2008  17h

Pierre Antoine

Gérard ( Doctorant Archives Poincaré) Les collections scientifiques universitaires

André Pichot (CR CNRS Archives Poincaré) : Quelle histoire de la biologie ?

Mardi 2 avril 2008 17h

Géraldine Caps (Doctorante Nancy2) : Héritage de la représentation mécaniste cartésienne et innovation thérapeutique : le cas de la transfusion du sang (1658-1670)"

Ferri Briquet (MC Habilité en Sciences de gestion 
à l'université de Nancy 2, IAE
) :
Représentations virtuelles des émotions en informatique

Mardi 6 mai 2008 17h

Julie Bildstein (Agrégative Univ Nancy2) : Nietzsche et la Renaissance du corps

Frédéric Wieber ( MC IUFM de Lorraine, Archives Poincaré) : Le corps des nanotechnologies

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27 août 2007

Déportation pour motif d'homosexualité

La déportation pour motif d'homosexualité en France

Débats d'histoire et enjeux de mémoire


Résumé

La déportation pour motif d'homosexualité reste encore un inconnu de la recherche universitaire. Malgré de récentes études, nos connaissances sur cet évènement tragique sont encore trop partielles. L'objet de cette journée d'étude sera de dresser un bilan transdisciplinaire sur cet aspect tabou de la déportation, tant dans le domaine de l'histoire, de la mémoire, que de la commémoration


Annonce

Le 27 octobre 2007
IUT de Dijon (bâtiment principal) : Bd du Dr. Petitjean, 21000 Dijon

Un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre...

            La déportation pour motif d’homosexualité a fait l’objet de multiples réflexions, tant au niveau universitaire, que militant et associatif.

            Le journal Gai Pied tout d’abord, a consacré plusieurs centaines de pages au sort des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement dans les camps de concentration. Son fondateur, Jean Le Bitoux, s’est d’ailleurs toujours intéressé à ce sujet puisqu’il a créé le Mémorial de la Déportation homosexuelle (MDH) en 1989, qu’il a rédigé le témoignage de Pierre Seel, seul déporté français pour motif d’homosexualité reconnu officiellement, et qu’il a étudié plus précisément la question dans un ouvrage à vocation historienne, Les oubliés de la mémoire.

            Quelques universitaires ont également consacré quelques unes de leurs recherches à cette question. Jean Boisson débroussaillait le sujet dès 1988 dans un ouvrage précurseur, mais Guy Hocquenghem avait déjà consacré en 1981 une remarquable préface pour l’édition française du témoignage de Heinz Heger, Les hommes au triangle rose. Journal d’un déporté homosexuel, 1939-1945. Plus récemment, quelques universitaires ont retravaillé cette thématique, réinterrogé les sources, et remis en question les conclusions antérieures. Florence Tamagne d’abord, a insufflé une nouvelle impulsion à ce champ de recherche dans sa thèse qu’elle a consacré à l’histoire de l’homosexualité en Europe, 1919-1939.  Elle y évoque les prémices de la répression des homosexuels à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Michel Celse et Pierre Zaoui ont également publié une excellente réflexion sous le titre « négation, dénégation : la question des triangles roses » en 2000. Ce sont probablement de tels écrits qui ont suscité l’intérêt et la curiosité de jeunes étudiants tels que Régis Schlagdenhauffen, sociologue qui consacre sa thèse à la commémoration des groupes de victimes du nazisme, plus particulièrement sur les mobilisations collectives en souvenir des victimes homosexuelles, ou bien Mickaël Bertrand, qui termine son cycle de master d’histoire contemporaine sur la construction mémorielle française de la déportation pour motif d’homosexualité.

... susciter bien des discours et des images.

            La recherche scientifique n’a cependant pas un monopole éditorial et médiatique en France. Par conséquent, la déportation pour motif d’homosexualité a davantage été popularisée par les prises de position politiques et une œuvre télévisée au cours de ces dernières années. Ainsi, le 26 avril 2001, le Premier ministre Lionel Jospin rappelait lors d’une cérémonie aux Invalides l’importance pour la France de reconnaître « pleinement les persécutions perpétrées durant l'Occupation contre certaines minorités : les réfugiés espagnols, les Tziganes ou les homosexuels ». Il avait alors encouragé la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) a entreprendre une étude sérieuse sur la réalité de la déportation pour motif d’homosexualité à partir de la France. Depuis cette déclaration historique, peu d’hommes politiques omettent de signaler à l’occasion des cérémonies de commémoration le sort réservé aux homosexuels. Le président de la République, Jacques Chirac, l’a d’ailleurs rappelé récemment lors de son discours en hommage aux Justes de France le 18 janvier 2007 : « Innombrables sont celles et ceux que les nazis condamnent à mort a priori, à cause de leur origine, comme les Tziganes, à cause de leurs convictions religieuses ou politiques, de leurs préférences sexuelles, ou de leur handicap ». Enfin, le 7 mars 2005, France 2 diffusait le téléfilm « Un amour à taire » de Christian Faure qui fut un succès d’audience et de critique. Pour la première fois, par l’intermédiaire de la fiction historique, la déportation pour motif d’homosexualité faisait l’objet d’un intérêt public et populaire.

            L’ensemble de ces acteurs n’a bien évidemment pas délivré le même message. Les propos passionnés des journalistes de Gai Pied ont peu à peu laissé la place aux analyses plus modérées et objectives des universitaires. Cependant, c’est toujours dans une optique militante que les hommes politiques ont été amenés à prendre position sur ce sujet, s’inscrivant alors dans les polémiques d’intégration républicaine ou de tolérance communautaire.

Problématique

            Cette journée d’étude entend répondre à plusieurs interrogations suscitée par la multiplicité des protagonistes qui y ont pris part :

            - d’abord, quelle est notre connaissance exacte sur la réalité historique de la déportation pour motif d’homosexualité en France ? Quelles sont les dernières recherches menées sur ce thème ? Quelles en sont les conclusions ?

            - ensuite, quels sont les enjeux identitaires issus de cette réflexion ? Quelles ont été les utilisations militantes de la mémoire de la déportation pour motif d’homosexualité en France ? Et quels en étaient les objectifs politiques ? sociaux ? économiques ?

            - enfin, à partir de cet exemple, quel est le traitement de la question homosexuelle dans l’historiographie française ? Quel est l’avenir de ce champ de recherche (s’il en constitue un) au sein des sciences sociales ?

Intervenants

1°) Jean Vigreux (maître de conférence en histoire contemporaine à l'Université de Bourgogne) propose une intervention introductive sur la mémoire de la déportation et la concurrence mémorielle dans ce domaine.

2°) Florence Tamagne (maîtresse de conférence en histoire conteporaine à l'Université de Lille III, spécialiste de l'histoire de l'homosexualité) conduit une réflexion sur les dernières recherches et découvertes historiques dans ce domaine. Elle nous permettra d'adopter une dimension européenne et d'envisager les différences nationales dans la persécution des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale.

3°) Marc Boninchi (chercheur post-doctorant en droit et chargé d'enseignement à l'Université de Nantes) permet par son étude sur l'article 331 du Code pénal (introduisant une discrimination homosexuelle en 1942) d'intégrer une dimension juridique qui dépasse les strictes bornes chronologiques du régime de Vichy.

4°) Arnaud Boulligny, au nom de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, nous fera part des dernières découvertes inédites sur la déportation pour motif d'homosexualité à partir de la France. Ces conclusions remettent largement en question les résultats jusqu'alors incontestés du rapport Mercier à ce sujet.

5°) Mickaël Bertrand (étudiant en Master d'histoire contemporaine à l'Université de Bourgogne) nous proposera une réflexion sur la construction mémorielle de la déportation pour motif d'homosexualité en France, et notamment sur la question précise d'un éventuel fichage à l'origine des arrestations.


mot-clefs

  • déportation, homosexualité, histoire, mémoire

Ville

  • Dijon (IUT de Dijon (bâtiment principal) : Bd du Dr. Petitjean, 21000 Dijon)

Date

  • samedi 27 octobre 2007

Contact

  • Mickaël Bertrand
    courriel : bertrand [point] mickael (at) hotmail [point] fr

    13, rue de l'Est
    21000 DIJON

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26 août 2007

L'extra-corporalité

La sensation de se détacher de son enveloppe charnelle et d'habiter un autre corps a été souvent décrite dans la littérature médicale, psychédélique ou ésotérique. Cette impression - cette hallucination, diront les rationalistes rétifs aux phénomènes paranormaux - peut se manifester lors d'attaques cérébrales, de crises d'épilepsie ou sous l'effet de stupéfiants. Elle s'apparente aussi aux expériences de mort imminente relatées par des sujets "revenus" d'un arrêt cardiaque ou d'un coma. L'explication scientifique de ce dédoublement de personnalité reste à trouver. Deux publications, dans la revue Science du 24 août, apportent des éléments de réponse, en décrivant comment cette expérience troublante peut être reproduite en laboratoire. Henrik Ehrsonn (institut de neurologie de Londres et institut Karolinska de Stockholm) a imaginé un dispositif dans lequel un individu - sain de corps et d'esprit -, assis sur une chaise, est équipé de lunettes de réalité virtuelle reliées à deux caméras le filmant de dos. Il se voit ainsi comme le ferait un observateur placé derrière lui. L'expérimentateur touche alors son buste avec une baguette, en même temps qu'il approche une autre baguette des caméras, à hauteur de buste. Au bout de deux minutes de cette stimulation, le "cobaye" croit être assis derrière son corps réel, comme s'il avait changé d'enveloppe physique. Mieux encore, si l'expérimentateur laisse tomber un marteau devant les caméras, c'est-à-dire là où le sujet se croit être, il réagit comme si son corps réel était heurté, ainsi que le révèlent les mesures de conductance de sa peau. "L'illusion d'extracorporalité est créée par la perspective visuelle, associée à une stimulation corporelle multisensorielle", explique Henrik Ehrsonn. En inversant la proposition, on comprend que c'est la corrélation de différentes informations sensorielles, à la fois visuelles et tactiles, qui fonderait l'identité corporelle et, finalement, la "conscience de soi". Un conflit entre messages visuels et somatiques apparaît bien comme la clé de la "délocalisation" corporelle, selon une autre expérimentation réalisée par une équipe de quatre chercheurs suisses et allemands, dirigée par Olaf Blanke (école polytechnique fédérale de Lausanne et hôpital universitaire de Genève). AUTO-IDENTIFICATION Ces chercheurs ont conçu un protocole d'étude complexe, dans lequel le sujet, coiffé lui aussi d'un masque de réalité virtuelle, voit devant lui, selon les cas, une projection holographique de son propre corps, d'un mannequin ou d'une colonne géométrique de taille humaine, auxquels semblent être appliqués les mêmes coups de baguette que ceux qu'il reçoit réellement. Invité alors à reculer, puis à regagner sa place en aveugle, le sujet se dirige vers son corps virtuel ou celui du mannequin, mais ne se laisse pas leurrer par la colonne géométrique. La concordance de signaux visuels et tactiles ne serait donc pas seule en jeu dans le processus d'auto-identification, concluent les auteurs. Celui-ci ferait aussi appel à des facultés cognitives, comme la distinction entre un corps humain et une forme inanimée. Ces travaux n'étonnent pas Alain Berthoz, professeur au Collège de France, dont le laboratoire de physiologie de la perception et de l'action (CNRS) a montré, chez des patients épileptiques, que la stimulation électrique de certaines zones cérébrales provoque "une dissociation entre corps propre et corps extérieur". Ces zones, indique-t-il, "sont des aires d'intégration multisensorielle et jouent sans doute un rôle fondamental dans la cohérence de la représentation du corps et de ses relations avec l'espace". Autrement dit, l'impression de "sortie du corps" résulterait de "déséquilibres dans le fonctionnement des réseaux neuronaux qui assurent l'unité de la perception du corps et de ses relations spatiales". Une explication que la parapsychologie jugera, à coup sûr, réductionniste. Pierre Le Hir Le Monde

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