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Actualité de la recherche SHS sur le corps

17 décembre 2006

Chat à 9 queues

Au XIXème siècle il était courant de dire que si certains marins anglais craignaient la mer, tous redoutaient le chat à 9 queues (cat o’ nine). Ceux ayant désobéi aux règles (larcins, abus d’alcool etc …) étaient châtiés solennellement en présence de tout l’équipage marquant ainsi les esprits et décourageant d’autres candidats à l’indiscipline.
Les plus chanceux étaient marqués à vie, les autres succombaient à une infection des plaies, gangrène, septicémie lorsqu’ils ne mouraient pas sous les coups.

http://maitredesjeux.canalblog.com/archives/p170-10.html

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On appelle ce fouet un chat à 9 queues car il comporte 9 lanières. La signification de ce chiffre est simple à comprendre. Ces fouets étaient réalisés en corde et les cordes sont tressées de trois fois trois brins torsadés sur eux-même.
En les déroulant, on obtient 9 lanières. Il suffit de faire un ou plusieurs noeuds à chaque l'extrèmité et l'objet est créé. L’instrument a bien sûr été repris par les BDSM’ers et entre dans la catégorie des martinets et fouets à plusieurs lanières. Beaucoup sont en cuir, les nœuds au bout des lanières sont optionnels et même le nombre de lanières varie.
Bien qu’il ait été adapté pour le rendre moins meurtrier, il reste néanmoins un objet d’une grande sévérité pouvant faire de gros dégâts et réservé à des amateurs de sensations fortes chevronnés.

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Le knout

Le knout, dont l’origine probable est ‘knot’ (le nœud) était utilisé en Russie pour punir les criminels de droit commun et les opposants politiques, mais personne n’était épargné.. les serviteurs, les serfs les soldats étaient souvent châtiés de cette façon. Ce instrument si redoutable évoque la tyrannie des Tsars avant la révolution, les méthodes cruelles des Cosaques et des Tartares.

Il existe différentes sortes de knout. L’un d’eux est un martinet à plusieurs lanières plates ‘agrémentées’ de morceaux de métal tout le long des lanières et se terminant par des anneaux ou des crochets ou bouts de métal acérés pour bien entamer les chairs, une sorte de version revue et corrigée du cat o’ nine.
L’autre ressemble plus à un fouet à lanière unique composé d’un manche de bois d’une trentaine de cm sur lequel est attaché une lanière de cuir brut reliée par un anneau à une seconde large bande de cuir épais. La victime était attachée sur un triangle de bois et déshabillée et recevait le nombre de coups qui avait été prononcée par la sentence. Une sentence de plus de 100 coups équivalait à une exécution capitale. Mais avec le ‘grand knout’ 30 coups suffisaient pour tuer quelqu’un. Souvent, le dernier coup était infligé avec le manche et avait pour but de briser le dos ce qui rendait la personne infirme.
Le châtiment du knout a été aboli en 1845 mais avant de trouver sa place au musée, il a eu le temps de passer les frontières et d’être importé en France et dans d’autres pays européens pendant les campagnes napoléoniennes.

Posté par bodyepistemology à 08:34 - acteur/trice corporel - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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